Billy Cobham

Carte N.42 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Billy Cobham. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 16 mai 1944 à Panama, Billy Cobham s’installe à New York avec sa famille là l’âge de 3 ans. Il débute la batterie lorsqu’il a 4 ans et sera accepté à la High School Of Music à 14 ans. Sa carrière débute avec des musiciens comme Joe Henderson ou Horace Silver, puis avec Miles Davis. Mais il se crée bientôt un style propre au début des années 70, très influencé par le Rock et le Funk. Il collabore ensuite, en compagnie du guitariste John McLaughlin au Mahavishnu Orchestra, qui mêle Jazz, Rock et Fusion. Il se distinguera en jouant avec un set de batterie comprenant de nombreux Toms et accessoires, rompant ainsi la tradition « jazz » du set minimaliste… Il termine sa carrière en enseignant la batterie dans son école, la « Billy Cobham School of Drums ».

Times Of My Life. Billy Cobham

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Marcus Miller

Carte N.41 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Marcus Miller. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né à New York le 14 juin 1959, Marcus Miller débute à la clarinette avant de se fixer sur la basse. Son père joue de l’orgue à l’église et lui apprend quelques rudiments, mais c’est en autodidacte qu’il va étudier la basse. Il collabore avec Miles Davis, et enregistre notamment l’album « Tutu » en 1980. Cet enregistrement va lancer sa carrière. On le retrouve ensuite aux côtés d’artistes comme : Al Jarreau, Claude Nougaro, Aretha Franklin, Stanley Clarke.

Detroit (Renaissance). Marcus Miller

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Joe Zawinul

Carte N.40 du jeu de 7 famille Docteur Jazz

Joe Zawinul. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

D’origine hongroise et tchèque, Joe Zawinul est né à Vienne en Autriche, le 7 juillet 1932. Il débute en jouant de la musique traditionnelle tzigane à la trompette basse, mais il choisit finalement rapidement le piano. Il joue avec le saxophoniste Cannonball Adderley de 1962 à 1970 et se forge une solide réputation. Il rencontre Miles Davis avec qui il enregistre notamment l’album « Silent Way ». Au début des années 70, il fonde avec Wayne Shorter le groupe « Weather Report » qui rencontre un énorme succès. Il composera quelques grands succès comme « Mercy, Mercy, Mercy » ou « Birdland ». Bien qu’influencé par des pianistes classiques comme Nat King Cole ou George Shearing, Joe Zawinul développera un style très personnel et deviendra l’un des maîtres du synthétiseur.

Birdland. Joe Zawinul-Weather Report

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Wayne Shorter

Carte N.39 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Wayne Shorter. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 25 août 1933 dans le New Jersey, Wayne Shorter est une figure très marquante du jazz Fusion. Également grand compositeur, il jouera dans des orchestres mythiques comme les « Jazz Messengers » (1959 à 1964), le quintet de Miles Davis (1964 à 1969) et sera l’un des fondateurs du célèbre groupe « Weather report » (1970 à 1985). Son quartet des années 2000 avec Brian Blade à la batterie, John Patitucci à la basse et Danilo Perez au piano est un modèle d’interaction et de musicalité. Ce quartet a enregistré « Footprints « en 2002 et « Alegria » en 2003.

Endangered Species. Wayne Shorter 1986

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Julian Priester

Carte N.38 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Julian Priester. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né à Chicago le 29 juin 1935, le tromboniste Julian Priester jouera encore adolescent dans des groupes de Blues comme celui de Muddy Waters. Il débute sa carrière au début des années 50, dans le Big band de Sun Ra, puis aux côtés de stars comme Dinah WashingtonLionel HamptonArt Blakey, et fera même une tournée au sein de l’orchestre de Duke Ellington ! En 1970, il rejoint le groupe de Fusion de Herbie Hancock. A la fin des années 70, il s’installe à Seattle et y enseigne la composition à la Faculté jusqu’à sa retraite.

Heads Of The People. Julian Priester

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Donald Byrd

Carte N.37 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Donald Byrd. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né à Détroit, le 9 décembre 1932, Donald Byrd étudie à l’université avant de servir dans l’US Air Force au début des années 50. Il débute à la trompette aux côtés d’Art Blakey dans les « Jazz Messengers » et côtoie les meilleurs musiciens du Bebop et du Hard bop, comme Thelonious Monk, ou John Coltrane… Il forme son premier groupe en 1958 avec Pepper Adams et Herbie Hancock. C’est au début des années 70 qu’il va s’orienter vers le jazz Fusion, son album « Black Byrd » va être un énorme succès et sera vendu à plus d’un million d’exemplaires. Le titre de cet album va d’ailleurs inspirer le nom du groupe qu’il fonde en 1973 : « The Blackbyrds ». Il terminera sa carrière en s’intéressant au Rap.

You & Music. Donald Byrd 1975

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Billy Higgins

Carte N.36 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Billy Higgins. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 11 octobre 1936 à Los Angeles, Billy Higgins joue déjà de la batterie à l’âge de 12 ans dans les orchestres du quartier. Rapidement remarqué par Don Cherry, il part en tournée. Puis c’est la rencontre avec Ornette Coleman en 1958. Batteur attitré du label Blue Note, il aura l’occasion de jouer et d’enregistrer avec une multitude de stars du jazz (Donald ByrdDexter GordonJoe HendersonHerbie HancockPat MethenySonny RollinsThelonious Monk…). Au total, près de 700 albums !!

Billy Higgins- Sonny Rollins- Don Cherry 1962

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Histoire du jazz : Ce qu’il faut savoir…

HISTOIRE DU JAZZ

« Ce qu’il faut savoir… »

Synthétisation des principales notions historiques et techniques

  1. Étymologie
  2. Caractéristiques principales du Jazz et essai de définition
  3. Bref historique de la naissance et de l’évolution des styles de Jazz

1. Étymologie

Il existe de très nombreuses théories sur l’étymologie du terme « jazz » …

Trois d’entre elles (qui se corroborent et se complètent les unes les autres), retiennent ma préférence :

Read more

Les instruments dans le jazz…

Quels instruments trouve-t-on dans la musique de jazz, et quelle est la composition des orchestres de jazz ?

En fait, cela varie en fonction des styles et des époques…

Le jazz est en partie, né des fanfares et harmonies municipales ou brass bands, que l’on peut regrouper sous la dénomination de « Marching Bands », dans lesquels on rencontrait nombre de musiciens qui n’avaient pas les moyens de s’acheter un instrument…

On retrouve donc tout naturellement, tous les instruments présents habituellement dans ce type de formations : Cornet (trompette), tromboneclarinette (parfois du saxophone), flûtetubagrosse caissecymbalestambour (ou caisse claire)…

Ces Marching Bands rencontrent un énorme succès à la Nouvelle-Orléans, et ponctuent ou animent de nombreux évènements comme les mariages, les enterrements, les picnics, ou les fêtes diverses…

Le style Nouvelle-Orléans (Années 1910) :

Vers 1910 (et même un peu avant) on voit apparaître les premiers orchestres jouant à poste fixe. 6 à 10 musiciens. Le type d’instruments présents dans les orchestres de jazz se « standardise » alors un peu. Cornettromboneclarinettesaxophoneguitarecontrebassebatterieviolon, (un piano, lorsqu’il en existe un sur place).

La tradition du violon dans les orchestres de jazz (jusqu’en 1930) a deux origines principales. La première est qu’il était traditionnellement enseigné aux enfants de bonnes familles (Blanches, noires ou créoles). La deuxième, qu’il était un instrument incontournable de la Country Music (Voir l’article « Le violon dans le jazz »).

Contrairement à une idée reçue ; il n’y a que très rarement de banjo et de tuba dans ces premiers orchestres. Le banjo va apparaître dans les orchestres vers le milieu des années 10, pour quasiment disparaître à l’aube des années 30. On trouve dans les orchestres, différents types de banjos : des instruments à 4 cordes, accordés de diverses manières, et des instruments à 6 cordes (Voir l’article “le banjo dans le jazz). Le tuba sera plutôt utilisé lorsque l’orchestre est ambulant. 

Les musiciens jouent en ligne dans un ordre immuable, de gauche à droite : batterietrombone,cornetclarinetteviolonguitarebasse à cordes

king Oliver
King Oliver Créole Jazz Band

Les rôles sont plus ou moins prédéfinis, dans l’exposition du thème principal, qui s’effectue la plupart du temps en « improvisation collective » (sorte de contrepoint instantané).

Read more

Le jazz “Traditionnel”…

Les différents styles de jazz dits « Traditionnels ou New-Orleans »

  • Bref historique
  • Idées reçues
  • Les différences notoires entre les styles New-Orleans, Dixieland, Chicago, et Dixieland revival

BREF HISTORIQUE DES STYLES DE JAZZ TRADITIONNEL

Si le premier enregistrement de jazz en 1916/17 est communément attribué à l’ODJB (Original Dixieland Jas Band, orchestre de musiciens blancs, pour la plupart issus de l’orchestre du batteur Néo-Orléanais Jack « Papa » Laine), on ne peut pas dire qu’il soit réellement représentatif de la musique de jazz de l’époque (Tiger Rag 1917), tant l’interprétation est (de mon point de vue), sautillante et caricaturale (L’ODJB enregistrera dans les années qui suivront, des faces beaucoup plus convaincantes). Avant l’ODJB, James Reese Europe enregistrera à N.York en 1915, mais il s’agit plus de ragtime que de jazz pur et cet enregistrement est passé sous silence. Il faut dire que le jazz « balbutiant » des années 10 se cherche encore… Il aura fallu une longue période de gestation (grosso modo de 1880 à 1910), pour que la conjonction de plusieurs tendances, styles, cultures, donnent enfin naissance à la musique de jazz. Parmi ces styles, les plus identifiés sont : le Gospel, le Ragtime et le Blues. Le mélange des cultures et ethnies présentes à la Nouvelle Orléans (Plus grand port mondial de commerce à cette période), apportera le terreau qui va finir par faire émerger ce nouveau style. 

On parle beaucoup des descendants d’esclaves Africains, mais un peu moins des Créoles (de culture Européenne), des Hispaniques, encore moins des Amérindiens et très peu de l’influence de la Country Music (qui va très vraisemblablement introduire le banjo dans les orchestres à partir du milieu des années 10). 

Champs de coton en Louisiane

Globalement ce sont plutôt les Africains et les Hispaniques qui apporteront les aspects rythmiques (et qui joueront souvent les instruments qui s’y rapportent, comme les percussions, la guitare, le banjo, la basse), les Créoles ou les blancs quant à eux, apporteront la « science » harmonique et la technique, puisque de culture Européenne et souvent de meilleure condition sociale, ils auront accès aux leçons de musique et à la culture (Le phonogramme notamment). Ces derniers joueront souvent le piano, la clarinette ou le violon, qui sont les instruments principalement enseignés aux enfants de « bonnes familles ». C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle on peut voir un violon dans pratiquement tous les orchestres de la Nouvelle-Orléans.

Read more

Charlie Haden

Carte N.35 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Charlie Haden. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Contrebassiste incontournable de la période free Jazz, Charlie Haden est né le 6 août 1937 dans l’Iowa. Il débute sa carrière à la fin des années 50 avec Ornette Coleman, avec qui il jouera de nombreuses années. Il sera membre du premier trio du pianiste Keith Jarrett.

Un jeu simple (en apparence), un son ample et marqué, un esprit participatif et engagé (en musique comme en société), peuvent expliquer pourquoi il a connu un tel succès.

En 1969 il crée avec Carla Bley le Liberation Music Orchestra.

Dans les années 80 Charlie Haden va collaborer avec musiciens comme Michael BreckerJohn Scofield

How Deep Is The Ocean. Charlie Haden-Keith Jarrett

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Paul Bley

Carte N.34 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Paul Bley. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Paul Bley est né le 10 novembre 1932 à Montréal. Il est considéré comme le pianiste majeur du courant Free Jazz, et il a influencé de nombreux pianistes comme Keith Jarrett

En 1950 il s’installe à New York pour étudier à la Julliard School of Music. Il participe en 1959 à la création d’un trio qui va marquer cette période, avec Jimmy Giuffre (Clarinette) et Steve Swallow (contrebasse). Ce trio développe un concept nouveau d’improvisation collective libre, basé sur l’écoute. C’est l’un des premiers musiciens de jazz à employer le synthétiseur.

Paul Bley-Jimmy Giuffre 1961

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

MAINE BIG ONE Jazz Orchestra… Faire-part de naissance !

Maine big one jazz orchestra

MAINE BIG ONE JAZZ ORCHESTRA

Chers amis du Grand Ouest et de sa proche banlieue !

Dans la suite logique des activités musicales qui depuis une quinzaine d’années déjà, occupent la majeure partie de mon temps, à savoir : la direction d’orchestre, l’écriture et la pédagogie, il est temps pour moi de tenter de mettre en œuvre le projet qui germe depuis que je suis installé dans la belle ville d’Angers.

L’idée :

L’idée générale est de créer une dynamique en constituant un workshop, « orchestre école régional » de jazz de haut niveau, à géométrie variable, mais qui prendra principalement la forme d’un Big Band traditionnel (selon les projets, il pourra être additionné d’une petite harmonie, ou prendre des formes plus légères, Octet, Tentet, Onztet… )

Le but, est de faire profiter les musiciens régionaux, élèves de 3ème cycle motivés, amateurs de bon niveau, et professionnels, de mon expérience dans le domaine du jazz en grand orchestre, pour constituer un workshop homogène permanent, qui devra atteindre in fine, un niveau que je souhaite professionnel de classe nationale/internationale. Il s’agit en quelque sorte, d’une déclinaison régionale sous forme de workshop, du collectif BIG ONE.

