Bob Brookmeyer

Carte N.20 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Né le 19 décembre 1929 à Kansas City, Bob Brookmeyer commence par jouer du piano au début des années 50 dans les big bands de Tex Beneke et Ray McKinley. Il se passionnera rapidement pour le trombone à piston. De 1954 à 1957 il collabore au quartet de Gerry Mulligan et joue avec le saxophoniste Jimmy Giuffre. En 1959 il enregistre un duo de piano avec Bill Evans. C’est alors, comme musicien de studio, qu’il s’intéresse à l’écriture et signe ses premiers arrangements. Il écrit de nombreux arrangements pour le « Thad Jones/ Mel Lewis Orchestra », dont il est le directeur musical.

Il fonde son propre big band en 1997 : le « New Art Orchestra », avec lequel il remportera de nombreux prix, et gravera quelques-unes de ses plus belles compositions. Il termine sa carrière comme enseignant à Boston, et il fonde même une école de musique en Hollande, qu’il dirigera pendant plusieurs années.

There Will Never Be Another You. Bob Brookmeyer

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Interview de David Sauzay

Saxophoniste, flûtiste et pédagogue, David Sauzay est une figure du jazz Français. Docteur Jazz a voulu en savoir un peu plus avant de l’inviter pour le stage de Rythmique organisé à Angers en octobre prochain.

david Sauzay

DJ : Bonjour David, peux-tu te présenter ?

DS : Né en 1972,  je débute le saxophone à l’âge de 8 ans dans la classe de Roger Michel-Frederic à Villefranche sur Saône. En 1988, lors d’un échange avec l’école de musique de Doncaster en Angleterre dirigé par John Ellis je décide de devenir musicien de jazz. J’étudie alors au conservatoire de Lyon, à l’EMN de Villeurbanne avec Gilbert Dojat et à l’AIMRA avec Jacques Helmus.

J’ai eu la chance de rencontrer et de travailler avec Mulgrew Miller, Tete Montoliu, John Abercrombie, Tim Ries, les big bands d’Albert Mangelsdorf et Carla Bley. En 1994, je suis membre actif du Collectif MU (créé la même année). Ce collectif de musiciens se rassemble pour jouer toutes les nuits dans une cave à Macon qui deviendra le Crescent Jazz Club composé de Francois Gallix, Eric Prost, Philippe Garcia, Gael Horellou, Laurent Sarrien, Laurent Courthaliac, Jean-louis Bonneton, Emmanuel Borghi, Fabien Marcoz et moi-même. Ce Collectif remporte le 1er prix du concours international de Jazz à Vienne en 1995 et le 1er prix du concours de la Défense en 1996. En parallèle , je joue dans l’ORJ de Grenoble dirigé par Gilles Lachenal et le Quintet de Simon Goubert avec Michel Grallier.

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Oscar Pettiford

Carte N.17 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Oscar Pettiford

Né le 30 septembre 1922 dans l’Oklahoma, Oscar Pettiford est le contrebassiste « phare » de la période Bebop. Il est aussi compositeur, et se distinguera en jouant également du violoncelle (en pizzicato et accordé en quartes, comme la contrebasse mais une octave plus haut), ce qui, à l’époque est tout à fait singulier… Il obtient son premier véritable engagement en 1942 dans l’orchestre de Charlie Barnet. Il formera en 1943, avec Dizzy Gillespie, un groupe de Bebop. Dans le même temps, il se formera en jouant chez Duke Ellington (De 1945 à 1948) et Woody Herman. Dans les années 50 il se produira surtout en tant que leader et ne quittera plus son violoncelle !…

Blues In The Closet. Oscar Pettiford (Contrebasse et violoncelle)

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Nouveau ! Stage/atelier de rythmique jazz à Angers

Un tout nouveau stage, unique en France, sera organisé par Docteur Jazz à Angers les 22 et 23 Octobre 2022. “Savoir accompagner le jazz Mainstream”. Il sera animé par Stan Laferrière et David Sauzay.

stage de jazz

Lorsqu’on étudie le jazz, il est assez rare que l’on se penche réellement sur la notion d’accompagnement, qui constitue pourtant une part très importante du métier lorsque l’on est pianiste, guitariste, bassiste ou batteur… Le groove, le swing, la pertinence rythmique et harmonique, l’art de se mettre au service du collectif, sont autant de notions, parfois abstraites qui peuvent faire défaut, même à des musiciens confirmés…

Ce stage s’adresse aux étudiants, aux musiciens amateurs et professionnels désirant se perfectionner dans l’art d’accompagner. Spécialement orienté vers les instruments de la section « rythmique », il vous apprendra à vous placer avec votre instrument, par rapport aux autres acteurs de la rythmique et au (x) soliste (s). Vous y découvrirez les notions et recettes indispensables, qui feront de vous l’accompagnateur idéal !

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire ICI , le nombre de places est limité

Les détails du stage ICI.

Album “Hotel California” Stan Laferrière ELECTRIO

Enregistré en 1999 avec en invités : Emmanuel BEX (Hammond), Michel PEREZ (Guitare) et Marc BERTHOUMIEUX (Accordéon)

Pierre Maingourd, contrebasse

Laurent Bataille, batterie

Stan Laferrière, piano, Rhodes, Wurlitzer, compositions, arrangements

L’album est encore disponible chez Frémeaux et associés

Les partitions sont disponibles dans le JAZZBOOK, ICI

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Interview Pierrick Menuau

Saxophoniste et pédagogue, Pierrick Menuau est un musicien très actif sur la scène Française. Il a en outre créé la classe de jazz au CRR d’Angers. Docteur Jazz lui a posé quelques questions…

Pierrick Menuau
Photo : J.B Millot

      DJ : Bonjour Pierrick, peux-tu te présenter ?

PM : Je suis saxophoniste et professeur. Je dirige et coordonne le département jazz au CRR d’Angers, où j’ai créé la classe depuis 2007. En parallèle, je me produis avec mes projets.

  • DJ : Quelles sont tes principales influences ?

PM : Mes influences sont nombreuses et très variées, elles vont de Duke Ellington à Sonny Rollins, en passant par Billie Holiday, Cole Porter, Wayne Shorter, Don Cherry… Pour ne citer qu’eux.

  • DJ : Peux-tu nous parler de ton dernier projet « Togetherness » ?
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Evenses, une agence au service du jazz…

Chers amis et collègues, vous avez un groupe à proposer, et vous cherchez à le placer dans des soirées évènementielles ? L’agence Evenses, qui travaille au National, peut vous référencer… 

Agence d’événementiel EVENSES

Chez Evenses Entertainment, nous considérons qu’il est de notre devoir de fournir les animations les plus appropriées à votre fête. 

Les événements pour lesquels nous proposons des divertissements vont des anniversaires, aux mariages avec 150 invités, aux grandes fêtes d’entreprises et festivals. La gamme d’artistes que nous proposons est large. Ceux-ci incluent des groupes de jazz, de reprises, DJs, chanteurs, artistes célèbres et numéros comiques, close up, caricature.

Si vous êtes amateur de Jazz et que vous souhaitez une animation Jazz pour votre évènement : Contactez-nous ! 

Vous êtes à la recherche d’un musicien de jazz, d’un saxophoniste, d’un groupe plus ou moins étoffé pour votre soirée, cocktail ou fête d’entreprise ? Alors vous êtes au bon endroit. Nous avons une belle sélection de musiciens de jazz qui peuvent se produire dans différentes formations. Vous souhaitez un duo de jazz, un trio ou bien un quartet ?  Vous trouverez sur notre site internet plus d’informations sur nos musiciens de jazz. Vous pouvez également contacter nos spécialistes de l’organisation d’évènements, ils se feront un plaisir de vous en dire plus sur les différentes options.

Élections Présidentielles 2022 : Votez jazz !…

Je remets le nez dans des ouvrages traitant du jazz Bebop, et je retombe sur cette incroyable histoire de la candidature de Dizzy Gillespie pour les élections présidentielles de 1964 aux États-Unis…

Était-ce un gag ? peut-être, mais l’acteur Ronald Reagan a pourtant bel et bien été élu 40ième président des États-Unis en 1982, Arnold Schwarzenegger fut sénateur en Californie de 2003 à 2011, et ils ne sont pas des exceptions… En France, Pierre Dac en 1965 (Chef du parti d’en rire et du « MOU » : Mouvement Ondulatoire Unifié) et Coluche en 1980, chacun à sa manière et avec plus ou moins de sérieux se sont déclarés candidats…

Beaucoup de musiciens de jazz se sont impliqués politiquement par le passé et ce, depuis la naissance de cette musique. C’est notamment le cas de nombre de musiciens afro-américains, qui défendirent la cause du peuple noir, luttèrent contre la ségrégation et les inégalités sociales, de James Reese Europe à Charles Mingus. 

Dizzy ira beaucoup plus loin et s’investira véritablement dans la campagne de 64. Il multipliera rassemblements, conférences, rencontres avec la presse, concerts électoraux, meetings avec les étudiants, réunions avec les artistes, et notamment les musiciens… Son programme intégral sera même publié dans la revue « Down Beat ».

A lire, pour en savoir plus : cet article très intéressant et documenté, notamment pour la chronologie de l’aventure, qui montre que le gag du départ s’est vite transformé en véritable croisade…

Le gouvernement prévu par Dizzy en 1964 (véridique !) :

Miles Davis : patron de la CIA (Il avait lui-même proposé ses services au ministère des finances)

Duke Ellington : ministre d’état (« C’est l’homme idéal car il est capable d’embobiner n’importe qui »)

Charles Mingus : ministre de la paix (« Car on a tous intérêt à la lui foutre si on veut rester en vie »)

Louis Armstrong : ministre de l’agriculture (« Personne ne connait mieux que lui les problèmes de champs de coton ! »)

Ray Charles : directeur de la bibliothèque du Congrès

Mary Lou Williams se propose pour être ambassadrice auprès du Vatican

Malcom X : procureur général

« Après avoir examiné les qualifications et les ressources intérieures de nombreux candidats, j’ai décidé que le grand rabbin du jazz moderne, le maharadjah de la musique contemporaine, un de nos jeunes musiciens d’avant-garde les plus doués et les plus créatifs, Thelonious Sphere Monk, serait envoyé à travers le monde pendant quatre ans comme ambassadeur plénipotentiaire itinérant ». 

« Il y aura également des portefeuilles pour Peggy Lee (ministre du Travail), Ella Fitzgerald (Santé et Éducation) 

Carmen McRae, Benny Carter, Woody Herman, et Count Basie collaborent d’ores et déjà au programme éducatif sur le jazz qui sera enseigné aux enfants dans toutes nos écoles ».

Dizzy comptait rebaptiser la “White House” en “Blues House”. Le vocaliste John Hendricks écrira même des paroles originales sur “Salt Peanuts “, qui deviendra “Vote Dizzy” et figurera dans l’album “Dizzy for President”, enregistré “live” à Monterey en 1963 ( Tp – Dizzy Gillespie, Sax, Fl – James Moody, Bass – Chris White, Drums – Rudy Collins, Piano – Kenny Barron).

Certains des candidats de l’élection Présidentielle qui aura lieu prochainement en France, pour autant qu’ils se prennent au sérieux, ne sont pas forcément tous plus crédibles que Dizzy Gillespie…

A la manière des portefeuilles que distribua virtuellement Dizzy à ses amis et grands jazzmen de l’époque, quel serait la composition de votre gouvernement jazz rêvé ? 😉 

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“Weatherman” Suite originale pour Big Band

Dédiée au climat, cette suite originale pour big band de Stan Laferrière, a été spécialement écrite pour le Vintage Orchestra et enregistrée en 2005.

Les partitions de cet album sont disponibles dans la boutique

“… Écriture chatoyante, contrastée, nerveuse… Un disque dont on ne se lasse pas de découvrir, au fil des écoutes, les subtilités.”

Jacques AboucayaJazz Magazine 

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Big Band Jazz Saga. Une histoire du jazz en big band

Enregistré en 2016, cet album salué par la critique, retrace la grande épopée des big bands, au travers de compositions originales “Dans le style de…”. Enregistré dans les conditions du direct, les musiciens de Big One réalisent une prouesse stylistique de premier ordre, que ce soit dans l’interprétation des ensembles, comme dans les solos. Chapeau messieurs !

Les partitions de cet album sont disponibles dans la boutique

« Stan Laferrière retrace l’histoire du big band de 1915 aux années 80, du ragtime au Funk et à la fusion, en évoquant les styles et orchestres les plus marquants à travers un répertoire de sa plume. Ils sont quasiment tous là, les compositeurs et arrangeurs de Fletcher Henderson à Bob Mintzer, mais aussi les grands solistes qui ont donné au genre ses lettres de noblesse et dont Laferrière a su capter la lettre et l’esprit. Gageure tenue avec brio ! Non seulement le leader se meut comme un poisson dans l’eau dans une chronologie qu’il connaît parfaitement, mais son orchestre compte des solistes de qualité. Il fait preuve de surcroit, d’une telle faculté d’adaptation et d’un tel swing que ce qui ne pourrait être qu’une pâle copie, voire une caricature, soutient la comparaison avec les « modèles » choisis. Tant et si bien que ce survol à l’allure de saga offre une véritable leçon de jazz dont les vertus pédagogiques sont complétées par le remarquable livret signé aussi Stan Laferrière. Est il utile de préciser qu’il devrait figurer dans toutes les écoles ?

Jazz Magazine

Le jazz au Gupta’s à Angers : C’est reparti !

Une bonne nouvelle : les concerts au club “On Z rocks” du Gupta’s reprennent à partir du 28 avril !

Il y aura à présent et jusqu’à la fin du mois de juillet, une alternance de concerts et de jam sessions “encadrées” à thèmes.

Voici le programme :

28 avril :

Olivier Leveau trio

Olivier Leveau

Des standards de jazz revisités et des compositions, jouées par 3 musiciens complices !


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Interview de Steve Walker

Steve Walker est un trompettiste Britannique , arrangeur et chef d’orchestre d’un big band, à la carrière impressionnante. Il publie toutes les semaines sur son site, un podcast mettant en valeur tout ce que la planète compte de compositeurs et arrangeurs de big bands actuels ! Quelle bonne idée ! J’ai moi même pu découvrir nombre d’orchestres étrangers totalement inconnus ! (le lien pour écouter ces podcasts en fin d’article).

Docteur Jazz avait envie d’en savoir un peu plus sur le parcours, les activités et les projets de Steve, et vous en faire profiter bien sûr !

steve walker

DJ : Hi Steve, can you tell us a bit about you and your musical background ?

SW : Born in Middlesbrough, Steve, the son of bandleader Arnie Walker began his professional musical career at the tender age of 14 after becoming a full time member of the Musicians Union. After serving his apprenticeship in the tough north east clubland and dance band scene he went on to study trumpet with Arthur Butterworth and David James at Huddersfield and graduated with a BA (Hons) Degree in Music in 1983.

During the 1980s and 90s Steve lead his own successful band regularly performing at Butlins and all the major UK holiday companies and all the well known London hotels. His band also played on some of the world’s most famous cruise liners, QE2, Canberra, Oriana and the prestigious 1998 world cruise on board Arcadia. During that period he was bandleader on board the majestic Ocean Princess, the first cruise liner to sail to Antarctica and Manaus, a thousand miles up the Amazon River. Steve appeared alongside many household names and his band appeared at Peoples Jazz Club in Rio de Janeiro and in a private show for the president of Argentina Carlos Menem in Buenos Aires.

Since then Steve has enjoyed a long, varied and successful career as a freelance musician, conductor, arranger and Musical Director appearing all over the world with recording artists such as The Commodores, Martha Reeves and The Vandellas, The Miracles, The British Philharmonic Orchestra and The Nelson Riddle Orchestra. Steve can still be spotted regularly in the trumpet section of the Syd Lawrence and Joe Loss Orchestras.

Much in demand as a session musician, Steve recently in association with Elvis Presley Enterprises Graceland USA, played with Elvis In Concert, a European Arena Tour that included the O2 and Wembley on the UK leg of the tour. He can also be heard on the new Rock School syllabus and appeared on the BBC Proms In The Park in front of 45000 people at London’s Hyde Park. 

Steve is a published music arranger, brass band adjudicator and also works part-time as a peripatetic brass teacher for the Lincolnshire Music Service. He is also the Musical Director of Skegness Silver Band and hosts his own radio programme, Steve Walker’s Big Band Bash every week on Coastal Sound Radio. 

DJ : How did you come into Jazz music ?

SW : I like all kinds of music. My father was a fine trombonist and arranger and so I was surrounded by music from the day I was born. We also used to listen to Bix Beiderbecke, Bunny Berigan and of course Louis Armstrong. He was quite an authority on Glenn Miller and all the great big bands. My father also took me to see concerts by Oscar Peterson, Dizzy Gillespie, Clark Terry and Lionel Hampton plus the Woody Herman, Buddy Rich and Stan Kenton Big Bands and also took me backstage to meet my heroes. 

DJ : How and why did you get the idea of those Big band podcasts ? And why only Big bands ?

SW : A friend of mine who runs a small Community radio station run entirely by volunteers here in Skegness asked me if I would be interested in presenting a weekly big band radio programme. Although I have fronted many bands throughout my career the medium of radio wasn’t something I was familiar with but after much persuasion I agreed to present six programs in February 2020. Of course we all know what happened after that and overnight all my professional gigs disappeared. The programme was such a success that I was keen to carry on and since then it has afforded me the opportunity to connect with many musicians and music lovers all over the world. We have been on air every Wednesday evening ever since and have just celebrated our second birthday. It really is a labour of love.

DJ : How do you make the composer/arranger selection ?

SW : We tend to focus on purely contemporary instrumental big-band music and steer away from the more traditional Glen Miller and Frank Sinatra styles. There are plenty of other big band radio shows that play this type of music. I wanted to present a programme of current and topical big band music, one that I would like to listen to! I think it was Duke Ellington who said that we must also keep an eye in a forward direction. These days and due to the success of the programme band leaders, composers and arrangers are happy to send their music to me to play on the radio and it is a real pleasure to be able to showcase big band music from all over the world. 

DJ : What are your projects ?

Since the easing of restrictions here in the UK I’m pleased to say that my trumpet playing career is starting to resume again and I have lots of exciting projects and gigs coming up both in the UK and in Europe. I also run my own big band, Steve Walker’s Big Swing Band. We rehearse every week and it’s great fun. We released our first album a couple of years ago, it’s called On The Record and it’s available to download and stream from all the usual places. Our next concerts are with Matt Ford in June. Matt is an award-winning vocalist who is regarded as one of the finest big-band singers in the UK and so it’s something we are really looking forward to. 

You can find out more by visiting my website www.stevewalkermusic.org where you’ll also be able to subscribe to my monthly newsletter Steve Walker’s Big News.

big band bash

DJ : Thanks so much Steve to share all this fantastic music with us !

Les surnoms des musiciens de jazz

Quels sont les véritables noms qui se cachent derrière les surnoms ou les noms d’emprunt des musiciens de jazz célèbres ?

John Birks, Ferdinant Lamothe, Eleanora Fagan, William Bertholoff, Ruth Jones ; ces noms vous évoquent-ils des personnalités célèbres ?…

Certains surnoms ont parfois purement et simplement remplacé le nom d’origine du musicien (Comme « Jelly Roll Morton » par exemple), d’autres, rajoutés au nom, soulignent un trait de caractère, une addiction, une façon de s’habiller, une particularité physique. D’autres sont « Honorifiques » et vantent les qualités du musicien ou son aura dans la sphère du jazz (Duke, Count, King…)

Les connaissiez-vous tous ?

Vous pouvez participer et en ajouter à cette liste, en commentant cet article…

Pop’s ou satchmo (satchelmouth) ou Dippermouth ———(Louis Daniel Armstrong) Surnommé ainsi à cause de la déformation de ses lèvres due à la mauvaise position de sa trompette…

Prez (« Le président) ————————————————————(Lester Willis Young) Surnom donné par Billie Holiday

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Randy Weston

RANDY WESTON
6 avril 1926 N.Y – 1er septembre 2018 N.Y

S’il est un pianiste et compositeur qui peut se prévaloir de l’héritage direct de Duke Ellington et Thelonious Monk, c’est bien Randy Weston

L’héritage de ses maîtres (Ellington, Monk, mais aussi Earl Hines et Nat King Cole), mixé à son amour de la culture africaine, en font un des pianistes les plus originaux et créatifs de sa génération (Avec sans doute Errol GarnerJacky Byard et Ahmad Jamal…).

Randy étudie jeune, le piano classique et la danse. Il sert pendant 3 ans dans l’US Army, de 1944 à 1947. A son retour à Brooklyn, il travaille dans le restaurant de son père, dans lequel défilent des stars du jazz… Il tombe littéralement amoureux de la musique de Monk, lorsqu’il l’entend jouer pour la première fois avec Coleman Hawkins.

Au début des années 50, il se rend à Lenox dans le Massachusets, où, en fréquentant Marshall Stearns, un historien du jazz au « Music Inn «, il étudie les règles de la musique africaine rapportées au jazz. C’est ici qu’il va écrire une de ses premières compositions : Berkshire Blues.

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Résultats du défi vocal “Scat toujours” N.3

Il s’agissait de doubler un Scat d’Henri Salvador sur “Stompin’ At The Savoy”

La gagnante de cette troisième édition est : Zékira Yassa

Bravo à tous les participants et participantes ! et RDV pour le prochain défi !

Je mettrai prochainement en ligne ma propre version arrangée à 6 voix sous forme de vidéo !… A suivre…

Le scat de Zékira…

Melba Liston, Arrangeuse et tromboniste…

Fait de société ? Ostracisme machiste ? Si l’on excepte les vocalistes et quelques pianistes, les femmes instrumentistes renommées ne sont pas très présentes dans la musique de jazz. Et lorsque l’on parle d’arrangement, alors on peut dire qu’elles sont quasiment absentes… Et pourtant !…J’aimerais ici mettre en lumière l’incroyable talent pourtant si méconnu, de la tromboniste et arrangeuse Melba Liston.

