Newsletter du mois d’avril…

Bonjour à toutes et à tous,

AVRIL : c’est le mois du VOCAL sur le blog !

Un nouveau « département » s’ouvre sur le blog, pour tous les vocalistes !

Au menu :

Une formation online sur le SCAT, qui vous guide pas à pas pour acquérir les bases de cette technique. Profitez du prix de lancement jusqu’à la fin du mois de mai !

Un stage annuel de 2 jours à ANGERS, avec des intervenants prestigieux ! Cette année, c’est Déborah Tanguy qui interviendra ! Inscrivez-vous dès à présent, le nombre de places est limité !

Un défi de SCAT « Scat toujours », ouvert à tous ! doublez en scattant, un solo que je sélectionne ! Le premier défi est déjà en ligne ! Je compte sur votre participation !

Des interviews et podcasts de grands spécialistes du SCAT (Michèle Hendricks, Déborah Tanguy, Camille Bertault, Médéric Collignon, Kateryna KravchenkoVarijashree Venugopal, David Linx…) 

Des transcriptions vocales et des arrangements pour vocalistes (avec un ONZTET ou un BIG BAND) disponibles dans la boutique.

En avril ne vous découvrez pas d’un fil, mais joignez l’agréable à l’utile…

Profitez de la moindre occase, pour consulter le Docteur Jazz…

Formation sur le SCAT vocal

Le blog a le plaisir de vous annoncer la mise en ligne d’une toute nouvelle formation, assortie d’un stage les 9 et 10 juillet 2021, sur le SCAT vocal.

Voir la vidéo

Cette formation, inédite sur le net, s’adresse aux vocalistes bien entendu, mais aussi aux instrumentistes de tous niveaux, qui souhaitent se désinhiber, travailler leur respiration, leur prise d’air, leur articulation (c’est également valable pour les instrumentistes « non soufflants »), et intégrer dans leur langage, des notions purement « jazz » telles que les effets ; bend, fall, glissando, vibrato etc…

4 modules de travail, débriefés dans 4 vidéos, des transcriptions de grands scatteurs, des transcriptions d’instrumentistes pour travailler les effets, des cours en PDF…

Pour plus de détails sur la formation, c’est ICI

Et pour le stage, c’est LA !

Jazz ? Pas jazz ? Clivages stylistiques et enseignement

La Tribune…

La vocation du blog Docteur Jazz, ou en tout cas l’orientation que je souhaite lui donner, se veut être le reflet de ma passion pour la musique de jazz dans son entièreté, sa pluralité, sans ostracisme et avec la plus grande objectivité possible. C’est ainsi que je conçois le partage, l’échange, et que je peux sans préjugé, inciter les jeunes générations (notamment) à la curiosité, à l’envie de découvrir, car elles constituent le vivier musical, mais aussi, le public de demain… J’avoue que l’idée de faire découvrir d’autres artistes et d’autres styles à des publics plus avertis, voire à des musiciens, ne me déplaît pas non plus… 

Les gens qui me connaissent, savent que je suis depuis bien longtemps rangé dans la « case » des musiciens dits de jazz « classique », ce qui n’est pas faux, mais me semble un peu réducteur. 

En 40 ans de carrière, j’ai traîné avec le même appétit et la même passion dans des « bains » aussi différents que la variété, la musique classique, le bal, le jazz traditionnel, le swing, le jazz manouche, le bebop, le hard bop, enregistré un jour la musique de Jelly roll Morton avec Marc Richard (à la batterie) et le lendemain le répertoire des Bee Gees (au piano) avec Emmanuel Bex ou Marc Berthoumieux, fait un matin le choriste dans une séance avec Jean-Jacques Milteau, pour filer ensuite diriger une création pour un octuor à vents à la salle Gaveau… Mon expérience personnelle est assez parlante en la matière, car j’ai reçu au début des années 80 mon premier prix de l’Académie du jazz : le prix « Sidney Bechet » du jazz classique, pour récompenser un album qui ne contenait pas une once de jazz classique… 😉

J’avais envie, 8 mois après la naissance de ce blog et son succès grandissant, de lancer une tribune qui fera sans doute polémique, chacun pouvant donner sa vision et son avis en commentant cet article, dans la convivialité et le respect de la pensée de l’autre. 