Au programme :

Read more

Ornette Coleman

Carte N.33 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Ornette Coleman. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 9 mars 1930 au Texas, Ornette Coleman aura un parcours plutôt contrasté et ne fera pas l’unanimité au début de sa carrière. Il devient l’un des chefs de file du courant Free, avec un album enregistré en 1960 « Free Jazz : A Collective Improvisation », qui fait entendre en stéréo, deux quartets, sans aucune préparation ni arrangements, avec un casting époustouflant ! (Don Cherry et Freddie Hubbard à la trompette, Ornette Coleman et Eric Dolphy au saxophone, Scott LaFaro et Charlie Haden à la contrebasse, Billy Higgins et Ed Blackwell à la batterie).

On revient au concept d’improvisation collective du jazz New-Orleans, mais avec un jazz d’avant-garde, sans aucune règle…

Ramblin’. Ornette Coleman

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Clifford Brown

Carte N.25 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Clifford Brown. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 30 octobre 1930 à Wilmington dans le Delaware, Clifford Brown était un trompettiste original et novateur. Personnage très discret, il a pourtant joué avec les plus grands musiciens des styles Bebop et Hard bop des années 1940 et 1950, comme les trompettistes Miles Davis et Dizzy Gillespie ou le saxophoniste Charlie Parker… Il sera engagé dans l’orchestre des « Jazz messengers » d’Art Blakey. Son jeu à la fois lyrique et virtuose, influencera beaucoup de trompettistes, comme Freddy HubbardLee Morgan ou même Wynton Marsalis. Il sera victime d’un accident de voiture à l’âge de 26 ans…

Daahoud. Clifford Brown

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Don Cherry

Carte N.31 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Don Cherry. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 18 novembre 1936 à Oklahoma City, Don Cherry est le trompettiste emblématique du Free jazz. Il est l’un des premiers à incorporer dans le jazz, des influences des musiques traditionnelles du Moyen-Orient, d’Inde ou d’Afrique (Il étudie notamment le Bouddhisme tibétain à l’université). Il est l’un des membres de deux groupes importants des années 70 et 80 : « Old & New Dreams » et « World Jazz Codona ». Il sera pendant une longue période, le compagnon de scène d’Ornette Coleman et Charlie Haden. Il enregistre son premier album en 1961 avec John Coltrane. Un de ses albums les plus marquants est certainement « Relativity Suite » avec le Jazz Composer’s Orchestra.

Relativity Suite 1973. Don Cherry

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Oscar Pettiford

Carte N.17 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Oscar Pettiford. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 30 septembre 1922 dans l’Oklahoma, Oscar Pettiford est le contrebassiste « phare » de la période Bebop. Il est aussi compositeur, et se distinguera en jouant également du violoncelle (en pizzicato et accordé en quartes, comme la contrebasse mais une octave plus haut), ce qui, à l’époque est tout à fait singulier… Il obtient son premier véritable engagement en 1942 dans l’orchestre de Charlie Barnet. Il formera en 1943, avec Dizzy Gillespie, un groupe de Bebop. Dans le même temps, il se formera en jouant chez Duke Ellington (De 1945 à 1948) et Woody Herman. Dans les années 50 il se produira surtout en tant que leader et ne quittera plus son violoncelle !…

Blues In The Closet. Oscar Pettiford (Contrebasse et violoncelle)

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Horace Silver

Carte N.28 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Horace Silver. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 2 septembre 1928 à Norwalk, Horace Silver est l’un des pianistes majeurs du style Hard Bop, mais aussi de la Soul Music. Il commence sa carrière comme saxophoniste (repéré par Stan Getz qui l’engage à ses côté). Il rejoindra rapidement New York où il adoptera définitivement le piano et s’affirmera comme compositeur. En 1953, il va fonder avec Art Blakey, le célèbre groupe des « Jazz Messengers », qu’il quittera en 1956 pour fonder son propre orchestre, qui, à l’instar des « Jazz Messengers », participera à la découverte de nombreux jeunes talents ! Son style est très inspiré de Gospel et de Blues.

Ecaroh. Horace Silver

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Big Band Jazz Saga. Une histoire du jazz en big band

L’histoire du jazz en Big Band, racontée par Stan Laferrière.

Enregistré en 2016, cet album salué par la critique, retrace la grande épopée des big bands, au travers de compositions originales “Dans le style de…”. Enregistré dans les conditions du direct, les musiciens de Big One réalisent une prouesse stylistique de premier ordre, que ce soit dans l’interprétation des ensembles, comme dans les solos. Chapeau messieurs !

Les partitions de cet album sont disponibles dans la boutique

« Stan Laferrière retrace l’histoire du big band de 1915 aux années 80, du ragtime au Funk et à la fusion, en évoquant les styles et orchestres les plus marquants à travers un répertoire de sa plume. Ils sont quasiment tous là, les compositeurs et arrangeurs de Fletcher Henderson à Bob Mintzer, mais aussi les grands solistes qui ont donné au genre ses lettres de noblesse et dont Laferrière a su capter la lettre et l’esprit. Gageure tenue avec brio ! Non seulement le leader se meut comme un poisson dans l’eau dans une chronologie qu’il connaît parfaitement, mais son orchestre compte des solistes de qualité. Il fait preuve de surcroit, d’une telle faculté d’adaptation et d’un tel swing que ce qui ne pourrait être qu’une pâle copie, voire une caricature, soutient la comparaison avec les « modèles » choisis. Tant et si bien que ce survol à l’allure de saga offre une véritable leçon de jazz dont les vertus pédagogiques sont complétées par le remarquable livret signé aussi Stan Laferrière. Est il utile de préciser qu’il devrait figurer dans toutes les écoles ?

Jazz Magazine

Charles Mingus

Carte N.29 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Charles Mingus. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 22 avril 1922 dans l’Arizona, Charlie Mingus est un contrebassiste incontournable de l’histoire du « jazz moderne ». On sait moins qu’il débuta au violoncelle et qu’il fut également tromboniste et pianiste… Fort caractère et bagarreur, toute sa vie il fut un défenseur engagé de la cause antiraciste. Fasciné par la musique de Duke Ellington (chez lequel il jouera quelques mois en 1958), ses compositions sont très en avance et préfigurent nettement la période du « Free Jazz » qui viendra dans les années 60 et 70… Sa musique, souvent très énergique, puise dans le Gospel, le Bebop, le New-Orleans, le Third Stream, la musique classique. A partir de 1956 il enregistrera nombre d’albums mythiques sous son nom. : « Pithecanthropus Erectus », “Mingus Ah Um », « Mingus Dynasty »…

Open Letter To Duke. Charles Mingus

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Bill Evans

Carte N.22 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Bill Evans. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 16 août 1929 dans le New Jersey, Bill Evans étudie le piano, le violon et la flûte. Il s’intéresse rapidement au jazz en écoutant des pianistes comme Bud Powel, Lennie Tristano ou Nat King Cole.  Il passera 3 ans comme flûtiste à l’armée… Au début des années 1950, il sera remarqué par le compositeur George Russell. Il enregistre en 1956 avec son propre trio, et dévoile sa technique d’harmonisation novatrice. Il va ensuite intégrer de nombreux orchestres en tant que « Sideman », dont celui de Miles Davis pour le célèbre album « Kind of blue ».

C’est en 1959 qu’il fonde son fameux trio avec Scott LaFaro (à la contrebasse) et Paul Motian (à la batterie), avec un principe novateur qui consiste à dialoguer à 3 et non plus à se faire simplement accompagner par la basse et la batterie. On appelle ce système l’» Interplay ».

Fortement influencé par sa culture classique (Debussy, Ravel…), Bill Evans a révolutionné le jeu du trio et du piano jazz et a influencé nombre de pianistes qui l’ont suivi. Il sera victime de sa consommation excessive de drogues et décèdera en 1980 à 51 ans.

Autumn Leaves. Bill Evans

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Art Blakey

Carte N.30 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Art Blakey. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 11 octobre 1919 à Pittsburgh aux États-Unis, Art Blakey était un batteur emblématique du style Hard Bop. Il a commencé sa carrière en 1935 en jouant du piano, mais il s’est rapidement mis à la batterie… Il créera en 1956 un orchestre nommé « Les Jazz Messengers » (Les messagers du jazz), dans lequel il engagera nombre de musiciens qui deviendront célèbres. Il dirigera cet orchestre pratiquement jusqu’à sa mort, le 16 octobre 1990. Il a joué et enregistré plusieurs fois à Paris (En 1958 et 1959 notamment). C’est un batteur au jeu énergique et coloré, qui fait souvent référence aux percussions africaines…

Moanin’. Art Blakey

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Red Callender

Carte N.23 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Red Callender. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né en Virginie le 6 mars 1918, George Sylvester « Red » Callender étudie le cor, la trompette, le tuba, puis la contrebasse qui deviendra (avec le tuba), son instrument de prédilection. Sa carrière commence en 1933, il débute avec des « stars » du jazz comme Louis Armstrong, Nat King Cole, Lester Young, Erroll Garner… A la fin des années 1940, il crée son propre orchestre. Il va être le bassiste attitré de nombreux studios d’enregistrement sur la côte ouest, son style versatile étant très apprécié. Il sera également acteur dans de nombreux films au cinéma ou à la télévision.

Speak Low. Red Callender

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Les surnoms des musiciens de jazz

Quels sont les véritables noms qui se cachent derrière les surnoms ou les noms d’emprunt des musiciens de jazz célèbres ?

John Birks, Ferdinant Lamothe, Eleanora Fagan, William Bertholoff, Ruth Jones ; ces noms vous évoquent-ils des personnalités célèbres ?…

Certains surnoms ont parfois purement et simplement remplacé le nom d’origine du musicien (Comme « Jelly Roll Morton » par exemple), d’autres, rajoutés au nom, soulignent un trait de caractère, une addiction, une façon de s’habiller, une particularité physique. D’autres sont « Honorifiques » et vantent les qualités du musicien ou son aura dans la sphère du jazz (Duke, Count, King…)

Les connaissiez-vous tous ?

Vous pouvez participer et en ajouter à cette liste, en commentant cet article…

Pop’s ou satchmo (satchelmouth) ou Dippermouth ———(Louis Daniel Armstrong) Surnommé ainsi à cause de la déformation de ses lèvres due à la mauvaise position de sa trompette…

Prez (« Le président) ————————————————————(Lester Willis Young) Surnom donné par Billie Holiday

Read more

Stage/Workshop jazz classique Ascona 2021

J’ai eu le grand plaisir d’animer, en compagnie de quelques collègues talentueux, le 25ème workshop de jazz classique à Ascona (Suisse Italienne) en cette première semaine de novembre 2021. Un grand plaisir de pouvoir échanger à nouveau en “live” avec les étudiants. J’étais en charge des guitaristes et banjoïstes.

Au programme : l’étude de quelques standards, souvent joués avec des mélodies et harmonies erronées. Ce qui dérange, n’est pas tant que ces standards soient modifiés (ce qui semble naturel au fil du temps et de l’évolution du jazz et de son harmonie), mais plutôt la méconnaissance, voire l’ignorance de ces pièces, telles qu’elles ont été écrites par leurs compositeurs, avec leurs chemins harmoniques et astuces, qui donnent souvent toute l’originalité à ces chansons (90 % des standards de jazz sont à l’origine, des chansons écrites pour Broadway 1920-1940).

Libre ensuite, à tout un chacun, en connaissance de cause, de modifier ou arranger les mélodies, les harmonies… Nous étudions ici, des grilles “consensuelles” qui peuvent permettre, notamment en jam session, de se retrouver sur un standard en jouant les mêmes harmonies que le voisin ! 😉

Il s’agit ici de la version Mulligan/Baker quartet sans piano ni guitare…Le contrepoint Sax/Tp/Bass fait clairement entendre les enchaînements d’accords

La grille originale fait plutôt entendre F-Dm7-Gm7-C7 sur les deux premières mesures…


Beaucoup d’options possibles sur ce morceau de Duke… Ici, une grille “usuelle”

On remarque sur ce morceau très très joué en jazz “Trad” le Gb7 à la fin du A, qui apporte toute l’originalité. On remarque aussi que contrairement à ce que tout le monde fait, il n’y a pas de Ab7 à la mesure 4 du B. La mélodie faisant entendre sur G7, la quinte augmentée, la tierce et la quinte. Le fait de “suivre” la mélodie avec un Ab7, annihile totalement l’effet…

L’astuce (jamais jouée) dans ce morceau, réside dans ce E7 joué à la mesure 5 (On joue souvent à la place un D7, ou l’on reste sur le F)

Voici une réaction/explication de mon ami et collègue Cyril Achard (grand harmoniste)

Ici, E7 n’est pas en fonction harmonique mais mélodique bien sûr.
C’est un accord d’approche de IIm7, à la faveur d’une progression chromatique des voix.
Les boppers ont popularisé cet évènement comme suit : (IIIm7) – bIII°7 – IIm7.

Ici, le compositeur aurait pu conserver le degré I sur la totalité de la mesure, il a choisi de dynamiser l’approche de IIm7, par l’ajout de VII7.
Il aurait très bien pu conserver une pédale de fa avec E/F vers Gm7
.

VII7 et bIII°7 vers IIm7, expriment le même phénomène de sensible descendante (j’ai trouvé cela très tôt chez Haendel) :
VII7 (E7) aux voix supérieures, bIII°7 (Ab°7) à la voix basse.

Dans tous les cas, ce qui se joue ici est la résolution descendante du sol# (lab) vers sol becarre, et l’approche du sib par le si bécarre.

Le problème, c’est que le thème fait entendre la sensible du ton : la note mi est bien moins harmonisée avec le diminué d’approche (Ab°7)
qu’avec sa dominante racine E7.
Hoagy Carmichael, conserve l’idée de l’accord d’approche, mais avec une “pente abrupte” à la voix grave : le saut de tierce ascendant.

Autant le dire, pour moi E7 n’a aucun sens: il s’agit avant tout d’un phénomène linéaire.