13 janvier 1926 à Kansas City – 23 avril 1999 à Los-Angeles

A l’âge de 7 ans, sa mère, grande amatrice de musique, lui offre son premier trombone. Elle débute son apprentissage en autodidacte. A l’âge de 10 ans, la famille déménage à Los-Angeles, Melba étudie alors en compagnie de Dexter Gordon et Eric Dolphy ! En 1944, à 18 ans, elle intègrera le big band de Gerald Wilson… Elle joue ensuite en 1947 dans le big band de Dizzy Gillespie, où elle côtoie John Coltrane et Paul Gonsalves. Forte de cette expérience, elle rejoindra ensuite l’orchestre de Count Basie.

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Merci pour votre soutien et vos commentaires !

Après 18 mois d’existence, il nous est très agréable et réconfortant, de constater que ce blog emporte l’adhésion d’un public toujours plus nombreux ! Quelle source de motivation !!

Voici une petite sélection de vos commentaires…

MERCI ! MERCI ! MERCI !

“Je viens de découvrir le blog Docteur Jazz et l’ai consulté avec beaucoup d’intérêt et grand plaisir : des articles bougrement bien documentés, des interviews qui portent l’éclairage sur l’activité musicale des jazzmen et jazzwomen, des prestations vidéo vivantes et instructives, des offres pédagogiques, etc., sans parler de la présentation graphique claire, colorée, très agréable pour l’œil et permettant une accessibilité aisée aux rubriques proposées. C’est un blog dans lequel de nombreux curieuses et curieux du jazz, mélomanes néophytes ou « affranchis », amateurs ou professionnels, pratiquants débutants ou grands élèves souhaitant élargir leurs connaissances de cette musique trouveront assurément leur miel.”

Didier 


“Merci 🙏 pour ce blog pédagogique que je suis avec grand plaisir.
Bien à vous,
Musicalement Vôtre”
🎼🎻

Dominique 

“Félicitations Stan pour ton travail extraordinaire.”
Bises

Michel 

“Boulot de ouf !
Bravo Stan, et merci d’avoir choisi Clifford !”

François

“Merci Stan pour ce voyage dans l’histoire du jazz ! (“Mélodie contagieuse en podcast”) Je me suis régalé, avec une mention particulière pour la version de Freddie Hubbard (l’année de ma naissance), sur un arrangement de Don Sebesky. J’adore !
Et bravo à Malo Mazurie
Merci pour la richesse de ce que tu nous fais partager.”

Fabrice

“Franchement, quelle très belle initiative et surtout très utile, venant d’un excellent musicien et d’un excellent pédagogue.
Voilà une méthode didactique, progressive qui vient combler un vide abyssal.
De plus, que de cadeaux sur le blog « Docteur jazz » vidéos sur l’histoire d’un standard, des big bands, des instrument dans le jazz, les interviews, Merci.”

Éric

“Excellente Formation au rythme jazz que je recommande à TOUS les musiciens !!
Les exemples audios (versions historiques et ceux « joués » par Stan Laferrière) permettent d’entendre et de comprendre les différentes façons d’aborder et d’interpréter les croches en jazz selon les styles. Les exemples et les explications sont limpides !!
De plus, des exercices d’autonomie rythmique par un travail de polyrythmie sont proposés et poseront « quelques problèmes » à la plupart d’entre vous :))) Alors n’hésitez pas !!
Bravo Stan !”

Jean-François

“Yes, des exercices indispensables !!
J’ai eu la chance de découvrir ces exercices de rythme par le Docteur « en personne », lors d’une répétition en octet. Ce travail (de longue haleine, et pas toujours simple !) n’est presque jamais proposé dans les méthodes, il est pourtant excellent pour aborder le rythme, la précision du phrasé et son tempo intérieur. C’est un peu un « Ear training » du rythme, je le recommande à tous les musiciens, bravo Stan.”

Xavier

Le jazz club du Gupta’s à la une !

Le club de jazz du Gupta’s à Angers, à la une du courrier de l’ouest ! Merci à Marie-Jeanne Leroux pour ce bel article ! J’en profite pour remercier chaleureusement l’équipe du Gupta’s : Paritosh Gupta, Anne-Laure Baudin, Stephane Bouvier et tout le personnel, pour leur confiance et leur magnifique travail. Passez tous de très bonnes fêtes, et soyez nombreux à venir soutenir le jazz vivant et les artistes de qualité qui viennent se produire dans ce bel endroit !

Vous êtes parents et souhaitez développer la culture “jazz” de votre enfant en famille ?

Chaque vendredi, à partir de Janvier 2022, nous vous invitons à découvrir avec vos enfants, la fiche d’un musicien de jazz présentée sous forme de carte de jeu de 7 familles illustrée d’une caricature. Un texte concis et adapté permettra à votre enfant de se familiariser avec les grands jazzmen qui ont marqué l’histoire. Cette fiche sera accompagnée d’un extrait musical, ainsi vous pourrez écouter un morceau représentatif du musicien et l’associer à son visage, à son style et à son histoire. Les familles correspondront donc à 7 styles de jazz (New-Orleans, Swing, Bebop, etc…) et les membres de la familles seront remplacés par les instrumentistes (le pianiste, le batteur, la trompettiste…).

A terme, notre défi est de vous proposer un jeu de 7 familles jazz pour Noël 2022. Ainsi, en suivant chaque semaine la parution des cartes, votre enfant et vous, serez familiarisés avec 42 musiciens importants de l’histoire du jazz.
Quant à la révision : elle se fera…en jouant en famille !

Sur le blog, les cartes se trouveront dans la rubrique “Dis, c’est qui ?” dans l’espace des P’tits Swing.
Vous pouvez d’ores et déjà consulter les premières cartes.

Pour rappel, l’espace des “p’tits swing” spécialement conçu pour les enfants de 3 à 12 ans propose :
Des jeux : Labyrinthes, quizz à relier, rébus, coloriages… Tous les jeux sont assortis d’un « player » qui permet d’écouter un morceau de jazz qui se rapporte au jeu.

Des tutos sur la musique de jazz, sa technique (« Dis, c’est quoi ? »), son histoire, les musiciens (« Dis, c’est qui ? »), également assortis d’extraits musicaux.

Des comptines revisitées en jazz, et des comptines étrangères en jazz à découvrir…

Des actualités jazz pour les petits.

Régulièrement, Stan et Amandine postent de nouveaux contenus.

Profitez de cette période de vacances pour faire participer vos enfants au grand concours de dessins et de coloriages !
Les avis, commentaires et suggestions des enfants comme des parents, sont très vivement appréciés.

Bonnes fêtes à toutes et tous !

Stage de jazz vocal

Sonia Cat-Berro et Cécile Messyasz, deux amies et collègues de grand talent, organisent un stage de jazz vocal à Paris les 12 et 13 février 2022 !

Renseignements ICI

Vous pouvez lire l’interview de Cécile Messyasz…

Pour une immersion totale dans l’univers du jazz vocal et du scat, vous pourrez enchaîner avec le stage de Scat organisé par Docteur Jazz et animé par Stan Laferrière et Déborah Tanguy à Angers, les 18 et 19 février 2022 😉

Renseignements ICI

La formation sur le SCAT…

Le dernier défi SCAT

Cadeaux de Noël ? de belles Digigraphies sur le jazz à offrir…

Mon épouse Amandine (qui est notamment la graphiste du blog), est bien trop modeste pour mettre en avant son travail ! Alors je me permets de le faire pour elle 😉

Elle propose sur son site de très belles et originales digigraphies sur le Jazz au format 30×40.

Ces digigraphies à tirage limité sont imprimées sur papier d’Art dans l’atelier familial.

Alors, laissez-vous tenter !…

Comment consommez-vous la musique ?

Streaming, réseaux sociaux, YouTube, concerts, CDs, radio : de quelle manière consommez-vous la musique ? Et comment vos enfants y ont-ils accès ?

La technologie des appareils, les modes de diffusion, la façon de consommer la musique (et l’art en général), ont considérablement évolué en 10 ans. 

Docteur Jazz voulait faire le point, avec ce petit article, qui vous invite à réagir sur les avantages et inconvénients de ces évolutions, ainsi que leur impact sur la culture générale et la transmission aux jeunes générations dans ce domaine.

LE DISQUE

Ce n’est un secret pour personne ; l’industrie du disque est en crise depuis une dizaine d’années. Les modes de consommation de la musique ont totalement muté dans la dernière décennie. L’explosion du numérique, des réseaux sociaux, mais aussi la récente pandémie et les contraintes qu’elle a imposées, ont fortement modifié notre rapport à la culture.

La crise du disque a certainement des causes multiples, parmi lesquelles : 

  • Le maintien de la TVA à 19,5% (contre 5,5% pour le livre, ce qui est aberrant, car cela rend le CD inaccessible à tout un pan de la société). Une véritable question peut être ici posée quant à l’égalité concernant l’accès à la culture…
  • Le développement du streaming et l’ouverture de nombreuses plateformes (dont l’offre est souvent limitée, notamment dans les musiques comme le jazz, le classique ou les musiques improvisées)
  • La disparition progressive des lecteurs CDs dans les foyers, comme dans les voitures par exemple (au profit d’appareils plus généralistes, comme les tablettes, smartphones et autres ordinateurs)

Oui, il est très pratique d’écouter de la musique sur des supports numériques. Voici quelques aspects positifs de ce mode de consommation :

  • On peut sélectionner uniquement les morceaux qui nous plaisent
  • Pas de problème de stockage (les disques prennent de la place)
  • On peut écouter sa musique n’importe où, avec un IPhone, un ordinateur…

Le revers de la médaille :

  • Le format très compressé du MP3 prive nos oreilles (aguerries ou non) de nombre d’informations musicales, de nuances, de détails… faites le test : écoutez un CD bien enregistré (même en numérique) sur une bonne chaîne audio, et passez le même morceau en MP3 sur le meilleur système son que vous ayez pour votre ordi ou smartphone… La différence est saisissante !
  • Vous n’avez souvent accès (sur les plateformes ou YouTube) qu’à des informations très incomplètes, voire erronées concernant l’enregistrement, les musiciens etc (line up) 
  • Le fait de souvent écouter de la musique avec un casque (parfois de mauvaise qualité), dans des conditions très moyennes d’écoute (transports, bureau, loisirs) ne peut-il pas s’apparenter à une sorte de « fast fooding » musical ? On n’écoute pas vraiment… Qui prend encore le temps et le plaisir de s’asseoir dans son canapé, au calme, pour écouter un bon disque ? 

LES RESEAUX SOCIAUX

Ils sont désormais totalement incontournables ! Avec, là aussi, des aspects positifs et négatifs.

Le fait est, que YouTube ou Facebook m’ont donné à plusieurs reprises l’opportunité de découvrir des artistes ou des enregistrements qui m’étaient jusqu’alors inconnus (et je ne suis certainement pas le seul). Le flot permanent de vidéos et publications sur les réseaux sociaux, réserve parfois de très belles surprises !

Mais pour une très grande part (il en est de même sur les ondes radio ou TV, et ce n’est pas récent), la tendance est à l’uniformisation et au nivellement par le bas. La bonne excuse des diffuseurs étant de prétendre que c’est ce que le public demande… Mais comment le public peut-il aimer ou découvrir autre chose, lorsqu’on ne lui passe en boucle que les 10 mêmes chansons ?… C’est un grand débat, qui peut rejoindre celui de l’accès à la culture pour tous !…

Mes collègues et amis musiciens ont tous entendu ça à la fin d’un concert : « Ah mais j’adore cette musique, je ne connaissais pas… » Ou alors : « C’est ça le jazz ? mais pourquoi on en entend jamais à la radio ? »

Sous-entendu, les radios grand public et pas les radios spécialisées bien entendu…

Autre problème des réseaux sociaux, et là aussi mes collègues savent de quoi je parle : la publication sauvage et sans autorisation, d’une jam, d’une répétition, voire d’un extrait de concert, souvent d’une qualité audio pitoyable, qui forcément, dessert la musique…

LES CONCERTS

Nous le constatons tous : la pandémie de COVID qui dure depuis deux ans et qui n’en finit pas, a engendré un changement de comportement du public. Beaucoup (contraints par la fermeture prolongée des salles), ont pris l’habitude de consommer de la culture chez eux, sur leurs écrans… Il faut rester optimiste, et espérer une sortie rapide de cette « torpeur généralisée » induite par la privation de salles, mais le public reviendra -t-il en masse dans les théâtres et salles de concerts ? On le souhaite bien sûr, car mieux que tout support, écouter la musique en direct, en osmose avec les artistes, reste une expérience tout à fait unique et irremplaçable.

ET LES JEUNES GENERATIONS ?

De mon point de vue, le problème principal engendré par la disparition annoncée des appareils dévolus exclusivement à l’écoute de la musique (et donc des supports physiques comme les CDs), réside dans le fait que la musique est à présent majoritairement consommée sur des appareils généralistes (Smartphones, tablettes, ordinateurs). Cela « gâche » un peu la magie, annihile l’envie, banalise la démarche… On zappe, on écoute un demi-morceau, puis on passe une vidéo, puis on répond à un mail… C’est évidemment très dommageable pour la jeune génération, qui fait rarement l’effort de se renseigner sur ce qu’il écoute, sur l’artiste etc… C’est un phénomène que je vois s’intensifier au fil des ans, y compris chez les étudiants en musique. C’est finalement » l’accès trop facile » en quelques clics, qui tue la curiosité et finit par nuire à la culture générale… Le zapping n’a pour moi rien à voir avec la curiosité (celle qui pousse les gens à s’intéresser à un sujet, un artiste etc), mais il s’apparente plus à une sorte de voyeurisme. 

On fait de plus en plus rarement la démarche d’écouter vraiment et spécifiquement de la musique.

En cela, et surtout pour les plus petits, l’attitude des parents est primordiale, tout comme leur propre rapport à la musique (et à la culture en général). Un appareil dévolu spécialement à l’écoute de la musique à la maison, permet à l’enfant d’identifier clairement un objet, et de l’associer à une action qui déclenche un plaisir ! Il pourra alors facilement vous manifester son désir et sa curiosité. C’est une chose que je constate tous les jours avec mes jumeaux de 2 ans, qui pointent du doigt la chaine hifi lorsqu’ils veulent écouter de la musique. Un smartphone ne remplacera jamais un concert, un disque, un livre, ou un tableau de maître, et c’est tant mieux !

Stan Laferrière

Programmation jazz du mois de Janvier 2022 au “Gupta’s” à Angers

Docteur Jazz à le plaisir de programmer ce lieu d’exception situé en face du Château !

Les concerts ont lieu au club « On Z Rocks » situé au rez-de-chaussée. TOUS LES JEUDIS !

1er set de 19H30 à 20H45 (Pour ceux qui le souhaitent, un merveilleux restaurant vous accueille au premier étage après le concert)

2ème set de 21H15 à 22H30 (Restauration légère disponible au club, au second set seulement)

Réservations possible sur le site du Gupta’s

Tarifs à 5 euros pour les étudiants et les musiciens

6 janvier : William Lecomte trio

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Quelques suggestions de cadeaux pour un Noël Jazz

Pour les tout petits (de 1 à 5 ans)
“Mes premiers airs de jazz” aux Editions Gründ (2016)

Grâce à ses grosses pages cartonnées, les petits doigts peuvent manipuler ce livre sans crainte ! Chaque double-page illustre un standard de jazz dont un extrait de quelques secondes se déclenche en appuyant sur un bouton creux caché dans la page. Le choix des morceaux est judicieux car il permet de découvrir 6 thèmes des années 20 aux années 50, le tout interprété par les plus grands musiciens.

“Paco et la fanfare” de Magali Huche chez Gallimard jeunesse (2014)

Paco le chien et ses copains éléphants, autruches, caniches, grenouilles et hippopotames vous emmènent dans les coulisses du cirque. Vous assisterez aux répétitions et aux incroyables numéros d’acrobaties et de clowneries bien-sûr ! Ce livre-tactile-musical, généreux en extraits musicaux, est idéal pour familiariser l’enfant aux timbres des instruments de la fanfare tout en s’amusant. On peut saluer l’engouement des musiciens ayant contribué aux enregistrements ( Patrick Artero à la trompette s’il-vous-plaît !). Attention, les pages étant fines, la présence d’un adulte est nécessaire…

NB: Il existe un “Paco et le jazz” que nous n’avons pas encore découvert mais qui est sûrement très bien !

Pour les petits (de 4 à 7 ans)
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Interview de Robin Nitram

Guitariste et compositeur de la jeune génération, Robin Nitram sort ces jours-ci un album avec le Motto Trio : “Vroum Vroum”. Il répond aux questions de Docteur Jazz.

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DJ : Bonjour Robin, peux-tu te présenter ?

RN : Je m’appelle Robin Nitram et je suis guitariste et compositeur. J’ai étudié le jazz ainsi que l’arrangement et la composition à l’International Music Educators of Paris (IMEP) durant cinq années (de 2011 à 2016) avec notamment Rick Margitza, Chris Culpo et Peter Giron puis deux autres années au CRR de Paris (de 2016 à 2018) pour me perfectionner aux côtés de Manu Codjia, Pierre Bertrand, Emil Spanyi… 

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

RN : Musicalement je suis très influencé par l’esthétique du label allemand ECM et aussi par le jazz qui est joué à Chicago notamment avec la AACM et le label International Anthem. Je suis aussi beaucoup influencé par mes voyages au Vietnam, en Europe et aux États-Unis, j’ai rencontré pleins de gens et vécu des expériences incroyables. Et enfin, mes collègues musiciens, ma famille et mes amis. J’ai vraiment l’impression d’être entouré de belles personnes et c’est une chance inouïe. 

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz ?

RN : Controlled Freedom. Que je traduirai par liberté réfléchie. C’est à dire qu’on est libre de faire ce qu’on veut mais on a pleinement conscience que c’est un équilibre constant vis à vis de la conception de la liberté qu’ont les autres aussi. Il y a beaucoup de bienveillance dans cette phrase (qui est d’Herbie Hancock).

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Les années folles…. de jazz ! (en France)

Reconstitution fictive d’après des témoignages et des écrits biographiques

27 Décembre 1930, Brasserie « le Bœuf sur le Toit », Paris

Vous voulez en savoir plus sur l’arrivée du jazz en France ? Je vous en prie mon ami, asseyez-vous.

Vous êtes ici au « Boeuf sur le Toit », un des cafés mythiques de la capitale dont je suis l’heureux propriétaire depuis 1921. Point de chute des plus brillants artistes de la capitale des années 20, ses habitués s’appellent Picasso, Radiguet, Cocteau, Stravinsky, Poulenc… Excusez-moi d’interrompre cette présentation mais je vois une tête familière s’installer au piano. Vous voyez ce petit gars à la veste rouge là-bas ? C’est mon pianiste, Jean Wiener. Il travaille ici depuis des années et attire de nombreux curieux !… Figurez-vous qu’il fait venir d’Amérique les partitions les plus récentes comme celles de Fletcher Henderson ou de George Gershwin. Souvent, il est accompagné au saxophone par son ami Vance Lowry… et alors, la nuit ne s’arrête plus : fox-trots, ragtimes de Scott Joplin, improvisations endiablées « à l’américaine », ils nous enchaînent tout çà pêle-mêle et ce, jusqu’à l’aube, au plus grand plaisir des clients qui n’ont jamais autant consommé de vin rouge. Je vais même vous faire une confidence: il n’est pas rare que quelques musiciens solitaires comme Maurice Ravel ou Erik Satie viennent s’asseoir là, discrètement, tapis dans le coin, juste à côté du piano. Le moins que je puisse vous dire, c’est qu’ils paraissent bien attentifs à ces nouveaux rythmes venus d’Outre-Atlantique.

Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, pendant la guerre 14-18, quand les américains sont venus lutter à nos côtés contre l’Allemagne, ils nous ont aussi fait découvrir leur étonnante musique populaire surnommée « Jazz ». Les soldats américains emplissent maintenant les cabarets et dancings de Montmartre où le cancan a laissé place au charleston. Une véritable « américanomania » s’est emparée de la capitale où tout ce qui est « made in America » est symbole de modernité. Certains pensent que cette culture brusquement débarquée chez nous est « une menace pour la civilisation française » alors que d’autres, au contraire, s’en réjouissent ouvertement.

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Programmation jazz du mois de décembre 2021 au “Gupta’s” à Angers

Docteur Jazz à le plaisir de programmer ce lieu d’exception situé en face du Château !

Les concerts ont lieu au club « On Z Rocks » situé au rez-de-chaussée. TOUS LES JEUDIS !

1er set de 19H30 à 20H45 (Pour ceux qui le souhaitent, un merveilleux restaurant vous accueille au premier étage après le concert)

2ème set de 21H15 à 22H30 (Restauration légère disponible au club, au second set seulement)

Réservations possible sur le site du Gupta’s

Tarifs à 5 euros pour les étudiants et les musiciens

2 Décembre : Johann Lefèvre trio

Puisant dans les sonorités de la formation Trompette-Guitare-Contrebasse inaugurée par Chet Baker à la fin des années 70, le Johann Lefèvre Trio joue un jazz acoustique et intimiste cherchant à produire une musique pleine de swing sans l’apport de la batterie.

Amoureux des belles mélodies, son répertoire sensuel et feutré rassemble des standards de jazz ainsi que les compositions du trompettiste Johann Lefèvre. 

Ce groupe, à l’occasion, s’autorise à jouer des thèmes « pop » des années 80 en conservant, formation oblige, l’esprit et le son du Jazz. 

Johann Lefèvre (Tp) Nicolas Rousserie (Guitare) Kevin Gervais (Contrebasse)


9 Décembre : Les Oracles du phono (sextet) Concert exceptionnel !

Le Gupta’s profite d’une tournée pour accueillir cet orchestre, dirigé par Nicolas Fourgeux, et qui est composé des plus grands spécialistes du jazz des années 20 et 30. Au programme : Jelly Roll Morton, Duke Ellington…

Nicolas Fourgeux (Sax-Clarinette) Benoît de Flamesnil (Tb) Michel Bonnet (Tp) Nicolas Montier (Sax basse) Christophe Davot (Banjo) Stan Laferrière (Batterie)


16 Décembre : Aurélie TROPEZ trio (+ one)

Ces 3 musiciens au parcours et au palmarès impressionnants, ont un amour commun pour le Jazz Swing et New-Orleans, les Choros Brésiliens et les mélodies Créoles. 