  • D’où vient ce clivage stylistique en France (qui n’existe absolument pas outre-Atlantique) et cette manie de vouloir à tout prix mettre une étiquette ? Est-ce culturel ? Historique ? Les « Chapelles stylistiques » érigées dans les années 30 et 40 au sein desquelles étaient bien souvent énoncés des dogmes autoritaires et définitifs, ont-elles encore un sens de nos jours ? (Je ne parle évidemment pas des goûts personnels qui ne se discutent pas, mais de prosélytisme). J’ai le plus grand respect pour le travail d’Hugues Panassié ou Charles Delaunay, ils ont beaucoup fait pour la diffusion du jazz en France, mais finalement, leurs querelles sur ce qu’ils considéraient l’un et l’autre comme étant ou non du jazz (chacun défendant SA vérité à coups de publications au ton souvent acerbe), n’ont-elles pas causé un schisme et une division contre-productive, plutôt que de fédérer le public autour d’une musique, métissée dès sa naissance, et dont l’évolution était inéluctable ?…
  • Qu’en est-il en 2021 ? Ces chapelles et clivages existent-ils toujours ? Où se situe la frontière entre ce qui peut, ou ne peut pas se revendiquer de la musique de jazz ou de son héritage direct ? Quelle plus-value apporte l’institutionnalisation de l’enseignement du Jazz et des musiques improvisées dans les conservatoires (Depuis 1991) ?

Vous avez la parole !

(Commentez cet article sur le blog en laissant un avis “leave a comment”)

Lorsque les voix se seront suffisamment exprimées, j’écrirai un article qui fera une sorte de synthèse. J’y livrerai également ma propre analyse et mon sentiment (cette fois-ci en toute subjectivité 😉)

Sans dévoiler le contenu de mon futur article, je pense qu’il est important de signaler que le blog a reçu le soutien de plusieurs membres du Hot Club de France, malgré la grande diversité des styles qui y sont représentés, et celui d’autres instances défendant un jazz plus actuel ou les musiques improvisées… Ce qui bien évidemment me réjouit profondément et me conforte dans ma démarche !

Stan Laferrière

Chick Corea

Difficile d’être original pour rendre hommage à ce géant du jazz et plus largement, de la musique… Tout a été dit, ou va être dit ! 

Alors je citerai un album, parmi les dizaines de chef-d ’œuvres dont Chick Corea a irradié le monde de la musique du XXe siècle. Cet album avec lequel j’ai réellement découvert sa musique lorsque j’étais adolescent : « Return to Forever » enregistré en 1972 et qui allait faire date dans l’histoire. Plus tard en 1989, avec « Akoustic band », j’ai véritablement pris conscience de la dimension et de l’importance de sa musique et me suis rué sur ses albums précédents…

La modernité, l’invention de son jeu, sa verve de compositeur, ont influencé tant de musiciens… J’ai eu la chance de croiser sa route au festival de Nice en 1999, où nous avions l’honneur de faire sa première partie aux arènes de Cimiez.

Il va beaucoup nous manquer…

Je viens de découvrir ce concert avec le Lincoln Center en 2013… Fantastique !

Comment développer son oreille ?

Testez votre oreille analytique et sélective ! Première marche vers la transcription.

Voir la vidéo

Un écoute/ analyse flash, en temps réel, avec corrigé et score complet. Proposée par Stan Laferrière au cours du premier Webinar organisé le 5 février 2021, et se rapportant à la formation sur l’ARRANGEMENT JAZZ.

Refaites l’exercice en “live” !

WEBINAR N.1 invitation

Le blog Docteur Jazz et Stan Laferrière, vous invitent à un WEBINAR 

(Conférence interactive « live »)

Le vendredi 5 février prochain à 19h00

Durée environ 1H30

En rapport direct avec la formation « Arrangement Jazz » proposée sur le blog

Le thème sera : 

« Comment aborder la transcription – Développer son oreille sélective »

Avec une écoute/analyse en direct, d’un morceau à l’aveugle…

Le corrigé se fera en « live » également

Les participants recevront à l’issue de cette séance, la transcription complète du morceau en PDF.