Ici encore, certaines progressions ont été modifiées au fil du temps et sont devenues la norme admise et jouée par la majorité (Mesures 1 et 2) et certaines astuces ont disparu (par exemple, la substitution de la mesure 5 qui existe dans la partition d’origine)

Shelly Manne

Carte N.24 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Shelly Manne. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 11 juin 1920 à New-York, Shelly Manne étudie le saxophone avant de se fixer sur la batterie. Il commence sa carrière comme batteur de Big Band (Benny Goodman, Woody Herman, Stan Kenton). En 1952, il s’installe en Californie, et commence à jouer avec toutes les stars de la côte ouest (Art Pepper, Jimmy Giuffre…). Le premier album sous son nom en 1953 « The West Coast Sound » va faire date et devenir une référence de ce style. Parmi ses collaborations importantes, on peut citer les « Poll Winners » avec Ray Brown et Barney Kessel, ou le « Shelly Manne & His Men » avec André Prévin (piano) et Leroy Vinnegar (basse).

Shelly Manne sera également un musicien de studio très apprécié. Il travaille pour le cinéma et la TV et composera même la musique de la série « Daktari ».

Trading Eight’s. Shelly Manne

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Albert Mangelsdorff

Carte N.32 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Albert Mangelsdorff.

Albert Mangelsdorff est né le 5 septembre 1928 à Francfort (en Allemagne). C’est un tromboniste très innovant, qui développe la technique particulière du double son (jouer une note et en chanter une autre simultanément). Il accorde une attention toute particulière aux sonorités et aux timbres. Sa musique se situe principalement dans l’expérimentation sonore, notamment avec le Globe Unity Orchestra. Sa carrière le fait collaborer avec un grand nombre de stars du jazz moderne (Elvin JonesJaco Pastorius…), bien qu’il ait choisi de ne pas s’installer aux Etats-Unis… En 1976, il débute parallèlement une carrière d’enseignant (improvisation jazz) à Francfort.

Birds Of Underground. Albert Mangelsdorf. 1972

RV dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Bob Brookmeyer

Carte N.20 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Bob Brookmeyer. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles de Docteurjazz.

Né le 19 décembre 1929 à Kansas City, Bob Brookmeyer commence par jouer du piano au début des années 50 dans les big bands de Tex Beneke et Ray McKinley. Il se passionnera rapidement pour le trombone à piston. De 1954 à 1957 il collabore au quartet de Gerry Mulligan et joue avec le saxophoniste Jimmy Giuffre. En 1959 il enregistre un duo de piano avec Bill Evans. C’est alors, comme musicien de studio, qu’il s’intéresse à l’écriture et signe ses premiers arrangements. Il écrit de nombreux arrangements pour le « Thad Jones/ Mel Lewis Orchestra », dont il est le directeur musical.

Il fonde son propre big band en 1997 : le « New Art Orchestra », avec lequel il remportera de nombreux prix, et gravera quelques-unes de ses plus belles compositions. Il termine sa carrière comme enseignant à Boston, et il fonde même une école de musique en Hollande, qu’il dirigera pendant plusieurs années.

There Will Never Be Another You. Bob Brookmeyer

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Curtis Fuller

Carte N.26 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Curtis Fuller

Né le 15 décembre 1934 à Détroit, Curtis Fuller est élevé dans un orphelinat. Il débute sa carrière en 1953 avec les frères Cannonball et Nat Adderley. Il jouera avec les plus grands noms du jazz des années 50 et 60, comme Miles Davis ou John Coltrane, notamment dans le célèbre album « Blue Train » qui resta une référence absolue du style Hard Bop. Sa discographie en tant que sideman est impressionnante ! Il possède un son de trombone très chaud et un phrasé délicat.

Five Spot After Dark. Curtis Fuller

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Mimi Perrin & les “Double Six”

Le groupe vocal dans le jazz – Scat ou vocalese ?…

Depuis les débuts et même avant, le groupe vocal a toujours été présent dans la musique de jazz (le gospel song faisant partie de sa préhistoire…).

A cappella ou non, il n’a cessé de se développer, de s’affirmer, de se sophistiquer, tout au long de l’évolution du jazz.

Inspiré des « Barbershop », chœurs d’hommes « A cappella » qui se développèrent dans le sud des États-Unis à la fin du 19ème siècle, utilisant une technique à 4 voix serrées en homorythmie avec le chant lead qui se trouve en deuxième voix (technique réutilisée par les trios et quartets vocaux des big bands des années 30 notamment, chez Jimmy Lunceford par exemple), il évoluera jusqu’à des groupes très sophistiqués comme « Take 6 » ou « Accent » actuellement.

On ne peut évidemment pas évoquer tous les groupes vocaux qui ont marqué l’histoire du jazz, mais tout de même… Les « Mills Brothers » (les pionniers incontestés), les « Hi-Lo’s » (aventureux et instigateurs du groupe vocal « moderne »), les « Meltones » (groupe vocal formé par Mel Tormé), les « Modernaires » (groupe vocal associé au big band de Glenn Miller), « Lambert Hendricks & Ross » (groupe qui a directement inspiré Mimi Perrin), « The Manhattan Transfer », « L.A Voices » etc…

En France, c’est essentiellement dans les années 50 que l’on voit l’émergence de groupes vocaux, parfois à la frontière du jazz (avec les « Parisiennes » de Claude Bolling par exemple, et plus tard les « Swingle Singers »), cette musique prenant un essor nouveau et suscitant un énorme engouement dans la période de l’immédiat après-guerre…

C’est dans ce contexte que naquit en 1959 le groupe de « vocalese » français : les « Double Six ». Imaginé et fondé par la pianiste et chanteuse Mimi Perrin, ce groupe, inspiré par le travail de Jon Hendricks, restituait (accompagné d’une section rythmique) des orchestrations de big bands, en reproduisant les 12 voix de cuivres. Il utilisait pour cela le procédé (tout nouveau) du « re-recording », en enregistrant deux fois 6 voix, sur deux pistes distinctes. 

Les “Double Six” 1962. Tous droits réservés

Pourquoi ce terme « vocalese » ?

Read more

Paul Desmond

Carte N.21 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Paul Desmond. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Paul Desmond (Paul Emil Breitenfeld de son vrai nom) est né le 25 novembre 1924 à San Francisco. Il étudie d’abord la clarinette, avant d’adopter le saxophone alto en 1950. Il rencontre en 1944 à l’armée, le pianiste Dave Brubeck, avec lequel il va former un octet. En 1951, ils créeront le « Dave Brubeck Quartet » qui remportera un très vif succès avec des compositions qui feront le tour du monde, comme le célèbre « Take Five ». Le quartet sera dissous en 1967. En marge, Paul Desmond travaille également avec beaucoup de musiciens de la West Coast et fonde son propre quartet avec le guitariste Jim Hall. Il décède prématurément à 52 ans d’un cancer du poumon.

Son jeu de saxophone très original à l’époque, à l’instar de celui de Lee Konitz, se démarque de celui de Charlie Parker par une sonorité très douce, où le vibrato est pratiquement absent.

A Taste Of Honey. Paul Desmond

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Les grands banjoïstes à la Nouvelle-Orléans et à Chicago.

Il est impossible de dresser une liste exhaustive et d’évoquer tous les banjoïstes qui ont contribués à l’histoire de cet instrument dans le jazz traditionnel, tant ils sont nombreux.

La plupart d’entre eux jouaient également de la guitare, car il est une idée reçue assez tenace qui consiste à penser que les orchestres à la nouvelle Orléans ne jouaient qu’avec un banjo et un tuba… 

En fait, tout dépendait de la nomenclature du reste de l’orchestre et surtout des conditions de jeu ou d’enregistrement. Si le banjo a rapidement pris l’ascendant sur la guitare dans les orchestres des années 10 et 20, c’est parce qu’il était plus puissant, surtout en extérieur, et que lors des enregistrements (avant 1926/27 et l’invention du microphone), il était plus efficace en tenant également un rôle de percussion (la batterie étant à l’époque encore assez sommaire et difficilement enregistrable).

A la lecture de biographies diverses, de documents, de récits, on s’aperçoit que « l’âge d’or » du banjo dans le jazz se situe assez clairement entre 1917 (premier exode de musiciens de N.Orleans à Chicago) et 1930 (arrivée du swing et de la pulsation à 4 temps des big bands). Avant 1917, la guitare était majoritairement employée dans les orchestres (comme on le constate sur les photos des années 1910 ci-dessous).

On comprend également, que les orchestres de parades (Brass bands) qui étaient engagés pour jouer à poste fixe et qui ne pouvaient avoir un piano sur place, préféraient le banjo (souvent un 6 cordes) à la guitare, moins puissante…

Read more

Le banjo 6 cordes… Un instrument hybride pour les guitaristes fainéants ?…

Les idées reçues concernant le banjo à la Nouvelle-Orléans sont parfois tenaces…

Le banjo avant 1917 et le premier exode des jazzmen de N.O à Chicago, n’a qu’une place limitée dans les orchestres de jazz. Le “Blues” qui a conduit (pour une grande part) à la naissance du jazz, avait un instrument “roi” : la guitare ! C’est donc tout naturellement que cet instrument se retrouve au coeur de la rythmique des premiers orchestres jouant à poste fixe à la N.O.

A Chicago, les orchestres s’étoffent rapidement, et la guitare commence a être remplacée par le banjo qui est plus puissant et apporte un soutien rythmique plus efficace au piano (lorsqu’il y en a un dans l’orchestre).

La guitare, à l’époque, était rarement jouée avec des accords à plus de 4 sons (Ecoutez Eddie Lang ou Lonnie Johnson par exemple). les guitaristes utilisaient des triades simples sur les cordes aiguës et se servaient des cordes graves pour faire des basses marchantes…

Read more

Sonny Rollins

Carte N.27 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Sonny Rollins

Né le 7 septembre 1930 à New York, Sonny Rollins est l’un des musiciens les plus importants du jazz moderne des années 50 et 60, il est également un créateur prolifique. Ses compositions sont jouées par les jazzmen du monde entier (Oleo, Saint Thomas, Airgin, Doxy…). Il commence très jeune par étudier le piano, mais il choisit rapidement le saxophone. Il apprendra son métier auprès de musiciens bebop tels que Charlie Parker ou Thelonious Monk.

Il se fait rapidement un nom, et il est l’un des premiers à jouer en trio sans piano. Il est impossible de citer les innombrables célébrités du jazz avec lesquelles il a joué et enregistré… 65 ans de carrière ! Quelques-uns de ses albums indispensables : « Tenor Madness », « Saxophone Colossus », « Way Out West », « Freedom Suite »…

Saint Thomas. Sonny Rollins

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Chet Baker

Carte N.19 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Chet Baker. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles de Docteurjazz.

Né le 23 décembre 1929 à Yale en Oklahoma, Chet Baker est l’un des fondateurs du style Cool, ou West Coast. Sa famille s’installe en Californie en 1939, et après avoir commencé par le trombone, Chet travaille la trompette. Il est fasciné par Harry James et Lester Young. Engagé dans des orchestres militaires de 1946 à 1951, il découvre le Bebop et le jazz « savant » de Woody Herman et Stan Kenton. Charlie Parker, Dexter Gordon et Paul Desmond lui offrent ses premiers engagements. En 1952, il débute sa collaboration avec Gerry Mulligan et fonde un quartet inédit (sans piano ni guitare). Son style délicat et fragile, à la trompette comme au chant, en font une des icônes du jazz blanc des années 50.

Chet Baker aura eu toute sa vie des problèmes de drogue et il fera plusieurs séjours en prison… Il décède à Amsterdam en 1988, après être tombé de la fenêtre de sa chambre…

But Not For Me. Chet Baker

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Comment relever un solo instrumental en SCAT ?

A l’invitation de Karine Sula Gene et de son blog “Plus que du chant”

Karine Sula Gene, vocaliste originaire de la Guadeloupe, propose des formations de très grande qualité pour les vocalistes débutants à confirmés, sur son blog “Plus que du chant”.

Elle suit actuellement personnellement, la formation proposée par Docteur Jazz “Aborder le SCAT”, et nous fera part de son expérience, étant novice en matière de Scat… Elle m’a demandé de faire un petit tuto pour inciter les personnes qui pensent ne jamais pouvoir y arriver, à se lancer…!

Cette vidéo traite du morceau proposé pour le premier défit scat “Scat Toujours”, auquel je vous invite à participer !… Du coup vous n’avez plus d’excuses : je vous explique tout ! 😉

Si vous voulez approfondir la question, vous avez deux options:

Une formation online sur le SCAT, où je vous guide pas à pas…

Un Stage à Angers est disponible !

Karine m’a également interviewé sur son blog

Thelonious Monk

Carte N.16 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Thelonious Monk. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 10 octobre 1917 en Caroline du nord, Thelonious Monk est le pianiste et compositeur le plus emblématique de la période Bebop. Ses deux parents sont pianistes, et la famille s’installe à New York lorsqu’il est âgé de 4 ans. Après avoir débuté au violon puis à la trompette, il étudie le piano classique et remporte même plusieurs concours amateurs.

Réformé de l’armée pour des motifs psychiatriques, il fonde son premier orchestre en 1937. Il devient le pianiste attitré du Minton’s Playhouse, où se déroulera la révolution du Bebop. Il y joue en compagnie de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powel (autre grand pianiste Bop) et tant d’autres. 

Malgré le fait que cette jeune génération, à laquelle il appartient à l’époque, ait un profond respect pour les anciens, Monk dira : « Il faut créer quelque chose qu’ils ne puissent pas jouer … » Sous-entendu : les musiciens de jazz Swing, avec lesquels la rupture est alors totale.

Le jeu très particulier de Monk, et son approche singulière de l’harmonie, influenceront fortement la musique Bop. Même si sa carrière a du mal à décoller et malgré le fait qu’il soit un pianiste souvent décrié, Monk reste un génie du piano jazz et de la composition. 

