Interview d’Ellinoa

Ellinoa, chanteuse compositrice et arrangeuse, révélée notamment par sa participation à l’ONJ, sort le deuxième album de son orchestre “Wanderlust”. Elle répond aux questions de Docteur Jazz.

Ellinoa
Ellinoa

DJ : Bonjour Camille, peux-tu te présenter ?

E : Ah ! ça commence bien, mon identité secrète est dévoilée ! Je préfère utiliser mon nom d’artiste Ellinoa. Quoi qu’il en soit, j’ai 34 ans, je suis chanteuse et compositrice. A vrai dire je ne me définis même pas vraiment comme arrangeuse car ce n’est pas une activité que j’exerce beaucoup pour les autres, seulement occasionnellement. Mais je suppose que composer pour des grandes formations fait de moi automatiquement une arrangeuse, quelque part !

DJ : Tu as une maman musicienne, mais comment as-tu décidé de faire ce métier, et quel est ton parcours ?

E : Grâce à ma mère qui a consacré sa vie à la pédagogie musicale (et notamment jazz), j’ai baigné dans la musique depuis toujours. Mais pendant l’enfance, cet art m’intéressait à part égale avec le dessin et l’écriture, par exemple. J’ai fait 12 ans de chorale et 10 ans de piano (et même un tout petit peu de saxophone et de basse), mais c’est surtout en explorant de mon côté, en cherchant sur le piano ou sur Finale (que j’utilise depuis que j’ai 13 ans) et autres que j’ai développé ma créativité, nourrie par des écoutes infinies des albums du Pat Metheny Group, de Take6, Manhattan Transfer, New York Voices et cie, et de musique brésilienne (merci maman). Après avoir obtenu un Master à Sciences Po Paris et avoir commencé à travailler, c’est finalement la musique qui l’a emporté : j’ai réalisé que si je ne tentais pas d’en faire mon métier je le regretterais. 23 ans, c’était encore relativement jeune pour s’y mettre… J’ai donc fait un DEM jazz au conservatoire de Bobigny puis le CMDL. Ça fait maintenant 9 ans que je suis musicienne professionnelle.

DJ : Comment en es-tu venue à écrire la musique ?

E : Je l’ai toujours fait, sous différentes formes comme je le disais plus haut. D’ailleurs, je crois que ça m’intéressait davantage que de chanter. Il y avait quelque chose de noble dans le fait d’écrire sa propre musique, que j’ai toujours voulue sophistiquée, avec un certain vocabulaire harmonique. Fait étonnant pour une chanteuse, j’ai mis beaucoup plus longtemps à vraiment m’intéresser à la mélodie qu’à l’harmonie. C’est ce que m’a dit ton grand ami Gilles Réa, qui était là le jour où j’ai joué pour la première fois une composition en public, à 17 ans, en m’accompagnant au piano : “super harmoniquement, de jolies basses étrangères…mais tu devrais t’intéresser de plus près à la mélodie maintenant !”

DJ : Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencée ?

E : J’ai plus été influencée par des compositeurs et compositrices que par des arrangeurs, même s’iels avaient en commun d’écrire de la musique qui était très “arrangée”. Je parlais donc de Pat Metheny (et Lyle Mays), Take 6 et la clique des groupes vocaux polyphoniques, mais aussi Bjork (ses morceaux qui m’ont le plus fascinée étaient ceux arrangés par Vince Mendoza), puis, plus tard, Kenny Wheeler et Carine Bonnefoy, Maria Schneider (qui sont arrangeuses à part entière). En marge de tout ça, je voue un culte à John Williams. 

DJ : Quel est le projet d’écriture dont tu es la plus fière, ou ton préféré ?

E : Je dirais que c’est celui qui sort en ce moment, le second album du Wanderlust Orchestra, Ville Totale. Le premier album était un sacré défi car je venais de monter mon orchestre, je ne connaissais pour ainsi dire rien à l’arrangement (sinon je n’aurais jamais monté un groupe avec une flûte, un hautbois, deux saxs, un trombone, un quatuor et une section rythmique ! C’est un vrai non-sens acoustique, et on a mis longtemps à faire sonner le groupe, qui compte même aujourd’hui deux batteries !!!). Je me suis lancée tête baissée dans l’écriture, “à l’oreille”, finalement j’en suis toujours contente mais ce disque a un petit côté “jeune musicienne qui a quelque chose à prouver”, il est un peu scolaire, très écrit… Le second est plus mature, il a un parti pris sonore plus tranché, il est aussi plus “ouvert”… mais encore plus inclassable. C’est un casse-tête pour les vendeurs de disque, les plateformes de streaming et les journalistes, mais moi, c’est la musique que j’ai envie de faire.

Un arrangement orchestral d’Ellinoa. Un arrangement vocal d’Ellinoa.

DJ : Une phrase pour définir l’écriture ?

E : C’est un peu bateau, et ça correspond seulement à ma vision, mais c’est raconter des histoires.

DJ : Quel est l’arrangement qui n’est pas de toi et que tu aurais aimé écrire ?

E : Ohlala, il y en a tellement. Mais je crois que quand j’ai écouté “Wrygly” de Maria Schneider j’ai eu un petit choc. Et puis j’ai écouté “Hang Gliding” sur l’album d’après et j’en ai eu un encore plus grand. Il y a un genre de perfection dans la forme, le développement, le jeu avec les décalages des mesures en 5 et 6, et puis c’est juste beau, l’histoire est limpide, ça monte, ça monte…

Ville Totale
Ville Totale

DJ : Quels sont tes projets immédiats et futurs ? 

E : Croiser les doigts pour que l’album Ville Totale soit bien reçu, et implorer le Dieu des programmateurs pour que les concerts tombent ! L’orchestre a subi quelques déconvenues récemment, toutes les perspectives de diffusion ont disparu…or je crois vraiment que ce projet mérite de jouer ! Dans l’immédiat, je vais aussi terminer mon jeu vidéo, petit projet que je me suis lancée en marge de mon activité de musicienne, pour pousser l’univers de Ville Totale encore plus loin. Finalement, simplement une autre manière de raconter l’histoire !

Plus tard, il y aura un opéra qu’on écrit avec ma mère. Je suis chargée de la musique, et j’ai choisi un effectif un peu étrange, là encore : quintet à cordes, trois flûtes, des percussions, choeur et soliste !!

DJ : Raconte-nous une anecdote de ta vie d’arrangeuse…

E : Un jour, dans les premiers temps d’existence du Wanderlust, le festival Comme Ca Vous Chante a eu la gentillesse de nous programmer et de me commander une création pour mini-symphonique (mon orchestre + des musiciens locaux plutôt issus du classique, une trentaine d’instrumentistes en tout). J’ai tellement tergiversé sur ce que j’allais écrire qu’est arrivée la veille du départ et je n’avais toujours rien de convaincant. Plutôt que de me laisser ronger par le stress et le défaitisme, j’ai décidé sur un coup de tête de tout recommencer à zéro, en ressortant une vieille compo, de celles qu’on laisse dans un placard des années durant car justement elle ne trouve pas la forme qui lui rendrait justice. J’ai écrit frénétiquement pendant toute la journée puis la nuit, jusqu’à imprimer les parties séparées à 6h du matin et sauter dans le train à 7h, pour diriger la première répétition l’après-midi même.

La seconde partie de cette anecdote est que ça m’a laissée avec l’idée totalement absurde que je pouvais écrire un symphonique en 2 jours, et le jour où on m’a proposé d’en écrire un vrai, je n’ai pas du tout anticipé le temps que ça me prendrait. Heureusement que le confinement a décalé de plusieurs mois la deadline que j’avais pour ce projet ! L’autre leçon à retenir est qu’écrire pour un symphonique + section rythmique jazz est infiniment plus simple que pour un symphonique seul, qui demande une vraie maîtrise du langage.

DJ : Merci Camille !

Je ne parle que rarement du travail de mes collègues, sauf lorsque j’ai un réel coup de cœur.

Lors de notre récente rencontre au festival « Saveurs Jazz », Ellinoa m’a très gentiment offert l’album « Ville Totale » qui sort prochainement…

On y entend un subtil mélange de musique « savante » (dans le bon sens du terme) mâtiné d’influences et d’apports divers (Rock, Fusion, musique classique, musiques ethniques diverses…), de poésie déclamée ou chantée, de grooves divers… Une écriture très mature, parfaitement construite et maîtrisée, un art de l’orchestration, une culture évidente…. Un traitement du son qui transporte l’audition et l’auditeur. Une voix pure…

L’arrangeur que je suis (mais aussi le simple auditeur) est sans arrêt happé par les trouvailles harmoniques, d’orchestration, de forme. Pas une once de remplissage ou de démonstration. L’instrumentation est elle aussi très originale… Une très belle réussite à laquelle nous souhaitons beaucoup de succès !