La clarinettiste Aurélie Tropez, l’accordéoniste Alexis Lambert et le contrebassiste Anthony Muccio vous ont concocté un savoureux mélange coloré et très épicé pour votre plus grand plaisir !

Aurélie Tropez (Clarinette, chant)

Alexis Lambert (Accordéon) 

Anthony Muccio (contrebasse)… Et un invité…


23 Décembre : Antoine Hervier Trio

Le programme est constitué d’un savant mélange des compositions d’Antoine Hervier et de morceaux phare du répertoire jazz.

Antoine Hervier, pianiste, organiste et compositeur, s’est produit et se produit avec des artistes tels que Didier Lockwood, Costel Nitescu, Fiona Monbet, Stochelo Rosenberg, Christian Escoudé, Thomas Dutronc, Adrien Moignard, Marc Fosset, Anne Ducros, Nicole Croisille, Marcel Azzola, Johnny Griffin, Géraldine Laurent, Nicolas Folmer, Maurice Vander (piano et Orgue Hammond), Pierre Michelot, Idrissa Diop, Sangoma Everett, Charles Bellonzi, André Ceccarelli…

Antoine Hervier (Piano) accompagné à la batterie et à la contrebasse, de Guillaume Souriau et Alban Mourgues.


30 décembre : François Collet trio “Back to the roots”

Depuis plus de 10 ans, le guitariste François Collet multiplie les projets.

Il tournera quelques années avec le “François Collet Trio”, combo guitare où il écrira la musique, influencé notamment par le guitariste John Scofield dont il est un fervent admirateur.

2 EPS seront enregistrés, plusieurs tremplins jazz remportés (Jazz à Rouans, Jazz In Langourla), ainsi que quelques belles scènes nationales: Rendez-Vous de l’Erdre, Tempo Rives, Festival du Bouche à Oreille, Saveurs Jazz Festival…

En parallèle il jouera plusieurs années avec le groupe jazz-punk “Broken Colors” avec qui il enregistrera 2 albums.

Soutenu par Trempolino (Nantes), la formation aura l’occasion de se rendre à Vienne, d’assurer la première partie de Céline Bonacina et de faire plusieurs festivals et scènes nationales.

Fort de ces différentes expériences, le guitariste décide de revenir aux sources de la musique de jazz.

Il monte en 2018 Back To The Roots avec pour but de retravailler la “tradition”.
Revenir aux “racines” de cette musique en quelque sorte.

Il s’entoure donc de 2 comparses de longue date, Gabor Turi à la batterie avec qui il a commencé la musique et Gaël Ventroux, contrebassiste rencontré grâce à ce dernier.

Le trio se plongera dans les albums jazz des années 50/60, avec un premier répertoire autour de la musique du guitariste Barney Kessel.
Quelques concerts, notamment dans le fameux club du 38Riv’ à Paris leur permettront de tester leur nouvelle formule.

Début 2021 le Festival Saint-Jazz sur Vie les invite à jouer, et le guitariste décide de monter un nouveau set pour l’occasion.

L’idée vient alors à François de monter un répertoire autour de Grant Green, découverte assez récente pour le guitariste et qui le marque profondément.

Un enregistrement studio de ce répertoire est en prévision pour 2022, ainsi qu’une sortie vinyle.

François Collet: guitare
Gabor Turi: batterie
Gaël Ventroux: contrebasse

Concert/Jam de soutien aux intermittents

Le Blog Docteur Jazz s’associe, et salue l’initiative !…

L’association “Jazz pour tous” basée à Angers, organise le 17 décembre 2021, au théâtre Chanzy, un concert gratuit et une jam, pour faire bénéficier les musiciens qui en auraient besoin, d’un cachet supplémentaire pour le renouvellement de leurs droits… Les musiciens intéressés peuvent contacter Jean Amy : jeanamy@free.fr

RDV pour les musiciens vers 16h00 au théâtre pour organiser le répertoire !

Défi vocal “Scat toujours !” n.3

Vous êtes vocaliste, ou instrumentiste/vocaliste ?

Ce petit challenge est pour vous !!

Je vous propose de doubler à la voix (en scattant donc), un solo que j’ai sélectionné.

Vous pouvez utiliser les onomatopées de votre choix, en essayant de coller au plus près du timbre et des intonations de l’instrument doublé… (vous avez des exemples ICI)

Le SCAT que je jugerai le meilleur, sera publié sur le blog !

Entre autres critères de sélection, je jugerai la justesse, la précision des attaques et du rythme, l’intonation…

Au bout du Dixième Défi, je choisirai le meilleur des 10 et proposerai à son auteur (auteure) de faire une vidéo de scat en duo avec le « Docteur » 😉

Le sujet de ce défi :

Le solo de Scat d’Henri Salvador dans “Stompin’ At The Savoy” 1956

A vous de jouer !! (De scatter pardon ! … )

Vous avez jusqu’à Noël !

Envoyez en MP3, votre doublage par-dessus l’original, à : contact@docteurjazz.com

Stage/Workshop jazz classique Ascona 2021

J’ai eu le grand plaisir d’animer, en compagnie de quelques collègues talentueux, le 25ème workshop de jazz classique à Ascona (Suisse Italienne) en cette première semaine de novembre 2021. Un grand plaisir de pouvoir échanger à nouveau en “live” avec les étudiants. J’étais en charge des guitaristes et banjoïstes.

Au programme : l’étude de quelques standards, souvent joués avec des mélodies et harmonies erronées. Ce qui dérange, n’est pas tant que ces standards soient modifiés (ce qui semble naturel au fil du temps et de l’évolution du jazz et de son harmonie), mais plutôt la méconnaissance, voire l’ignorance de ces pièces, telles qu’elles ont été écrites par leurs compositeurs, avec leurs chemins harmoniques et astuces, qui donnent souvent toute l’originalité à ces chansons (90 % des standards de jazz sont à l’origine, des chansons écrites pour Broadway 1920-1940).

Libre ensuite, à tout un chacun, en connaissance de cause, de modifier ou arranger les mélodies, les harmonies… Nous étudions ici, des grilles “consensuelles” qui peuvent permettre, notamment en jam session, de se retrouver sur un standard en jouant les mêmes harmonies que le voisin ! 😉

Il s’agit ici de la version Mulligan/Baker quartet sans piano ni guitare…Le contrepoint Sax/Tp/Bass fait clairement entendre les enchaînements d’accords

La grille originale fait plutôt entendre F-Dm7-Gm7-C7 sur les deux premières mesures…


Beaucoup d’options possibles sur ce morceau de Duke… Ici, une grille “usuelle”

On remarque sur ce morceau très très joué en jazz “Trad” le Gb7 à la fin du A, qui apporte toute l’originalité. On remarque aussi que contrairement à ce que tout le monde fait, il n’y a pas de Ab7 à la mesure 4 du B. La mélodie faisant entendre sur G7, la quinte augmentée, la tierce et la quinte. Le fait de “suivre” la mélodie avec un Ab7, annihile totalement l’effet…

L’astuce (jamais jouée) dans ce morceau, réside dans ce E7 joué à la mesure 5 (On joue souvent à la place un D7, ou l’on reste sur le F)

Voici une réaction/explication de mon ami et collègue Cyril Achard (grand harmoniste)

Ici, E7 n’est pas en fonction harmonique mais mélodique bien sûr.
C’est un accord d’approche de IIm7, à la faveur d’une progression chromatique des voix.
Les boppers ont popularisé cet évènement comme suit : (IIIm7) – bIII°7 – IIm7.

Ici, le compositeur aurait pu conserver le degré I sur la totalité de la mesure, il a choisi de dynamiser l’approche de IIm7, par l’ajout de VII7.
Il aurait très bien pu conserver une pédale de fa avec E/F vers Gm7
.

VII7 et bIII°7 vers IIm7, expriment le même phénomène de sensible descendante (j’ai trouvé cela très tôt chez Haendel) :
VII7 (E7) aux voix supérieures, bIII°7 (Ab°7) à la voix basse.

Dans tous les cas, ce qui se joue ici est la résolution descendante du sol# (lab) vers sol becarre, et l’approche du sib par le si bécarre.

Le problème, c’est que le thème fait entendre la sensible du ton : la note mi est bien moins harmonisée avec le diminué d’approche (Ab°7)
qu’avec sa dominante racine E7.
Hoagy Carmichael, conserve l’idée de l’accord d’approche, mais avec une “pente abrupte” à la voix grave : le saut de tierce ascendant.

Autant le dire, pour moi E7 n’a aucun sens: il s’agit avant tout d’un phénomène linéaire.


Ici encore, certaines progressions ont été modifiées au fil du temps et sont devenues la norme admise et jouée par la majorité (Mesures 1 et 2) et certaines astuces ont disparu (par exemple, la substitution de la mesure 5 qui existe dans la partition d’origine)

Henri Salvador dilemma…

Henri SALVADOR (1917-2008)

Alors, certains me diront : mais que vient faire un article sur Henri Salvador dans un blog de jazz ?

Eh bien ceux-là de toute évidence, ne connaissent pas l’album « Salvador plays the blues », enregistré en 1956 sous l’impulsion de Boris Vian.

Henri Salvador est catalogué (à juste titre, soyons honnêtes) comme chanteur fantaisiste, notamment au regard de la carrière qu’il a menée sous le pseudonyme d’Henry Cording, tant à la télévision qu’au travers de sa production phonographique, du milieu des années 50 jusqu’au milieu des années 70.

Il n’en reste pas moins, qu’à l’instar de Sacha Distel, il est l’un des grands guitaristes de jazz Français des années 50/60. Le style d’Henri se rapproche volontiers de l’esthétique de Django « électrique » (dont il était un fan absolu), celui de Sacha étant plus proche des « boppers » comme René Thomas ou Barney Kessel.

A gauche : Henri avec une Di Mauro swing chorus (vers 1940). A droite : Henri avec une Gibson es 300 (vers 1955)

Né à Cayenne le 18 juillet 1917, Henri débarque avec toute sa famille en 1929 au port du Havre. Il chante en duo avec son frère aîné, André et se produit dans les cabarets Parisiens. En 1935, alors que le duo joue au « Jimmy’s bar », Django Reinhardt remarque Henri et l’engage aussitôt comme accompagnateur. Il sera ensuite recruté comme guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura (L’oncle de Sacha Distel…tiens tiens…), qui le remarque alors qu’il est chanteur d’orchestre à Nice. Il y officiera de 1941 à 1945 et participera avec cet orchestre, à une grande tournée en Amérique du Sud. 

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Programmation Jazz du mois de novembre 2021 au « Gupta’s » à Angers

Docteur Jazz à le plaisir de programmer ce lieu d’exception situé en face du Château !

Les concerts ont lieu au club “On Z Rocks” situé au rez-de-chaussée. TOUS LES JEUDIS !

1er set de 19H30 à 20H45 (Pour ceux qui le souhaitent, un merveilleux restaurant vous accueille au premier étage après le concert)

2ème set de 21H15 à 22H30 (Restauration légère disponible au club, au second set seulement)

Réservations possible sur le site du Gupta’s

Tarifs à 5 euros pour les étudiants et les musiciens

4 novembre : Wilfried Voyer Trio 

Un trio Jazz peu standard… 

Un saxophone, une guitare, une voix. Fred Renard, Wilfried Voyer et Julien Leray vous soumettent quelques pirouettes musicales autours d’un gout commun plus que prononcé, pour les chansons issues du répertoire du Music Hall. Attention ! Vous risquez d’être les témoins de passations de flambeau à la volée, d’improvisations inspirées, de complicité remarquable. 

11 novembre : Zékira Yassa « Jazz À Zek » 

Entourée de Michel SAULNIER à la contrebasse et Wilfried VOYER à la guitare, Zékira YASSA vous invite à découvrir l’album « CH’AZZ » où s’entremêlent joyeusement chanson française et grands standards jazz. 

18 novembre : Félix Hardouin

Le HHD trio vous propose une musique dynamique et rythmée basée sur des compositions et standards de jazz.

Composé de trois primos angevins même si les deux tiers sont néo-parisiens, Félix Hardouin (saxophones), Levi Harvey (piano) et Alexis Denis-Callier vous interprèterons leur musique dans un objectif de joie et de transe, avec comme modèle peut-être les formations de Sonny Rollins et autre Kenny Garrett.

Come on !

25 novembre : Kevin Gervais

Ce trio est né durant l’année 2019 à Paris à la suite d’une série de concerts. Un choix esthétique résolument « west coast « s’est rapidement dégagé. A la manière du trio de Jimmy Giuffre avec Jim Hall et Ralph Pena, cette formation sans batterie dite « drumless » pioche dans le répertoire des standards Américains, composés et arrangés dans ce style. L’année 2020 conduira l’orchestre en studio afin d’enregistrer un premier album : There’s a small hotel.

Le trio est composé d’Esaïe Cid au saxophone alto, Nicolas Rousserie à la guitare et Kevin Gervais à la contrebasse. 

Interview de Laurent Bonnot

Bassiste et compositeur, Laurent Bonnot fait partie d’une nouvelle génération de jazzmen qui cultive son héritage poly-culturel. Avec l’album Hong qui sort actuellement, il nous livre une écriture très personnelle, avec une instrumentation originale. Docteur Jazz lui a posé quelques questions !…

DJ : Bonjour Laurent, peux-tu te présenter ?

LB : Après avoir étudié le violon et la guitare jazz (au CRR de Dijon), je me suis orienté par hasard vers la basse électrique après avoir fait un remplacement dans un groupe de salsa pour une tournée d’été. Je me suis pris de passion pour l’instrument que j’ai commencé à travailler plus sérieusement et j’ai eu la chance de pouvoir en vivre très rapidement. Je suis devenu intermittent dans des groupes plutôt rock ou world en jouant 60 à 80 concerts par an pendant 7 ans. 

Puis je suis rentré au CMDL (Centre musical Didier Lockwood) pour y étudier pendant deux ans. Après cette expérience marquante et insatisfait de mon niveau instrumental, j’ai fait un vrai choix de vie en abandonnant l’intermittence et en me consacrant à l’étude de mon instrument à raison d’au moins 5 heures de pratique quotidienne afin de m’affranchir des codes techniques et des langages musicaux (le bop notamment) vers lesquels je m’orientais.   

DJ : Quelles sont tes principales influences ? 

LB : En tant qu’instrumentiste mes influences sont principalement “jazzistiques” mais je n’ai pas été influencé par les bassistes mis à part Carles Benavent. J’écoute beaucoup de bassistes pour le placement, le drive, le groove mais plus pour les étudier que pour m’en inspirer. Je suis d’avantage influencé par des saxophonistes et des guitaristes. Matthieu Donarier m’a beaucoup influencé (en tant que soliste) dans la construction des solos, des phrases, du placement, de l’esthétique générale de ses solos. Même si depuis peu, j’ai changé complétement de technique (je joue beaucoup en aller-retour à l’index ou en accords) et je perds un peu le phrasé “coulé” du saxophone pour m’orienter vers autre chose.

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Les stages chez Docteur Jazz

Les stages en “physique” reprennent en Janvier et Février à Angers avec Docteur Jazz !

Inscrivez-vous dés à présent, les places sont limitées.

Stage d’initiation au langage du jazz les 4 et 5 février 2022. Ouvert à tous les musiciens, mais principalement adapté à la formation des profs de FM. Histoire, rythme, harmonie, improvisation. Toutes les spécificités du jazz sont abordées dans ce stage intensif !

https://docteurjazz.com/stage-dinitiation-au-jazz/

Stage d’initiation au Scat Vocal les 18 et 19 février 2022. Ouvert à tous les vocalistes mais aussi aux instrumentistes. Nous partirons à la découverte de cet art ! Avec Déborah Tanguy le deuxième jour !

https://docteurjazz.com/stage-aborder-le-scat/

Interview de Jérôme Etcheberry

Jérôme Etcheberry est l’un des plus éminents et talentueux trompettistes actuels de jazz classique. Il est, entre autres, l’un des grands spécialistes de la musique de Louis Armstrong et Bix Beiderbecke. Il nous parle de son parcours et de l’album “Satchmocracy” en octet, qui vient de sortir chez Camille Productions. Docteur Jazz aura le grand plaisir de l’accueillir en masterclass au mois de juin prochain, pour le stage “New-Orleans” organisé à Angers !

DJ : Bonjour Jérôme, peux tu te présenter ?

JE : Alors, je suis trompettiste/arrangeur/compositeur et chanteur à l’occasion. Je suis actif dans une niche plutôt “jazz classique” depuis de nombreuses années. En ce moment je joue avec le “Duke Orchestra” de Laurent Mignard, Hugh Coltman, les “Krazy Kapers” et un trio avec Michel Pastre et Louis Mazetier. Je dirige aussi un orchestre de danse : les “Swingberries” et un octet : la “Satchmocracy”.
Je suis né en 1967 à Arcachon.
L’envie d’improviser a été très présente depuis mes premières gammes et c’est la rencontre avec des musiciens passionnés qui m’a poussé à creuser toujours plus profondément dans la mine du “Jazz”. Quelques pépites plus tard, la passion est toujours intacte et le plaisir de partager cet or est primordiale.

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Interview de Leila Olivesi

Pianiste, compositrice et pédagogue, Leila Olivesi est une artiste complète, très présente sur la scène du jazz Français. Elle vient de publier un ouvrage pédagogique très intéressant et répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Le parcours de Leila est assez impressionnant. Jugez plutôt :

Diplômée en philosophie et en musicologie à la Sorbonne, en piano jazz, formation musicale, écriture et orchestration au conservatoire et à l’IACP. Prix et distinctions : Ellington composers, Coup de coeur de l’Académie Charles Cros, Académie du Jazz, Tremplin jazz à Montmartre, Trophées du Sunside, Tremplin jazz île de France, La Défense, Jazz primeur de Culture France, Prix Sacem et Prix Défi Jeunes. 

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Interview de Robin Notte

En cette rentrée scolaire 2021, le blog a décidé de faire quelques portraits et interviews d’enseignants (enseignantes) du jazz. Robin Notte, Clavieriste polyvalent de grand talent et pédagogue, répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Bonjour Robin, peux tu te présenter ?

RN : Je m’appelle Robin Notte, je suis pianiste, clavieriste. Je mène en parallèle une carrière de musicien (leader et accompagnateur) et de pédagogue. Coté pédagogie, je suis spécialisé dans l’enseignement du Jazz. En revanche artistiquement, j’ai fait énormément de projets de musiques actuelles dans toutes sortes d’esthétiques. Depuis une dizaine d’années je parcours les routes, principalement aux cotés d’artistes de la chanson française. 

DJ : Quel est ton parcours ?

RN : J’ai commencé la musique a l’âge de 8 ans dans une petite école de musique municipale de Seine et Marne.  Un peu de piano classique d’abord, puis au bout de 5 ans, j’ai arrêté pour prendre des cours de piano Jazz avec le prof de l’école.  Comme ça me plaisait bien, à l’âge de 15 ans mes parents m’ont inscrit dans un stage de jazz d’été. Ce stage a changé ma vie. J’y ai rencontré un certain Julien Dubois , jeune saxophoniste de mon âge qui était super doué et super motivant. En sortant de ce stage j’ai décidé que je voulais faire de la musique toute ma vie et j’ai monté mon premier groupe avec lui. J’ai fini le lycée et après le bac, je suis rentré au Conservatoire départemental de Noisiel, dans l’espoir de passer les diplômes mais ça s’est mal passé avec le prof de piano. J’ai quitté le conservatoire, et à partir de là  je me suis fait tout seul, en cherchant les réponses par moi-même. J’ai appris en dévorant « le livre du piano jazz de Mark Levine » en écoutant énormément de jazz, en repiquant des disques, en m’entourant de musiciens plus forts que moi et en écoutant leurs précieux conseils. J’ai suivi quelques cours avec le fabuleux Emil Spanyi aussi.  

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Programmation Jazz du mois d’octobre 2021 au “Gupta’s” à Angers

Après cette belle soirée inaugurale, voici la programmation du jazz club Angevin “le Gupta’s”

Jeudi 7 octobre : Pierrick Menuau (Sax), Cedric Piromalli (Piano), David Salesse (Contrebasse)

Un hommage à Johnny Mercer et Hoagy Carmichael, contributeurs majeurs à “L’American Songbook”

Jeudi 14 octobre: Bruno Bellemin (Guitare), David Salesse (Contrebasse), Patrick Filleul (Batterie)

Un répertoire de standards ré arrangés, en vue d’un prochain album.

Jeudi 21 octobre : Jean-Philippe Bordier (Guitare), David Salesse (Contrebasse), Patrick Filleul (Batterie)

Jazz, funk, Caraïbes, un programme de standards variés…

Jeudi 28 octobre : Marielle Dechaume (Vocal), Olivier Levau (Piano), Jean-Pierre Derouard (Batterie)

Une occasion de découvrir des adaptations en français de grands thèmes dans un univers singulier.

Le 1er concert est à 19h30, le deuxième à 21h30. Pensez à réserver

Ouverture d’un nouveau club à Angers !

Une bonne nouvelle pour le jazz du Maine et Loire : L’ouverture d’une programmation jazz hebdomadaire (les jeudis), dans un nouveau lieu au cadre magnifique !

Le Gupta’s, situé juste en face du château, vous accueille tous les jeudis à partir du 30 septembre 2021, dans son club “On Z rocks”.

Une programmation de trios jazz, essentiellement composés de musiciens locaux (Angers, Nantes, Tours, Le Mans …) de haut niveau.