Il aura souvent des problèmes de drogue, qui lui vaudront par 2 fois la suppression de sa carte de travail. A partir de 1972 et jusqu’à son décès en 1982, il jouera moins. Son dernier album en tant que leader est enregistré en 1968 avec le Big Band d’Oliver Nelson : c’est un pur chef d’œuvre…

Trinkle Tinkle. Thelonious Monk

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Charlie Parker

Carte N.15 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Charlie Parker. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 29 août 1920 à Kansas City, Charlie Parker (surnommé « Bird » en raison de son goût immodéré pour le poulet, et de son jeu « agité » comme le vol d’un oiseau) est sans doute le musicien le plus emblématique du style Bebop. Au début des années 40, avec Dizzy Gillespie, il jette les bases du jazz moderne. Dès l’âge de 11 ans, il étudie le saxo en autodidacte, aidé par Buster Smith. Il obtiendra son premier engagement de professionnel dans l’orchestre de Jay Mc Shann en 1937.

En 1939 il s’installe à New York et y rencontre toute la jeune garde du jazz, avec laquelle il va créer ce nouveau style, basé sur des rythmes plus complexes, une harmonisation plus riche et tendue. Charlie Parker se produira en France en 1949, à la salle Pleyel notamment. Cette même année, il enregistrera avec un ensemble à cordes. Cet enregistrement lui apportera la consécration et la reconnaissance du grand public. Il décèdera très jeune, à l’âge de 34 ans, des suites d’une consommation démesurée de drogue…

Now’s The Time. Charlie Parker

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Jimmy Cleveland

Carte N.14 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jimmy Cleveland. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né en 1926 au Tennessee, Jimmy Cleveland débute le trombone à 16 ans dans le groupe familial ainsi que dans celui de l’université où il étudie. En 1949, Lionel Hampton lui offre son premier véritable engagement. Dans les années 50, il se produit dans diverses formations à New York, avec Quincy Jones, Gil Evans, Gerry Mulligan, Miles Davis, Sonny Rollins, Charlie Mingus… Très influencé par son mentor J.J Johnson, son style de trombone très technique et son jeu fluide font de lui le tromboniste Bebop par excellence !

Hear Ye. Jimmy Cleveland

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Max Roach

Carte N.18 du jeu des 7 familles Docteur Jazz

Max Roach. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 10 janvier 1924, Max Roach passe son enfance à Brooklyn. Sa mère est chanteuse de gospel, et il ne tarde pas à jouer de la batterie (après avoir essayé le bugle) dans plusieurs groupes de gospel. En 1941, tout juste diplômé de la « Boys High School » il fait un court passage dans l’orchestre de Duke Ellington. Il commence alors à fréquenter les clubs de la 52ième rue. Lui et Kenny Clarke, révolutionnent le tempo à 4 temps en faisant à présent le « chabada » sur la grande cymbale ride (pendant la période swing des années 30, celui-ci se faisait sur les cymbales charleston). Max fut l’un des premiers batteurs à marquer les accents sur la grosse caisse pour souligner la mélodie, faisant sortir d’un coup son instrument du simple rôle d’accompagnateur…

Il fut le batteur attitré de la plupart des sessions bebop avec Dizzy, Parker, Monk, Miles… En juin 1956, un terrible accident de voiture fit perdre la vie à deux des membres de son quintet : Clifford Brown et Richie Powell (le frère de Bud). Max en fut très affecté. Pendant les années 60, très investit dans la cause afro-américaine, il est « boudé » par l’industrie du disque, mais il enregistre en 1962 avec Charlie Mingus et Duke Ellington, un album iconique « Money Jungle ». Max finira sa vie en étant professeur à l’université du Massachusetts.

Cherokee. Max Roach/Clifford Brown

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Formation sur le SCAT vocal

Le blog a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne d’une toute nouvelle formation, assortie d’un stage les 9 et 10 juillet 2021, sur le SCAT vocal.

Voir la vidéo

Cette formation, inédite sur le net, s’adresse aux vocalistes bien entendu, mais aussi aux instrumentistes de tous niveaux, qui souhaitent se désinhiber, travailler leur respiration, leur prise d’air, leur articulation (c’est également valable pour les instrumentistes « non soufflants »), et intégrer dans leur langage, des notions purement « jazz » telles que les effets ; bend, fall, glissando, vibrato etc…

4 modules de travail, débriefés dans 4 vidéos, des transcriptions de grands scatteurs, des transcriptions d’instrumentistes pour travailler les effets, des cours en PDF…

Pour plus de détails sur la formation, c’est ICI

Et pour le stage, c’est LA !

Jo Jones

Carte N.12 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jo Jones. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 7 octobre 1911 à Chicago, Jo Jones est surnommé « Papa Jo » car il est considéré comme le père de la batterie moderne. Il est le premier batteur à avoir réellement développé le tempo swing sur la pédale charleston (apparue vers la fin des années 1920). Il débute sa carrière comme trompettiste, pianiste et danseur à claquettes !

Finalement fixé sur la batterie, il jouera dans l’orchestre de Count Basie de 1934 à 1948 et sera sans aucun doute l’un des principaux artisans du succès de l’orchestre, que l’on qualifiera rapidement de « machine à swing ». A la fin des années 1950, il fonde son propre trio avec lequel il enregistrera en 1958, un disque qui marquera l’histoire de la batterie jazz (on peut l’entendre y jouer des balais de manière absolument unique). Il a accompagné un nombre impressionnant de stars du jazz.

Bebop Irishman. Jo Jones 1958

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

L’accompagnement jazz à la guitare.

J’étais l’invité du guitariste Wilfried Voyer sur sa chaîne YouTube, pour parler d’accompagnement jazz…

Wilfried propose sur sa chaîne YouTube, d’excellents tutos, qui concernent majoritairement le jazz manouche ! mais pas que… Je vous invite à aller les découvrir !

Une petite formation est également à votre disposition sur le blog, si vous désirez approfondir le sujet : “Accompagner le jazz à la guitare”

Duke, Basie, King Cole : trois musiciens stars du jazz, trois pianistes oubliés…

De tout temps, le « star système », engendré et entretenu par les médias (Presse, radio, TV), a fait et défait des carrières, orientant souvent celles-ci vers tel ou tel aspect de la personnalité des artistes mis en lumière. Parfois, les artistes eux-mêmes se sont laissé entraîner par le tourbillon de la célébrité, mettant plus ou moins volontairement en « sourdine » une des facettes de leur talent, pour en accentuer une autre…

Quand on parle de Duke Ellington, on pense surtout au génie de la composition et de l’orchestration.

En Count Basie, l’on reconnait un exceptionnel chef d’orchestre, qui est invariablement associé à son Big Band, formidable et unique « machine à swing ».

Nat King Cole, quant à lui, est définitivement catalogué comme le chanteur « Crooneur » du siècle, titre honorifique qu’il partage avec Frank Sinatra.

Cependant, ces trois stars du jazz ont un point en commun : 

Ce sont tous des pianistes majeurs de l’histoire du jazz, dont on a souvent oublié l’importance et l’influence sur les générations de pianistes qui les ont suivis.

Read more

Le petit jargon du jazz

“Faire des 4 x 4”

Expression utilisée par les musiciens de jazz lors des séquences d’improvisation.

Les canevas harmoniques des morceaux de jazz sont construits sur un nombre de mesures prédéfini. Un grand nombre de standards comportent 32 mesures pour une structure complète. 

Une fois que l’on a joué la mélodie (On dit « exposer le thème »), on reprend le canevas harmonique pour jouer les solos (improviser), et on enchaîne alors les structures de 32 mesures autant de fois que l’on veut, pour improviser. 

Une fois que les solistes se sont exprimés, il n’est pas rare, et notamment dans les « Jam sessions », que l’on pratique l’improvisation en « questions-réponses » entre plusieurs solistes.  Toujours sur la même structure de 32 mesures, les solistes improvisent alors à tour de rôle, chacun sur 4 mesures. On appelle cela : « faire des 4 x 4 ». Ce système est également utilisé pour faire intervenir un instrument de la rythmique ; la batterie par exemple. Dans ce cas, les solistes (soufflants) se relaieront pour donner la réplique à la batterie.

On peut noter que ce jeu de 4 x 4 précède bien souvent la reprise du thème final.

A noter également que l’on peut utiliser un nombre de mesures différent et faire des 16 x 16, des 8 x 8, des 2 x 2. Si le morceau est conçu sur un nombre impair de mesures ou non multiple de 4 (C’est rare mais il y en a plus qu’on ne pense), c’est alors au soliste qui jouera la dernière partie de la grille de s’adapter et de jouer le nombre de mesures restantes (3, 5, 6, 7…) afin de repartir sur le début du canevas…

Une petite anecdote personnelle, qui prouve bien qu’en jazz rien n’est figé ni gravé dans le marbre, y compris lorsque l’on joue du jazz dit « classique » : 

Je devais avoir 17 ans et j’assistais à un concert du saxophoniste Johnny Griffin dans un club parisien. Le batteur était ce soir-là Charles Bellonzi, magnifique batteur français (avec qui j’ai pris quelques leçons par la suite). Au cours d’un morceau joué sur un tempo assez rapide, Griffin commence à faire des 8 x 8 avec la batterie… Instinctivement, je me mets dans la peau du batteur et je compte les mesures pour tenter de comprendre son phrasé… Et là, quelle n’est pas ma surprise de constater que, ni Griffin, ni Bellonzi ne jouent des séquences de 8 mesures, chacun laissant finir la phrase de l’autre (qui pouvait parfois déborder de 1 mesure et demie, 2 mesures, 3 mesures), avant d’attaquer la sienne… Le résultat était très déroutant pour moi à l’époque, mais riche d’enseignement ! Je m’apercevais ce jour-là que l’on pouvait sortir du cadre et que l’interaction « intelligente », le respect et l’écoute, étaient les choses les plus importantes en musique !

Stan Laferrière

Thomas Fats Waller

Carte N.10 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Fats Waller. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 21 mai 1904 à New York, le pianiste et compositeur Thomas « Fats » Waller est un des musiciens les plus influents de la période « swing » des années 1930. Pianiste virtuose de style « stride », il apprendra son métier auprès des plus grands pianistes du moment, comme Willie the Lion Smith ou James P. Johnson.

Il a composé plusieurs centaines de morceaux qui sont devenus des standards de jazz. Il a influencé des pianistes comme Count BasieArt Tatum ou Thelonious Monk. Ses talents d’amuseur voire de pitre, on malheureusement souvent occulté son génie musical. Il décèdera d’une pneumonie à l’âge de 39 ans.

Handful of Keys. Thomas Fats Waller 1943

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Jazz ? Pas jazz ? Clivages stylistiques et enseignement

La Tribune…

La vocation du blog Docteur Jazz, ou en tout cas l’orientation que je souhaite lui donner, se veut être le reflet de ma passion pour la musique de jazz dans son entièreté, sa pluralité, sans ostracisme et avec la plus grande objectivité possible. C’est ainsi que je conçois le partage, l’échange, et que je peux sans préjugé, inciter les jeunes générations (notamment) à la curiosité, à l’envie de découvrir, car elles constituent le vivier musical, mais aussi, le public de demain… J’avoue que l’idée de faire découvrir d’autres artistes et d’autres styles à des publics plus avertis, voire à des musiciens, ne me déplaît pas non plus… 

Les gens qui me connaissent, savent que je suis depuis bien longtemps rangé dans la « case » des musiciens dits de jazz « classique », ce qui n’est pas faux, mais me semble un peu réducteur. 

En 40 ans de carrière, j’ai traîné avec le même appétit et la même passion dans des « bains » aussi différents que la variété, la musique classique, le bal, le jazz traditionnel, le swing, le jazz manouche, le bebop, le hard bop, enregistré un jour la musique de Jelly roll Morton avec Marc Richard (à la batterie) et le lendemain le répertoire des Bee Gees (au piano) avec Emmanuel Bex ou Marc Berthoumieux, fait un matin le choriste dans une séance avec Jean-Jacques Milteau, pour filer ensuite diriger une création pour un octuor à vents à la salle Gaveau… Mon expérience personnelle est assez parlante en la matière, car j’ai reçu au début des années 80 mon premier prix de l’Académie du jazz : le prix « Sidney Bechet » du jazz classique, pour récompenser un album qui ne contenait pas une once de jazz classique… 😉

J’avais envie, 8 mois après la naissance de ce blog et son succès grandissant, de lancer une tribune qui fera sans doute polémique, chacun pouvant donner sa vision et son avis en commentant cet article, dans la convivialité et le respect de la pensée de l’autre. 

  • D’où vient ce clivage stylistique en France (qui n’existe absolument pas outre-Atlantique) et cette manie de vouloir à tout prix mettre une étiquette ? Est-ce culturel ? Historique ? Les « Chapelles stylistiques » érigées dans les années 30 et 40 au sein desquelles étaient bien souvent énoncés des dogmes autoritaires et définitifs, ont-elles encore un sens de nos jours ? (Je ne parle évidemment pas des goûts personnels qui ne se discutent pas, mais de prosélytisme). J’ai le plus grand respect pour le travail d’Hugues Panassié ou Charles Delaunay, ils ont beaucoup fait pour la diffusion du jazz en France, mais finalement, leurs querelles sur ce qu’ils considéraient l’un et l’autre comme étant ou non du jazz (chacun défendant SA vérité à coups de publications au ton souvent acerbe), n’ont-elles pas causé un schisme et une division contre-productive, plutôt que de fédérer le public autour d’une musique, métissée dès sa naissance, et dont l’évolution était inéluctable ?…
  • Qu’en est-il en 2021 ? Ces chapelles et clivages existent-ils toujours ? Où se situe la frontière entre ce qui peut, ou ne peut pas se revendiquer de la musique de jazz ou de son héritage direct ? Quelle plus-value apporte l’institutionnalisation de l’enseignement du Jazz et des musiques improvisées dans les conservatoires (Depuis 1991) ?