Stan Laferrière

Interview de Cyril Dumeaux pour “Saxtape”

Le saxophoniste Cyril Dumeaux, leader de “Saxtape”, ensemble de saxophones de la région Bordelaise, nous parle de la sortie de son premier album, et de son parcours…

Cyril Dumeaux
Cyril Dumeaux

DJ : Bonjour Cyril, peux-tu te présenter :

CD : Bonjour Stan, j’ai 44 ans, je suis originaire du Lot et Garonne, je suis saxophoniste à la musique de l’Air de Paris, professeur de sax a l’EMMD de Talence à côté de Bordeaux.

Je collabore en tant que musicien avec plusieurs formations comme Electro Deluxe Big band, Big One, Nico Wayne Toussaint, Monk … 

DJ : Quelles sont tes principales influences et ton parcours ? : 

CD : Mon parcours est assez traditionnel, j’ai débuté le saxophone à l’âge de 7 ans à l’école de musique de Tonneins (47) puis après un passage au Conservatoire de Bordeaux je suis rentré dans la classe de jazz de Jacky Berrecochea dans les Landes ( Dax et Mont de Marsan), après l’obtention de mon Dem de jazz, je suis rentré en 1998 à la musique de la 3ème région aérienne atlantique à Merignac puis en 2003 à la musique de l’Air de Paris pour intégrer l’orchestre de Jazz que tu as dirigé pendant 15 ans 😉

Mes influences sont assez éclectiques, mon premier « choc « musical à 13 où 14 ans a été Led Zeppelin et particulièrement Jimmy Page le guitariste pour ses solos légendaires. Puis est venu Jimmy Hendrix, Stevie ray Vaughan. 

La terre s’est véritablement ouverte sous mes pieds lorsqu’à 17 ans, un ami m’a passé une K7 audio des Brecker’s Brothers et de l’album Heavy métal Be bop. Quoi ? Mais quoi ? On peut faire ça avec un saxophone ? 

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Moulin de Nouara à Ambert : un nouveau lieu culturel dans le massif central !

Ce lieu magique accueillera en octobre 2022, un stage /masterclass d’initiation à l’univers du jazz, animé par Stan Laferrière.

Le blog a demandé à son propriétaire, Xavier Omerin et à toute son équipe, de nous présenter ce bel endroit et les activités qui vont s’y dérouler (Résidences d’artistes, concerts, stages, masterclass…)

DJ : Pouvez-vous nous dire en quelques mots quelle est l’histoire de ce lieu ?

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Interview de Déborah Tanguy

Incontournable vocaliste et pédagogue de la scène Française, Déborah Tanguy se livre à Docteur Jazz !

Elle animera avec Stan Laferrière les 30 juin et 1er juillet prochains la 3ème session du stage “Aborder le SCAT” à Angers. Venez profiter de son expérience !

Déborah Tanguy

DJ : Bonjour Déborah, peux-tu te présenter ?

DT : Bonjour Stan, je suis née en Normandie à Caen. J’ai commencé la musique par le violon à l’âge de 5 ans 1/2 (après une vague trop courte période de violoncelle, c’est dommage c’est beau le violoncelle) j’ai fait des études au conservatoire qui m’ont donné de solides bases musicales. Un peu plus tard, vers 12 ans, j’ai aussi commencé le saxophone sans aborder le jazz à cet instrument car on m’avait trouvé un cours de sax classique. Un peu de déception mais beaucoup de travail technique qui font qu’après presque 30 ans d’arrêt je reprends le sax avec plaisir, même si j’ai des progrès à faire pour les impros.

A l’âge de 17 ans, alors que je faisais des voyages « comédies musicales », humanitaires et coopération entre jeunes, un musicien m’entend jouer du sax puis chanter et me dit : « Deborah c’est du jazz que tu dois chanter » et je réponds « d’accord mais je dois prendre des cours » et l’histoire a commencé comme cela. 

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Interview de David Sauzay

Saxophoniste, flûtiste et pédagogue, David Sauzay est une figure du jazz Français. Docteur Jazz a voulu en savoir un peu plus avant de l’inviter pour le stage de Rythmique organisé à Angers en octobre prochain.

david Sauzay

DJ : Bonjour David, peux-tu te présenter ?

DS : Né en 1972,  je débute le saxophone à l’âge de 8 ans dans la classe de Roger Michel-Frederic à Villefranche sur Saône. En 1988, lors d’un échange avec l’école de musique de Doncaster en Angleterre dirigé par John Ellis je décide de devenir musicien de jazz. J’étudie alors au conservatoire de Lyon, à l’EMN de Villeurbanne avec Gilbert Dojat et à l’AIMRA avec Jacques Helmus.

J’ai eu la chance de rencontrer et de travailler avec Mulgrew Miller, Tete Montoliu, John Abercrombie, Tim Ries, les big bands d’Albert Mangelsdorf et Carla Bley. En 1994, je suis membre actif du Collectif MU (créé la même année). Ce collectif de musiciens se rassemble pour jouer toutes les nuits dans une cave à Macon qui deviendra le Crescent Jazz Club composé de Francois Gallix, Eric Prost, Philippe Garcia, Gael Horellou, Laurent Sarrien, Laurent Courthaliac, Jean-louis Bonneton, Emmanuel Borghi, Fabien Marcoz et moi-même. Ce Collectif remporte le 1er prix du concours international de Jazz à Vienne en 1995 et le 1er prix du concours de la Défense en 1996. En parallèle , je joue dans l’ORJ de Grenoble dirigé par Gilles Lachenal et le Quintet de Simon Goubert avec Michel Grallier.

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Interview Pierrick Menuau

Saxophoniste et pédagogue, Pierrick Menuau est un musicien très actif sur la scène Française. Il a en outre créé la classe de jazz au CRR d’Angers. Docteur Jazz lui a posé quelques questions…

Pierrick Menuau
Photo : J.B Millot

      DJ : Bonjour Pierrick, peux-tu te présenter ?

PM : Je suis saxophoniste et professeur. Je dirige et coordonne le département jazz au CRR d’Angers, où j’ai créé la classe depuis 2007. En parallèle, je me produis avec mes projets.

  • DJ : Quelles sont tes principales influences ?

PM : Mes influences sont nombreuses et très variées, elles vont de Duke Ellington à Sonny Rollins, en passant par Billie Holiday, Cole Porter, Wayne Shorter, Don Cherry… Pour ne citer qu’eux.

  • DJ : Peux-tu nous parler de ton dernier projet « Togetherness » ?
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Interview de Steve Walker

Steve Walker est un trompettiste Britannique , arrangeur et chef d’orchestre d’un big band, à la carrière impressionnante. Il publie toutes les semaines sur son site, un podcast mettant en valeur tout ce que la planète compte de compositeurs et arrangeurs de big bands actuels ! Quelle bonne idée ! J’ai moi même pu découvrir nombre d’orchestres étrangers totalement inconnus ! (le lien pour écouter ces podcasts en fin d’article).

Docteur Jazz avait envie d’en savoir un peu plus sur le parcours, les activités et les projets de Steve, et vous en faire profiter bien sûr !

steve walker

DJ : Hi Steve, can you tell us a bit about you and your musical background ?

SW : Born in Middlesbrough, Steve, the son of bandleader Arnie Walker began his professional musical career at the tender age of 14 after becoming a full time member of the Musicians Union. After serving his apprenticeship in the tough north east clubland and dance band scene he went on to study trumpet with Arthur Butterworth and David James at Huddersfield and graduated with a BA (Hons) Degree in Music in 1983.

During the 1980s and 90s Steve lead his own successful band regularly performing at Butlins and all the major UK holiday companies and all the well known London hotels. His band also played on some of the world’s most famous cruise liners, QE2, Canberra, Oriana and the prestigious 1998 world cruise on board Arcadia. During that period he was bandleader on board the majestic Ocean Princess, the first cruise liner to sail to Antarctica and Manaus, a thousand miles up the Amazon River. Steve appeared alongside many household names and his band appeared at Peoples Jazz Club in Rio de Janeiro and in a private show for the president of Argentina Carlos Menem in Buenos Aires.

Since then Steve has enjoyed a long, varied and successful career as a freelance musician, conductor, arranger and Musical Director appearing all over the world with recording artists such as The Commodores, Martha Reeves and The Vandellas, The Miracles, The British Philharmonic Orchestra and The Nelson Riddle Orchestra. Steve can still be spotted regularly in the trumpet section of the Syd Lawrence and Joe Loss Orchestras.