Des horaires “After hours” pour permettre au plus grand nombre d’assister à ces concerts : un set de 19h30 à 20h30 et un autre de 21h00 à 22h00. Vous pourrez ainsi profiter soit de la restauration légère au club, soit du magnifique restaurant à l’étage, et du bar bien entendu…

C’est le trio du pianiste Thomas Mayeras qui ouvrira le bal le 30 septembre ! Il sera accompagné d’Anthony Muccio à la contrebasse et de Germain Cornet à la batterie.

On vous y attend nombreux !

Vous pouvez réserver votre place ICI

Docteur Jazz vous tiendra au courant de la programmation ! Restez connectés !…

Résultats Challenges “Scat” et “Banjo”

Les challenges SCAT et BANJO de l’été, ont remporté un vif succès ! Merci et bravo à toutes et tous !

Le gagnant du cover BANJO sur le “Bix Gang” est sans conteste Alain, qui délivre un accompagnement parfait, qui se fond complètement dans l’orchestre (c’était ce qui était demandé)

Pour le cover SCAT sur Dexter Gordon, j’ai reçu beaucoup de très bonnes choses !… mais il a bien fallu choisir ! Alors mon choix s’est porté sur Coline, qui a déjà un joli phrasé et une bonne maitrise du vocabulaire !

A bientôt pour de nouveaux challenges !

Je vous rappelle que pour les gens qui souhaitent aborder cette technique, ou se perfectionner, un stage de SCAT est organisé à Angers en février 2022 avec Stan et Déborah Tanguy. Pour les banjoïstes, un stage de style New-Orleans se tiendra à Angers également en juin 2022

“Les p’tits swing” : C’est parti !

L’onglet dédié aux enfants de 3 à 12 ans est à présent en ligne !!

Les p’tits swing

Un contenu adapté aux enfants :

  • Des jeux (rébus, labyrinthes, coloriages)
  • Des quizz (reconnaitre les styles de jazz, les instruments…)

L’avis de vos enfants nous importe beaucoup, n’hésitez donc pas à commenter, voire à nous encourager… 😉

Nous allons progressivement ajouter du contenu, et nous préparons activement pour Noël 2022, la sortie d’un jeu des 7 familles “jazz”, d’un cahier de jeux et coloriages et d’un livre objet avec les comptines et de superbes illustrations de nos deux graphistes, Amandine et Solène !

Interview de Cécile Messyasz

En cette rentrée scolaire 2021, le blog a décidé de faire quelques portraits et interviews d’enseignants (enseignantes) du jazz. Cécile Messyasz, chanteuse et pédagogue, nous parle de son expérience avec recul et humilité…

DJ – Bonjour Cécile, peux-tu te présenter ?

CM – Je suis chanteuse de jazz et professeure de jazz vocal dans une école de musique associative qui se situe dans le petit village varois dans lequel je vis. J’enseigne aussi ponctuellement dans d’autres structures de la région. J’anime régulièrement des stages courts (deux jours) mais aussi des stages plus longs (une semaine) un peu partout en France notamment à Paris avec mon amie chanteuse Sonia Cat-Berro.

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Les challenges de l’été “Tout s’arrange docteur”

Challenge arrangement

Le challenge « Arrangement » été 2021:

En relation directe avec la formation proposée par le blog “Une façon d’aborder l’arrangement” 

Avis à tous les arrangeurs, en herbe, étudiants ou professionnels ! Je propose régulièrement un morceau qui n’est pas du jazz au départ, et vous demande que ça en soit à l’arrivée !… 😉

En clair, je vous suggère une mélodie connue et vous avez quelques semaines pour m’envoyer un arrangement ou une harmonisation/ré harmonisation (lien youtube ou soundcloud pour vidéo ou MP3…) avec la formation de votre choix, du solo au big band !  Tous les coups sont permis !

Dans l’idéal, fournissez-moi un audio et un score (ou partition chiffrée)

Ne soyez pas timides ! Ce n’est pas une compétition ni un examen, et je peux vous dire, de mon expérience de prof d’écriture, que j’ai souvent été bluffé par (pour ne pas dire jaloux de) certains devoirs de mes élèves !… Je ne parle pas de mes collègues professionnels de l’écriture, qui ont toujours été, et sont encore, source d’inspiration et de motivation ! Ils sont d’ailleurs les bienvenus dans ce challenge.

Celui que je jugerai le plus original, abouti, ou intelligent… sera publié sur le blog ! et recevra un petit cadeau !

Dead line pour l’envoi de vos liens de fichiers MP3, soundcloud, youtube ou autres Le 15 septembre 2021 à Minuit ! à : contact@docteurjazz.com

Ce mois-ci : Ce n’est qu’un au revoir

A titre d’exemple ; voici une version assez classique personnelle, enregistrée en 2006 avec le BIG ONE jazz Big band.

Les challenges de l’été “Le bling et le blang”

Challenge Banjo

Vous êtes banjoïste de jazz ?

Ce petit challenge est pour vous !!

Bien accompagner peut sembler facile, certains considèrent même que c’est une tâche ingrate… Il n’en est rien, les bons accompagnateurs sont rares (Ce qui ne les empêche nullement d’être aussi d’excellents solistes).

En relation directe avec la formation proposée par le blog « Accompagner le jazz au banjo » je vous lance un défi d’accompagnement !

Sur un enregistrement sans banjo (ou bien à peine perceptible) que je sélectionne, je vous propose d’ajouter votre accompagnement ! 

Vous devrez tenter de rentrer le plus possible dans le son, le style et le feeling de l’orchestre…

Je jugerai le tempo, la mise en place, les harmonies (qui doivent respecter la grille utilisée dans la version proposée), le bon goût et l’à-propos… Le but recherché étant de faire le « caméléon » ! On doit avoir l’impression que vous faites partie de l’orchestre !… 

Le banjoïste que je jugerai le meilleur dans cet exercice, verra son MP3 publié sur le blog, à titre d’exemple !

Le sujet de ce défi :

At The Jazz Band Ball. Par le Bix Beiderbecke Gang (1926)

Voici la grille :

Vous pouvez bien entendu ajouter tous les accords de passage que vous voulez, du moment qu’ils sont « à-propos » et qu’ils ne perturbent pas la ligne mélodique.

A vous de jouer ! (De “bling et blanguer”…)

Vous avez jusqu’au 15 septembre à minuit !

Envoyez en MP3, votre doublage d’accompagnement par-dessus l’original à : contact@docteurjazz.com

Ou à Stan Laferrière en MP sur FaceBook.

Les challenges de l’été “Ça vous gratte ?”

Challenge guitare accompagnement (ou piano)

Vous êtes guitariste de jazz ? (Les pianistes peuvent également faire ce challenge)

Ce petit challenge est pour vous !!

Bien accompagner peut sembler facile, certains considèrent même que c’est une tâche ingrate … Il n’en est rien, les bons accompagnateurs sont rares (Ce qui ne les empêche nullement d’être aussi d’excellents solistes).

En relation directe avec la formation proposée par le blog « Accompagner le jazz à la guitare » je vous lance un défi d’accompagnement !

Sur un enregistrement sans guitare ni piano que je sélectionne, je vous propose d’ajouter votre accompagnement ! 

Vous pouvez faire la « pompe » (Les 4 temps), ou du « free comping » (Accompagnement libre), ou même mélanger les deux. Vous devrez dans tous les cas tenter de rentrer le plus possible dans le son, le style et le feeling de l’orchestre…

Je jugerai le tempo, la mise en place, les harmonies (qui doivent respecter la grille utilisée dans la version proposée), le bon goût et l’à-propos… Le but recherché étant de faire le « caméléon » ! On doit avoir l’impression que vous faites partie de l’orchestre !… 

Le guitariste et le pianiste que je jugerai les meilleurs dans cet exercice, verront leur MP3 publié sur le blog, à titre d’exemple !

Le sujet de ce défi :

Line For Lyons par le quartet Gerry Mulligan – Chet Baker

Voici la grille :

Vous pouvez bien entendu ajouter tous les accords de passage et enrichissements que vous voulez, du moment qu’ils sont « à-propos » et qu’ils ne perturbent pas la ligne mélodique.

Je vous donne quelques indices et pistes de réflexion et de travail dans la vidéo enregistrée pour mon ami Wilfried Voyer, et à 26’20 je vous donne un exemple de ce que l’on peut faire sur ce morceau précis.

A vous de jouer ! (De gratter ou pianoter…)

Vous avez jusqu’au 15 septembre à minuit !

Envoyez en MP3, votre doublage d’accompagnement par-dessus l’original à : contact@docteurjazz.com

Ou à Stan Laferrière en MP sur FaceBook.

Les challenges de l’été ! “Scat toujours ” N.2

Challenge SCAT

« SCAT TOUJOURS » N.2

Vous êtes vocaliste, ou instrumentiste/vocaliste ?

Ce petit challenge est pour vous !!

En relation directe avec la formation proposée par le blog “Aborder le SCAT”, je vous invite à doubler à la voix (en scattant donc), un solo que j’ai sélectionné !

Vous pouvez utiliser les onomatopées de votre choix, en essayant de coller au plus près du timbre et des intonations de l’instrument doublé…

Le SCAT que je jugerai le meilleur, sera publié sur le blog !

Entre autres critères de sélection, je jugerai la justesse, la précision des attaques et du rythme, l’intonation…

Au bout du dixième Défi, je choisirai le meilleur des 10 et proposerai à son auteur (auteure) de faire une vidéo de scat en duo avec le « Docteur » 😉

Le sujet de ce défi :

Shiny Stockings par Dexter Gordon (1965)

Relevez le solo de ténor sax de 0’57 à 1’58. 

Attention, soyez attentifs à l’articulation « staccato » et à la mise en place dans le fond du temps… !

A vous de jouer !! De scatter pardon ! … 😉

Vous avez jusqu’au 15 septembre 2021

Envoyez en MP3, votre doublage par-dessus l’original, à : contact@docteurjazz.com

Ou à Stan Laferrière en MP sur FaceBook.

Les challenges de l’été 2021 !

Devoirs de vacances ! A vous de jouer…

L’équipe du blog va prendre quelques congés bien mérités ! Mais on ne vous laisse pas tomber : Nous avons préparé 4 challenges pour vous occuper jusqu’au 15 septembre. C’est facile, c’est ludique, alors soyez nombreux à participer ! Vous pouvez faire plusieurs challenges bien sûr ! Tous les niveaux sont acceptés, y compris les professionnels chevronnés! 😉

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“Standard suspect” N.7

Le quizz “Standard suspect”

Dans cette rubrique, je poste une grille de standard. Elle est en général ré harmonisée, légèrement ou franchement (mais pas obligatoirement). Dans tous les cas, elle colle bien entendu parfaitement avec la mélodie d’origine.

A vous de trouver de quel standard il s’agit !… En commentant le post ici même. En bas de l’article : “Leave a comment”.

Lorsque je donnerai la réponse (si personne ne trouve), je posterai la grille d’origine, qui est souvent différente de la grille « usuelle ».

Si je constate que c’est trop dur, je donnerai quelques indices… 😉

Une fois la réponse donnée, postez votre suggestion personnelle de grille pour ce morceau, en commentant directement le post!

Tout le monde peut participer !! ne soyez pas timides !

Voici la grille du Quizz n°7  A vous de jouer !

Voici donc le résultat de ce quizz !

Il fallait trouver : In A Mellow Tone (ou In A Mellotone). Riff composé Duke Ellington en 1940, sur le canevas harmonique* du Standard de Broadway : Rose Room (Composé quant à lui, en 1917 par Art Hickman).

*Il existe de petites différences entre les deux grilles

Voici la grille réharmonisée avec la mélodie:

Et la grille originale (Source Philippe Baudoin) :

Les lauréats de ce quizz sont :

Gilles Réa (Guitariste) Encore et toujours lui !

Xavier Doré (Guitariste) une fois encore !

Jean-François Bonnel (Saxophoniste et pédagogue) Egalement un habitué des podiums !

Merci à tous de votre participation !

Erroll Garner a 100 ans !

Le pianiste autodidacte Erroll Garner aurait eu 100 ans il y a quelques jours ! Né le 15 juin 1921 à Pittsburg et décédé le 2 janvier 1977 à Los Angeles, ce musicien, catalogué par la critique au début de sa carrière (à l’instar de son collègue Ahmad Jamal) comme “pianiste de bar” (Mon dieu, faut-il ne pas avoir d’oreille et aucun sens du swing !), s’est vite fait une place dans le “top ten” des pianistes de jazz les plus célèbres de l’histoire du jazz. Il réalise la meilleure vente de disque de jazz instrumental de tous les temps avec “concert by the sea” enregistré en 1955. Ce fut le 1er disque de jazz au monde à dépasser le million de ventes en 1958.

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Mimi Perrin & les “Double Six”

Le groupe vocal dans le jazz – Scat ou vocalese ?…

Depuis les débuts et même avant, le groupe vocal a toujours été présent dans la musique de jazz (le gospel song faisant partie de sa préhistoire…).

A cappella ou non, il n’a cessé de se développer, de s’affirmer, de se sophistiquer, tout au long de l’évolution du jazz.

Inspiré des « Barbershop », chœurs d’hommes « A cappella » qui se développèrent dans le sud des États-Unis à la fin du 19ème siècle, utilisant une technique à 4 voix serrées en homorythmie avec le chant lead qui se trouve en deuxième voix (technique réutilisée par les trios et quartets vocaux des big bands des années 30 notamment, chez Jimmy Lunceford par exemple), il évoluera jusqu’à des groupes très sophistiqués comme « Take 6 » ou « Accent » actuellement.

On ne peut évidemment pas évoquer tous les groupes vocaux qui ont marqué l’histoire du jazz, mais tout de même… Les « Mills Brothers » (les pionniers incontestés), les « Hi-Lo’s » (aventureux et instigateurs du groupe vocal « moderne »), les « Meltones » (groupe vocal formé par Mel Tormé), les « Modernaires » (groupe vocal associé au big band de Glenn Miller), « Lambert Hendricks & Ross » (groupe qui a directement inspiré Mimi Perrin), « The Manhattan Transfer », « L.A Voices » etc…

En France, c’est essentiellement dans les années 50 que l’on voit l’émergence de groupes vocaux, parfois à la frontière du jazz (avec les « Parisiennes » de Claude Bolling par exemple, et plus tard les « Swingle Singers »), cette musique prenant un essor nouveau et suscitant un énorme engouement dans la période de l’immédiat après-guerre…

C’est dans ce contexte que naquit en 1959 le groupe de « vocalese » français : les « Double Six ». Imaginé et fondé par la pianiste et chanteuse Mimi Perrin, ce groupe, inspiré par le travail de Jon Hendricks, restituait (accompagné d’une section rythmique) des orchestrations de big bands, en reproduisant les 12 voix de cuivres. Il utilisait pour cela le procédé (tout nouveau) du « re-recording », en enregistrant deux fois 6 voix, sur deux pistes distinctes. 

Les “Double Six” 1962. Tous droits réservés

Pourquoi ce terme « vocalese » ?

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Eté 2021 : On ressort les instruments !

Les musiciens et acteurs de la culture sont enfin de nouveau autorisés à se produire sur scène, les salles et festivals à accueillir du public (sous certaines conditions). 

Réjouissons-nous !!

Cela dit, on peut se poser la question de savoir, hormis les grosses manifestations subventionnées, ce qu’il va rester du tissu associatif culturel ? Ce réseau qui fait vivre 90 % des artistes…

L’arrêt prolongé (près de 15 mois), des manifestations culturelles « physiques » aura sans doute fait beaucoup plus de mal qu’on ne le pense, car nombre de petites structures ont déjà mis la clé sous la porte.

Restons toutefois optimistes, certaines associations vont renaître, d’autres se créer, les réseaux sociaux peuvent aider à promouvoir les actions favorisant la relance des concerts, comme de tout évènement culturel public (cinéma, théâtre, expositions…).

Et puis peut-être plus simplement, faut-il encourager les gens à sortir, à aller au cinéma, au théâtre, au concert ! Notre métier, notre passion, c’est avant tout le partage et la communion avec le public !

Le blog Docteur Jazz souhaite s’engager également dans cette voie, et ouvrira prochainement une rubrique “agenda”. Vous pourrez y faire la promotion de vos manifestations, concerts, festivals, stages etc…

Bonne reprise à toutes et tous !

Amandine et Stan

Interview de David Linx

Vocaliste incontournable de la scène internationale, David Linx répond aux questions de Docteur Jazz. Nous aurons le plaisir de l’accueillir lors d’une des prochaines sessions du stage de Scat à Angers !

Photo : Alexandre Lacombe

DJ : Bonjour David, merci de prendre le temps de cette interview sur le blog ! Peux-tu te présenter ?

DL : Je m’appelle David Linx, je suis chanteur de jazz, compositeur et parolier (pour d’autres artistes et chanteurs/chanteuses). Je suis professeur de chant et ensembles vocaux depuis 25 ans à la section jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles, ainsi que professeur invité au conservatoire d’Amsterdam aux Pays-Bas depuis environ 10 ans. Professeur en résidence à la Jazz Academy de Sienne en Italie depuis cette année, je donne également des masterclass lorsque je suis en tournée (Capilanou University au Canada, Wharton Institute dans le New Jersey, NYC appreciation classes, Taiwan, Brésil, etc…).

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Scatting & acting. Tribute to the “Double Six”

Sur le standard de Neal Hefti, écrit pour Count Basie : “Flight Of The Foo Birds”

Le travail et les enregistrements du groupe vocal Français les “Double Six“, créé et dirigé par Mimi Perrin au début des années 60, font partie du patrimoine international du jazz vocal. Cette vidéo rend hommage à ce groupe mythique et à sa créatrice.

Je me suis livré à l’exercice de “vocalese”, qui consiste à écrire des paroles sur le thème, mais aussi sur les solos des instrumentistes. (Toutes les paroles sont dans la description de la vidéo). Le standard : “Flight Of The Foo Birds”, devient : “Fais Pas l’Dur Joe”.

Egalement en ligne : un article sur le travail d’écriture de Mimi Perrin

1er Anniversaire du blog !

1 an déjà !!

Un grand merci à vous toutes et tous, qui nous suivez, nous soutenez, qui relayez nos publications !

DOCTEUR JAZZ en 1 an, c’est :

  • 80.000 connections
  • 700 abonnés
  • 50 vidéos faites « maison », tutorielles ou artistiques        
  • 1 chaîne YouTube avec 700 abonnés                       
  • 1 page Facebook avec 700 abonnés
  • 10 formations ou stages en ligne
  • Plus de 300 partitions en ligne
  • Des dizaines d’interviews, de podcasts, d’articles de fond
  • De la passion, et des compétences partagées
  • Un souci de l’ergonomie, des visuels originaux
  • Un « brain storming » permanent pour ouvrir et donner accès au jazz, au plus grand nombre, sans ostracisme…
  • Des projets plein la tête… !
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Les grands banjoïstes à la Nouvelle-Orléans et à Chicago.

Il est impossible de dresser une liste exhaustive et d’évoquer tous les banjoïstes qui ont contribués à l’histoire de cet instrument dans le jazz traditionnel, tant ils sont nombreux.

La plupart d’entre eux jouaient également de la guitare, car il est une idée reçue assez tenace qui consiste à penser que les orchestres à la nouvelle Orléans ne jouaient qu’avec un banjo et un tuba… 

En fait, tout dépendait de la nomenclature du reste de l’orchestre et surtout des conditions de jeu ou d’enregistrement. Si le banjo a rapidement pris l’ascendant sur la guitare dans les orchestres des années 10 et 20, c’est parce qu’il était plus puissant, surtout en extérieur, et que lors des enregistrements (avant 1926/27 et l’invention du microphone), il était plus efficace en tenant également un rôle de percussion (la batterie étant à l’époque encore assez sommaire et difficilement enregistrable).

A la lecture de biographies diverses, de documents, de récits, on s’aperçoit que « l’âge d’or » du banjo dans le jazz se situe assez clairement entre 1917 (premier exode de musiciens de N.Orleans à Chicago) et 1930 (arrivée du swing et de la pulsation à 4 temps des big bands). Avant 1917, la guitare était majoritairement employée dans les orchestres (comme on le constate sur les photos des années 1910 ci-dessous).

On comprend également, que les orchestres de parades (Brass bands) qui étaient engagés pour jouer à poste fixe et qui ne pouvaient avoir un piano sur place, préféraient le banjo (souvent un 6 cordes) à la guitare, moins puissante…

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Le banjo 6 cordes… Un instrument hybride pour les guitaristes fainéants ?…

Les idées reçues concernant le banjo à la Nouvelle-Orléans sont parfois tenaces…

Le banjo avant 1917 et le premier exode des jazzmen de N.O à Chicago, n’a qu’une place limitée dans les orchestres de jazz. Le “Blues” qui a conduit (pour une grande part) à la naissance du jazz, avait un instrument “roi” : la guitare ! C’est donc tout naturellement que cet instrument se retrouve au coeur de la rythmique des premiers orchestres jouant à poste fixe à la N.O.

A Chicago, les orchestres s’étoffent rapidement, et la guitare commence a être remplacée par le banjo qui est plus puissant et apporte un soutien rythmique plus efficace au piano (lorsqu’il y en a un dans l’orchestre).

La guitare, à l’époque, était rarement jouée avec des accords à plus de 4 sons (Ecoutez Eddie Lang ou Lonnie Johnson par exemple). les guitaristes utilisaient des triades simples sur les cordes aiguës et se servaient des cordes graves pour faire des basses marchantes…

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Comment choisir et régler son banjo…

Stan Laferrière vous oriente pour choisir votre instrument, son type, son modèle, et vous donne quelques tuyaux pour le régler…

Une formation est maintenant disponible ICI. Elle vous permettra de travailler votre tempo, votre esthétique de jeu. Stan vous donne quelques conseils pour accompagner en souplesse et en finesse ! (Oui oui ! c’est possible ! 😉

Lisez également l’article sur “le banjo dans le jazz”

Stan joue du Plectrum accord “Chicago” dans l’orchestre Honeymoon

Interview de Christophe Davot

Christophe Davot, guitariste, banjoïste et vocaliste de grand talent, répond aux questions de Docteur Jazz, et nous présente son projet “Paris Gadjo Club”.