Vous avez la parole !

(Commentez cet article sur le blog en laissant un avis “leave a comment”)

Lorsque les voix se seront suffisamment exprimées, j’écrirai un article qui fera une sorte de synthèse. J’y livrerai également ma propre analyse et mon sentiment (cette fois-ci en toute subjectivité 😉)

Sans dévoiler le contenu de mon futur article, je pense qu’il est important de signaler que le blog a reçu le soutien de plusieurs membres du Hot Club de France, malgré la grande diversité des styles qui y sont représentés, et celui d’autres instances défendant un jazz plus actuel ou les musiques improvisées… Ce qui bien évidemment me réjouit profondément et me conforte dans ma démarche !

Stan Laferrière

Comment développer son oreille ?

Testez votre oreille analytique et sélective ! Première marche vers la transcription.

Voir la vidéo

Un écoute/ analyse flash, en temps réel, avec corrigé et score complet. Proposée par Stan Laferrière au cours du premier Webinar organisé le 5 février 2021, et se rapportant à la formation sur l’ARRANGEMENT JAZZ.

Refaites l’exercice en “live” !

Le violon dans le jazz

Dans l’esprit de la plupart des gens, le violon n’apparait pas comme un instrument historiquement fondateur, ou faisant partie de la genèse de la musique de jazz… Et pourtant !…

On peut avancer au moins deux faits, qui permettent de comprendre pourquoi, avant d’être un instrument « soliste » reconnu dans le jazz à partir des années 30, le violon est présent dans la quasi-totalité des orchestres de jazz depuis les années 1890 et jusqu’à la fin des années 20.

Stroviol
Stroviol (un petit cornet pour s’entendre, un gros pour le public)

Bien avant l’arrivée du jazz, au milieu du 19e siècle, le violon était déjà indissociable de la musique américaine et afro-américaine. Les cowboys utilisaient le violon (qui pouvait même être rudimentaire : « one string fiddle »), avec une guitare, une mandoline ou un banjo, pour animer leurs soirées et accompagner le « Square dance ». 

Read more

Podcast de la suite complète sur l’histoire du jazz

Suite complète sur l’histoire du jazz en quintet “De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés”. Composée et racontée par Stan Laferrière.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro : Trompette-Bugle

Nicolas Montier : Saxes-Clarinette-Guitare électrique

Philippe Milanta : Piano

Pierre Maingourd : Contrebasse

Stan Laferrière : Batterie-Banjo-Guitare acoustique-Vocal-Piano (Tableau 1 Rag)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles

Mélodie contagieuse, ou l’histoire d’un standard…

“In A Mist”

in a mist

Bonjour et bienvenue dans cette rubrique du blog Docteur Jazz, disponible en podcast ! 

Il s’agit de voyager à travers l’histoire d’un standard de Jazz, célèbre ou non, et de vous faire découvrir les versions parfois iconoclastes, qu’en ont fait les jazzmen dans les décennies qui ont suivi sa composition.

J’ai décidé d’ouvrir cette rubrique avec un morceau emblématique, écrit par un musicien non moins emblématique. Je veux parler de « In A Mist » composé par Bix Beiderbecke. Musicien dont j’ai déjà parlé dans un article sur le blog

1927. Version originelle de Bix au piano

1931. Red Norvo (Marimba) et Benny Goodman (Clarinette basse)

1934. « Frankie Trumbauer And His Orchestra » le 23 février 1934. Charlie Teagarden (tp) Jack Teagarden (tb) Frank Trumbauer (C melody sax) Charles Strickfaden (cl,as) John Cordaro (cl,ts) Roy Bargy (p) Dick Mc Donough (g) Art Miller (b) Herb Quigley (d) Mischa Russell(vln) 

1949. “Harry James and his Orchestra”, enregistré le 28 décembre 1949 à Hollywood. Harry James, Everett McDonald, Nick Buono, Pinky Savitt, Ralph Osborne (Trumpet) Carl “Ziggy” Elmer, Dave Robbins, Lee O’Connor (Trombone), Juan Tizol (valve trombone), Willie Smith (Clarinet, Alto Saxophone), Eddie Rosa (Alto Saxophone, Flute), Corky Corcoran, Jimmy Cook (Tenor Saxophone), Bob Poland (Baritone Saxophone), Bruce MacDonald (Piano), Tony Rizzi (Guitar). Bob Stone (Bass). Alvin Stoller (Drums)

1956. Tom Talbert. Avec Joe Wilder (trumpet); Joe Soldo (flute); Danny Bank (clarinet and bass clarinet); Harold Goltzer (bassoon); Jim Buffington (French horn); Barry Galbraith (guitar); Oscar Pettiford (bass); Osie Johnson (drums)

1958. Michel Legrand “Legrand Jazz”. Avec, Ernie Royal, Art Farmer, Donald Byrd et Joe Wilder (Tp), Frank Rehak et Jimmy Cleveland (Tb), Gene Quill et Phil Woods (As), Seldon Powell (Ts), Teo Macero (Bs), James Buffington (Cor), Don Elliot (Vibes), Milt Hinton (B), Osie Johnson (D), Nat Pierce (P)

1964. Clark Terry. Avec Phil Woods (as), ben Webster (ts), Roger Kellaway (p), Milt Hinton (b), Walter Perkins (d), sur un magnifique arrangement de Bob Hammer.

1972. Freddy Hubbard. Avec aux Percussion: Ray Barretto, Guitar: George Benson, Drums: Billy Cobham, Bass: Ron Carter, Piano: Keith Jarrett, Flute: Hubert Laws, Bass Clarinet, Flute, Piccolo: Phil Bodner, Clarinet, English Horn, Flute, Oboe: Romeo Penque, Bass Clarinet, Piccolo: Wally Kane, Flugelhorn, Trumpet: Alan Rubin, Flugelhorn, Trumpet: Marvin Stamm, Trombone: Wayne Andre, Trombone : Garnett Brown

2017. Malo Mazurié

La guitare dans le jazz

LA GUITARE DANS LE JAZZ

Les origines de la guitare remontent si loin, que l’histoire serait trop longue à raconter ici. On peut seulement rappeler, pour replacer l’instrument dans le monde de la musique, que sa forme moderne est apparue (après différentes évolutions) en Espagne vers le treizième siècle. Guitare Latine : « Corps incurvé à long manche ». Déjà habituellement jouée avec un plectre, elle détrône rapidement le luth, pour devenir au début du seizième siècle, l’instrument roi dans les salons et pour faire la cour (Le dictionnaire de la musique de Jean-Jacques Rousseau au XVIIème la désigne comme un instrument portatif pour accompagner le chant). Très en vogue en Europe du nord au début du XIXème, elle sera bientôt supplantée par le piano, dans les salons à la mode comme chez les particuliers.

Read more

James Reese Europe

(Jim Europe)
22 février 1880- 9 mai 1919

Si l’on excepte les récentes commémorations de la guerre 1914-1918, à l’occasion desquelles l’amnésie du monde du jazz a soudainement joui d’une rémission opportune, il faut bien avouer que James Reese Europe fait partie des musiciens méconnus de l’histoire du jazz, au moins pour le grand public…

Il existe sans doute des raisons à cela ; notamment le fait qu’il n’est pas un « pur » jazzman et que sa carrière se situe plutôt dans ce que l’on pourrait appeler : la période de gestation du jazz (grosso modo 1890-1915).

Et pourtant…

Read more

Musiciens professionnels et pédagogie sur le net : vers une autre façon d’exercer notre métier ?…

Nous sommes certainement nombreux depuis quelques mois, à nous poser des questions sur l’avenir de notre métier. Les concerts reprendront-ils ? dans combien de temps ? Quel sera le pourcentage de clubs, salles de concerts, associations culturelles en tous genres, qui auront déposé le bilan ?

Certains pensent à la reconversion, à trouver de nouvelles pistes pour gagner leur vie tout en restant dans leur domaine d’action. Globalement : faire de la musique et la partager, mais autrement…

Mon expérience personnelle sur ce sujet, vous l’avez sous les yeux. Ce blog, monté en Juin 2020 et fruit d’un « brain storming » avec mon épouse elle-même artiste, est un reflet assez fidèle de ma personnalité d’artiste, de mon expérience d’enseignant et de la plénitude que me procurent le partage et la transmission.

On trouve un peu de tout sur le net, sur ce sujet comme sur d’autres et il faut bien entendu faire le tri. J’avais envie de donner la parole à deux collègues et amis, musiciens de très grande classe, pédagogues et qui ont une longue expérience dans le domaine du partage de connaissances sur le net. Leurs motivations diffèrent, mais leur contenu est exceptionnel de qualité et cela suscitera peut-être des vocations… Il y a mille façons de partager son savoir. Voici deux angles de vue qui me semblent intéressants ! 

Ces chaînes ou blogs d’enseignement, lorsque leur contenu est de qualité et qu’ils sont « pilotés » par des musiciens reconnus, peuvent offrir un complément intéressant (contenus originaux, abord pédagogique différent) aux étudiants des conservatoires et écoles de musique. Ils proposent en outre une alternative aux amateurs ou personnes plus âgées, n’ayant pas forcément accès au système institutionnel de l’enseignement musical.

Stan Laferrière

Gilles REA (guitariste)

– Mes débuts avec le numérique et Internet.

J’ai commencé à m’intéresser à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) dès sa démocratisation, à la fin des années 80. 

La marque Atari avait sorti un ordinateur relativement abordable orienté musique et dont l’interface utilisateur très graphique et très intuitive était une copie du Macintosh hors de prix à cette époque.

J’étais un véritable geek et je suivais de près toutes les nouveautés notamment logicielles autour de la musique.

J’ai été également un des premiers musiciens dans mon entourage à m’intéresser aux réseaux même avant Internet. 

On pouvait avec l’Atari relié au minitel via un câble se connecter à des serveurs. Ensuite il y a eu CompuServe un des premiers services qui permettaient une ouverture sur un réseau mondial et offraient un système de messagerie et enfin Internet qui commence à se populariser au début des années 90 en France.

– Partage de mes contenus pédagogiques sur Internet

Très vite j’ai appris à utiliser des outils pour me faire un site Web et ma chaine Youtube date de 2006, un an après la création de Youtube.

J’ai très rapidement eu envie de partager gratuitement mes transcriptions de guitaristes de Jazz. J’ai mis au point au début un système de synchronisation visuelle de la partition et d’un manche de guitare virtuelle.

Ces vidéos ont rencontré un certain succès mais je ne pensais pas à l’époque monétiser ce travail. Puis j’ai commencé à avoir des demandes et donc à rendre disponible les partitions en PDF sur mon site. Contre toute attente, les acheteurs ont commencé à affluer.

Depuis peu de temps j’utilise Soundslicec’est un système en ligne gratuit que je trouve absolument incroyable pour partager des partitions musicales. Il permet de synchroniser avec une facilité déconcertante une partition musicale avec de l’audio ou une vidéo tout en gardant une interactivité maximum par rapport à une simple vidéo, on peut se déplacer dans la partition, boucler, changer le tempo ou transposer la partition, c’est un outil que j’attendais depuis des années.

– Les plateformes à contribution participatives.

Il y a maintenant un an j’ai ouvert des comptes sur des sites de contributeurs comme Patreon (site américain) et Tipeee (site français). 

Sur ces plateformes les contributeurs s’abonnent (sans engagement) pour rétribuer les créateurs de contenu. L’intérêt de ces plateformes par rapport à la vente sur un site, c’est que si l’on a beaucoup de contributeurs abonnés, cela garantit un certain revenu pour chaque contenu publié. 

A ce sujet j’ai l’impression que les américains sont bien plus généreux que les français, je compte plus de 50 contributeurs sur Patreon alors que mon Tipeee ne décolle pas.

– Mes reportages sur le Jazz

Depuis quelques mois je produis également des reportages sur des musiciens de Jazz qui ont connu les années 50-70, j’ai créé une nouvelle chaine Youtube pour cela. Je trouve que dans les médias on oublie souvent un peu trop vite les musiciens qui n’ont plus d’actualités immédiates ou qui n’ont rien à vendre alors que le regard sur l’évolution du monde et le vécu d’un artiste même à la retraite peut être une grande source d’inspiration pour les plus jeunes.

– Le futur de mes activités sur Internet

Dans un futur proche, parallèlement aux transcriptions, j’ai envie de m’orienter vers un contenu pédagogique et musical plus personnel.

J’ai envie de me filmer en situation de jeu seul ou à plusieurs et de créer des vidéos d’analyses musicales, techniques ou historiques issues de mon expérience.

J’aime également partager le travail des autres créateurs de contenu via des articles sur mon site ou sur les réseaux sociaux.

Enfin, j’espère pouvoir continuer la réalisation de mes reportages si le Covid-19 nous le permet.

– Ma réflexion sur le sujet.

Internet comme chacun l’admet, est un outil de partage formidable, mais les contenus y sont de plus en plus noyés par la quantité d’information. Tout y est présenté de manière horizontale, c’est un peu comme si vous rentriez dans une librairie où tous les bouquins seraient entassés en vrac sur le sol. Avec des algorithmes qui favorisent les contenus sponsorisés (sans véritable transparence d’ailleurs) la visibilité va devenir un enjeu crucial et un business que les GAFA comptent bien monnayer d’ailleurs. En tout cas la qualité ne sera pas une garantie de visibilité.

La crise du Covid, suivie de la crise économique que l’on va subir, vont certainement pousser des milliers de musiciens sans activité à se mettre à produire du contenu, ce qui peut être vu comme une bonne chose à priori mais ceux qui croient pouvoir en tirer une source de revenu risquent d’être déçus.

Pour moi ce travail Internet était jusqu’à présent annexe à mon métier de musicien et n’est absolument pas rentable à l’heure actuelle.