Much in demand as a session musician, Steve recently in association with Elvis Presley Enterprises Graceland USA, played with Elvis In Concert, a European Arena Tour that included the O2 and Wembley on the UK leg of the tour. He can also be heard on the new Rock School syllabus and appeared on the BBC Proms In The Park in front of 45000 people at London’s Hyde Park. 

Steve is a published music arranger, brass band adjudicator and also works part-time as a peripatetic brass teacher for the Lincolnshire Music Service. He is also the Musical Director of Skegness Silver Band and hosts his own radio programme, Steve Walker’s Big Band Bash every week on Coastal Sound Radio. 

DJ : How did you come into Jazz music ?

SW : I like all kinds of music. My father was a fine trombonist and arranger and so I was surrounded by music from the day I was born. We also used to listen to Bix Beiderbecke, Bunny Berigan and of course Louis Armstrong. He was quite an authority on Glenn Miller and all the great big bands. My father also took me to see concerts by Oscar Peterson, Dizzy Gillespie, Clark Terry and Lionel Hampton plus the Woody Herman, Buddy Rich and Stan Kenton Big Bands and also took me backstage to meet my heroes. 

DJ : How and why did you get the idea of those Big band podcasts ? And why only Big bands ?

SW : A friend of mine who runs a small Community radio station run entirely by volunteers here in Skegness asked me if I would be interested in presenting a weekly big band radio programme. Although I have fronted many bands throughout my career the medium of radio wasn’t something I was familiar with but after much persuasion I agreed to present six programs in February 2020. Of course we all know what happened after that and overnight all my professional gigs disappeared. The programme was such a success that I was keen to carry on and since then it has afforded me the opportunity to connect with many musicians and music lovers all over the world. We have been on air every Wednesday evening ever since and have just celebrated our second birthday. It really is a labour of love.

DJ : How do you make the composer/arranger selection ?

SW : We tend to focus on purely contemporary instrumental big-band music and steer away from the more traditional Glen Miller and Frank Sinatra styles. There are plenty of other big band radio shows that play this type of music. I wanted to present a programme of current and topical big band music, one that I would like to listen to! I think it was Duke Ellington who said that we must also keep an eye in a forward direction. These days and due to the success of the programme band leaders, composers and arrangers are happy to send their music to me to play on the radio and it is a real pleasure to be able to showcase big band music from all over the world. 

DJ : What are your projects ?

Since the easing of restrictions here in the UK I’m pleased to say that my trumpet playing career is starting to resume again and I have lots of exciting projects and gigs coming up both in the UK and in Europe. I also run my own big band, Steve Walker’s Big Swing Band. We rehearse every week and it’s great fun. We released our first album a couple of years ago, it’s called On The Record and it’s available to download and stream from all the usual places. Our next concerts are with Matt Ford in June. Matt is an award-winning vocalist who is regarded as one of the finest big-band singers in the UK and so it’s something we are really looking forward to. 

You can find out more by visiting my website www.stevewalkermusic.org where you’ll also be able to subscribe to my monthly newsletter Steve Walker’s Big News.

big band bash

DJ : Thanks so much Steve to share all this fantastic music with us !

Interview de Robin Nitram

Guitariste et compositeur de la jeune génération, Robin Nitram sort ces jours-ci un album avec le Motto Trio : “Vroum Vroum”. Il répond aux questions de Docteur Jazz.

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DJ : Bonjour Robin, peux-tu te présenter ?

RN : Je m’appelle Robin Nitram et je suis guitariste et compositeur. J’ai étudié le jazz ainsi que l’arrangement et la composition à l’International Music Educators of Paris (IMEP) durant cinq années (de 2011 à 2016) avec notamment Rick Margitza, Chris Culpo et Peter Giron puis deux autres années au CRR de Paris (de 2016 à 2018) pour me perfectionner aux côtés de Manu Codjia, Pierre Bertrand, Emil Spanyi… 

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

RN : Musicalement je suis très influencé par l’esthétique du label allemand ECM et aussi par le jazz qui est joué à Chicago notamment avec la AACM et le label International Anthem. Je suis aussi beaucoup influencé par mes voyages au Vietnam, en Europe et aux États-Unis, j’ai rencontré pleins de gens et vécu des expériences incroyables. Et enfin, mes collègues musiciens, ma famille et mes amis. J’ai vraiment l’impression d’être entouré de belles personnes et c’est une chance inouïe. 

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz ?

RN : Controlled Freedom. Que je traduirai par liberté réfléchie. C’est à dire qu’on est libre de faire ce qu’on veut mais on a pleinement conscience que c’est un équilibre constant vis à vis de la conception de la liberté qu’ont les autres aussi. Il y a beaucoup de bienveillance dans cette phrase (qui est d’Herbie Hancock).

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Interview de Laurent Bonnot

Bassiste et compositeur, Laurent Bonnot fait partie d’une nouvelle génération de jazzmen qui cultive son héritage poly-culturel. Avec l’album Hong qui sort actuellement, il nous livre une écriture très personnelle, avec une instrumentation originale. Docteur Jazz lui a posé quelques questions !…

DJ : Bonjour Laurent, peux-tu te présenter ?

LB : Après avoir étudié le violon et la guitare jazz (au CRR de Dijon), je me suis orienté par hasard vers la basse électrique après avoir fait un remplacement dans un groupe de salsa pour une tournée d’été. Je me suis pris de passion pour l’instrument que j’ai commencé à travailler plus sérieusement et j’ai eu la chance de pouvoir en vivre très rapidement. Je suis devenu intermittent dans des groupes plutôt rock ou world en jouant 60 à 80 concerts par an pendant 7 ans. 

Puis je suis rentré au CMDL (Centre musical Didier Lockwood) pour y étudier pendant deux ans. Après cette expérience marquante et insatisfait de mon niveau instrumental, j’ai fait un vrai choix de vie en abandonnant l’intermittence et en me consacrant à l’étude de mon instrument à raison d’au moins 5 heures de pratique quotidienne afin de m’affranchir des codes techniques et des langages musicaux (le bop notamment) vers lesquels je m’orientais.   

DJ : Quelles sont tes principales influences ? 

LB : En tant qu’instrumentiste mes influences sont principalement “jazzistiques” mais je n’ai pas été influencé par les bassistes mis à part Carles Benavent. J’écoute beaucoup de bassistes pour le placement, le drive, le groove mais plus pour les étudier que pour m’en inspirer. Je suis d’avantage influencé par des saxophonistes et des guitaristes. Matthieu Donarier m’a beaucoup influencé (en tant que soliste) dans la construction des solos, des phrases, du placement, de l’esthétique générale de ses solos. Même si depuis peu, j’ai changé complétement de technique (je joue beaucoup en aller-retour à l’index ou en accords) et je perds un peu le phrasé “coulé” du saxophone pour m’orienter vers autre chose.

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Interview de Jérôme Etcheberry

Jérôme Etcheberry est l’un des plus éminents et talentueux trompettistes actuels de jazz classique. Il est, entre autres, l’un des grands spécialistes de la musique de Louis Armstrong et Bix Beiderbecke. Il nous parle de son parcours et de l’album “Satchmocracy” en octet, qui vient de sortir chez Camille Productions. Docteur Jazz aura le grand plaisir de l’accueillir en masterclass au mois de juin prochain, pour le stage “New-Orleans” organisé à Angers !

DJ : Bonjour Jérôme, peux tu te présenter ?

JE : Alors, je suis trompettiste/arrangeur/compositeur et chanteur à l’occasion. Je suis actif dans une niche plutôt “jazz classique” depuis de nombreuses années. En ce moment je joue avec le “Duke Orchestra” de Laurent Mignard, Hugh Coltman, les “Krazy Kapers” et un trio avec Michel Pastre et Louis Mazetier. Je dirige aussi un orchestre de danse : les “Swingberries” et un octet : la “Satchmocracy”.
Je suis né en 1967 à Arcachon.
L’envie d’improviser a été très présente depuis mes premières gammes et c’est la rencontre avec des musiciens passionnés qui m’a poussé à creuser toujours plus profondément dans la mine du “Jazz”. Quelques pépites plus tard, la passion est toujours intacte et le plaisir de partager cet or est primordiale.