DJ : Bonjour Christophe, peux-tu te présenter ?

CD : Je suis guitariste, banjoïste, chanteur, interprète, arrangeur, compositeur et preneur de son. 

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

CD : Grâce à mes parents et frères et sœurs j’ai eu la chance de baigner dans différents univers de bonne musique depuis ma plus tendre enfance. Cela va de la musique classique jouée par ma mère pianiste (1er prix de conservatoire), aux musiques jazz, folk, pop, la chanson francophone bien-sûr et la musique latine entre autres styles. En ce qui concerne plus précisément le jazz, c’est mon oncle guitariste Anglais Tony Male qui m’a transmis le virus de Django Reinhardt quand j’avais 13-14 ans . Il était lui même un excellent guitariste ami de Joe Pass, capable de jouer à la note les solos du géant manouche. J’aime autant vous dire que ça marque au fer rouge la mémoire d’un ado et ça a orienté mes choix par la suite.

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“Standard suspect” N.6

Le quizz “Standard suspect”

Voici la proposition du guitariste et pédagogue Cyril Achard.

Dans cette rubrique, je poste une grille de standard. Elle est en général ré harmonisée, légèrement ou franchement (mais pas obligatoirement). Dans tous les cas, elle colle bien entendu parfaitement avec la mélodie d’origine.

A vous de trouver de quel standard il s’agit !… En commentant le post ici même (en bas de la page)

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Résultats du défi scat N.1 “Scat toujours !”

Voici les résultats du premier défi scat !

Il y a eu beaucoup de participants, avec de très bonnes choses !

Les critères pris en compte (justesse, mise en place, intonation…) m’ont permis de dégager un gagnant, mais les autres n’ont pas démérité . Deux hommes ont participé et c’est l’un d’eux qui l’emporte ! Bravo à Eric PRETERRE !

Eric a un parcours d’enseignant-pédagogue, d’instrumentiste (saxophone, guitare) et de chanteur. Il a longtemps dirigé une troupe de comédies musicales (anglo-saxonnes), chanté dans de nombreuses formations vocales (Quartet style Manhattan Transfer, Sextet A Cappella, Quartet Gospel …) et fait chanter de nombreux adolescents dans des projets aux quatre coins de la planète. Il a vécu aux Etats Unis où il s’est imprégné de musiques et culture Afro-Américaines. En France il a monté plusieurs spectacles en hommage à des chanteurs qui l’ont marqué et influencé : Tom Waits, Nat King Cole, Nougaro…

Pour en savoir plus sur Eric, voici le lien vers son site.

Bientôt un nouveau défi … En attendant, vous avez une formation en ligne à votre disposition ICI

Un stage cet été à Angers avec Déborah Tanguy ICI

Et un tuto pour relever un solo en scat ICI

Chet Baker

Carte N.19 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Chet Baker

Né le 23 décembre 1929 à Yale en Oklahoma, Chet Baker est l’un des fondateurs du style Cool, ou West Coast. Sa famille s’installe en Californie en 1939, et après avoir commencé par le trombone, Chet travaille la trompette. Il est fasciné par Harry James et Lester Young. Engagé dans des orchestres militaires de 1946 à 1951, il découvre le Bebop et le jazz « savant » de Woody Herman et Stan Kenton. Charlie Parker, Dexter Gordon et Paul Desmond lui offrent ses premiers engagements. En 1952, il débute sa collaboration avec Gerry Mulligan et fonde un quartet inédit (sans piano ni guitare). Son style délicat et fragile, à la trompette comme au chant, en font une des icônes du jazz blanc des années 50.

Chet Baker aura eu toute sa vie des problèmes de drogue et il fera plusieurs séjours en prison… Il décède à Amsterdam en 1988, après être tombé de la fenêtre de sa chambre…

But Not For Me. Chet Baker

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Interview de Patrice Caratini

Contrebassiste, compositeur et arrangeur, Patrice Caratini est depuis des décennies, un acteur important de la scène du jazz Français. Il vient de recréer avec l’ONJ, une pièce majeure de l’oeuvre d’André Hodeir (Article à lire sur le blog). Il a bien voulu répondre à quelques questions au micro de Docteur Jazz.

Anna Livia Plurabelle par Patrice Caratini et l’ONJ

André Hodeir

André Hodeir (1921-2011)

On a parfois du mal à reconnaitre le talent et l’influence d’artistes Français lorsqu’il s’agit de Jazz. S’il existe véritablement une « école » de jazz Français (qui remonte aux années 20, nous en reparlerons), il existe bel et bien une « école » d’écriture jazz en France, et André Hodeir en est assurément une des figures de proue.

Violoniste, arrangeur, compositeur, chef d’orchestre, pédagogue, écrivain, musicologue, André Hodeir est un artiste polymorphe, ce qui le place de facto dans la catégorie des « inclassables » (Voir notre article polémique…)

Disciple et admirateur de Charles Delaunay et Hugues Panassié (fondateurs de jazz Hot en 1935), il s’éloignera cependant de ce dernier (à qui il avait dédié en 1945 son premier ouvrage « Le jazz cet inconnu »), à l’arrivée du Bebop en France en 1948.

Musicien et musicologue érudit, compositeur et arrangeur aventureux, l’apport d’André Hodeir au jazz « moderne » et à son écriture, est tout aussi important que les travaux de musiciens comme George RussellGil Evans, ou Gunther Schuller, qui firent émerger le « third stream » (lire l’article sur le répertoire du jazz) dans les années 50.

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Comment relever un solo instrumental en SCAT ?

A l’invitation de Karine Sula Gene et de son blog “Plus que du chant”

Karine Sula Gene, vocaliste originaire de la Guadeloupe, propose des formations de très grande qualité pour les vocalistes débutants à confirmés, sur son blog “Plus que du chant”.

Elle suit actuellement personnellement, la formation proposée par Docteur Jazz “Aborder le SCAT”, et nous fera part de son expérience, étant novice en matière de Scat… Elle m’a demandé de faire un petit tuto pour inciter les personnes qui pensent ne jamais pouvoir y arriver, à se lancer…!

Cette vidéo traite du morceau proposé pour le premier défit scat “Scat Toujours”, auquel je vous invite à participer !… Du coup vous n’avez plus d’excuses : je vous explique tout ! 😉

Si vous voulez approfondir la question, vous avez deux options:

Une formation online sur le SCAT, où je vous guide pas à pas…

Un stage d’été à Angers

Karine m’a également interviewé sur son blog

Newsletter de Mai 2021

L’horizon s’éclaircirait-il enfin pour les artistes ? Pourrons-nous de nouveau jouer en « live » pour du vrai public, à partir du mois de juin ? Nous sommes tous dans une expectative, excitée pour certains, exaspérée pour d’autres…

Le blog Docteur Jazz est plus actif que jamais, à l’aube de son premier anniversaire (le 1er juin prochain). 

Le mois du vocal se termine, mais de nouvelles vidéos « scatting & acting » sont en ligne (« FEVER »), d’autres se préparent, ainsi qu’un tuto pour le défi SCAT « Scat toujours »

De nouvelles interviews et podcasts de vocalistes seront également bientôt publiées.

Le stage de SCAT avec Stan Laferrière et Déborah Tanguy est toujours ouvert aux inscriptions ! Dépêchez-vous, le nombre de places est limité !

La promotion sur le lancement de la formation sur le SCAT prendra fin le 31 mai ! Profitez-en !

La rentrée de septembre devrait s’enrichir d’une page dédiée aux enfants de 0 à 8 ans : « LES P’TITS SWING », avec des vidéos sur les comptines revisitées par Stan et illustrées par Amandine !… Également une histoire du jazz racontée aux enfants, et des jeux jazz…

A très vite sur le blog !

Stan Laferrière

Scatting & acting “FEVER”

Voici une autre vidéo de vocal multitrack. Un arrangement écrit pour mon TENTET en 1998, sur lequel j’ai ajouté un arrangement vocal… FEVER, morceau composé et enregistré en 1956 par Little Willie John, mais véritablement popularisé par la version de Peggy Lee en 1958 (Accompagnée de Joe Mondragon à la contrebasse et Shelly Manne à la batterie).

Encore une occasion de mettre en lumière les formidables musiciens qui composaient ce collectif du TENTET :

Laurent Bataille (d) Claude Egéa, Sacha Bourguignon (tp) J.C Vilain (tb) Thomas Savy, Pierre Mimran (ts) Nicolas Montier (as) Stéphane Chausse (bass clarinet) Didier Havet (tuba) Stan Laferrière (vocals, arr)

L’arrangement du TENTET est disponible ICI

Une formation sur le SCAT vous attend ICI

Interview Jean-Baptiste Craipeau

Vocaliste, bassiste et arrangeur Français de tout premier plan, Jean-Baptiste Craipeau évolue dans le monde du jazz vocal (mais pas que), en solo bien entendu, mais aussi au sein d’un groupe vocal international “A Cappella” qui compte parmi les meilleurs de la planète : ACCENT.

Jean-Baptiste répond à mes questions et nous présente son travail…

DJ : Bonjour Jean-Baptiste, peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

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Interview de Camille Bertault

Vocaliste de grand talent, Camille Bertault est une artiste et une musicienne complète. Touchant aussi bien au jazz, à la musique classique, à la chanson Française, au théâtre, c’est une figure incontournable du jazz vocal actuel. Elle a bien voulu répondre aux questions de Docteur Jazz…

Site Web

Interview de Médéric Collignon

Vocaliste et cornettiste inclassable (et c’est tant mieux), Médéric Collignon est une figure incontournable du jazz vocal hexagonal. Sa culture, sa technique vocale impressionnante, son style et ses influences, nous font voyager dans des univers très variés et parfois même iconoclastes… Grand admirateur de Louis Armstrong, son exubérance (toujours à propos, musicalement) me fait terriblement penser à la chanteuse Allemande Nina Hagen. Médéric répond aux questions de Docteur Jazz.

Photo: Alexandre Lacombe

Médéric sera l’un des prochains intervenants au stage d’été de SCAT organisé par Docteur Jazz !

Thelonious Monk

Carte N.16 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Thelonious Monk

Né le 10 octobre 1917 en Caroline du nord, Thelonious Monk est le pianiste et compositeur le plus emblématique de la période Bebop. Ses deux parents sont pianistes, et la famille s’installe à New York lorsqu’il est âgé de 4 ans. Après avoir débuté au violon puis à la trompette, il étudie le piano classique et remporte même plusieurs concours amateurs.

Réformé de l’armée pour des motifs psychiatriques, il fonde son premier orchestre en 1937. Il devient le pianiste attitré du Minton’s Playhouse, où se déroulera la révolution du Bebop. Il y joue en compagnie de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powel (autre grand pianiste Bop) et tant d’autres. 

Malgré le fait que cette jeune génération, à laquelle il appartient à l’époque, ait un profond respect pour les anciens, Monk dira : « Il faut créer quelque chose qu’ils ne puissent pas jouer … » Sous-entendu : les musiciens de jazz Swing, avec lesquels la rupture est alors totale.

Le jeu très particulier de Monk, et son approche singulière de l’harmonie, influenceront fortement la musique Bop. Même si sa carrière a du mal à décoller et malgré le fait qu’il soit un pianiste souvent décrié, Monk reste un génie du piano jazz et de la composition. 

Il aura souvent des problèmes de drogue, qui lui vaudront par 2 fois la suppression de sa carte de travail. A partir de 1972 et jusqu’à son décès en 1982, il jouera moins. Son dernier album en tant que leader est enregistré en 1968 avec le Big Band d’Oliver Nelson : c’est un pur chef d’œuvre…

Trinkle Tinkle. Thelonious Monk

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Découverte du SCAT par la vocaliste Karine Gene “Sula”

Karine GENE « Sula », passionnée de chant, chanteuse et formatrice.

Karine a commencé sérieusement l’apprentissage du chant, de la théorie musicale et de la scène, à Londres avec des cours du soir au Goldsmiths College, dans les années 2000. Depuis, elle a évolué dans divers groupes (reggae, blues, jazz, ballades d’Afrique de l’Ouest, rock). 

Elle accompagne les chanteurs en devenir à travers le blog  “Plus que du chant” Le but de ce blog, est d’apprendre à chanter et à développer son univers musical : cela implique d’acquérir ou de développer la confiance en soi, d’identifier ses goûts, de découvrir les pratiques du chant au travers de divers styles musicaux, de dépasser ses a priori et limites, de s’autoriser à chanter en langues étrangères… Tout cela en plus du travail pur de la technique vocale. Tout ce par quoi elle est passée…

Voici son témoignage sur l’univers du SCAT. Elle vient de commencer la formation sur le Scat, proposée par le blog, et nous fera part de son expérience d’apprentissage… A suivre donc !

Mon premier cours de scat

Je viens partager avec vous mes pensées, juste avant mon premier cours de scat, il y a une vingtaine d’années…

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Interview de Michele Hendricks

Continuons notre petit tour du monde du SCAT dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog. Artiste américaine installée en France depuis de nombreuses années, Michele Hendricks perpétue avec un immense talent, la tradition familiale (Son père Jon est un grand scatteur, fondateur du trio vocal “Lambert, Hendricks & Ross”). Elle répond aux questions de Docteur Jazz…

Une petite bio de Michele :

Michele HENDRICKS, chanteuse Américaine, auteur-compositeur, monte sur scène à huit ans avec son père Jon HENDRICKS, lui-même chanteur, parolier et fondateur du fameux trio vocal Lambert, Hendricks & Ross. Dès l’âge de quinze ans, Michele tourne régulièrement en Europe avec son père, jusqu’à la fin de ses études de danse et de théâtre à Londres. Elle poursuit des études musicales à San Francisco, avant de revenir à New York, dont elle est originaire, pour deux ans durant lesquels elle travaille avec Buddy Rich et Stan Getz.

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Scatting & Acting “Nuptial March”

Un arrangement original des années 90 pour mon Tentet + Electrio (avec en invité Michel Perez à la guitare), sur lequel je me suis amusé à ajouter un arrangement vocal à 8 voix… L’occasion de rendre un petit hommage à ce collectif du Tentet, qui a représenté une partie importante de ma jeune carrière, et pour lequel j’ai une affection toute particulière !…

Pierre Maingourd (bass), Laurent Bataille (drums), Claude Egéa, Guy Bodet (tp), J.C Vilain (tb), Nicolas Montier (as), Thomas Savy, Nicolas Dary (ts), Stéphane Chausse (bass clarinet), Stan Laferrière (keyboards-vocals).

Une formation sur le SCAT est disponible ICI

Une stage d’été sur le SCAT vous attend ICI

Charlie Parker

Carte N.15 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Charlie Parker

Né le 29 août 1920 à Kansas City, Charlie Parker (surnommé « Bird » en raison de son goût immodéré pour le poulet, et de son jeu « agité » comme le vol d’un oiseau) est sans doute le musicien le plus emblématique du style Bebop. Au début des années 40, avec Dizzy Gillespie, il jette les bases du jazz moderne. Dès l’âge de 11 ans, il étudie le saxo en autodidacte, aidé par Buster Smith. Il obtiendra son premier engagement de professionnel dans l’orchestre de Jay Mc Shann en 1937. En 1939 il s’installe à New York et y rencontre toute la jeune garde du jazz, avec laquelle il va créer ce nouveau style, basé sur des rythmes plus complexes, une harmonisation plus riche et tendue. Charlie Parker se produira en France en 1949, à la salle Pleyel notamment. Cette même année, il enregistrera avec un ensemble à cordes. Cet enregistrement lui apportera la consécration et la reconnaissance du grand public. Il décèdera très jeune, à l’âge de 34 ans, des suites d’une consommation démesurée de drogue…

Now’s The Time. Charlie Parker

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Newsletter d’avril 2021

Bonjour à toutes et à tous,

AVRIL : c’est le mois du VOCAL sur le blog !

Un nouveau « département » s’ouvre sur le blog, pour tous les vocalistes !

Au menu :

Une formation online sur le SCAT, qui vous guide pas à pas pour acquérir les bases de cette technique. Profitez du prix de lancement jusqu’à la fin du mois de mai !

Un stage annuel de 2 jours à ANGERS, avec des intervenants prestigieux ! Cette année, c’est Déborah Tanguy qui interviendra ! Inscrivez-vous dès à présent, le nombre de places est limité !

Un défi de SCAT « Scat toujours », ouvert à tous ! doublez en scattant, un solo que je sélectionne ! Le premier défi est déjà en ligne ! Je compte sur votre participation !

Des interviews et podcasts de grands spécialistes du SCAT (Michèle Hendricks, Déborah Tanguy, Camille Bertault, Médéric Collignon, Kateryna KravchenkoVarijashree Venugopal, David Linx…) 

Des transcriptions vocales et des arrangements pour vocalistes (avec un ONZTET ou un BIG BAND) disponibles dans la boutique.

En avril ne vous découvrez pas d’un fil, mais joignez l’agréable à l’utile…

Profitez de la moindre occase, pour consulter le Docteur Jazz…

Interview de Varijashree Venugopal

Dans le cadre du mois du vocal sur le blog, continuons à explorer le scat à travers le monde… J’aimerais vous présenter cette artiste indienne exceptionnelle, vocaliste et flûtiste, que j’ai découverte il y a quelques mois sur YouTube (Le net a parfois des aspects bien réjouissants !). Le l’ai contactée, et elle a accepté de répondre à mes questions… Un petit aperçu de son talent ICI

photo:  Shashank Jodidar

DJ : Hi Varijashree, Indian traditional music seems to be a bit far from jazz music (anyway… maybe not that far…) How did you come to Jazz music?

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Jimmy Cleveland

Carte N.14 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jimmy Cleveland

Né en 1926 au Tennessee, Jimmy Cleveland débute le trombone à 16 ans dans le groupe familial ainsi que dans celui de l’université où il étudie. En 1949, Lionel Hampton lui offre son premier véritable engagement. Dans les années 50, il se produit dans diverses formations à New York, avec Quincy Jones, Gil Evans, Gerry Mulligan, Miles Davis, Sonny Rollins, Charlie Mingus… Très influencé par son mentor J.J Johnson, son style de trombone très technique et son jeu fluide font de lui le tromboniste Bebop par excellence !

Hear Ye. Jimmy Cleveland

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Le défi vocal “SCAT toujours !” N.1

Vous êtes vocaliste, ou instrumentiste/vocaliste ?

Ce petit challenge est pour vous !!

Je vous propose de doubler à la voix (en scattant donc), un solo que j’ai sélectionné.

Vous pouvez utiliser les onomatopées de votre choix, en essayant de coller au plus près du timbre et des intonations de l’instrument doublé… (vous avez des exemples ICI)

Le SCAT que je jugerai le meilleur, sera publié sur le blog !

Entre autres critères de sélection, je jugerai la justesse, la précision des attaques et du rythme, l’intonation…

Au bout du Dixième Défi, je choisirai le meilleur des 10 et proposerai à son auteur (auteure) de faire une vidéo de scat en duo avec le « Docteur » 😉

Le sujet de ce premier défi :

Le solo de trompette bouchée de Harry « sweet » Edison dans It’s Only A Paper Moon avec le trio de Nat King Cole. De 0’57 à 1’43

A vous de jouer !! (De scatter pardon ! … )

Vous avez jusqu’au 15 mai à minuit !!

Envoyez en MP3, votre doublage par-dessus l’original, à : contact@docteurjazz.com

Scatting & acting “THE GYPSY”

Un superbe arrangement de “The Gypsy” écrit par la tromboniste et arrangeuse Melba Liston, pour Phil Woods et le big band de Quincy Jones.

Voir la vidéo

La transcription complète des leads, harmonies et solo, est disponible ICI

La transcription complète pour big band (scores et parties séparées), c’est LÀ

Une formation sur le SCAT vous attend ICI

Vous pouvez vous inscrire également au stage annuel sur le SCAT ICI

Interview de Kateryna Kravchenko

Dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog Docteur Jazz, j’aimerai vous présenter quelques vocalistes étrangères… C’est le cas de Kateryna Kravchenko, chanteuse, compositrice et arrangeuse Ukrainienne, que j’ai découverte par hasard sur YouTube avec une vidéo, où elle double un solo de Dizzy Gillespie… Elle a bien voulu répondre à quelques questions.

DJ : Hi Kateryna, can you give us a short presentation ?

KK : My name is Kateryna Kravchenko. I am a native Ukrainian jazz singer and composer, now living in Germany. Since 2013, I’ve been actively participating in various jazz competitions and festivals in which I’ve won many awards. I performed with the Alexey Petukhov Quartet, sharing stage with Allan Harris, Eve Cornelious, Benny Benack III and Rachel Therrien. Since 2018, I’ve been studying Jazz Vocals at the Carl Maria von Weber School of Music in Dresden. At the end of 2020, I and my band released our debut album Stories.

DJ : Which are your main influences ? (Singers-musicians-styles)

KK : When I was 11 years old, my vocal teacher had me listen to a recording of Ella Fitzgerald singing Airmail Special. I’d never heard ‘scatting’ before and this recording completely changed my life. It was so fascinating! I wanted to listen to it day and night! I believe this passion is what inspired me to become a jazz musician. In recent years, I’ve mainly studied music that focuses on singers like Cécile McLorin Salvant, Jazzmeia Horn, Kurt Elling, Bobby McFerrin, Gretchen Parlato, and Norma Winstone. I’m also putting more and more effort into composing my own music, for which I’m mostly inspired by the works of Wayne Shorter, Avishai Cohen,and Kenny Wheeler. 

DJ : What do you think about “scatting” in jazz vocal’s world ?

KK : I believe that thanks to “scatting”, a singer’s voice becomes more like an instrument, and this gives singers the opportunity to improvise, and express their musical individuality.

DJ : Just a word or a simple phrase to define jazz ?

KK : Originality & creativity in expressing deep, intense moods.

DJ : If you were a jazz standard ?

KK : Hmm…  I’d say Joy Spring by Clifford Brown. 