Il me faut souvent 3 ou 4 jours à plein temps pour faire une transcription animée pour un gain de quelques dizaines d’euros par transcription et encore, au bout de plusieurs mois après la mise en ligne. Pour les reportages, c’est encore pire, chaque vidéo (qui sont de véritables longs métrages de plusieurs heures) me demande jusqu’à 3 ou 4 mois de travail mais les dons sont extrêmement rares.

Quand je parcours les réseaux sociaux comme Facebook par exemple, je trouve que peu de gens finalement proposent du contenu personnel gratuit et utile pour les autres en dehors de faire sa promo (ce que l’on fait tous, moi le premier), ils se contentent de relayer ou de “liker” parfois sans même regarder, ce qui ne demande pas beaucoup d’effort, mais la création de contenu ou même simplement le partage d’un savoir-faire qui ne prendrait que quelques minutes est assez rare.

Par rapport à l’accès à un contenu payant, la majorité des gens est prête à dépenser parfois de grosses sommes d’argents pour des gadgets inutiles, mais pour un travail “artisanal” de qualité et unique qui a nécessité énormément de temps de la part de passionnés, c’est plus compliqué.

Malgré cela j’ai envie de persister dans la création de ces contenus, de continuer à les proposer gratuitement ou presque en comptant sur la générosité des internautes, cela contribue à m’enrichir même si ce n’est pas financièrement !

Gilles Réa

4 Novembre 2020

Florent GAC (pianiste)

A l’annonce du deuxième confinement il y a quelques jours, j’étais en tournée vers Montpellier avec le groupe « Identité » de Gaël Horellou, un mélange de jazz et de maloya réunionnais. Nous avions maintenu malgré le couvre-feu, l’essentiel de nos dates, grâce à la souplesse de chacun, musiciens comme organisateurs. 

Mais depuis mercredi soir dernier, en effet, ce fut un retour forcé en Normandie…

Lors du premier confinement, j’ai effectivement accentué mon activité sur ma chaine Youtube, qui existait déjà avant, mais la perspective de nombreuses heures disponibles devant soi, m’a permis de fournir un contenu plus dense, et d’utiliser l’outil vidéo plus en profondeur.

J’ai également profité de ce temps pour me frotter un peu à la programmation et refonder mon site  et mon blog, qui, bien que loin d’être parfaits, m’ont permis de créer une boutique en ligne pour les partitions, et d’agrémenter le tout de petites illustrations…

A vrai dire, il n’y a pas vraiment de lien entre la crise sanitaire et ma démarche sur internet. Mon blog, centré au départ sur des relevés de solos, existe maintenant depuis 2009, et a changé quelques fois de plate-forme.

Au départ, j’essayais de proposer, en plus des relevés, une méthodologie de travail pour les amateurs de jazz, ou même les musiciens plus avertis, en expliquant quelques exercices, en décortiquant tel ou tel passage d’un relevé.

En procédant de la sorte, je ne fais que partager ma propre façon de travailler le jazz et le piano.

Puis, j’ai ouvert la chaine vidéo il y a trois ans. Comme le blog, j’ai d’abord publié des relevés de solos de vidéos déjà sur youtube.

Puis j’ai décidé d’aller plus encore dans la pédagogie en proposant des « tutos » ou bien des exercices courts, au travers de diverses playlists. 

J’ai essayé de rendre cela un peu plus didactique en ajoutant parfois un peu d’humour, ou bien en allégeant le propos avec un format plus proche du « Vlog ». Durant le confinement, j’ai donc tout simplement proposé plus de vidéos, et plus de partitions, mais je n’ai pas passé la frontière du « live » sur Facebook par exemple…

Le dernier point que je souhaite aborder est la gratuité du contenu que je propose. En effet, j’ai mis en place une boutique où les personnes désireuses de me soutenir peuvent le faire en achetant les partitions à différents tarifs, mais peuvent également se les procurer gratuitement.

En effet, le travail que je propose est finalement le reflet du travail que j’effectue moi-même tous les jours pour progresser dans ma pratique du jazz. On sait tous que le relevé est bien plus efficace quand on le fait soi-même, et je considère que le partage de connaissance facilite la transmission. 

Ce blog et cette chaîne ne constituent pas mon activité principale, mais je suis content de pouvoir partager les quelques choses que j’ai apprises et, j’espère comprises, en travaillant le jazz !

Concernant la crise, en effet durant le printemps et l’été dernier tout s’est annulé pour moi, comme pour beaucoup… J’ai été agréablement surpris du geste concernant les intermittents, en ayant pourtant bien conscience de la difficulté qu’auraient à affronter les différentes structures du spectacle, mais également les artistes. 

Je n’ai personnellement pas trop souffert du confinement de mars, ni ma famille. Étant quelque chose de totalement nouveau, nous avons, je pense un peu tous appréhendé ça au jour le jour, d’où sans doute, la prolifération de musique et de vidéos sur les réseaux, chacun essayant de continuer de partager son art.

Concernant ce deuxième confinement, j’y vois beaucoup plus d’incertitudes, et ne comprends plus bien les choix qui sont faits. Ce n’est encore que le début, mais déjà on sent que ce confinement ne sera pas comme le premier. Déjà à cause du choix de maintenir l’école, et de cette volonté de faire tourner l’économie sans y intégrer a priori le domaine culturel.

A vrai dire, je ne suis ni vraiment optimiste ni vraiment pessimiste ; je ne suis pas compétent pour donner mon avis sur le virus bien sûr, mais je trouve assez positif que les maires commencent à se prononcer sur certaines directives à adopter en fonction de leur commune.

Pour le reste, nous verrons dans les jours à venir, l’école de mes filles reprend, nous pouvons continuer à voir nos élèves de 3èmes cycles et de CPEES au CRR de Rouen, j’ai des arrangements et des compositions sur la table, et des idées de vidéos à partager…

Florent GAC

Novembre 2020

Le petit jargon du jazz

“Taper le Bœuf”

Cette expression a largement dépassé les frontières du jazz. A l’origine : un cabaret, le « Bœuf sur le toit », ouvert le 10 janvier 1922 dans le 8ème arrondissement de Paris, 28 rue du Boissy-d’Anglas. Le nom de ce lieu créé par Louis Moysès, a été inspiré par un ballet écrit en 1920 par le compositeur Darius Milhaud. Dès son ouverture, ce cabaret rencontre un succès énorme, on peut y croiser toute l’intelligentsia Parisienne de l’époque ; CocteauJean WienerPicassoPoulencStravinskySatieTristan BernardMistinguettJacques Prévert, etc…

Durant l’entre-deux guerres, le jazz était très en vogue à Paris ; le « Bal Nègre », autre cabaret très fréquenté et prisé pour son ambiance de musiques « exotiques », a ouvert rue Blomet, en 1924. Les musiciens de la capitale, après avoir terminé leurs concerts, avaient pris l’habitude de se retrouver au « Bœuf » pour faire des jam sessions (concerts improvisés), jusqu’à la fin de la nuit ! l’expression « faire le bœuf » ou « taper le bœuf » est alors passée dans le langage courant de la profession !…

De grands artistes ont débuté leur carrière au Bœuf sur le toit, notamment Léo Ferré, les frères Jacques, ou encore Mouloudji.

Ce cabaret a déménagé plusieurs fois et se situe depuis 1941, rue du Colisée. Le « Bal Nègre » n’a pas bougé lui, et s’appelle désormais le « Bal Blomet ».

Je n’ai pas de nostalgie particulière, mais les faits sont là malgré tout. Lorsque j’ai débuté le métier en 1979, il y avait des clubs de jazz à profusion dans Paris. Rien que dans la petite rue Saint-Benoît, on n’en comptait pas moins de 4… Il était facile pour les musiciens de se retrouver après les concerts pour faire le bœufOn avait le choix ! Le Montana, L’Alliance, le Bilboquet (ancien Club Saint-Germain), le Dreher, le Petit Opportun, le Slow Club, la Villa, le Franc Pinot et j’en passe… Tous ces clubs ont disparu, et mis à part la rue des Lombards, il ne reste plus grand-chose… Alors les jeunes musiciens se sont organisés, et pratiquent dorénavant les jam sessions chez l’un ou chez l’autre, car en musique, rien ne remplace l’interactivité, le jeu collectif, la rencontre, le partage…

Stan Laferrière

Docteur jazz

Le saxophone dans le jazz

S’il est un instrument qui a grandi et a acquis ses lettres de noblesses avec la musique de jazz, c’est bien le Saxophone !   Cet instrument, arrivé tardivement, vers le milieu du 19ème siècle, n’a pas d’emblée trouvé sa place au sein de l’orchestre. Malgré quelques tentatives de compositeurs aventureux, il faudra attendre que le jazz s’en empare au début du 20ème siècle, pour assister à son essor fulgurant, au point qu’il devienne l’emblème incontesté de cette musique (qu’il demeure encore aujourd’hui).

Adolphe saxe

ADOLPHE SAXE

C’est un certain Adolphe Saxe, Belge établi en France (1814-1894), inventeur de génie, qui présente en 1841 le premier brevet d’un instrument appelé « Saxophone ». Avant cela, il met au point un diffuseur de vapeur de goudron pour aseptiser les usines et entrepôts (invention saluée par Louis Pasteur en personne !), il touche à la médecine, aux chemins de fer, mais son domaine d’action va vite se focaliser sur les instruments de musique. Dès son plus jeune âge, il démonte, ausculte, modifie toutes sortes d’instruments. Excellent clarinettiste, Adolphe déposera nombre de brevets pour améliorer la clarinette et la clarinette basse. Il prouve de façon scientifique que la forme du tube n’influe absolument pas sur le timbre de l’instrument, mais que c’est son diamètre et sa longueur…

A l’exposition de l’industrie Belge de 1841, il joue du saxophone derrière un rideau ! De peur sans doute qu’on lui dérobe son invention. C’est un peu symptomatique de la lutte permanente que va devoir livrer Adolphe, pour défendre ses inventions…

Read more

Le Scat vocal dans le jazz

ella Fitzgerald

Scat : style vocal dans lequel le chanteur ou la chanteuse, s’exprime par l’intermédiaire de syllabes ou d’onomatopées. La voix s’émancipe et devient soliste, elle n’expose plus seulement la mélodie, mais elle improvise au même titre que l’instrument.

Pour un chanteur de jazz, le scat reflète parfaitement ce que le solo est à l’instrument. Cette technique d’improvisation vocale utilise différents effets pour développer le phrasé : des onomatopées, des cris, des bruits, des mots imaginaires, tout est possible et envisageable.

Cette expression vocale nécessite, outre la technique vocale pure, un sens du rythme, une culture harmonique et une oreille développée. Comme pour l’improvisation sur l’instrument, le scat s’aborde avec une totale liberté créatrice. (Voir la vidéo “comment aborder le Scat”)

D’abord principalement anecdotique et parodique, il peut être selon les époques et les interprètes, humoristique (Slim & Slam), interactif et communicatif (Cab Callaway), mélodique (Ella Fitzgerald, Jon Hendricks) démonstratif (Dizzy Gillespie, Clark Terry), intimiste (Chet Baker), technique (Al Jarreau, Bobby Mc Ferrin), exubérant (Médéric Collignon, André Minvielle) …

C’est d’ailleurs dans les inflexions des chanteurs « pionniers » du blues, que les premiers instrumentistes de jazz vont aller puiser leur inspiration. À l’écoute des voix, ils vont chercher à reproduire les inflexions humaines en triturant le son de leurs instruments, en reculant les limites de leurs tessitures. Le Free jazz des années 60/70 en étant le reflet le plus significatif.

Read more

C’est quoi un Arrangeur?

arrangement jazz

C’EST QUOI UN ARRANGEUR ?

Qu’est-ce qu’un arrangeur ? Quel est son rôle ? Sa contribution est-elle importante pour le succès d’un titre, d’un album ? Autant de questions que l’on ne se pose pas si souvent que cela lorsqu’on est musicien, et qui sont probablement complètement étrangères au public néophyte !

Un arrangeur, avant tout, et au même titre qu’un chef d’orchestre ; c’est un musicien complet ! Il joue souvent d’un instrument, dans la majorité des cas il en a étudié plusieurs, pour savoir comment ils fonctionnent et quelle sont leurs possibilités techniques, leurs tessitures respectives…

L’arrangeur a étudié l’écriture, ses règles, ses codes, et il en a expérimenté les applications…

Il possède une oreille surentrainée, qu’elle soit « absolue » (On entend toutes les hauteurs de notes) ou « relative » (on entend le diapason du “La” ).

« Arrangeur » est un terme général, mais ce métier en comporte deux en fait !

L’arrangeur est d’une part : Arrangeur ; c’est-à-dire qu’il est capable, à partir d’une simple mélodie, de construire un plan de morceau, un squelette, qui va permettre à cette mélodie d’être mise en valeur; une sorte d’écrin…;-)

 Il doit ensuite imaginer et construire, en fonction de la nomenclature de l’orchestre (de 3 à 100 musiciens, avec divers types d’instruments) une harmonisation à plusieurs voix (de 2 à 12, mais généralement dans le jazz tonal, on ne dépasse guère les 7 à 8 voix). Il doit « habiller » cette mélodie de couleurs harmoniques, en fonction du style désiré, de l’ambiance, du climat imposé ou choisi. 

D’autre part, l’arrangeur est également un Orchestrateur. C’est-à-dire qu’il maîtrise parfaitement les timbres des instruments, et les couleurs qui découlent des mariages de timbres. Il doit pour cela connaitre les spécificités techniques et acoustiques de chaque instrument, un peu comme le chef de cuisine avec les épices et les mélanges de saveurs. 

Cette science nécessite une grande culture, du goût, de l’à-propos ! Et quand cette science rencontre le génie, comme chez Maurice Ravel ou Duke Ellington, on touche au sublime !