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Interview de Leila Olivesi

Pianiste, compositrice et pédagogue, Leila Olivesi est une artiste complète, très présente sur la scène du jazz Français. Elle vient de publier un ouvrage pédagogique très intéressant et répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Le parcours de Leila est assez impressionnant. Jugez plutôt :

Diplômée en philosophie et en musicologie à la Sorbonne, en piano jazz, formation musicale, écriture et orchestration au conservatoire et à l’IACP. Prix et distinctions : Ellington composers, Coup de coeur de l’Académie Charles Cros, Académie du Jazz, Tremplin jazz à Montmartre, Trophées du Sunside, Tremplin jazz île de France, La Défense, Jazz primeur de Culture France, Prix Sacem et Prix Défi Jeunes. 

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Interview de Robin Notte

En cette rentrée scolaire 2021, le blog a décidé de faire quelques portraits et interviews d’enseignants (enseignantes) du jazz. Robin Notte, Clavieriste polyvalent de grand talent et pédagogue, répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Bonjour Robin, peux tu te présenter ?

RN : Je m’appelle Robin Notte, je suis pianiste, clavieriste. Je mène en parallèle une carrière de musicien (leader et accompagnateur) et de pédagogue. Coté pédagogie, je suis spécialisé dans l’enseignement du Jazz. En revanche artistiquement, j’ai fait énormément de projets de musiques actuelles dans toutes sortes d’esthétiques. Depuis une dizaine d’années je parcours les routes, principalement aux cotés d’artistes de la chanson française. 

DJ : Quel est ton parcours ?

RN : J’ai commencé la musique a l’âge de 8 ans dans une petite école de musique municipale de Seine et Marne.  Un peu de piano classique d’abord, puis au bout de 5 ans, j’ai arrêté pour prendre des cours de piano Jazz avec le prof de l’école.  Comme ça me plaisait bien, à l’âge de 15 ans mes parents m’ont inscrit dans un stage de jazz d’été. Ce stage a changé ma vie. J’y ai rencontré un certain Julien Dubois , jeune saxophoniste de mon âge qui était super doué et super motivant. En sortant de ce stage j’ai décidé que je voulais faire de la musique toute ma vie et j’ai monté mon premier groupe avec lui. J’ai fini le lycée et après le bac, je suis rentré au Conservatoire départemental de Noisiel, dans l’espoir de passer les diplômes mais ça s’est mal passé avec le prof de piano. J’ai quitté le conservatoire, et à partir de là  je me suis fait tout seul, en cherchant les réponses par moi-même. J’ai appris en dévorant « le livre du piano jazz de Mark Levine » en écoutant énormément de jazz, en repiquant des disques, en m’entourant de musiciens plus forts que moi et en écoutant leurs précieux conseils. J’ai suivi quelques cours avec le fabuleux Emil Spanyi aussi.  

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Interview de Cécile Messyasz

En cette rentrée scolaire 2021, le blog a décidé de faire quelques portraits et interviews d’enseignants (enseignantes) du jazz. Cécile Messyasz, chanteuse et pédagogue, nous parle de son expérience avec recul et humilité…

DJ – Bonjour Cécile, peux-tu te présenter ?

CM – Je suis chanteuse de jazz et professeure de jazz vocal dans une école de musique associative qui se situe dans le petit village varois dans lequel je vis. J’enseigne aussi ponctuellement dans d’autres structures de la région. J’anime régulièrement des stages courts (deux jours) mais aussi des stages plus longs (une semaine) un peu partout en France notamment à Paris avec mon amie chanteuse Sonia Cat-Berro.

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Erroll Garner a 100 ans !

Le pianiste autodidacte Erroll Garner aurait eu 100 ans il y a quelques jours ! Né le 15 juin 1921 à Pittsburg et décédé le 2 janvier 1977 à Los Angeles, ce musicien, catalogué par la critique au début de sa carrière (à l’instar de son collègue Ahmad Jamal) comme “pianiste de bar” (Mon dieu, faut-il ne pas avoir d’oreille et aucun sens du swing !), s’est vite fait une place dans le “top ten” des pianistes de jazz les plus célèbres de l’histoire du jazz. Il réalise la meilleure vente de disque de jazz instrumental de tous les temps avec “concert by the sea” enregistré en 1955. Ce fut le 1er disque de jazz au monde à dépasser le million de ventes en 1958.

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Interview de David Linx

Vocaliste incontournable de la scène internationale, David Linx répond aux questions de Docteur Jazz. Nous aurons le plaisir de l’accueillir lors d’une des prochaines sessions du stage de Scat à Angers !

Photo : Alexandre Lacombe

DJ : Bonjour David, merci de prendre le temps de cette interview sur le blog ! Peux-tu te présenter ?

DL : Je m’appelle David Linx, je suis chanteur de jazz, compositeur et parolier (pour d’autres artistes et chanteurs/chanteuses). Je suis professeur de chant et ensembles vocaux depuis 25 ans à la section jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles, ainsi que professeur invité au conservatoire d’Amsterdam aux Pays-Bas depuis environ 10 ans. Professeur en résidence à la Jazz Academy de Sienne en Italie depuis cette année, je donne également des masterclass lorsque je suis en tournée (Capilanou University au Canada, Wharton Institute dans le New Jersey, NYC appreciation classes, Taiwan, Brésil, etc…).

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Interview de Christophe Davot

Christophe Davot, guitariste, banjoïste et vocaliste de grand talent, répond aux questions de Docteur Jazz, et nous présente son projet “Paris Gadjo Club”.

DJ : Bonjour Christophe, peux-tu te présenter ?

CD : Je suis guitariste, banjoïste, chanteur, interprète, arrangeur, compositeur et preneur de son. 

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

CD : Grâce à mes parents et frères et sœurs j’ai eu la chance de baigner dans différents univers de bonne musique depuis ma plus tendre enfance. Cela va de la musique classique jouée par ma mère pianiste (1er prix de conservatoire), aux musiques jazz, folk, pop, la chanson francophone bien-sûr et la musique latine entre autres styles. En ce qui concerne plus précisément le jazz, c’est mon oncle guitariste Anglais Tony Male qui m’a transmis le virus de Django Reinhardt quand j’avais 13-14 ans . Il était lui même un excellent guitariste ami de Joe Pass, capable de jouer à la note les solos du géant manouche. J’aime autant vous dire que ça marque au fer rouge la mémoire d’un ado et ça a orienté mes choix par la suite.

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Interview de Patrice Caratini

Contrebassiste, compositeur et arrangeur, Patrice Caratini est depuis des décennies, un acteur important de la scène du jazz Français. Il vient de recréer avec l’ONJ, une pièce majeure de l’oeuvre d’André Hodeir (Article à lire sur le blog). Il a bien voulu répondre à quelques questions au micro de Docteur Jazz.

Anna Livia Plurabelle par Patrice Caratini et l’ONJ

Interview Jean-Baptiste Craipeau

Vocaliste, bassiste et arrangeur Français de tout premier plan, Jean-Baptiste Craipeau évolue dans le monde du jazz vocal (mais pas que), en solo bien entendu, mais aussi au sein d’un groupe vocal international “A Cappella” qui compte parmi les meilleurs de la planète : ACCENT.

Jean-Baptiste répond à mes questions et nous présente son travail…

DJ : Bonjour Jean-Baptiste, peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

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Interview de Camille Bertault

Vocaliste de grand talent, Camille Bertault est une artiste et une musicienne complète. Touchant aussi bien au jazz, à la musique classique, à la chanson Française, au théâtre, c’est une figure incontournable du jazz vocal actuel. Elle a bien voulu répondre aux questions de Docteur Jazz…

Site Web

Interview de Médéric Collignon

Vocaliste et cornettiste inclassable (et c’est tant mieux), Médéric Collignon est une figure incontournable du jazz vocal hexagonal. Sa culture, sa technique vocale impressionnante, son style et ses influences, nous font voyager dans des univers très variés et parfois même iconoclastes… Grand admirateur de Louis Armstrong, son exubérance (toujours à propos, musicalement) me fait terriblement penser à la chanteuse Allemande Nina Hagen. Médéric répond aux questions de Docteur Jazz.

Photo: Alexandre Lacombe

Médéric sera l’un des prochains intervenants au stage d’été de SCAT organisé par Docteur Jazz !

Découverte du SCAT par la vocaliste Karine Gene “Sula”

Karine GENE « Sula », passionnée de chant, chanteuse et formatrice.

Karine a commencé sérieusement l’apprentissage du chant, de la théorie musicale et de la scène, à Londres avec des cours du soir au Goldsmiths College, dans les années 2000. Depuis, elle a évolué dans divers groupes (reggae, blues, jazz, ballades d’Afrique de l’Ouest, rock). 