DJ : What are your projects ?

KK : In 2018, I brought together a quartet of musicians from Brazil, Poland and Germany; and I like composing and arranging music with them. Recently we released our debut album Stories. Since 2020, I became a member of the National German Youth Orchestra — BuJazzO, which I enjoy singing in as part of their vocal ensemble and big band. The exchange of musical experiences with my homeland is also very important to me. I hope my band will soon be able to play concerts in Ukraine again, as well as hold workshops in children’s music schools there in order to develop the jazz culture of my country.

DJ : Thank you so much Kateryna, we will (I will, for sure) follow your works. Take care !

Stan

Website

Instagram

YouTube

Album “Stories”

Single “Gdybym” 

Une formation et un stage de SCAT sont disponibles dans la boutique du blog, pour tous les niveaux…

Max Roach

Carte N.18 du jeu des 7 familles Docteur Jazz

max roach

Né le 10 janvier 1924, Max Roach passe son enfance à Brooklyn. Sa mère est chanteuse de gospel, et il ne tarde pas à jouer de la batterie (après avoir essayé le bugle) dans plusieurs groupes de gospel. En 1941, tout juste diplômé de la « Boys High School » il fait un court passage dans l’orchestre de Duke Ellington. Il commence alors à fréquenter les clubs de la 52ième rue. Lui et Kenny Clarke, révolutionnent le tempo à 4 temps en faisant à présent le « chabada » sur la grande cymbale ride (pendant la période swing des années 30, celui-ci se faisait sur les cymbales charleston). Max fut l’un des premiers batteurs à marquer les accents sur la grosse caisse pour souligner la mélodie, faisant sortir d’un coup son instrument du simple rôle d’accompagnateur… Il fut le batteur attitré de la plupart des sessions bebop avec Dizzy, Parker, Monk, Miles… En juin 1956, un terrible accident de voiture fit perdre la vie à deux des membres de son quintet : Clifford Brown et Richie Powell (le frère de Bud). Max en fut très affecté. Pendant les années 60, très investit dans la cause afro-américaine, il est « boudé » par l’industrie du disque, mais il enregistre en 1962 avec Charlie Mingus et Duke Ellington, un album iconique « Money Jungle ». Max finira sa vie en étant professeur à l’université du Massachusetts.

Cherokee. Max Roach/Clifford Brown

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Interview de Fabien Mary

Merveilleux trompettiste, Fabien Mary irradie la scène musicale du jazz Français et international depuis deux bonnes décennies. Je l’ai connu tout jeune, et j’ai eu le plaisir de jouer à ses côtés, notamment en l’invitant dans mon Tentet dans les années 2000. Le blog est aussi là pour donner un petit coup de projecteur sur les beaux projets, et notamment lorsqu’il s’agit d’écriture ! Fabien lance une campagne de collecte de fonds pour produire son projet en Big band (avec le magnifique “Vintage Orchestra”) dont il a signé toutes les orchestrations ! Je lui ai donc posé quelques questions…

DJ : Peux tu te présenter ?

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Formation sur le SCAT vocal

Le blog a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne d’une toute nouvelle formation, assortie d’un stage les 9 et 10 juillet 2021, sur le SCAT vocal.

Voir la vidéo

Cette formation, inédite sur le net, s’adresse aux vocalistes bien entendu, mais aussi aux instrumentistes de tous niveaux, qui souhaitent se désinhiber, travailler leur respiration, leur prise d’air, leur articulation (c’est également valable pour les instrumentistes « non soufflants »), et intégrer dans leur langage, des notions purement « jazz » telles que les effets ; bend, fall, glissando, vibrato etc…

4 modules de travail, débriefés dans 4 vidéos, des transcriptions de grands scatteurs, des transcriptions d’instrumentistes pour travailler les effets, des cours en PDF…

Pour plus de détails sur la formation, c’est ICI

Et pour le stage, c’est LA !

Jo Jones

Carte N.12 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jo Jones

Né le 7 octobre 1911 à Chicago, Jo Jones est surnommé « Papa Jo » car il est considéré comme le père de la batterie moderne. Il est le premier batteur à avoir réellement développé le tempo swing sur la pédale charleston (apparue vers la fin des années 1920). Il débute sa carrière comme trompettiste, pianiste et danseur à claquettes ! Finalement fixé sur la batterie, il jouera dans l’orchestre de Count Basie de 1934 à 1948 et sera sans aucun doute l’un des principaux artisans du succès de l’orchestre, que l’on qualifiera rapidement de « machine à swing ». A la fin des années 1950, il fonde son propre trio avec lequel il enregistrera en 1958, un disque qui marquera l’histoire de la batterie jazz (on peut l’entendre y jouer des balais de manière absolument unique). Il a accompagné un nombre impressionnant de stars du jazz.

Bebop Irishman. Jo Jones 1958

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien… Le jeu sera édité et disponible pour Noël 2022.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

L’accompagnement jazz à la guitare.

J’étais l’invité du guitariste Wilfried Voyer sur sa chaîne YouTube, pour parler d’accompagnement jazz…

Wilfried propose sur sa chaîne YouTube, d’excellents tutos, qui concernent majoritairement le jazz manouche ! mais pas que… Je vous invite à aller les découvrir !

Une petite formation est également à votre disposition sur le blog, si vous désirez approfondir le sujet : “Accompagner le jazz à la guitare”

“Standard suspect” N.5

Le quizz “Standard suspect”

Voici une proposition de Pierre, un de mes étudiants en arrangement !

Dans cette rubrique, je poste une grille de standard. Elle est en général ré harmonisée, légèrement ou franchement (mais pas obligatoirement). Dans tous les cas, elle colle bien entendu parfaitement avec la mélodie d’origine.

A vous de trouver de quel standard il s’agit !… En commentant le post ici même (en bas de la page)

Lorsque je donnerai la réponse (et le podium), je posterai la grille d’origine, qui est souvent différente de la grille « usuelle ».

Si je constate que c’est trop dur, je donnerai quelques indices… 

Une fois la réponse donnée, postez votre suggestion personnelle de grille pour ce morceau, en commentant directement le post!

Tout le monde peut participer !! ne soyez pas timides !

Voici la grille du Quizz n°5. A vous de jouer !

Duke, Basie, King Cole : trois musiciens stars du jazz, trois pianistes oubliés…

De tout temps, le « star système », engendré et entretenu par les médias (Presse, radio, TV), a fait et défait des carrières, orientant souvent celles-ci vers tel ou tel aspect de la personnalité des artistes mis en lumière. Parfois, les artistes eux-mêmes se sont laissé entraîner par le tourbillon de la célébrité, mettant plus ou moins volontairement en « sourdine » une des facettes de leur talent, pour en accentuer une autre…

Quand on parle de Duke Ellington, on pense surtout au génie de la composition et de l’orchestration.

En Count Basie, l’on reconnait un exceptionnel chef d’orchestre, qui est invariablement associé à son Big Band, formidable et unique « machine à swing ».

Nat King Cole, quant à lui, est définitivement catalogué comme le chanteur « Crooneur » du siècle, titre honorifique qu’il partage avec Frank Sinatra.

Cependant, ces trois stars du jazz ont un point en commun : 

Ce sont tous des pianistes majeurs de l’histoire du jazz, dont on a souvent oublié l’importance et l’influence sur les générations de pianistes qui les ont suivis.

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Le petit jargon du jazz

“Faire des 4 x 4”

Expression utilisée par les musiciens de jazz lors des séquences d’improvisation.

Les canevas harmoniques des morceaux de jazz sont construits sur un nombre de mesures prédéfini. Un grand nombre de standards comportent 32 mesures pour une structure complète. 

Une fois que l’on a joué la mélodie (On dit « exposer le thème »), on reprend le canevas harmonique pour jouer les solos (improviser), et on enchaîne alors les structures de 32 mesures autant de fois que l’on veut, pour improviser. 

Une fois que les solistes se sont exprimés, il n’est pas rare, et notamment dans les « Jam sessions », que l’on pratique l’improvisation en « questions-réponses » entre plusieurs solistes.  Toujours sur la même structure de 32 mesures, les solistes improvisent alors à tour de rôle, chacun sur 4 mesures. On appelle cela : « faire des 4 x 4 ». Ce système est également utilisé pour faire intervenir un instrument de la rythmique ; la batterie par exemple. Dans ce cas, les solistes (soufflants) se relaieront pour donner la réplique à la batterie.

On peut noter que ce jeu de 4 x 4 précède bien souvent la reprise du thème final.

A noter également que l’on peut utiliser un nombre de mesures différent et faire des 16 x 16, des 8 x 8, des 2 x 2. Si le morceau est conçu sur un nombre impair de mesures ou non multiple de 4 (C’est rare mais il y en a plus qu’on ne pense), c’est alors au soliste qui jouera la dernière partie de la grille de s’adapter et de jouer le nombre de mesures restantes (3, 5, 6, 7…) afin de repartir sur le début du canevas…

Une petite anecdote personnelle, qui prouve bien qu’en jazz rien n’est figé ni gravé dans le marbre, y compris lorsque l’on joue du jazz dit « classique » : 

Je devais avoir 17 ans et j’assistais à un concert du saxophoniste Johnny Griffin dans un club parisien. Le batteur était ce soir-là Charles Bellonzi, magnifique batteur français (avec qui j’ai pris quelques leçons par la suite). Au cours d’un morceau joué sur un tempo assez rapide, Griffin commence à faire des 8 x 8 avec la batterie… Instinctivement, je me mets dans la peau du batteur et je compte les mesures pour tenter de comprendre son phrasé… Et là, quelle n’est pas ma surprise de constater que, ni Griffin, ni Bellonzi ne jouent des séquences de 8 mesures, chacun laissant finir la phrase de l’autre (qui pouvait parfois déborder de 1 mesure et demie, 2 mesures, 3 mesures), avant d’attaquer la sienne… Le résultat était très déroutant pour moi à l’époque, mais riche d’enseignement ! Je m’apercevais ce jour-là que l’on pouvait sortir du cadre et que l’interaction « intelligente », le respect et l’écoute, étaient les choses les plus importantes en musique !

Stan Laferrière

Interview de Cyril Achard

Guitariste et pédagogue depuis le milieu des années 90, Cyril Achard présente et partage sa passion et sa science de l’harmonie, au travers de publications passionnantes et d’un site web. Docteur Jazz avait envie de mettre en valeur son travail exceptionnel sur le sujet, et de l’associer à la formation sur l’ARRANGEMENT JAZZ proposée par le blog, tant la complémentarité des deux approches semble évidente.

Cyril a bien voulu répondre à quelques questions !

 Bonjour Cyril, peux tu te présenter ?

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Thomas Fats Waller

Carte N.10 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Thomas Fats Waller

Né le 21 mai 1904 à New York, le pianiste et compositeur Thomas « Fats » Waller est un des musiciens les plus influents de la période « swing » des années 1930. Pianiste virtuose de style « stride », il apprendra son métier auprès des plus grands pianistes du moment, comme Willie the Lion Smith ou James P. Johnson. Il a composé plusieurs centaines de morceaux qui sont devenus des standards de jazz. Il a influencé des pianistes comme Count BasieArt Tatum ou Thelonious Monk. Ses talents d’amuseur voire de pitre, on malheureusement souvent occulté son génie musical. Il décèdera d’une pneumonie à l’âge de 39 ans.

Handful of Keys. Thomas Fats Waller 1943

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien… Le jeu sera édité et disponible pour Noël 2022.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Interview de Philippe Maniez

Attention ! Voici la jeune garde de l’arrangement Français ! Une plume à découvrir, avec déjà une très belle maturité et un univers personnel… Philippe Maniez répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Bonjour Philippe, peux tu te présenter ?

PM : Je m’appelle Philippe Maniez, en tant que musicien je m’identifie à peu de choses près comme toi : batteur, pianiste, compositeur, arrangeur et directeur de projets. Je suis né d’une mère américaine et d’un père français, tous deux chanteur/chanteuse lyriques. La musique et les langues ont donc évidemment fait partie de mon background (petite blague d’arrangeur au passage…). J’ai étudié la batterie jazz et les percussions classiques à Lyon, avant de faire une année d’échange à UCLA puis d’intégrer le CNSM de Paris, d’où je suis sorti en 2015. Actuellement, j’ai la chance d’enseigner et de partager mon intérêt pour l’arrangement au sein du Centre des Musiques Didier Lockwood.

DJ : Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencés ?

PM : J’ai eu une expérience choc lors du premier concert du Amazing Keystone Big Band à la Clé de Voûte à Lyon (à l’époque c’était juste “The Keystone Big Band”) en 2010 il me semble. Les arrangeurs n’étaient autres que les fantastiques Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Fred Nardin, ainsi que quelques pièces arrangées par François Théberge et Sandrine Marchetti. Ils portaient déjà un grand intérêt pour la musique pour grand ensemble, et avaient monté de toutes pièces un répertoire d’arrangements de leur cru. J’étais au premier rang, et j’ai pris une énorme dose de son ! Je suis reparti du concert impressionné et séduit par l’incroyable expérience humaine de réunir tant de musiciens sur scène.

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Jazz ? Pas jazz ? Clivages stylistiques et enseignement

La Tribune…

La vocation du blog Docteur Jazz, ou en tout cas l’orientation que je souhaite lui donner, se veut être le reflet de ma passion pour la musique de jazz dans son entièreté, sa pluralité, sans ostracisme et avec la plus grande objectivité possible. C’est ainsi que je conçois le partage, l’échange, et que je peux sans préjugé, inciter les jeunes générations (notamment) à la curiosité, à l’envie de découvrir, car elles constituent le vivier musical, mais aussi, le public de demain… J’avoue que l’idée de faire découvrir d’autres artistes et d’autres styles à des publics plus avertis, voire à des musiciens, ne me déplaît pas non plus… 

Les gens qui me connaissent, savent que je suis depuis bien longtemps rangé dans la « case » des musiciens dits de jazz « classique », ce qui n’est pas faux, mais me semble un peu réducteur. 

En 40 ans de carrière, j’ai traîné avec le même appétit et la même passion dans des « bains » aussi différents que la variété, la musique classique, le bal, le jazz traditionnel, le swing, le jazz manouche, le bebop, le hard bop, enregistré un jour la musique de Jelly roll Morton avec Marc Richard (à la batterie) et le lendemain le répertoire des Bee Gees (au piano) avec Emmanuel Bex ou Marc Berthoumieux, fait un matin le choriste dans une séance avec Jean-Jacques Milteau, pour filer ensuite diriger une création pour un octuor à vents à la salle Gaveau… Mon expérience personnelle est assez parlante en la matière, car j’ai reçu au début des années 80 mon premier prix de l’Académie du jazz : le prix « Sidney Bechet » du jazz classique, pour récompenser un album qui ne contenait pas une once de jazz classique… 😉

J’avais envie, 8 mois après la naissance de ce blog et son succès grandissant, de lancer une tribune qui fera sans doute polémique, chacun pouvant donner sa vision et son avis en commentant cet article, dans la convivialité et le respect de la pensée de l’autre. 

  • D’où vient ce clivage stylistique en France (qui n’existe absolument pas outre-Atlantique) et cette manie de vouloir à tout prix mettre une étiquette ? Est-ce culturel ? Historique ? Les « Chapelles stylistiques » érigées dans les années 30 et 40 au sein desquelles étaient bien souvent énoncés des dogmes autoritaires et définitifs, ont-elles encore un sens de nos jours ? (Je ne parle évidemment pas des goûts personnels qui ne se discutent pas, mais de prosélytisme). J’ai le plus grand respect pour le travail d’Hugues Panassié ou Charles Delaunay, ils ont beaucoup fait pour la diffusion du jazz en France, mais finalement, leurs querelles sur ce qu’ils considéraient l’un et l’autre comme étant ou non du jazz (chacun défendant SA vérité à coups de publications au ton souvent acerbe), n’ont-elles pas causé un schisme et une division contre-productive, plutôt que de fédérer le public autour d’une musique, métissée dès sa naissance, et dont l’évolution était inéluctable ?…
  • Qu’en est-il en 2021 ? Ces chapelles et clivages existent-ils toujours ? Où se situe la frontière entre ce qui peut, ou ne peut pas se revendiquer de la musique de jazz ou de son héritage direct ? Quelle plus-value apporte l’institutionnalisation de l’enseignement du Jazz et des musiques improvisées dans les conservatoires (Depuis 1991) ?

Vous avez la parole !

(Commentez cet article sur le blog en laissant un avis “leave a comment”)

Lorsque les voix se seront suffisamment exprimées, j’écrirai un article qui fera une sorte de synthèse. J’y livrerai également ma propre analyse et mon sentiment (cette fois-ci en toute subjectivité 😉)

Sans dévoiler le contenu de mon futur article, je pense qu’il est important de signaler que le blog a reçu le soutien de plusieurs membres du Hot Club de France, malgré la grande diversité des styles qui y sont représentés, et celui d’autres instances défendant un jazz plus actuel ou les musiques improvisées… Ce qui bien évidemment me réjouit profondément et me conforte dans ma démarche !

Stan Laferrière

Résultats du quizz N.4 “Standard suspect”

Voici les résultats du Quizz:

Il fallait trouver le standard “What is This Thing Called Love” composé par Cole Porter en 1929.

Le podium :

1er : Gilles Réa (Guitariste. Décidément très très fort !)

2ème : Guillaume Hazebrouck (Pianiste)

3ème : Gilles Salommez (Tromboniste)

4ième : Félix Hunot (Guitariste)

Voici la grille avec la ré-harmonisation ( et le petit arrangement):

Voici une illustration sonore (Stan Laferrière piano-Pierre Maingourd contrebasse-Laurent Bataille batterie)

Voici la grille d’origine du morceau :

Merci à tous les participants, et bravo aux gagnants !!

Standard suspect N.4

Le quizz “Standard suspect”

Dans cette rubrique, je poste une grille de standard. Elle est en général ré harmonisée, légèrement ou franchement (mais pas obligatoirement). Dans tous les cas, elle colle bien entendu parfaitement avec la mélodie d’origine.

A vous de trouver de quel standard il s’agit !… En commentant le post ici même (en bas de la page)

Lorsque je donnerai la réponse (et le podium), je posterai la grille d’origine, qui est souvent différente de la grille « usuelle ».

Si je constate que c’est trop dur, je donnerai quelques indices… 

Une fois la réponse donnée, postez votre suggestion personnelle de grille pour ce morceau, en commentant directement le post!

Tout le monde peut participer !! ne soyez pas timides !

Voici la grille du Quizz n°4. A vous de jouer !

Interview d’Aurore Voilqué

Merveilleuse musicienne, Aurore Voilqué fait partie de cette “nouvelle vague” de violonistes de jazz, dont le blog souhaite mettre en valeur quelques unes de ses représentantes . 

Aurore Voilqué

DJ: Bonjour Aurore, peux tu te présenter ?

AV : Je suis née avec un violon entre les mains. J’ai commencé à jouer à l’âge de 4 ans et n’ai jamais arrêté ! 

Après quelques expériences dans la musique classique au sein de différents orchestres, puis quelques années à jouer dans le métro parisien pour gagner mes premiers sous, j’ai décidé de monter “l’Aurore Quartet” en 2003. 

J’enregistre mon premier album en auto-production, puis démarche moi-même les bars, les restaurants, les festivals mais aussi les agences d’événementiels pour gagner ma vie et surtout pour faire travailler les musiciens qui m’entourent. 

De fil en aiguille, de rencontres en rencontres j’évolue dans le milieu du jazz manouche et très vite je travaille aux cotés de Thomas Dutronc qui m’appelle régulièrement pour l’accompagner lors de ses tournées en France. Je fais d’ailleurs partie du line up du dernier album de Thomas Dutronc « live is love » sorti chez le label de jazz mythique « Blue Note ».

En 2009 je pars jouer au Birdland à New York aux côtés du guitariste Samson Schmitt et de l’accordéoniste Ludovic Beier.

En 2017 je joue à Los Angeles avec Sammy Daussat et Noé Reinhardt 

J’enregistre également un album aux cotés de Rhoda Scott mais aussi un autre en septet avec une excellente section de soufflants avec laquelle nous irons en Suisse pour une résidence unique avec des musiciens de Grèce, de Turquie, du Maroc et de Suisse. Un album est enregistré par cette formation exceptionnelle en 2015 : « Orient Occident »

Récemment j’ai enregistré un album electro Jazz avec un projet du nom de « Mayfair » suite a une commande du festival Jazz en Baie. Le disque est sorti en 2018.

La même année, j’ai enregistré un disque aux côtés d’Angelo Debarre où je retrouve l’origine de sa passion : la musique manouche. Aux côtés de ce guitariste hors pair, je réalise un disque pur au vrai son gitan que j’aime tant. 

Depuis décembre 2017 je suis programmatrice du Jazz Café Montparnasse et me plait à faire ce métier en plus de celui d’artiste, afin de connaître les deux côtés du décor.

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

AV : Indubitablement Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, le jazz manouche, le swing.

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

AV : le jazz pour moi est une liberté structurée qui correspond parfaitement à mon caractère.

DJ : Si tu étais un standard de jazz ?

AV : Si j’étais un standard de jazz je pense que je serais « I’ll surrender dear »

C’est beau, c’est doux, ça swingue et c’est sensuel. Les paroles sont magnifiques.

DJ : Quels sont ton meilleur et ton pire souvenirs ?

AV : Mon meilleur souvenir ? Je pense que j’en ai plusieurs. Le concert aux côtés de Thomas Dutronc à l’Olympia alors que j’étais enceinte jusqu’au cou… L’expérience du projet “Orient Occident” auquel j’ai participé. Ce concert de fin de résidence avait lieu devant un public composé principalement de prêtres, d’Imams et de Rabbins… Exceptionnel !

Le pire souvenir ? Jouer dans un couloir d’une société dans les courants d’airs où il n’y avait personne…

DJ : Que penses-tu de la place qu’occupe ton instrument dans le jazz ?