Pour répondre à la deuxième question, le rôle de l’arrangeur, c’est de mettre en valeur un produit brut (la mélodie) et d’en faire une pièce aboutie pour un orchestre donné.

L’importance de l’arrangement dans le succès d’un morceau ou d’une chanson est primordiale ! C’est l’emballage qui fait acheter un produit, rarement le contenu !!

Enfin, que seraient les sublimes chansons de Brel sans François Rauber et ses arrangements géniaux !?

Que serait l’album » Atomic Basie » (une succession de blues et d’anatoles) sans les arrangements de Neal Hefti ? (Il a également signé les compositions de cet album)

La pièce « Les tableaux d’une exposition » de Modeste Moussorgsky (pièce pour piano), ne serait sans doute pas devenue un Hit de la musique classique, sans l’extraordinaire orchestration symphonique qu’en a fait Maurice Ravel en 1922 (Il y a pourtant eu 5 tentatives avant lui).

Pour » l’Atomic Basie » par exemple, l’alchimie entre la plus formidable machine à swing de tous les temps, et la pertinence parfois audacieuse de l’écriture de Neal Hefti ont fait des merveilles ! Hefti est apparu en pleine lumière et il est devenu une star de l’écriture grâce à cet album. 

D’autres sont restés plus ou moins dans l’ombre, à l’instar des nombreux orchestrateurs et arrangeurs qui ont travaillé pour Duke Ellington par exemple. Billy Strayhorn étant le seul à avoir tiré son épingle du jeu, certainement en partie grâce à sa forte personnalité musicale et à son sens de la mélodie, car il était également un formidable compositeur ! Peu de gens savent qu’il a orchestré ou composé bon nombre de tubes de l’orchestre du Duke et même quelques suites (que l’on attribue souvent à ce dernier).

Voilà ce que l’on pouvait dire sommairement sur le rôle et l’importance d’un arrangeur ! Je tenterai dans les prochains articles de vous faire découvrir des arrangeurs importants de l’histoire du jazz, moins connus mais souvent incroyablement inventifs ! 

Le blog va également promouvoir les arrangeurs Français actuels. Ils ne sont pas nombreux à « faire le métier » et Docteur jazz leur donnera régulièrement la parole  ! A suivre…

Le petit jargon du jazz

“Jouer Anatole et Christophe”

Anatole

Un grand nombre de standards de jazz viennent, comme nous l’avons vu dans un article précédent (« le répertoire du jazz »), de la comédie musicale à Broadway (Années 20 à 40). La plupart d’entre eux utilisent un, ou des enchainements de degrés très courants dans le jazz.

Il existe également des formes et canevas harmoniques récurrents et convenus. C’est le cas de « I got Rhythm » de George Gershwin, construit sur 32 mesures (en fait 34 à l’origine) et de forme « AABA », qui fait entendre cet enchainement de degrés bien connu : I, VI, II, V. On nomme cette suite de degrés : « Anatole », terme qui viendrait du surnom que l’on donnait autrefois aux squelettes des facultés de médecine. Cette forme est souvent utilisée par les jazzmen en Jam session. Les musiciens se servent également du terme « Rhythm changes » pour désigner l’Anatole.

Une autre succession de degrés très utilisée en jazz : « Christophe » (du nom du standard « Christopher Colombus » lui aussi en 32 mesures AABA) : I, I7ième (tierce à la basse), IV, IV# dim, I. (pour le « Christophe ascendant ») I, I7 (septième à la basse), IV (tierce à la basse), IVm (tierce à la basse), I (pour le « Christophe descendant »)

On constate que « I got Rhythm » utilise « Anatole » sur les 4 premières mesures de chaque ligne A (le Db dim de la troisième mesure étant ce que Gershwin a écrit, mais ce n’est pas toujours joué ainsi), puis « Christophe » sur les mesures 5 et 6. « Christopher Colombus » quant à lui, alterne « Christophe » et « Anatole ». Pas étonnant, car le titre complet est : « Christopher Colombus, A Rhythm Cocktail » …

Anatole jazz

La troisième ligne (appelée « Bridge » ou « Pont ») sur les deux morceaux, fait entendre une autre succession récurrente de degrés (encore des quartes) : III, VI, II, V, que l’on nomme communément « trois, six, deux, cinq » car elle ne porte pas de nom !… Je suggère « Martine », ou « Sophie » 😉 😉 Pour rétablir une certaine parité !… 

Pour « I Got Rhythm », voyez aussi quand on observe la grille d’origine de George Gershwin, comme le jazz s’est emparé de cette chanson de Broadway, et comme il en a simplifié les enchainements harmoniques en ne gardant que les degrés principaux, pour pouvoir improviser plus facilement dessus sans doute… (Dans le jazz on a plutôt tendance à enrichir, donc à compliquer des harmonies simples…). On joue en effet communément sur le « bridge », une succession de quartes (D7-G7-C7-F7), alors que dans la grille du compositeur, il y a une multitude d’accords de passage qui mettent en valeur la mélodie, qui elle, est plutôt statique et simple.

NB : Il existe pas mal de documents où l’on entend ce thème, joué par George Gershwin lui-même. Il ne fait jamais exactement la même chose, mais une petite synthèse des différentes versions du « bridge » pourrait donner quelque chose comme ceci :

De manière générale, je préfère toujours me référer à la version du créateur (quand elle existe), plutôt qu’à la partition d’éditeur qui, si elle a le mérite d’exister, comporte souvent des erreurs ou approximations…

Je termine ce petit article par un coup de projecteur en forme d’hommage à Philippe Baudoin, pianiste et musicologue (entre autres), qui a produit un travail exceptionnel sur les grilles de jazz et qui à mon sens, n’est pas reconnu à sa juste valeur.

A vous procurer d’urgence si vous ne l’avez pas encore : « Anthology of jazz chord changes» 1558 standards, de 1900 à 1960 (S.Joplin à J.Coltrane). Je serai certainement amené à en reparler.

Stan Laferrière

Docteur jazz

Le banjo dans le jazz

Le Banjo dans le jazz

Le banjo est un instrument à cordes pincées nord-américain. Il se différencie de la guitare par sa table d’harmonie à membrane (peau). Le banjo serait un dérivé du luth ouest-africain « ekonting » apporté par les esclaves noirs et qui aurait engendré la création des premiers gourd-banjos (« banjo en gourde »). Le banjo représente toute une famille d’instruments et au début du XXème siècle, il n’était pas rare de voir des orchestres de banjos (avec banjo piccolo, soprano, alto, ténor, baryton, basse), à l’instar des orchestres de mandolines. Ces orchestres jouent essentiellement du Blue Grass et de la Country Music.

L’origine du banjo moderne remonte aux années 1830-40, avec un instrument plus ancien utilisé par les esclaves africains déportés aux États-Unis. Les musiciens noirs exploitent rapidement l’aspect rythmique de l’instrument, avec un tel succès, que les blancs du Sud des États-Unis commencent à s’y intéresser. 

À partir de 1890, le banjo apparaît dans le jazz « New-Orleans/ Dixieland ». Utilisé globalement de 1900 (mais plus largement à partir du milieu des années 10), jusqu’au milieu des années 30. Le banjo connait à nouveau le succès après la seconde guerre mondiale, grâce aux Américains Pete Seeger (style traditionnel du Sud) et Earl Scrugg (Bluegrass) ainsi qu’au dixieland « revival » principalement en Europe (France et Grande Bretagne). Cet instrument a aujourd’hui pratiquement disparu de la scène du jazz « actuel », si l’on excepte le très original banjoïste Américain Béla Fleck et son orchestre de jazz fusion (mêlant le bluegrass, le jazz et la musique classique) : les Flecktones.

Dans les orchestres de la Nouvelle-Orléans, le banjo est aussi bien considéré comme un instrument de percussion (il vient soutenir rythmiquement la batterie, qui est encore à l’époque très rudimentaire), que comme un instrument harmonique qui vient compléter l’accompagnement du piano. A eux deux, ils couvrent une tessiture et un spectre sonore important. 

Contrairement à ce que l’on pense souvent ; il n’existe quasiment pas à la Nouvelle-Orléans, d’orchestres avec le banjo comme seul instrument harmonique. Il s’associe presque toujours avec le piano (il peut à l’occasion y avoir un banjo et une guitare dans le même orchestre). Le style «dixieland revival » de l’après-guerre 39/45 va cependant voir apparaître des orchestres avec le banjo comme seul instrument harmonique (souvent le banjo ténor).

Read more

Le petit jargon du jazz

“T’as la grille?”

Expression que l’on entend fréquemment lors des « jam sessions » 

Les musiciens de jazz lisent la mélodie des morceaux sur des portées, comme pour n’importe quelle autre musique. 

Mais pour ce qui concerne les harmonies (accords d’accompagnement), les jazzmen utilisent un système de chiffrage (que l’on appelle « chiffrage Américain ») et qui consiste en des lettres, A-B-C-D-E-F-G (La-Si-Do-Ré-Mi-Fa-Sol) auxquelles on ajoute le mode (Majeur par défaut ou mineur « m ») puis les notes additionnelles ; quintes (augmentées ou diminuées) sixtes, septièmes (mineures ou majeures), neuvièmes (justes, diminuées ou augmentées), onzièmes (justes ou augmentées), treizièmes (justes ou diminuées). Soit : #5, b5, 6, 7, M7, 9, b9, #9, 11, #11, 13, b13. La mention « sus » veut dire que l’on remplace la tierce par la quarte. Le triangle veut dire : Septième majeure. Le rond barré veut dire : mineur 7 avec une quinte bémol. 2 veut dire qu’il y a une neuvième sans septième.

Ce chiffrage, sorte de moyen mnémotechnique qui peut s’apparenter à la basse chiffrée utilisée par les organistes classiques, est inséré dans des grilles dont chaque case représente une mesure.

Ce système permet notamment aux rythmiciens que sont les pianistes, guitaristes et bassistes, d’accompagner un morceau qu’ils ne connaissent pas. Les morceaux de jazz étant pour la très grande majorité, écrits avec un nombre de mesures prédéfini, une fois que l’on a joué la mélodie, on reprend en boucle la « grille » pour faire des solos. « Pour ton solo, tu prends une grille ou deux ? »

Certains solistes sont efficaces et concis et ne prennent qu’une ou deux grilles de solo. D’autres plus bavards, ou qui mettent du temps à se chauffer, en prennent sept ou huit…

Au début du jazz et jusqu’à la fin des disques en cire et l’arrivée du microsillon 33 tours (Long Playing Record), les plages d’enregistrements étaient limitées en temps, les solos étaient donc courts, rarement une grille complète, mais plutôt 8 ou 16 mesures. Avec l’arrivée du LP, les solistes ont pu se lâcher comme ils le faisaient sur scène !  Le recordman du monde est sans doute Paul Gonsalves, le saxophoniste ténor qui jouait chez Ellington au Newport Jazz Festival en 1956, et qui ne prit pas moins de 27 grilles (oui ! oui !) dans « Diminuendo Crescendo in Blue ».

Une autre anecdote vécue à propos de la longueur des solos :  Harry « Sweet » Edison, trompettiste discret, voire minimaliste mais remarquable et reconnaissable à la première note, disait : « Si tu es content de la grille que tu viens de jouer en solo ; n’en fais pas une deuxième ! Si tu n’es pas content de la grille que tu viens de jouer en solo ; n’en fais pas une deuxième ».

Génial !!! et tellement vrai !

Stan Laferrière

Docteur Jazz

La batterie dans le jazz

La batterie dans le jazz.

L’histoire de cet instrument est particulière. La batterie n’aurait certainement jamais existé dans sa configuration actuelle, sans le Jazz !

Au début du XXème siècle à la Nouvelle-Orléans, à l’ère des « Marching Bands », plusieurs musiciens jouaient des percussions dans la formation : l’un de la grosse caisse, un autre des cymbales, un troisième de la caisse claire. Puis devant le succès de cette nouvelle musique, les orchestres ont commencé à être demandés pour jouer à poste fixe lors de fêtes et évènements privés, et pour avoir des engagements mieux payés, il fallu réduire le nombre des musiciens… On inventa alors la pédale de grosse caisse qui permit au même musicien de jouer de la grosse caisse, de la caisse claire et des cymbales en même temps : la batterie était née ! Une des pistes de l’origine du mot « Jazz » viendrait du fait que c’est le nom que l’on donnait alors au set de batterie, ainsi qu’aux orchestres qui jouaient avec une batterie.

Read more

D’où vient le répertoire de jazz ?