Elle accompagne les chanteurs en devenir à travers le blog  “Plus que du chant” Le but de ce blog, est d’apprendre à chanter et à développer son univers musical : cela implique d’acquérir ou de développer la confiance en soi, d’identifier ses goûts, de découvrir les pratiques du chant au travers de divers styles musicaux, de dépasser ses a priori et limites, de s’autoriser à chanter en langues étrangères… Tout cela en plus du travail pur de la technique vocale. Tout ce par quoi elle est passée…

Voici son témoignage sur l’univers du SCAT. Elle vient de commencer la formation sur le Scat, proposée par le blog, et nous fera part de son expérience d’apprentissage… A suivre donc !

Mon premier cours de scat

Je viens partager avec vous mes pensées, juste avant mon premier cours de scat, il y a une vingtaine d’années…

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Interview de Michele Hendricks

Continuons notre petit tour du monde du SCAT dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog. Artiste américaine installée en France depuis de nombreuses années, Michele Hendricks perpétue avec un immense talent, la tradition familiale (Son père Jon est un grand scatteur, fondateur du trio vocal “Lambert, Hendricks & Ross”). Elle répond aux questions de Docteur Jazz…

Une petite bio de Michele :

Michele HENDRICKS, chanteuse Américaine, auteur-compositeur, monte sur scène à huit ans avec son père Jon HENDRICKS, lui-même chanteur, parolier et fondateur du fameux trio vocal Lambert, Hendricks & Ross. Dès l’âge de quinze ans, Michele tourne régulièrement en Europe avec son père, jusqu’à la fin de ses études de danse et de théâtre à Londres. Elle poursuit des études musicales à San Francisco, avant de revenir à New York, dont elle est originaire, pour deux ans durant lesquels elle travaille avec Buddy Rich et Stan Getz.

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Interview de Varijashree Venugopal

Dans le cadre du mois du vocal sur le blog, continuons à explorer le scat à travers le monde… J’aimerais vous présenter cette artiste indienne exceptionnelle, vocaliste et flûtiste, que j’ai découverte il y a quelques mois sur YouTube (Le net a parfois des aspects bien réjouissants !). Le l’ai contactée, et elle a accepté de répondre à mes questions… Un petit aperçu de son talent ICI

photo:  Shashank Jodidar

DJ : Hi Varijashree, Indian traditional music seems to be a bit far from jazz music (anyway… maybe not that far…) How did you come to Jazz music?

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Interview de Kateryna Kravchenko

Dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog Docteur Jazz, j’aimerai vous présenter quelques vocalistes étrangères… C’est le cas de Kateryna Kravchenko, chanteuse, compositrice et arrangeuse Ukrainienne, que j’ai découverte par hasard sur YouTube avec une vidéo, où elle double un solo de Dizzy Gillespie… Elle a bien voulu répondre à quelques questions.

DJ : Hi Kateryna, can you give us a short presentation ?

KK : My name is Kateryna Kravchenko. I am a native Ukrainian jazz singer and composer, now living in Germany. Since 2013, I’ve been actively participating in various jazz competitions and festivals in which I’ve won many awards. I performed with the Alexey Petukhov Quartet, sharing stage with Allan Harris, Eve Cornelious, Benny Benack III and Rachel Therrien. Since 2018, I’ve been studying Jazz Vocals at the Carl Maria von Weber School of Music in Dresden. At the end of 2020, I and my band released our debut album Stories.

DJ : Which are your main influences ? (Singers-musicians-styles)

KK : When I was 11 years old, my vocal teacher had me listen to a recording of Ella Fitzgerald singing Airmail Special. I’d never heard ‘scatting’ before and this recording completely changed my life. It was so fascinating! I wanted to listen to it day and night! I believe this passion is what inspired me to become a jazz musician. In recent years, I’ve mainly studied music that focuses on singers like Cécile McLorin Salvant, Jazzmeia Horn, Kurt Elling, Bobby McFerrin, Gretchen Parlato, and Norma Winstone. I’m also putting more and more effort into composing my own music, for which I’m mostly inspired by the works of Wayne Shorter, Avishai Cohen,and Kenny Wheeler. 

DJ : What do you think about “scatting” in jazz vocal’s world ?

KK : I believe that thanks to “scatting”, a singer’s voice becomes more like an instrument, and this gives singers the opportunity to improvise, and express their musical individuality.

DJ : Just a word or a simple phrase to define jazz ?

KK : Originality & creativity in expressing deep, intense moods.

DJ : If you were a jazz standard ?

KK : Hmm…  I’d say Joy Spring by Clifford Brown. 

DJ : What are your projects ?

KK : In 2018, I brought together a quartet of musicians from Brazil, Poland and Germany; and I like composing and arranging music with them. Recently we released our debut album Stories. Since 2020, I became a member of the National German Youth Orchestra — BuJazzO, which I enjoy singing in as part of their vocal ensemble and big band. The exchange of musical experiences with my homeland is also very important to me. I hope my band will soon be able to play concerts in Ukraine again, as well as hold workshops in children’s music schools there in order to develop the jazz culture of my country.

DJ : Thank you so much Kateryna, we will (I will, for sure) follow your works. Take care !

Stan

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Album “Stories”

Single “Gdybym” 

Une formation et un stage de SCAT sont disponibles dans la boutique du blog, pour tous les niveaux…

Interview de Fabien Mary

Merveilleux trompettiste, Fabien Mary irradie la scène musicale du jazz Français et international depuis deux bonnes décennies. Je l’ai connu tout jeune, et j’ai eu le plaisir de jouer à ses côtés, notamment en l’invitant dans mon Tentet dans les années 2000. Le blog est aussi là pour donner un petit coup de projecteur sur les beaux projets, et notamment lorsqu’il s’agit d’écriture ! Fabien lance une campagne de collecte de fonds pour produire son projet en Big band (avec le magnifique “Vintage Orchestra”) dont il a signé toutes les orchestrations ! Je lui ai donc posé quelques questions…

DJ : Peux tu te présenter ?

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Interview de Cyril Achard

Guitariste et pédagogue depuis le milieu des années 90, Cyril Achard présente et partage sa passion et sa science de l’harmonie, au travers de publications passionnantes et d’un site web. Docteur Jazz avait envie de mettre en valeur son travail exceptionnel sur le sujet, et de l’associer à la formation sur l’ARRANGEMENT JAZZ proposée par le blog, tant la complémentarité des deux approches semble évidente.

Cyril a bien voulu répondre à quelques questions !

 Bonjour Cyril, peux tu te présenter ?

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Interview de Philippe Maniez

Attention ! Voici la jeune garde de l’arrangement Français ! Une plume à découvrir, avec déjà une très belle maturité et un univers personnel… Philippe Maniez répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Bonjour Philippe, peux tu te présenter ?

PM : Je m’appelle Philippe Maniez, en tant que musicien je m’identifie à peu de choses près comme toi : batteur, pianiste, compositeur, arrangeur et directeur de projets. Je suis né d’une mère américaine et d’un père français, tous deux chanteur/chanteuse lyriques. La musique et les langues ont donc évidemment fait partie de mon background (petite blague d’arrangeur au passage…). J’ai étudié la batterie jazz et les percussions classiques à Lyon, avant de faire une année d’échange à UCLA puis d’intégrer le CNSM de Paris, d’où je suis sorti en 2015. Actuellement, j’ai la chance d’enseigner et de partager mon intérêt pour l’arrangement au sein du Centre des Musiques Didier Lockwood.

DJ : Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencés ?

PM : J’ai eu une expérience choc lors du premier concert du Amazing Keystone Big Band à la Clé de Voûte à Lyon (à l’époque c’était juste “The Keystone Big Band”) en 2010 il me semble. Les arrangeurs n’étaient autres que les fantastiques Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Fred Nardin, ainsi que quelques pièces arrangées par François Théberge et Sandrine Marchetti. Ils portaient déjà un grand intérêt pour la musique pour grand ensemble, et avaient monté de toutes pièces un répertoire d’arrangements de leur cru. J’étais au premier rang, et j’ai pris une énorme dose de son ! Je suis reparti du concert impressionné et séduit par l’incroyable expérience humaine de réunir tant de musiciens sur scène.

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Interview d’Aurore Voilqué

Merveilleuse musicienne, Aurore Voilqué fait partie de cette “nouvelle vague” de violonistes de jazz, dont le blog souhaite mettre en valeur quelques unes de ses représentantes . 

Aurore Voilqué

DJ: Bonjour Aurore, peux tu te présenter ?

AV : Je suis née avec un violon entre les mains. J’ai commencé à jouer à l’âge de 4 ans et n’ai jamais arrêté ! 

Après quelques expériences dans la musique classique au sein de différents orchestres, puis quelques années à jouer dans le métro parisien pour gagner mes premiers sous, j’ai décidé de monter “l’Aurore Quartet” en 2003. 