AV : le violon n’a pas une aussi grande place en jazz que la trompette ou le sax mais il a son histoire et je la trouve importante. Grappelli bien sûr mais aussi chez les américains comme avec Stuff Smith ou Ray Nance qui a joué aux côtés de Duke. Le son des américains de l’époque est plus « crade » que celui de Grappelli mais j’aime beaucoup ça. Il en sort une certaine vérité.

DJ : Quels sont tes projets ?

AV : Je viens de sortir en octobre 2020 un album « un soir d’été », deuxième opus aux côtés d’Angelo Debarre, Mathieu Chatelain et Claudius Dupont, pour lequel nous avons invité Thomas Dutronc et Sanseverino. 

Ça c’était suite au premier confinement.

Pendant le deuxième confinement j’ai auto produit un minidisque bonus de 6 titres sur lequel notre trio de base (Chatelain, Dupont et moi) a invité 3 des meilleurs guitaristes de jazz français : Adrien Moignard, Sébastien Giniaux et Rocky Gresset.

Mon plus beau projet serait de pouvoir recommencer à jouer en public comme avant…

DJ : Merci Aurore, bonne route à toi !

teaser dernier album

Site Web

vidéo disque bonus 

Facebook

Chick Corea

Difficile d’être original pour rendre hommage à ce géant du jazz et plus largement, de la musique… Tout a été dit, ou va être dit ! 

Alors je citerai un album, parmi les dizaines de chef-d ’œuvres dont Chick Corea a irradié le monde de la musique du XXe siècle. Cet album avec lequel j’ai réellement découvert sa musique lorsque j’étais adolescent : « Return to Forever » enregistré en 1972 et qui allait faire date dans l’histoire. Plus tard en 1989, avec « Akoustic band », j’ai véritablement pris conscience de la dimension et de l’importance de sa musique et me suis rué sur ses albums précédents…

La modernité, l’invention de son jeu, sa verve de compositeur, ont influencé tant de musiciens… J’ai eu la chance de croiser sa route au festival de Nice en 1999, où nous avions l’honneur de faire sa première partie aux arènes de Cimiez.

Il va beaucoup nous manquer…

Je viens de découvrir ce concert avec le Lincoln Center en 2013… Fantastique !

Interview d’Eva Slongo

Merveilleuse musicienne, Eva Slongo fait partie de cette “nouvelle vague” de violonistes de jazz, dont le blog souhaite mettre en valeur quelques unes de ses représentantes. Eva est également enseignante et propose ses formations sur le blog “Apprendre le violon jazz” dont le lien est disponible en fin d’article.

Laurie Joubard

DJ : Peux tu te présenter ?

ES : Je m’appelle Eva Slongo, je suis violoniste et chanteuse Suisse, et cela fait une dizaine d’années que je vis à Paris. D’abord destinée à devenir musicienne classique, je me suis finalement tournée vers le jazz…

DJ: Quelles sont tes principales influences ?

ES : En premier lieu, je dirais que ce sont mes professeurs qui m’ont le plus influencée pour mon phrasé jazz. Je me suis formée en Jazz avec Pierre Blanchard, Didier Lockwood et Johan Renard. J’ai aussi beaucoup écouté Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty, et aussi d’autres instrumentistes : Charlie Parker, John Coltrane, Miles Davis, Chet Baker, Keith Jarret, Sarah Vaughan, et bien d’autres encore ! 

Pour ce qui est de mes compositions, je pense avoir été influencée par la musique classique et la musique latine, ainsi que par les musiques actuelles que j’ai pu écouter depuis mon enfance. J’aime beaucoup les esthétiques d’Erik Satie, Debussy, Michael Brecker, Gretchen Parlato, Roy Hargrove, Chris Potter, Julien Lourau, Giovanni Mirabassi, Bojan Z… Et j’en oublie certainement…

DJ : Quels sont ton pire et ton meilleur souvenirs de musicienne ?

ES : Beaucoup de souvenirs, mais une soirée spéciale me revient en tête : mon tout premier soir à New-York, dans une jam. Un des plus beaux souvenirs qui a viré en cauchemar !

Avec mon compagnon nous étions dans un club, à écouter une jam avec des musiciens absolument incroyables. Nous étions vraiment impressionnés… un tel niveau, et de la magie dans la musique. Mon compagnon me dit : “Eva je crois que c’est Ravi Coltrane qui est assis à côté de toi… ” Effectivement c’était lui ! L’instant d’après, il part sur scène jouer un morceau de son père au sopranino. C’était incroyable musicalement, une énorme claque ! Dans plusieurs jams il y eut des moments magiques, mais celui-ci fut le meilleur… 

Un peu plus tard, je suis montée sur scène avec mon violon… À New York, les musiciens n’avaient pas vraiment l’habitude du violon dans les Jams et me regardaient souvent de travers… Et cette fois-ci, pour la première fois, mon micro ne fonctionnait pas ! Tout le monde s’est ouvertement moqué de moi … Horrible ! J’avais juste envie de disparaitre….

Heureusement les autres jams se sont bien passées ! parfois on me demandait si j’allais jouer du classique ou quoi … après avoir joué un standard je sentais que les musiciens me respectaient, mais il fallait d’abord que je joue ! Il y avait vraiment un avant-après dans leur considération !

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

ES : IMPROVISATION. 

C’est le côté improvisé qui m’a d’abord plu dans le jazz. Même si au début, malgré ma bonne technique au violon, je n’y arrivais pas et que j’ai dû travailler cela… j’ai très vite ressenti quelque chose de très fort en improvisant, une sorte d’euphorie méditative que je n’avais pas pu ressentir pendant toutes mes années de musicienne classique.

DJ : Que penses-tu de la place que tient ton instrument dans la musique de jazz ?

ES : Pour l’instant le violon en jazz m’apparaît encore un peu méconnu, même s’il est vrai qu’il y a de plus en plus de violonistes qui jouent du jazz. Nous sommes dans une période spéciale, et il n’est pas facile de se faire connaître en tant que musicien… sur les réseaux sociaux j’ai vraiment découvert de super violonistes de jazz complètement méconnus ! 

Je pense que de plus en plus de violonistes s’intéressent au jazz, car ils cherchent à se développer dans un autre style que la musique classique. C’est pour cela que j’ai créé le blog APPRENDRE LE VIOLON JAZZ et une méthode de violon jazz qui convient vraiment bien aux violonistes classiques qui veulent se mettre au jazz, puisque j’ai moi-même vécu cette expérience !

DJ : Quels sont tes projets ?

ES : Je suis maman de deux enfants en bas âge, et la gestion de la vie de musicienne en parallèle n’est pas si évidente ! Et je ne parle pas du covid … 

J’ai quand même deux projets principaux qui me tiennent à cœur et que je parviens malgré tout à développer.

Le premier est musical : je prépare actuellement mon deuxième album que je vais enregistrer sous peu avec le pianiste Giovanni Mirabassi. L’esthétique musicale sera un peu différente de celle de mon premier album, avec des compositions inspirées de musique classique, et également des reprises classiques en jazz.

Mon deuxième projet est pédagogique : j’ai créé mon blog et ma méthode, et je continue à développer ma présence sur internet et sur les réseaux sociaux. Je prépare d’autres méthodes en ligne, des vidéos, les idées ne manquent pas, mais par contre, le temps oui…

DJ : Merci Eva ! Bonne route à toi !

La méthode d’Eva Slongo pour apprendre le violon jazz

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Blog “Apprendre le violon jazz”

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Le violon dans le jazz (Article)

Comment développer son oreille ?

Testez votre oreille analytique et sélective ! Première marche vers la transcription.

Voir la vidéo

Un écoute/ analyse flash, en temps réel, avec corrigé et score complet. Proposée par Stan Laferrière au cours du premier Webinar organisé le 5 février 2021, et se rapportant à la formation sur l’ARRANGEMENT JAZZ.

Refaites l’exercice en “live” !

Le violon dans le jazz

Dans l’esprit de la plupart des gens, le violon n’apparait pas comme un instrument historiquement fondateur, ou faisant partie de la genèse de la musique de jazz… Et pourtant !…

On peut avancer au moins deux faits, qui permettent de comprendre pourquoi, avant d’être un instrument « soliste » reconnu dans le jazz à partir des années 30, le violon est présent dans la quasi-totalité des orchestres de jazz depuis les années 1890 et jusqu’à la fin des années 20.

Stroviol (un petit cornet pour s’entendre, un gros pour le public)

Bien avant l’arrivée du jazz, au milieu du 19e siècle, le violon était déjà indissociable de la musique américaine et afro-américaine. Les cowboys utilisaient le violon (qui pouvait même être rudimentaire : « one string fiddle »), avec une guitare, une mandoline ou un banjo, pour animer leurs soirées et accompagner le « Square dance ». 

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Interview de Gaël Horellou

Saxophoniste de très grande classe et pédagogue, Gaël Horellou répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Peux tu te présenter ?

GH : Saxophoniste né à Caen en 1975, je suis tombé amoureux très jeune du jazz et des musiques noires en général. Mes parents (mon père comédien), m’emmenaient beaucoup au théâtre et aux concerts de jazz depuis tout petit. On écoutait beaucoup de musique à la maison (en vinyle) et j’avais un magnéto à cassettes sur lequel j’écoutais dès l’âge de 8/9 ans de grands classiques du swing : Sidney Bechet, Coleman Hawkins, Duke Ellington, etc… J’ai pris un saxophone à l’âge de 9 ans et j’ai commencé à jouer en formation au lycée vers 14 ans. J’ai ensuite débuté des études d’ingénieur, que j’ai sabordées pour devenir musicien professionnel à l’âge de 18 ans.

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

GH : Bird, Cannonball, Mc Lean, Rollins, Coltrane.

DJ : Quel est ton meilleur et ton pire souvenir de musicien ?

GH : Il y a eu tellement de moments ! je n’arrive pas à me rappeler d’un meilleur ou d’un pire. Énormément de bons moments, très peu de mauvais.

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

GH : SWING !

DJ : Si tu étais un standard de jazz ?

GH : “I’ll be seeing you”, un de mes standards favoris.

DJ : Quels sont tes projets ?

GH : Je sors début 2021 un nouvel album en quintet avec orgue chez Fresh Sound : “ORGAN POWER !” Et puis j’ai une résidence et des concerts avec mon projet réunionnais. J’y joue avec des percussionnistes, chanteurs de maloya. Nous travaillerons à La Réunion en mars, tournées prévues en juillet et octobre en métropole, ainsi que l’enregistrement d’un troisième album. 

J’ai également un nouveau projet électronique en chantier: un travail sur les grooves et particulièrement le ternaire.

J’attends impatiemment la reprise des concerts. Nous devions jouer 4 concerts ce mois de janvier avec Alain Jean-Marie, Duylinh NGuyen et Bernd Reiter. 

DJ : Parle nous un peu de ta dernière publication sur l’improvisation…

GH : C’est une méthode que j’ai intitulée : “Improvisation et langage du jazz – une approche mélodique pour tous les instruments”. Elle est sortie en 2019, m’a demandé 2 ans de rédaction et synthèse de notes prises pendant 10 ans.

C’est vraiment un retour d’expérience sur ce que j’ai pratiqué, avec en fil conducteur l’éclairage de Barry Harris avec qui j’ai fait un très grand nombre de stages et workshops. J’y expose ma manière de cultiver l’oreille tonale. Je parle du jeu vertical, horizontal, etc… Ma démarche est très personnelle, je vais chercher des sons chez les grands improvisateurs du jazz et je cherche à les décliner, à les changer de contexte et donc je réfléchis à des systèmes, tout cela dans une réflexion globale sur le système tonal et en utilisant les outils de Barry Harris.

DJ : Quelles sont les dates de tes prochains stages/ masterclass ? 

GH : Je donnerai 2 masterclass l’été 2021:

19 au 23 juillet 2021 à Cuxac-Cabardès (11)

9 au 13 aout 2021 au Monastier sur Gazeille (43)

Site Web de Gaël

WEBINAR N.1 invitation

Le blog Docteur Jazz et Stan Laferrière, vous invitent à un WEBINAR 

(Conférence interactive « live »)

Le vendredi 5 février prochain à 19h00

Durée environ 1H30

En rapport direct avec la formation « Arrangement Jazz » proposée sur le blog

Le thème sera : 

« Comment aborder la transcription – Développer son oreille sélective »

Avec une écoute/analyse en direct, d’un morceau à l’aveugle…

Le corrigé se fera en « live » également

Les participants recevront à l’issue de cette séance, la transcription complète du morceau en PDF.

De toute façon, à cette heure-là il n’y a rien à la TV, et vous ne pouvez aller ni dans les bars ni dans les restaurants ! 😉 Alors, venez nombreux et invitez vos amis et connaissances !

Munissez-vous de feuilles de papier (éventuellement de papier musique aussi) et d’un crayon !

Je vous conseille également de vous munir d’un casque audio, pour profiter du meilleur son possible.

Le lien pour vous inscrire dès maintenant : c’est ICI

Interview de David Fettmann

Magnifique saxophoniste à découvrir (Si ce n’est déjà fait), David Fettmann fait une belle carrière de soliste, notamment autour de ses compositions. Il fait également partie du Collectif Big One, qui vient de sortir les “Tableaux d’une exposition” avec Pierre de Bethmann en invité. Il a eu la gentillesse de se plier au jeu des 6 questions de Docteur Jazz !

Extrait Live au Sunset Jazz Club, “Lume Project” 

Teaser “Ruby Project” feat. Johnathan Blake

 Projet Pol Belardi’s Force, Live@Opderschmelz 

Interview de Dan Barrett

Incroyable musicien et arrangeur Américain, Dan Barrett, avec qui j’ai la grande chance de jouer régulièrement en Europe, a bien voulu répondre aux questions de Docteur Jazz et nous livrer une anecdote sur son métier d’arrangeur.

Voir la traduction en Français

DJ- Dan, please give us a presentation.

DB- I was born near Los Angeles, in Pasadena, California 14 Dec 1955. I grew up one hour south of Pasadena, in Costa Mesa, California, where I now live with my wife Laura. We have one son, Andrew, who is an accomplished ragtime pianist and authority on piano music of that era.

Neither of my parents were professional musicians. However, they both loved music. We had an old upright piano, and my mother would often play waltzes and ‘30s popular songs; usually in the key of C. My father would sometimes join her, standing by the piano and singing in a musical baritone voice. He would often come home from work and play records; mostly music from the great Broadway shows. One of my two older brothers played guitar. Ten years older than me, my brother Mark was in high school when “surf rock” was popular. (“Surf Rock” is a blues-based style of early rock and roll, which started near the beaches up and down the coast of southern California.) Mark played credible surf rock-styled guitar, and showed me the three basic chords of “the blues.”

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Sammy Nestico

Sammy NESTICO, Arrangeur et tromboniste, vient de tirer sa révérence à l’âge de 97 ans…

Né le 6 février 1924 à Pittsburg, son nom est pratiquement indissociable du « Count Basie Orchestra » !

Tromboniste autodidacte, il étudiera l’écriture à la « Duquesne University ». Il sera arrangeur pour l’US Air Force Band, puis il dirigera l’US Marine Band.

Sa carrière d’arrangeur va surtout être mise en lumière grâce aux orchestrations qu’il va réaliser pour l’orchestre de Count Basie, entre 1970 et 1984. 

Il écrira également, on le sait moins, pour Stan Kenton ou Louis Bellson.

Il travaillera aussi beaucoup pour la variété (Barbara Streisand, Phil Collins, Bing Crozby…) et pour la TV (Comme orchestrateur pour Mannix, Mission Impossible, M-A-S-H, Drôles de dames, Hulk…), puis se dirigera vers l’enseignement (magnifique ouvrage : “Inside the score”).

Son style d’arrangement pour Big Band (qui a notamment fait son succès dans les universités), se caractérise par une écriture simple (mais pas simpliste !), sobre et efficace, avec des lignes claires, où il utilise la plupart du temps les instruments dans leur tessiture la plus aisée. Son style d’arrangement fait “école” depuis des décennies dans le monde de l’écriture jazz “classique”.

A écouter :

Le fameux « Basie Straight Ahead »

Résultats du Quizz N.3 “Standard suspect”

Voici le résultat du Quizz:

Il fallait trouver le standard “Born To Be Blue” composé par Mel Tormé en 1947

Le podium :

1er : Gilles Réa (Guitariste. Décidément très fort)

2ème : Ludovic de Pressac (Pianiste)

3ème : Xavier Doré (Guitariste)

Voici la grille ré harmonisée avec la mélodie d’origine :

Et la grille d’origine du compositeur. C’est celle là qu’il faut utiliser lorsque vous jouez le morceau ! La mienne s’auto-détruira dans quelques secondes … ;-);-)

Merci pour votre participation ! Et à très bientôt pour un nouveau Quizz !

Standard suspect N°3

Le quizz “Standard suspect”

Dans cette rubrique, je poste une grille de standard. Elle est en général ré harmonisée, légèrement ou franchement (mais pas obligatoirement). Dans tous les cas, elle colle bien entendu parfaitement avec la mélodie d’origine.

A vous de trouver de quel standard il s’agit !… En commentant le post ici même (en bas de la page)

Lorsque je donnerai la réponse (et le podium), je posterai la grille d’origine, qui est souvent différente de la grille « usuelle ».

Si je constate que c’est trop dur, je donnerai quelques indices… 

Une fois la réponse donnée, postez votre suggestion personnelle de grille pour ce morceau, en commentant directement le post!

Tout le monde peut participer !! ne soyez pas timides !

Voici la grille du Quizz n°3. A vous de jouer !

Podcast de la suite complète sur l’histoire du jazz

Suite complète sur l’histoire du jazz en quintet “De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés”. Composée et racontée par Stan Laferrière.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro : Trompette-Bugle

Nicolas Montier : Saxes-Clarinette-Guitare électrique

Philippe Milanta : Piano

Pierre Maingourd : Contrebasse

Stan Laferrière : Batterie-Banjo-Guitare acoustique-Vocal-Piano (Tableau 1 Rag)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles

Interview de Pierre Bertrand

Saxophoniste, flûtiste, mais surtout arrangeur reconnu et enseignant, Pierre Bertrand est une “plume” qui compte dans le monde de l’écriture. J’ai voulu en savoir plus et l’ai soumis au questionnaire de Docteur Jazz.

DJ- Bonjour Pierre, peux tu te présenter ?

PB- Je suis musicien, saxophoniste, flutiste, chef d’orchestre, compositeur, 
arrangeur, pédagogue né en 1972 à Cagnes sur Mer.
Je dois mon déclic pour le jazz à la grande parade du jazz de Nice en 
1977 avec notamment le big band de Basie, Dizzy Gillespie et professeur 
Longhair.
J’ai commencé la musique en 1982 et écrit en autodidacte dès l’année 
suivante.
Après des études diverses, j’ai terminé au CNSM de Paris un cursus jazz 
et obtenu 2 prix d’écriture classique en 1997.
En 1998, à la demande de Bernard Maury je créé un cours d’écriture jazz 
qui s’est développé jusqu’à aujourd’hui autour du CRR de Paris, du 
PSPBB, du CRR de Nice, parfois du CNSM et maintenant à l’IMFP.
En 1999 je fonde avec Nicolas Folmer le Paris Jazz Big Band dont 
l’activité durera jusqu’à 2014.
En 2009 je fonde mon groupe principal “La Caja Negra” en activité 
aujourd’hui.

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De Basin Street à saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Dernier épisode

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FRENCH TRIP (St Germain des prés/Paris 1959)

Voici venir l’un des plus authentiques génies de l’histoire du jazz : Monsieur Art Blakey. S’il aime parfois scander sur sa batterie des tempos archaïques, c’est qu’il n’a pas oublié ni les « Marching bands » des précurseurs du jazz à la Nouvelle-Orléans, ni les percussions obsessionnelles de ses ancêtres Africains. Ce qui ne l’empêche nullement d’être l’un des batteurs les plus originaux et novateurs de sa génération. Blakey est un grand seigneur au sourire éclatant. Il a consacré 40 ans à diriger ses « Jazz Messengers », à développer le talent de musiciens qu’il recrutait et qui deviendront plus tard de grands noms du jazz : Clifford Brown, Lee Morgan, Benny Golson, Wayne Shorter, Keith Jarrett, Wynton Marsalis… Une telle attitude en milieu artistique, n’est guère fréquente et est infiniment respectable. Chef de file du style « Hard Bop », qui précéda de peu la révolution du « Free Jazz », son credo est de retourner aux sources du jazz : le Gospel, la Soul, le Blues ; véritables racines de la musique Afro-Américaine. FRENCH TRIP fait référence à ce séjour à Paris que firent les « Jazz Messengers » en 1959 et où ils gravèrent dans un club de St Germain des prés, le célèbre « Blues march ».

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Trompette)

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles ici  

Formation/Stage d’initiation au Jazz

Le premier stage de formation “Initiation à l’univers du jazz” de deux jours, organisé par Docteur Jazz et animé par Stan Laferrière, se tiendra les 2 et 3 juillet 2021 à Angers. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire. Attention : nombre de places limité (Distanciation, gestes barrières, masques de rigueur, en fonction de l’évolution de la pandémie actuelle).

A destination principalement des Professeurs de FM et tous enseignants des écoles de musique et conservatoires. Ce stage de formation est bien entendu également ouvert à tout musicien professionnel ou amateur désirant aborder l’univers du jazz.

STAGE DE FORMATION TRES COMPLET SUR L’UNIVERS DU JAZZ. 

Histoire, répertoire, harmonie, rythme/swing, improvisation.

Dans le cadre de la formation continue, Stan Laferrière, conférencier sur l’histoire du jazz, ex-professeur d’écriture dans les CRR de Paris et Dijon, multi-instrumentiste et compositeur, propose cette formation sous la forme d’un stage de 2 jours à Angers. Il s’agit d’une initiation à l’histoire du jazz et à son langage particulier, harmonique et rythmique, ainsi qu’à l’improvisation.