D’où vient le répertoire du Jazz ? A-t-on toujours joué les mêmes morceaux ? Peut-on tout jouer de façon jazz ?… Autant de questions que l’on ne se pose sans doute pas tous les jours, mais qui sont historiquement intéressantes…

Le répertoire qui est utilisé par la musique de jazz, évolue avec les époques et les styles qui jalonnent son histoire :  on peut dégager grosso modo 5 grandes époques :

  • La période 1900 à 1920 ou le jazz emprunte essentiellement au répertoire traditionnel issu du Gospel, du Ragtime et du Blues. Ces trois formes musicales issues de cultures différentes, ou plutôt leur fusion, est à l’origine de la naissance du jazz, et c’est tout naturellement dans ce répertoire que ce style naissant va aller puiser au cours de sa période d’individuation (1890-1915 environ). Ce répertoire sera utilisé dans les « Marching Bands » ou fanfares qui animeront les fêtes et évènements importants (plutôt à la Nouvelle-Orléans ou le jazz est né), mais aussi par les premiers orchestres de jazz statiques : le « Créole jazz band » de King Oliver ou « l’Original dixieland jazz band » par exemple, dirigé par Nick La Rocca et dont les musiciens sont pour la plupart issus de l’orchestre de Jack « Papa » Laine.
  • Puis, à partir du milieu des années 20 et jusqu’à la fin des années 30, le jazz qui est à l’époque de la « swing era » essentiellement une musique de danse, puisera surtout dans les thèmes écrits pour les comédies musicales de Broadway (c’est ce que l’on appelle l’American song book). Ce sont tous les standards que nous connaissons et qui sont encore joués aujourd’hui… Ces standards sont majoritairement écrits par des compositeurs qui ne sont pas jazzmen (George GershwinIrving BerlinCole Porter etc…). Mais il y a évidemment des exceptions et de taille ! Pour la plupart pianistes… Jelly Roll MortonFats WallerDuke EllingtonHoagy Carmichael, etc…
  • Vient ensuite, entre 1940 et 1950, la période du Be-bop, où l’on utilise les canevas harmoniques des standards de Broadway pour écrire de nouvelles mélodies plus alambiquées et sur des tempos plus rapides (Charlie ParkerDizzy GillespieMiles Davis…)
  • Puis, avec l’arrivée du Cool et du Hard bop à l’aube des années 50, la musique n’est plus écrite pour danser, les compositeurs vont alors explorer de nouvelles voies et être plus innovants sur la forme… c’est aussi à ce moment que beaucoup de grands solistes/compositeurs vont créer leur propre song book et devenir des « fournisseurs » de standards !… Thelonious MonkCharlie MingusHorace SilverBenny Golsonjoe HendersonDuke (toujours), et tant d’autres… On continue cependant à jouer les vieux standards mais on les adapte, on les modernise…
  • Enfin, vers la fin des années 60/début 70, la musique de jazz, qui s’essouffle un peu après la période du Free jazz, et, bien que déjà métissée à l’origine, va s’ouvrir à d’autres cultures ; Hispaniques, Indienne, Europe de l’Est etc… Ce nouveau courant de « jazz Fusion » ou “jazz Rock” va faire naître un nouveau répertoire avec des compositeurs comme Donald ByrdWayne ShorterJoe ZawinulChick Corea, etc…

Dans la mouvance du « Free jazz » (dont la gestation débute dans les années 50 déjà), deux courants plus confidentiels, au sein desquels évolueront pourtant de très grands musiciens, doivent être mentionnés, bien qu’ils n’aient pas généré un grand nombre de standards.

  • Le « Third Stream » né vers le milieu des années 50. Gorge RussellJohn LewisJimmy GuiffreEric DolphyOrnette Coleman (ces deux derniers seront d’ailleurs des figures importantes du free Jazz)… Des artistes qui désiraient déjà élargir l’horizon du jazz.
  • L’AACM (Association for Advanced Creative Musicians) sorte de coopérative d’artistes, créé à Chicago en 1965 par Richard Abrams (pianiste) Malachi Favors (contrebassiste), Jodie Christian(pianiste), Phil Cohran (trompettiste), Steve Mc Call (batteur), suivis par une cinquantaine d’artistes toutes disciplines musicales confondues…

De nos jours, lorsque l’on parle de standards, on fait essentiellement référence aux morceaux de Broadway des années 30 et aux classiques du Bebop et du Hard bop. Ce sont majoritairement ces morceaux qui sont joués en « jam sessions ».

On remarque que l’harmonie, avec des codes purement jazz, s’émancipe vraiment à partir des courants bebop et cool. La composante rythmique qui prédominait jusqu’alors (tant le jazz était essentiellement une musique de danse), passe au second plan au profit de l’harmonie, de la diversité des formes, car désormais, le jazz « s’écoute » en concert, en club, en festival…. Les compositeurs sont alors beaucoup plus en recherche d’originalité créative. Le répertoire s’étant finalement adapté à la demande sociale et à l’évolution de la musique…

Peut-on tout jouer de façon jazz ?

Oui, on peut utiliser n’importe quel support mélodique et le transformer en jazz… Il suffit d’intégrer au jeu ou à l’arrangement, une (ou plusieurs) composante qui forme son « ADN » : Le swing (croche ternaire, syncopes, placement rythmique), la paraphrase ou improvisation, les codes d’harmonisations spécifiques (Enrichissements, substitutions, superpositions, emprunts…). On peut transformer n’importe quelle mélodie en morceau de jazz… (Basie’s Beatle bag 1966 : la version de « Michele » des Beatles, ou la revisite de Led Zeppelin par Franck Tortiller et l’ONJ par exemple…). 

Stan Laferrière

Docteur Jazz

Dizzy Gillespie

Carte N.13 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Dizzy Gillespie. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 21 octobre 1917 en Caroline du sud, Dizzy Gillespie (John Birks de son vrai nom), débute le piano à l’âge de 4 ans, son père lui enseigne les bases de la musique. Il décide de devenir trompettiste en entendant Roy Eldridge à la radio. Jeune musicien, il jouera dans plusieurs formations à New York : Chick Webb, Cab Calloway, Chu Berry, puis Duke Ellington. Mais son style devient bientôt très original, et au contact des jeunes musiciens de la 52ième rue, il va finir par créer avec quelques autres (Charlie Parker, Thelonious Monk…), un nouveau style de jazz qui tranche avec le swing de l’époque, entraînant dans son sillage des musiciens comme Miles Davis ou Max Roach.

A la fin des années 40, il préfigure ce que sera le jazz Afro-Cubain. Avec son Big band, il enregistre en 1947 sa célèbre composition « Manteca ». Reconnaissable entre tous, avec son style acrobatique, ses joues gonflées et sa trompette coudée, musicien enjoué et blagueur, Dizzy se présentera même aux élections présidentielles en 1964 !

Salt Peanuts. Dizzy Gillespie

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Slam Stewart

Carte N.11 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Slam Stewart. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 21 septembre 1914 à Englewood dans le New Jersey, Slam Stewart est connu pour avoir créé en 1937 un duo unique avec le pianiste et guitariste Slim Gaillard « Slim and Slam ». Il a également développé une technique consistant à jouer ses solos à l’archet en se doublant avec sa voix. Il a accompagné les plus grands musiciens de la période swing, comme Lester YoungFats WallerColeman HawkinsBenny GoodmanErrol Garner etc…

Dark Eyes. Slam Stewart 1945

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Louis Armstrong

Carte n°1 du jeu de 7 familles jazz

Louis Armstrong

Né le 4 août 1901 à la Nouvelle-Orléans, le trompettiste et chanteur Louis Armstrong est l’une des figures les plus marquantes de la musique de jazz, dont il est sans nul doute l’un des créateurs. Il popularisera également une technique d’improvisation vocale appelée « Scat » (chanter sans paroles, avec des onomatopées). Durant un placement en maison de correction à l’âge de 12 ans, Louis apprend seul à jouer du cornet. Il est très doué, et à sa sortie en 1914, il sera vite engagé dans de nombreux orchestres à la Nouvelle-Orléans, notamment celui de King Oliver.

Ses orchestres les plus célèbres sont le « Hot Five », et le « Hot Seven » à Chicago dans les années 1920, et le « All Stars » dans les années 1950. Louis jouait toujours avec un mouchoir à la main, pour s’essuyer les lèvres, que sa mauvaise position de jeu avait déformées, d’où le surnom de « Satchmo » (abréviation de « Satchel mouth » : bouche en sacoche) qui le suivit pendant toute sa carrière.

West End Blues. Louis Armstrong 1928

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Kid Ory

Carte n°2 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Kid Ory

Né le 25 décembre 1886 dans une plantation en Louisiane, Kid Ory était un tromboniste Créole de la Nouvelle-Orléans. Il dirigea l’un des tout premiers orchestres de jazz dans les années 1910, dans lequel il engagea de grands musiciens comme King Oliver ou Louis Armstrong. En 1922, il est le premier musicien noir à enregistrer un disque de jazz. Il fut également un acteur très important de la période du Dixieland « revival » des années 1940.

Ory’s Creole Trombone. Kid Ory 1922

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Sidney Bechet

Carte n°3 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Sidney Bechet. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 14 mai 1897 à la Nouvelle-Orléans, le clarinettiste et saxophoniste Sidney Bechet peut être qualifié de prodige musical, tant il a marqué de son empreinte le jazz traditionnel. Clarinettiste à ses débuts, il va découvrir à Chicago le saxo soprano, qui correspond davantage à son caractère de leader. Cet instrument va lui permettre également de développer son célèbre vibrato.

Forte tête et bagarreur, il ne restera jamais bien longtemps dans les orchestres qui l’engagent. Duke Ellington le gardera seulement 3 mois en 1924 ! Il s’installe en France en 1949 et y restera jusqu’à sa mort en 1959. Il composera son morceau le plus célèbre « Petite Fleur » en 1952.


Muskrat Ramble. Sidney Bechet

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Jelly Roll Morton

Carte n°4 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Jelly Roll Morton

Né le 20 octobre 1890 à la Nouvelle-Orléans, Jelly Roll Morton (Ferdinand Joseph Lamothe, de son vrai nom), était un pianiste très influent à la naissance du jazz. C’était un personnage particulier et excentrique (il s’était fait incruster deux diamants sur ses dents de devant). Il était parfois détesté mais toujours respecté. Il prétendait qu’il était « L’inventeur du jazz », ce qui n’était pas totalement faux ! C’était d’ailleurs inscrit sur ses cartes de visite ! 

Jelly Roll Morton a révolutionné le rythme du ragtime, pour le transformer en jazz, en y ajoutant des syncopes notamment. C’était un très grand pianiste et compositeur. Son orchestre le plus fameux s’appelait les « Red Hot Peppers » et se produisait à Chicago dans les années 1920.


Maple Leaf Rag. Jelly Roll Morton

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Wellman Braud

Carte n°5 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Wellman Braud

Né le 25 janvier 1891 à St James Parish en Louisiane, le contrebassiste Wellman Braud dirigeait des orchestres dans le quartier de Storyville à la Nouvelle-Orléans, avant de partir pour Chicago en 1917. Au début des années 1920 il rencontre Duke Ellington, qui l’engage. Wellman Braud dont le jeu est très varié, développera et popularisera plusieurs techniques de contrebasse.

Il joue d’abord à l’archet, puis il sera l’un des premiers bassistes à utiliser le « Slap » (Tirer sur les cordes pour les faire claquer). Enfin, il sera le premier à développer la technique de la « walking bass » (jouer tous les temps) ce qui fait de lui le précurseur de la contrebasse moderne…


Wellman Braud chez Duke Ellington en 1932

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Zutty Singleton

Carte n°6 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Zutty Singleton. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles de Docteurjazz.

Né le 14 mai 1898 à Bunkie en Louisiane, le batteur Zutty Singleton est surtout connu pour avoir joué dans les diverses formations de Louis Armstrong, dont le célèbre « Hot Five ». Il a également joué avec Fats WallerJelly Roll MortonSidney Bechet

En 1951, il grave un solo de batterie d’anthologie : « Drum Face », qui fera date dans l’histoire de la batterie jazz. Si l’on parle de batterie de style « New-Orleans », il faut également citer Sidney Catlett et Baby Doods, qui sont aussi de très grands batteurs de cette période.


Drum Face. Zutty Singleton 1951

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Roy Eldridge

Carte n°7 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Roy Eldridge

Né le 30 janvier 1911 à Pittsburgh, le trompettiste Roy Eldridge est un musicien important de la période swing des années 1930/1940. Il débute à la batterie, puis se tourne rapidement vers la trompette. Sa carrière se lance réellement lorsqu’il s’installe à New York en 1930. Il y joue notamment avec Fletcher HendersonBillie HolidayGene KrupaArtie Shaw

Il affectionne les grands orchestres, mais c’est dans les tournées du J.A.T.P (Jazz at the philarmonic) qu’il va révéler tout son talent d’improvisateur. Son style est très coloré, inventif, expressif et parfois acrobatique ! Il a influencé nombre de trompettistes de la génération suivante, dont Dizzy Gillespie, qui dit de lui qu’il est le lien essentiel entre la tradition et la modernité.


After You’ve Gone. Roy Eldridge

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Lester Young

Carte N°8 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Lester Young. Découvrez 42 grands musiciens de jazz avec le jeu de 7 familles Docteurjazz.

Né le 27 août 1909 à Woodville dans le Mississipi, Lester Young, surnommé « Prez » (le président) est, avec Coleman Hawkins, l’un des deux musiciens qui ont révolutionné le jeu de saxophone dans le jazz. Ils ont ainsi influencé de près ou de loin, tous les saxophonistes des générations suivantes. Après avoir débuté comme batteur (son frère Lee Young est d’ailleurs un excellent batteur), Lester se consacre entièrement au sax ténor.

Il s’installe à Kansas City en 1933, où il sera remarqué par Count Basie, qui l’engage dans son orchestre en 1936. Il se lie d’amitié avec Billie Holiday et le pianiste Teddy Wilson, avec lesquels il enregistrera de nombreuses fois. De retour du service militaire, il intègre les tournées du J.A.T.P (Jazz at the philarmonic) où il a l’occasion de jouer avec Charlie Parker et Nat King Cole. Il décède prématurément an 1959… Le jeu de Lester Young, aérien et tout en finesse, tranche avec celui de Coleman Hawkins, plus viril et puissant.

Lady Be Good. Lester Young 1936

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.

Jack Teagarden

Carte N°9 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Jack Teagarden

Né le 20 août 1905 à Vernon, le tromboniste Jack Teagarden étudie successivement le piano, le saxhorn, puis le trombone. Ses parents et ses frères et sœurs sont tous musiciens. Il commence à jouer professionnellement à l’âge de 13 ans. Il va se produire avec les meilleurs musiciens du moment : Louis ArmstrongBenny GoodmanBix BeiderbeckeHoagy Carmichael… La consécration arrive lorsqu’en 1947, Louis Armstrong l’engage dans son « All Stars », au sein duquel il restera 4 ans. A partir de 1951, il dirige son propre « all stars ». Mais Jack a une santé fragile, et une pneumonie l’emporte en 1964.

Stardust. Jack Teagarden 1959

Rendez-vous dans la boutique pour acheter le jeu de cartes.
Retrouvez toutes les cartes du jeu en cliquant ici.