J’enregistre mon premier album en auto-production, puis démarche moi-même les bars, les restaurants, les festivals mais aussi les agences d’événementiels pour gagner ma vie et surtout pour faire travailler les musiciens qui m’entourent. 

De fil en aiguille, de rencontres en rencontres j’évolue dans le milieu du jazz manouche et très vite je travaille aux cotés de Thomas Dutronc qui m’appelle régulièrement pour l’accompagner lors de ses tournées en France. Je fais d’ailleurs partie du line up du dernier album de Thomas Dutronc « live is love » sorti chez le label de jazz mythique « Blue Note ».

En 2009 je pars jouer au Birdland à New York aux côtés du guitariste Samson Schmitt et de l’accordéoniste Ludovic Beier.

En 2017 je joue à Los Angeles avec Sammy Daussat et Noé Reinhardt 

J’enregistre également un album aux cotés de Rhoda Scott mais aussi un autre en septet avec une excellente section de soufflants avec laquelle nous irons en Suisse pour une résidence unique avec des musiciens de Grèce, de Turquie, du Maroc et de Suisse. Un album est enregistré par cette formation exceptionnelle en 2015 : « Orient Occident »

Récemment j’ai enregistré un album electro Jazz avec un projet du nom de « Mayfair » suite a une commande du festival Jazz en Baie. Le disque est sorti en 2018.

La même année, j’ai enregistré un disque aux côtés d’Angelo Debarre où je retrouve l’origine de sa passion : la musique manouche. Aux côtés de ce guitariste hors pair, je réalise un disque pur au vrai son gitan que j’aime tant. 

Depuis décembre 2017 je suis programmatrice du Jazz Café Montparnasse et me plait à faire ce métier en plus de celui d’artiste, afin de connaître les deux côtés du décor.

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

AV : Indubitablement Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, le jazz manouche, le swing.

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

AV : le jazz pour moi est une liberté structurée qui correspond parfaitement à mon caractère.

DJ : Si tu étais un standard de jazz ?

AV : Si j’étais un standard de jazz je pense que je serais « I’ll surrender dear »

C’est beau, c’est doux, ça swingue et c’est sensuel. Les paroles sont magnifiques.

DJ : Quels sont ton meilleur et ton pire souvenirs ?

AV : Mon meilleur souvenir ? Je pense que j’en ai plusieurs. Le concert aux côtés de Thomas Dutronc à l’Olympia alors que j’étais enceinte jusqu’au cou… L’expérience du projet “Orient Occident” auquel j’ai participé. Ce concert de fin de résidence avait lieu devant un public composé principalement de prêtres, d’Imams et de Rabbins… Exceptionnel !

Le pire souvenir ? Jouer dans un couloir d’une société dans les courants d’airs où il n’y avait personne…

DJ : Que penses-tu de la place qu’occupe ton instrument dans le jazz ?

AV : le violon n’a pas une aussi grande place en jazz que la trompette ou le sax mais il a son histoire et je la trouve importante. Grappelli bien sûr mais aussi chez les américains comme avec Stuff Smith ou Ray Nance qui a joué aux côtés de Duke. Le son des américains de l’époque est plus « crade » que celui de Grappelli mais j’aime beaucoup ça. Il en sort une certaine vérité.

DJ : Quels sont tes projets ?

AV : Je viens de sortir en octobre 2020 un album « un soir d’été », deuxième opus aux côtés d’Angelo Debarre, Mathieu Chatelain et Claudius Dupont, pour lequel nous avons invité Thomas Dutronc et Sanseverino. 

Ça c’était suite au premier confinement.

Pendant le deuxième confinement j’ai auto produit un minidisque bonus de 6 titres sur lequel notre trio de base (Chatelain, Dupont et moi) a invité 3 des meilleurs guitaristes de jazz français : Adrien Moignard, Sébastien Giniaux et Rocky Gresset.

Mon plus beau projet serait de pouvoir recommencer à jouer en public comme avant…

DJ : Merci Aurore, bonne route à toi !

teaser dernier album

Site Web

vidéo disque bonus 

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Interview d’Eva Slongo

Merveilleuse musicienne, Eva Slongo fait partie de cette “nouvelle vague” de violonistes de jazz, dont le blog souhaite mettre en valeur quelques unes de ses représentantes. Eva est également enseignante et propose ses formations sur le blog “Apprendre le violon jazz” dont le lien est disponible en fin d’article.

Laurie Joubard

DJ : Peux tu te présenter ?

ES : Je m’appelle Eva Slongo, je suis violoniste et chanteuse Suisse, et cela fait une dizaine d’années que je vis à Paris. D’abord destinée à devenir musicienne classique, je me suis finalement tournée vers le jazz…

DJ: Quelles sont tes principales influences ?

ES : En premier lieu, je dirais que ce sont mes professeurs qui m’ont le plus influencée pour mon phrasé jazz. Je me suis formée en Jazz avec Pierre Blanchard, Didier Lockwood et Johan Renard. J’ai aussi beaucoup écouté Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty, et aussi d’autres instrumentistes : Charlie Parker, John Coltrane, Miles Davis, Chet Baker, Keith Jarret, Sarah Vaughan, et bien d’autres encore ! 

Pour ce qui est de mes compositions, je pense avoir été influencée par la musique classique et la musique latine, ainsi que par les musiques actuelles que j’ai pu écouter depuis mon enfance. J’aime beaucoup les esthétiques d’Erik Satie, Debussy, Michael Brecker, Gretchen Parlato, Roy Hargrove, Chris Potter, Julien Lourau, Giovanni Mirabassi, Bojan Z… Et j’en oublie certainement…

DJ : Quels sont ton pire et ton meilleur souvenirs de musicienne ?

ES : Beaucoup de souvenirs, mais une soirée spéciale me revient en tête : mon tout premier soir à New-York, dans une jam. Un des plus beaux souvenirs qui a viré en cauchemar !

Avec mon compagnon nous étions dans un club, à écouter une jam avec des musiciens absolument incroyables. Nous étions vraiment impressionnés… un tel niveau, et de la magie dans la musique. Mon compagnon me dit : “Eva je crois que c’est Ravi Coltrane qui est assis à côté de toi… ” Effectivement c’était lui ! L’instant d’après, il part sur scène jouer un morceau de son père au sopranino. C’était incroyable musicalement, une énorme claque ! Dans plusieurs jams il y eut des moments magiques, mais celui-ci fut le meilleur… 

Un peu plus tard, je suis montée sur scène avec mon violon… À New York, les musiciens n’avaient pas vraiment l’habitude du violon dans les Jams et me regardaient souvent de travers… Et cette fois-ci, pour la première fois, mon micro ne fonctionnait pas ! Tout le monde s’est ouvertement moqué de moi … Horrible ! J’avais juste envie de disparaitre….

Heureusement les autres jams se sont bien passées ! parfois on me demandait si j’allais jouer du classique ou quoi … après avoir joué un standard je sentais que les musiciens me respectaient, mais il fallait d’abord que je joue ! Il y avait vraiment un avant-après dans leur considération !

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

ES : IMPROVISATION. 

C’est le côté improvisé qui m’a d’abord plu dans le jazz. Même si au début, malgré ma bonne technique au violon, je n’y arrivais pas et que j’ai dû travailler cela… j’ai très vite ressenti quelque chose de très fort en improvisant, une sorte d’euphorie méditative que je n’avais pas pu ressentir pendant toutes mes années de musicienne classique.

DJ : Que penses-tu de la place que tient ton instrument dans la musique de jazz ?

ES : Pour l’instant le violon en jazz m’apparaît encore un peu méconnu, même s’il est vrai qu’il y a de plus en plus de violonistes qui jouent du jazz. Nous sommes dans une période spéciale, et il n’est pas facile de se faire connaître en tant que musicien… sur les réseaux sociaux j’ai vraiment découvert de super violonistes de jazz complètement méconnus ! 

Je pense que de plus en plus de violonistes s’intéressent au jazz, car ils cherchent à se développer dans un autre style que la musique classique. C’est pour cela que j’ai créé le blog APPRENDRE LE VIOLON JAZZ et une méthode de violon jazz qui convient vraiment bien aux violonistes classiques qui veulent se mettre au jazz, puisque j’ai moi-même vécu cette expérience !

DJ : Quels sont tes projets ?

ES : Je suis maman de deux enfants en bas âge, et la gestion de la vie de musicienne en parallèle n’est pas si évidente ! Et je ne parle pas du covid … 

J’ai quand même deux projets principaux qui me tiennent à cœur et que je parviens malgré tout à développer.