Les deux jours de stage sont organisés comme suit :

1er jour : 

Nous parlerons d’histoire du jazz, depuis les origines jusqu’à nos jours en couvrant 100 ans de musique. Cette conférence est émaillée d’écoutes/analyses (exercices interactifs auditifs dont vous aurez les corrigés). Le contexte social, l’évolution de la musique, le répertoire, les parallèles avec les autres courants musicaux seront évoqués. Cette conférence est interactive ; les réactions, les questions et la participation des stagiaires sont vivement appréciées.

La journée se termine avec une initiation à la pulsation swing et l’interprétation des croches (PDF et exercices fournis).

2ème jour : 

Il sera question d’aborder l’harmonie jazz. Ses codes, la façon de les mettre en œuvre pour transformer une chanson ou n’importe quel morceau et lui donner une couleur jazz. Avec des exemples au piano et des écoutes. Pour cela nous nous servirons d’un support PDF écrit par Stan Laferrière (sorte de « mémo sur l’harmonie jazz », traitant des notions élémentaires et principales), qui sera fourni aux stagiaires  avant le stage afin qu’ils puissent déjà l’étudier, et le cas échéant, préparer des questions à poser sur les points qui leurs paraissent obscurs.

Il sera ensuite question d’évoquer les mécanismes de l’improvisation de manière simple (notion souvent abordée de façon uniquement théorique) Les instruments des stagiaires sont les bienvenus, pour mettre les acquis en application immédiate !

Le stage se terminera par une foire aux questions.

Je précise que ce stage ne nécessite aucune connaissance particulière en jazz. Il vous donnera par contre, des outils synthétisés indispensables pour vous permettre d’expliquer les rudiments du langage jazz à vos élèves.

  • Vous recevrez avant le stage: la version PDF du mémo harmonique, et un descriptif complet du stage.
  • Vous recevrez sur place: un book complet pour suivre le stage et travailler, avec les exercices et les corrigés des écoutes/analyses (Ear training), les exercices rythmiques, les notions de base pour aborder l’improvisation.
  • Vous recevrez après le stage: Un PDF complet de tout ce qui aura été évoqué pendant le stage (Histoire du jazz, Répertoire, Harmonie, Rythme/Swing, Improvisation).

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De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Episode 12

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THERE’S NO BUTTERFLY (Jazz festival/Newport 1955)

Miles Davis est passé avec sa trompette, par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Il en a même inventé de supplémentaires invisibles au commun des mortels. Et pour Miles, la plupart des mortels sont communs ! Le jazz ne manque pas de figures excessives : Jelly roll Morton, Charlie Mingus. Mais Miles est, d’après lui-même, le plus excessif des excessifs. Quand une forme musicale a donné tout son suc, il passe à la suivante. Quand sa chemise est sale, il en commande 12 nouvelles. Quand un policier lui défonce le crâne à coup de matraque, il va le lendemain se faire démolir ce qu’il en reste sur un ring de boxe. Miles Davis est difficile à suivre musicalement, mais c’est parce qu’il est toujours en avance sur tout le monde. Instigateur de plusieurs styles majeurs de l’histoire du jazz, on le retrouve à la pointe de l’innovation dans tous les courants qui voient le jour depuis les années 50 jusqu’à sa disparition en 1991. THERE’S NO BUTTERFLY, évocation du célère « All blues », nous replonge dans l’univers du formidable quintet qu’il dirigeait en 1955 aux côtés de John Coltrane, Red Garland, Paul Chambers et Philly Joe Jones.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Trompette)

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles ici 

Claude Bolling

Claude Bolling rejoint en cette fin d’année 2020, le Panthéon des musiciens de jazz Français.

Travailleur acharné, inventif, boulimique, touche à tout, il a beaucoup contribué (à l’instar de Jacques LoussierDidier LockwoodMichel Legrand et quelques autres) à l’exportation et à la reconnaissance du jazz Français à l’étranger. Également connu pour ses compositions « Cross over », mélangeant jazz et classique en mettant en scène des musiciens comme Jean-Pierre Rampal ou Alexandre Lagoya, il sera un compositeur important de musique de film et d’animation et s’imposera comme l’un des plus grands pianistes spécialistes du Ragtime.

J’ai eu la grande chance de travailler avec lui durant les années 90, et d’être un témoin actif de son « laboratoire musical ». J’ai énormément appris sur mon métier à son contact.

J’avais envie de vous faire partager ce petit extrait d’une émission d’André Francis de 1974, où Claude est parfaitement dans son élément, et nous montre sa connaissance des pianistes des années 1910 à 1940.

Merci pour tout ça Claude.

https://www.ina.fr/video/I09203645?fbclid=IwAR1TyvhQriOo7u0Pfm_Ef3iUOc1utiTm12KilWLjDTXV2GKMJO1C53shjPI

A écouter également, des enregistrements que les plus jeunes ne connaissent peut-être pas :

Les trio de 1953 avec Albert Nicholas (clarinette) et Kansas Fields (batterie)

Les duos de 1951 avec Roy Eldridge (trompette)

Claude Bolling et son orchestre (Big band) de 1956 “Les succès de Duke Ellington”

La plupart de ces enregistrements sont disponibles chez Frémeaux & associés.

Benny Carter et Saxomania

Additif à l’article sur Benny Carter, suite aux nombreuses questions concernant l’enregistrement de Saxomania avec Benny Carter.

Cet album enregistré au Théâtre des Champs-Elysées le 4 janvier 1988, fut le premier d’une longue série avec Saxomania, un septet créé par Claude Tissendier, qui comprenait 2 saxes alto, 2 saxes ténors et une rythmique. Nous avons par la suite, enregistré des albums avec Phil WoodsClark TerryGuy Laffitte, entre autres (et accompagné nombre de vedettes Américaines comme Herb Geller ou Lew Tabakin…)

Lors de cette séance, il était prévu que le batteur de Duke Ellington (de 1955 à 1966), Sam Woodyard (qui était venu à Paris dans les bagages de Gérard Badini pour y finir ses jours), joue quelques morceaux avec l’orchestre et Benny Carter. Malheureusement, le trac (eh oui) ou l’alcool (ou les deux), l’ont empêché de se joindre à nous et il est resté prostré à écouter en bas de l’estrade… Il est décédé quelques mois plus tard, le 20 septembre 1988.

Sam Woodyard était en France depuis la fin des années 70, et on le croisait souvent dans les clubs, on jouait même avec lui de temps en temps (Bon sang quel drive !! même fatigué, même saoul comme un cochon…). 

J’ai encore un souvenir incroyable à son sujet. Cela devait être en 1979 ou 1980, je jouais au piano avec mon tout premier trio, dans un club de la rue Dauphine à Paris « le Sélénite », avec Marc Bertaux à la basse et un copain de lycée à la batterie. Nous venions de terminer la soirée, vers 1h du matin, les copains étaient partis et je discutais avec ma maman qui était venue nous écouter. Lorsque débarque Sam Woodyard, à moitié saoul évidemment, deux baguettes dépassant de la poche arrière de son jean, vociférant, vraisemblablement quelques jurons intraduisibles… Il sort ses baguettes et hurle: « I WANNA PLAY ! I WANNA PLAY !”. Il se plante devant moi et avec son doigt, m’invite (euh ! ce n’est pas le bon terme…), m’intime l’ordre de filer au piano. J’avais 19 ans et j’étais terrifié ! Il se met à la batterie et commence à jouer le tempo tout seul. Voyant que je restais pétrifié devant le piano, il lança un titre : « “A” Train !!! ». Je m’exécutais bien sûr, jouant comme je pouvais et lui, chantant le thème derrière moi et me gratifiant de quelques « good boy ! good boy ! »… Nous avons joué peut-être pendant une heure en duo, uniquement des thèmes de l’orchestre de Duke, pratiquement seuls dans le club, ma mère médusée et le barman agacé, qui finira par nous mettre dehors…

Comme on dit : « c’est comme ça que le métier rentre » !… Ah ! Ah !

Stan Laferrière

Interview de Franck Amsallem

Pianiste, compositeur arrangeur et vocaliste d’une grande culture et au langage sensible, Franck Amsallem est né en 1961 à Oran et a grandi à Nice. Son parcours est impressionnant et mérite que l’on s’y attarde… Il répond aux questions de Docteur Jazz…

Présente-toi

Pianiste de jazz, arrangeur occasionnel puisque n’écrivant plus beaucoup, chanteur frustré.

Expatrié n’ayant jamais tranché entre la musique noire et les excès de la table bien de chez nous.

Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencé ?

Dans l’ordre : Bob Brookmeyer, Bela Bartok, Thad Jones, Gil Evans & Igor Stravinsky.

Quel est le projet d’écriture dont tu es le plus fier ? ton préféré ?

Nuits pour Orchestre à cordes, section rythmique et soliste de Jazz. Jamais enregistré dans une version satisfaisante, mais je l’espère “in the future”.

Une phrase pour définir l’écriture

Ne pas se tromper de cible, ce n’est pas forcément écrire pour la postérité, mais plutôt écrire quelque chose qu’on a envie de réécouter.

Quel est l’arrangement qui n’est pas de toi et que tu aurais aimé écrire ?

“Thank You” de Jerry Dodgion

Quels sont tes projets ?

Jouer et écrire des arrangements pour quatuor à cordes dans un projet à venir avec chanteuse. Jouer et recommencer à écrire pour moi dès que la vie reprendra…

Anecdote personnelle

En juin 1989, j’étais en très bonne compagnie avec d’autres arrangeurs-compositeurs émérites (Kenny Berger, Ed Neumeister, Glenn Mills, Frank Griffith, Pete Mc Guinness), en train d’écrire une composition originale pour l’orchestre de Mel Lewis lors d’un stage organisé par BMI (le premier “BMI Workshop”, devenu depuis une institution New-yorkaise).

Nous devions tous “pondre” un opus pour cet orchestre que nous adorions, LA référence absolue à NYC et ailleurs. Un long concert s’annonçait en perspective, avec des musiciens dans l’orchestre ayant plus ou moins envie de jouer le jeu. Mel, très malade, était comme souvent d’une humeur massacrante, et décida lors de la deuxième répétition qu’il ne se sentait pas de jouer toute cette musique, pourtant écrite spécialement pour lui. On sentait bien qu’il désapprouvait tout cet exercice, pourtant chapeauté par ses amis Brookmeyer et Manny Albam. On appela Danny Gottlieb pour le remplacer (En lecture à vue, bonjour…), mais Mel resta pour écouter tout le concert et joua même un morceau qu’il trouvait plus “civilisé”. 

On (du moins moi) s’était donné beaucoup de mal pour écrire quelque chose spécialement pour lui, chose que tout arrangeur doit garder à l’esprit au lieu d’écrire un hypothétique concerto pour cobaye en souffrance. Il m’avait déjà rencontré auparavant et complimenté sur mon travail. Je l’ai approché à la fin du concert et il m’a dit : “Your chart was GREAT, GREAT ! up until it went into multiple-meters (…!). 

Je lui ai répondu…”euhhhhhhh enfin…. C’était tout en 4/4, juré, craché…”. Il me regarda, toujours aussi sévère “you know what I mean, it sounded like it was in odd-meters”. Et avant que je ne puisse lui répondre, il me dit : “Look, odd meters are a bad thing. Very bad. Don’t do it, don’t go there. Look what it did to Don Ellis : He died from it”. Sans me laisser le temps de lui répondre, il s’en alla.

Trente ans après j’en suis toujours bouche bée. 

6 mois plus tard, il s’en alla rejoindre Thad au paradis des bandleaders qui swingueront “no matter what”.

https://soundcloud.com/sallemjazz/effeminate-meanderings

https://soundcloud.com/sallemjazz/un-chanson-douce-henri-salvador

https://soundcloud.com/sallemjazz/04-younger-days

https://soundcloud.com/sallemjazz/bluedahlia-studio

Benny Carter

Le but de ces petits portraits, est de vous faire découvrir des arrangeurs moins connus, mais qui ont apporté au jazz, par leur charisme ou leur personnalité. Quand il s’agira de stars, alors nous irons explorer la face cachée des artistes, ou une facette méconnue… J’ai déjà une liste en tête, mais vos idées sont les bienvenues !

Benny Carter
Bennett Lester Carter
8 Août 1907 N.Y – 12 Juillet 2003 L.A

Benny Carter est connu comme instrumentiste de grand talent, mais sa contribution importante à la naissance du big band au milieu des années 20 et sa science de l’arrangement, sont pour moi les facettes les plus intéressantes de sa personnalité de musicien. 

Ce saxophoniste et trompettiste, curieux et boulimique, jouera dans nombre d’orchestres prestigieux, n’y restant parfois que quelques semaines… Fletcher HendersonDuke EllingtonChick WebbBenny Goodman… En 80 ans de carrière il sera tour à tour, selon les périodes et les opportunités qui lui sont offertes, musicien, directeur musical, chef d’orchestre, arrangeur, compositeur pour le cinéma ou la TV, enseignant.

Benny est né en 1907, d’un père guitariste et d’une mère pianiste et organiste, ses deux cousins sont également musiciens (Theodore Bennett, trompettiste et Darnell Howard, clarinettiste).

Dès son plus jeune âge, sa mère lui enseigne le piano. Un peu plus tard, impressionné par le jeu de Bubber Miley, il achètera un trompette, mais il l’échangera contre un C melody sax (sax en Ut), qu’il troquera finalement contre un sax alto !

C’est en Août 1924 que les choses sérieuses commencent. Il est engagé successivement par le trompettiste June Clark, les « Billy Paige’s Broadway Syncopators », avec lesquels il joue au Capitol de New-York, et les « Lois Deppe’s Serenaders ».

De 1925 à 1931, il jouera successivement avec Horace Henderson (le frère de Fletcher), Billy FowlerJames P.JohnsonDuke EllingtonFletcher HendersonCharlie Johnson. Il créera son propre orchestre en 1928 pour jouer à l’Arcadia Ballroom de New-York. Il reviendra finalement chez Fletcher Henderson, qui a surtout besoin de lui comme arrangeur, car le Big band se développe, la demande est énorme et les ballrooms engagent à tours de bras. 

Il fournira à cette époque un grand nombre d’arrangements majeurs de l’orchestre de Fletcher. C’est également à cette époque qu’il développe sa verve d’arrangeur inventif pour la section de saxophones, et qu’il impose le sax baryton comme cinquième anche dans la section. Le « standard » de la section de saxes du Big Band ne changera plus. 

D’un point de vue technique, le baryton va doubler le sax alto lead (la première voix de la section), renforçant la mélodie à l’octave inférieure, mais Benny Carter a d’autres idées en tête et va être l’un des premiers arrangeurs (avec Duke Ellington) à écrire à 5 voix pour les saxes ! Il va « élargir » la section en n’écrivant plus uniquement en « close voicings » (accords serrés), utilisant le baryton comme « libéro », le faisant jouer tantôt une cinquième voix, tantôt doubler le lead, ou bien soutenir la contrebasse en lui faisant doubler des fondamentales. Il ouvre la voie, au tout début des années 30, à l’écriture moderne. Des arrangeurs comme Quincy Jones ou Thad Jones lui doivent beaucoup.

Toujours durant les années 30, et on le sait peu, il va écrire de nombreux arrangements pour… Duke Ellington ! Et pour d’autres, comme Fletcher Henderson ou Benny Goodman, pour les plus connus.

En mars 1931 il rejoint l’orchestre de Chick Webb qu’il quitte au cours de l’été pour devenir directeur musical des « Mc Kinney’s Cotton Pickers », tout en jouant régulièrement avec Don Redman et Fletcher Henderson. A partir de septembre 1932, il va à nouveau diriger un orchestre dont le casting est impressionnant : le trompettiste Bill Coleman, le tromboniste Dicky Wells, les saxophonistes ténors Ben Webster et Chu Berry, le pianiste Teddy Wilson et les batteurs Cozy Cole et Sidney Catlett. Cette formation sera dissoute à la fin de 1934.

Les années qui vont suivre vont le faire beaucoup voyager, notamment en Europe où il va séjourner quelques temps. Paris, Londres, une tournée en Scandinavie (où il gère un orchestre international en 37), pour finir à Paris où il dirige l’orchestre du Bœuf sur le toit, avant de retourner aux États-Unis en mai 38.

Il va alors remonter un Big Band pour animer le Savoy Ballroom à New-York. Puis lors d’une tournée qui le fait passer à Los Angeles, il décidera de se poser quelques temps pour travailler à Hollywood, où il aura l’opportunité d’écrire des arrangements pour le cinéma (Stormy Weather, entre autres…) et un peu plus tard pour la TV. Il est l’un des premiers musiciens afro-américains à travailler dans les studios d’Hollywood, et (avec Nat King Cole) à pouvoir résider à Beverly Hills… Au milieu des années 40 il va remonter un big band (son dernier), dans les rangs duquel on trouvera des musiciens comme Max RoachJJ Johnson ou Miles Davis

Benny Carter est également à cette époque, un des musiciens « piliers » de l’orchestre du J.A.T.P (jazz at the Philharmonic), avec lequel il fait de nombreuses tournées.

L’essentiel de son activité durant les années 50 et 60 s’effectue à Los Angeles, où il est surtout arrangeur et directeur musical. Il écrira des arrangements pour Louis ArmstrongRay CharlesPeggy LeeElla FitzgeraldSarah Vaughan

Dans les années 70, il entame une nouvelle carrière, d’avantage axée vers l’enseignement. Il va pendant cette période, enchaîner les résidences dans les universités.

Preuve de l’incroyable production de Benny Carter : à l’occasion de son 75ème anniversaire, la radio New-Yorkaise WKCR diffusera 177 heures de ses enregistrements en continu !

Il sera actif (ne jouant plus que du saxophone) pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Il décèdera le 12 juillet 2003 à Los Angeles.

Voici un lien intéressant pour sa discographie qui vous permettra de constater l’étendue de la production de ce musicien exceptionnel, récompensé par 3 Grammy Awards et finalement très peu connu du grand public. 

Discographie Benny Carter

Une petite anecdote personnelle :

J’ai eu la grande chance de côtoyer ce géant du jazz dans les années 80/90. Plusieurs tournées, notamment avec Saxomania et un bel album enregistré au Théâtre des Champs-Élysées en 1988. Comme la plupart des « grands » du jazz, il était d’une grande humilité, bienveillant et dans un partage permanent. 

de gauche à droite: Stan Laferrière, Nicolas Montier, Benny Carter, François Laudet, Pascal Chebel.

Un de mes meilleurs souvenirs de jeune arrangeur, lorsque j’étais le pianiste et co-arrangeur (Avec François Biensan) du Big Band de Gérard Badini, fut un concert mémorable au festival de Juan-Les-Pins. Il s’agissait pour le big band, de faire un concert retraçant l’histoire du jazz en invitant pour chaque morceau, une légende du jazz… Ainsi, de mémoire, nous avons accompagné : Claude LuterBenny BaileyLa VelleClark TerryBenny CarterPhil WoodsJohnny GriffinDiane Reeves, Archi Shepp… J’en oublie sans doute. J’étais chargé d’écrire des arrangements ou de faire des transcriptions pour tous ces prestigieux invités…

Je n’oublierai jamais le moment où à la balance, Benny Carter est monté sur la scène pour écouter l’arrangement que l’on m’avait demandé d’écrire sur une de ses magnifiques ballades « Evening Star ». Il s’est assis sur un tabouret de bar à côté du piano, et a demandé à ce que l’on joue le morceau… Puis il est venu près de moi et m’a dit à l’oreille : « Great job Stan ! Thank you so much ». J’ai retrouvé le fax qu’il avait envoyé à Gérard Badini et où il mentionne: « Stan can do what he likes with the arrangement, and I will be happy if he chooses to surprise me with his concepts » … Quel témoignage incroyable, à plus de 80 ans, de sa curiosité et de son ouverture d’esprit…

De basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Episode 11

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CHEESE CAKE (The Haig/West coast 1952)

Les existences de Gerry Mulligan et de Chet Baker ne se sont croisées que pendant peu de temps. Ils avaient 25 ans tous les deux lorsqu’ils formèrent, en 1952 à Los Angeles, un quartet à haut risque au plan harmonique, sans piano ! L’accompagnement se limitant à une contrebasse et une batterie. A part leur origine bourgeoise blanche et leur physique de play-boy, Chet et Gerry ont peu de points communs. Chet Baker a, en effet, appris la trompette en autodidacte, pour jouer comme Harry James, et ne s’est décidé qu’à 20 ans à étudier sérieusement l’harmonie et l’analyse musicale. Gerry Mulligan, à l’inverse, a reçu très jeune une formation musicale complète et on lui a enseigné le jeu de tous les saxophones et du piano. Lorsqu’ils se rencontrent en Californie, Chet et Gerry, s’ils ont vécus avec la même passion la naissance du Be-bop, et ont été bouleversés par Parker, Gillespie et Bud Powell, se sont également mis à l’écoute d’un courant parallèle plus sophistiqué, plus sobre, plus « cool » qui s’amorce sous l’impulsion d’autres novateurs, Miles Davis en tête. C’est ainsi que naît le « Mulligan quartet » et que sont enregistrés en quelques mois une vingtaine de titres qui feront date dans l’aventure du jazz « West coast » né en 1949 avec l’album « Birth of the cool » de Miles Davis. Avec CHEESE CAKE, on retrouve toutes les caractéristiques de ce quartet mythique et du style si particulier qu’il incarne.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Bugle)

Nicolas Montier (Saxe baryton)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

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Mélodie contagieuse, ou l’histoire d’un standard…

“In A Mist”

Bonjour et bienvenue dans cette rubrique du blog Docteur Jazz, disponible en podcast ! 

Il s’agit de voyager à travers l’histoire d’un standard de Jazz, célèbre ou non, et de vous faire découvrir les versions parfois iconoclastes, qu’en ont fait les jazzmen dans les décennies qui ont suivi sa composition.

J’ai décidé d’ouvrir cette rubrique avec un morceau emblématique, écrit par un musicien non moins emblématique. Je veux parler de « In A Mist » composé par Bix Beiderbecke. Musicien dont j’ai déjà parlé dans un article sur le blog