Le premier est musical : je prépare actuellement mon deuxième album que je vais enregistrer sous peu avec le pianiste Giovanni Mirabassi. L’esthétique musicale sera un peu différente de celle de mon premier album, avec des compositions inspirées de musique classique, et également des reprises classiques en jazz.

Mon deuxième projet est pédagogique : j’ai créé mon blog et ma méthode, et je continue à développer ma présence sur internet et sur les réseaux sociaux. Je prépare d’autres méthodes en ligne, des vidéos, les idées ne manquent pas, mais par contre, le temps oui…

DJ : Merci Eva ! Bonne route à toi !

La méthode d’Eva Slongo pour apprendre le violon jazz

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Blog “Apprendre le violon jazz”

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Deezer

Le violon dans le jazz (Article)

Interview de Gaël Horellou

Saxophoniste de très grande classe et pédagogue, Gaël Horellou répond aux questions de Docteur Jazz.

DJ : Peux tu te présenter ?

GH : Saxophoniste né à Caen en 1975, je suis tombé amoureux très jeune du jazz et des musiques noires en général. Mes parents (mon père comédien), m’emmenaient beaucoup au théâtre et aux concerts de jazz depuis tout petit. On écoutait beaucoup de musique à la maison (en vinyle) et j’avais un magnéto à cassettes sur lequel j’écoutais dès l’âge de 8/9 ans de grands classiques du swing : Sidney Bechet, Coleman Hawkins, Duke Ellington, etc… J’ai pris un saxophone à l’âge de 9 ans et j’ai commencé à jouer en formation au lycée vers 14 ans. J’ai ensuite débuté des études d’ingénieur, que j’ai sabordées pour devenir musicien professionnel à l’âge de 18 ans.

DJ : Quelles sont tes principales influences ?

GH : Bird, Cannonball, Mc Lean, Rollins, Coltrane.

DJ : Quel est ton meilleur et ton pire souvenir de musicien ?

GH : Il y a eu tellement de moments ! je n’arrive pas à me rappeler d’un meilleur ou d’un pire. Énormément de bons moments, très peu de mauvais.

DJ : Un mot ou une phrase pour définir le jazz selon toi ?

GH : SWING !

DJ : Si tu étais un standard de jazz ?

GH : “I’ll be seeing you”, un de mes standards favoris.

DJ : Quels sont tes projets ?

GH : Je sors début 2021 un nouvel album en quintet avec orgue chez Fresh Sound : “ORGAN POWER !” Et puis j’ai une résidence et des concerts avec mon projet réunionnais. J’y joue avec des percussionnistes, chanteurs de maloya. Nous travaillerons à La Réunion en mars, tournées prévues en juillet et octobre en métropole, ainsi que l’enregistrement d’un troisième album. 

J’ai également un nouveau projet électronique en chantier: un travail sur les grooves et particulièrement le ternaire.

J’attends impatiemment la reprise des concerts. Nous devions jouer 4 concerts ce mois de janvier avec Alain Jean-Marie, Duylinh NGuyen et Bernd Reiter. 

DJ : Parle nous un peu de ta dernière publication sur l’improvisation…

GH : C’est une méthode que j’ai intitulée : “Improvisation et langage du jazz – une approche mélodique pour tous les instruments”. Elle est sortie en 2019, m’a demandé 2 ans de rédaction et synthèse de notes prises pendant 10 ans.

C’est vraiment un retour d’expérience sur ce que j’ai pratiqué, avec en fil conducteur l’éclairage de Barry Harris avec qui j’ai fait un très grand nombre de stages et workshops. J’y expose ma manière de cultiver l’oreille tonale. Je parle du jeu vertical, horizontal, etc… Ma démarche est très personnelle, je vais chercher des sons chez les grands improvisateurs du jazz et je cherche à les décliner, à les changer de contexte et donc je réfléchis à des systèmes, tout cela dans une réflexion globale sur le système tonal et en utilisant les outils de Barry Harris.

DJ : Quelles sont les dates de tes prochains stages/ masterclass ? 

GH : Je donnerai 2 masterclass l’été 2021:

19 au 23 juillet 2021 à Cuxac-Cabardès (11)

9 au 13 aout 2021 au Monastier sur Gazeille (43)

Site Web de Gaël

Interview de David Fettmann

Magnifique saxophoniste à découvrir (Si ce n’est déjà fait), David Fettmann fait une belle carrière de soliste, notamment autour de ses compositions. Il fait également partie du Collectif Big One, qui vient de sortir les “Tableaux d’une exposition” avec Pierre de Bethmann en invité. Il a eu la gentillesse de se plier au jeu des 6 questions de Docteur Jazz !

Extrait Live au Sunset Jazz Club, “Lume Project” 

Teaser “Ruby Project” feat. Johnathan Blake

 Projet Pol Belardi’s Force, Live@Opderschmelz 

Interview de Dan Barrett

Incroyable musicien et arrangeur Américain, Dan Barrett, avec qui j’ai la grande chance de jouer régulièrement en Europe, a bien voulu répondre aux questions de Docteur Jazz et nous livrer une anecdote sur son métier d’arrangeur.

Voir la traduction en Français

DJ- Dan, please give us a presentation.

DB- I was born near Los Angeles, in Pasadena, California 14 Dec 1955. I grew up one hour south of Pasadena, in Costa Mesa, California, where I now live with my wife Laura. We have one son, Andrew, who is an accomplished ragtime pianist and authority on piano music of that era.

Neither of my parents were professional musicians. However, they both loved music. We had an old upright piano, and my mother would often play waltzes and ‘30s popular songs; usually in the key of C. My father would sometimes join her, standing by the piano and singing in a musical baritone voice. He would often come home from work and play records; mostly music from the great Broadway shows. One of my two older brothers played guitar. Ten years older than me, my brother Mark was in high school when “surf rock” was popular. (“Surf Rock” is a blues-based style of early rock and roll, which started near the beaches up and down the coast of southern California.) Mark played credible surf rock-styled guitar, and showed me the three basic chords of “the blues.”

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Interview de Pierre Bertrand

Saxophoniste, flûtiste, mais surtout arrangeur reconnu et enseignant, Pierre Bertrand est une “plume” qui compte dans le monde de l’écriture. J’ai voulu en savoir plus et l’ai soumis au questionnaire de Docteur Jazz.

DJ- Bonjour Pierre, peux tu te présenter ?

PB- Je suis musicien, saxophoniste, flutiste, chef d’orchestre, compositeur, 
arrangeur, pédagogue né en 1972 à Cagnes sur Mer.
Je dois mon déclic pour le jazz à la grande parade du jazz de Nice en 
1977 avec notamment le big band de Basie, Dizzy Gillespie et professeur 
Longhair.
J’ai commencé la musique en 1982 et écrit en autodidacte dès l’année 
suivante.
Après des études diverses, j’ai terminé au CNSM de Paris un cursus jazz 
et obtenu 2 prix d’écriture classique en 1997.
En 1998, à la demande de Bernard Maury je créé un cours d’écriture jazz 
qui s’est développé jusqu’à aujourd’hui autour du CRR de Paris, du 
PSPBB, du CRR de Nice, parfois du CNSM et maintenant à l’IMFP.
En 1999 je fonde avec Nicolas Folmer le Paris Jazz Big Band dont 
l’activité durera jusqu’à 2014.
En 2009 je fonde mon groupe principal “La Caja Negra” en activité 
aujourd’hui.

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Interview de Franck Amsallem

Pianiste, compositeur arrangeur et vocaliste d’une grande culture et au langage sensible, Franck Amsallem est né en 1961 à Oran et a grandi à Nice. Son parcours est impressionnant et mérite que l’on s’y attarde… Il répond aux questions de Docteur Jazz…

Présente-toi

Pianiste de jazz, arrangeur occasionnel puisque n’écrivant plus beaucoup, chanteur frustré.

Expatrié n’ayant jamais tranché entre la musique noire et les excès de la table bien de chez nous.

Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencé ?

Dans l’ordre : Bob Brookmeyer, Bela Bartok, Thad Jones, Gil Evans & Igor Stravinsky.

Quel est le projet d’écriture dont tu es le plus fier ? ton préféré ?

Nuits pour Orchestre à cordes, section rythmique et soliste de Jazz. Jamais enregistré dans une version satisfaisante, mais je l’espère “in the future”.

Une phrase pour définir l’écriture

Ne pas se tromper de cible, ce n’est pas forcément écrire pour la postérité, mais plutôt écrire quelque chose qu’on a envie de réécouter.

Quel est l’arrangement qui n’est pas de toi et que tu aurais aimé écrire ?

“Thank You” de Jerry Dodgion

Quels sont tes projets ?

Jouer et écrire des arrangements pour quatuor à cordes dans un projet à venir avec chanteuse. Jouer et recommencer à écrire pour moi dès que la vie reprendra…

Anecdote personnelle

En juin 1989, j’étais en très bonne compagnie avec d’autres arrangeurs-compositeurs émérites (Kenny Berger, Ed Neumeister, Glenn Mills, Frank Griffith, Pete Mc Guinness), en train d’écrire une composition originale pour l’orchestre de Mel Lewis lors d’un stage organisé par BMI (le premier “BMI Workshop”, devenu depuis une institution New-yorkaise).

Nous devions tous “pondre” un opus pour cet orchestre que nous adorions, LA référence absolue à NYC et ailleurs. Un long concert s’annonçait en perspective, avec des musiciens dans l’orchestre ayant plus ou moins envie de jouer le jeu. Mel, très malade, était comme souvent d’une humeur massacrante, et décida lors de la deuxième répétition qu’il ne se sentait pas de jouer toute cette musique, pourtant écrite spécialement pour lui. On sentait bien qu’il désapprouvait tout cet exercice, pourtant chapeauté par ses amis Brookmeyer et Manny Albam. On appela Danny Gottlieb pour le remplacer (En lecture à vue, bonjour…), mais Mel resta pour écouter tout le concert et joua même un morceau qu’il trouvait plus “civilisé”. 

On (du moins moi) s’était donné beaucoup de mal pour écrire quelque chose spécialement pour lui, chose que tout arrangeur doit garder à l’esprit au lieu d’écrire un hypothétique concerto pour cobaye en souffrance. Il m’avait déjà rencontré auparavant et complimenté sur mon travail. Je l’ai approché à la fin du concert et il m’a dit : “Your chart was GREAT, GREAT ! up until it went into multiple-meters (…!). 

Je lui ai répondu…”euhhhhhhh enfin…. C’était tout en 4/4, juré, craché…”. Il me regarda, toujours aussi sévère “you know what I mean, it sounded like it was in odd-meters”. Et avant que je ne puisse lui répondre, il me dit : “Look, odd meters are a bad thing. Very bad. Don’t do it, don’t go there. Look what it did to Don Ellis : He died from it”. Sans me laisser le temps de lui répondre, il s’en alla.

Trente ans après j’en suis toujours bouche bée. 

6 mois plus tard, il s’en alla rejoindre Thad au paradis des bandleaders qui swingueront “no matter what”.

https://soundcloud.com/sallemjazz/effeminate-meanderings

https://soundcloud.com/sallemjazz/un-chanson-douce-henri-salvador

https://soundcloud.com/sallemjazz/04-younger-days

https://soundcloud.com/sallemjazz/bluedahlia-studio

Interview de Pierre de Bethmann

Merveilleux musicien, pianiste original et sensible. J’ai rencontré Pierre de Bethmann pour la première fois aux Djangos d’or en 1996. J’ai toujours suivi avec grand intérêt son travail remarquable. Nos chemins musicaux ne se sont pourtant jamais croisés, jusqu’en 2019, où je lui ai proposé de se joindre au projet de BIG ONE sur les “Tableaux d’une exposition” de Modeste Moussorgsky. Il nous parle de son parcours et répond aux questions de Docteur Jazz !…

Interview de Julie Saury

Batteuse et percussionniste éclectique, sensible et de grand talent, Julie Saury se prête au jeu du questionnaire de Docteur Jazz ! C’est un peu une “petite soeur”, nous nous connaissons depuis l’enfance. J’ai une grande tendresse pour la personne, et un grand respect pour la musicienne..

Interview de Daniel Givone

“Retrouvailles” au théâtre d’Angers en Octobre 2020, avec cette figure du jazz Français ! Guitariste inclassable (bien qu’imprégné de la culture Manouche), curieux, aventureux, aimant le partage et les gens en général… Musicien très sensible et attachant, Daniel Givone répond aux questions de Docteur Jazz, dans les loges!… (les extraits sont tirés de son album solo “Different Strings”).

Interview de Félix Hunot

Guitariste et banjoïste de talent, Félix Hunot évolue essentiellement dans le milieu du jazz classique. Il sort le premier album sous son nom: “The Jazz Musketeers”. Un excellent investissement à Noël, pour faire découvrir le jazz classique “haut de gamme” Français à vos proches !

Interview Christophe Dal Sasso

Arrangeur/compositeur de grand talent et garçon plutôt discret, Christophe Dal Sasso vient de recevoir une Victoire du Jazz pour récompenser son travail d’arrangeur. Docteur Jazz a voulu en savoir un peu plus, et lui a posé quelques questions !…

Christophe Dal Sasso

Né le 08/08/1968 À Hyères dans le Var.

J’ai commencé la musique à l’âge de huit ans et la trompette à 12 ans. Suite à des problèmes physiques, j’ai arrêté la trompette à l’âge de 32 ans et j’ai commencé la flûte en autodidacte. J’ai suivi le cursus d’arrangement au CIM avec Ivan Jullien de 1990 à 1994. Également des cours d’orchestration à la Scola Cantorum, ainsi que quelques cours d’analyse musicale au conservatoire du 10ème à Paris..

Les arrangeurs qui m’ont le plus influencé : 

Gil Evans, Bob Brookmeyer, Thad Jones, Duke Ellington, Marty Paich.

Le projet d’écriture dont je suis le plus fier :

C’est un projet que j’ai composé et arrangé pour deux pianos et orchestre à cordes en hommage au grand architecte catalan Antoni Gaudi. Ce projet fut joué une seule fois à Clermont-Ferrand avec comme solistes, Baptiste Trotignon et Philippe Monange. Le projet était dirigé par Bastien Stil. Cette œuvre est pour moi ce que j’ai le mieux réussi, entre la tradition de la musique classique et le jazz, je dirais même pour être plus précis: la musique improvisée.

Mon arrangement préféré :

C’est celui que j’ai écrit pour Milton Nascimento sur « Morro velho »

Ce que je pourrais dire en une phrase pour définir l’écriture :

Avoir la connaissance, l’expérience, la patience et la part de mystère qui guide notre sixième sens vers la réalisation de chaque œuvre.

L’arrangement que j’aurais voulu écrire :

C’est L’adagio du Concerto d’Aranjuez par Gil Evans pour Miles Davis. Je trouve que c’est un parfait équilibre entre les parties écrites et les parties improvisées. De plus, la nouvelle orchestration de Gil Evans ne dénature en rien l’œuvre originale. 

Mes projets :

Enregistrer Africa brass de John Coltrane que je viens de réarranger et réorchestrer. 

J’ai un nouveau projet un peu plus « Soul » avec une saxophoniste chanteuse américaine Shekinah Rodz.

J’ai également une commande d’écriture pour les 100 ans de la mort de Camille Saint-Saëns par la ville de Dieppe. Première représentation prévue en mai 2021.

Petite anecdote :

Vécue avec Dave Liebman à la fin de la première répétition d’un projet créé en 2009 avec l’ensemble Inter-contemporain. Ce projet était à l’initiative du Tubiste Arnaud Boukhitine et de la chef d’orchestre Susanna Mällki. L’idée de cette création était de partir de deux pièces improvisées par Dave en solo, de les retranscrire et les réarranger / orchestrer pour que Dave puisse improviser sur ce qu’il avait déjà joué. Le projet était complètement atonal donc pour moi; aucun chiffrage d’accord n’était possible. À la fin de la répétition, Dave vient me parler pour me dire “Hey Man! pourquoi tu ne m’as pas chiffré les accords ?” Je lui réponds “Hey! Dave ce n’est pas possible, c’est de la musique atonale, tout est construit sur les 12 demi-ton, il n’y a pas de centre tonal”.

Il me regarde un peu énervé et me montre sa partition, il avait chiffré tous les accords par superposition de 3, 4, voire 5 étages !

Exemple : CMaj/Eb7 alt/ Ab-6. 

Tout ça évidemment à la note près. Sur le coup je me suis dit: mais pourquoi faire ça ? Quelle idée, de toute façon tu joues les 12 demi-tons et ça marche… Après réflexion, j’ai essayé de me mettre à sa place et d’imaginer improviser.

Vu la complexité rythmique de ce qui était écrit et la masse sonore qui se dégageait par moments, effectivement: avoir des repères harmoniques de jazzman se révélait d’une grande utilité. En plus cela lui donnait la possibilité de jouer des choses complètement différentes chaque soir. Il y eut 3 représentations et sur ces trois concerts il n’a jamais joué la même chose…

Chaîne Youtube

Africa Brass

Le Horla live au théâtre Sorano