De toute façon, à cette heure-là il n’y a rien à la TV, et vous ne pouvez aller ni dans les bars ni dans les restaurants ! 😉 Alors, venez nombreux et invitez vos amis et connaissances !

Munissez-vous de feuilles de papier (éventuellement de papier musique aussi) et d’un crayon !

Je vous conseille également de vous munir d’un casque audio, pour profiter du meilleur son possible.

Le lien pour vous inscrire dès maintenant : c’est ICI

Sammy Nestico

Sammy NESTICO, Arrangeur et tromboniste, vient de tirer sa révérence à l’âge de 97 ans…

Né le 6 février 1924 à Pittsburg, son nom est pratiquement indissociable du « Count Basie Orchestra » !

Tromboniste autodidacte, il étudiera l’écriture à la « Duquesne University ». Il sera arrangeur pour l’US Air Force Band, puis il dirigera l’US Marine Band.

Sa carrière d’arrangeur va surtout être mise en lumière grâce aux orchestrations qu’il va réaliser pour l’orchestre de Count Basie, entre 1970 et 1984. 

Il écrira également, on le sait moins, pour Stan Kenton ou Louis Bellson.

Il travaillera aussi beaucoup pour la variété (Barbara Streisand, Phil Collins, Bing Crozby…) et pour la TV (Comme orchestrateur pour Mannix, Mission Impossible, M-A-S-H, Drôles de dames, Hulk…), puis se dirigera vers l’enseignement (magnifique ouvrage : “Inside the score”).

Son style d’arrangement pour Big Band (qui a notamment fait son succès dans les universités), se caractérise par une écriture simple (mais pas simpliste !), sobre et efficace, avec des lignes claires, où il utilise la plupart du temps les instruments dans leur tessiture la plus aisée. Son style d’arrangement fait “école” depuis des décennies dans le monde de l’écriture jazz “classique”.

A écouter :

Le fameux « Basie Straight Ahead »

Formation/Stage d’initiation au Jazz

Le premier stage de formation “Initiation à l’univers du jazz” de deux jours, organisé par Docteur Jazz et animé par Stan Laferrière, se tiendra les 2 et 3 juillet 2021 à Angers. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire. Attention : nombre de places limité (Distanciation, gestes barrières, masques de rigueur, en fonction de l’évolution de la pandémie actuelle).

A destination principalement des Professeurs de FM et tous enseignants des écoles de musique et conservatoires. Ce stage de formation est bien entendu également ouvert à tout musicien professionnel ou amateur désirant aborder l’univers du jazz.

STAGE DE FORMATION TRES COMPLET SUR L’UNIVERS DU JAZZ. 

Histoire, répertoire, harmonie, rythme/swing, improvisation.

Dans le cadre de la formation continue, Stan Laferrière, conférencier sur l’histoire du jazz, ex-professeur d’écriture dans les CRR de Paris et Dijon, multi-instrumentiste et compositeur, propose cette formation sous la forme d’un stage de 2 jours à Angers. Il s’agit d’une initiation à l’histoire du jazz et à son langage particulier, harmonique et rythmique, ainsi qu’à l’improvisation.

Les deux jours de stage sont organisés comme suit :

1er jour : 

Nous parlerons d’histoire du jazz, depuis les origines jusqu’à nos jours en couvrant 100 ans de musique. Cette conférence est émaillée d’écoutes/analyses (exercices interactifs auditifs dont vous aurez les corrigés). Le contexte social, l’évolution de la musique, le répertoire, les parallèles avec les autres courants musicaux seront évoqués. Cette conférence est interactive ; les réactions, les questions et la participation des stagiaires sont vivement appréciées.

La journée se termine avec une initiation à la pulsation swing et l’interprétation des croches (PDF et exercices fournis).

2ème jour : 

Il sera question d’aborder l’harmonie jazz. Ses codes, la façon de les mettre en œuvre pour transformer une chanson ou n’importe quel morceau et lui donner une couleur jazz. Avec des exemples au piano et des écoutes. Pour cela nous nous servirons d’un support PDF écrit par Stan Laferrière (sorte de « mémo sur l’harmonie jazz », traitant des notions élémentaires et principales), qui sera fourni aux stagiaires  avant le stage afin qu’ils puissent déjà l’étudier, et le cas échéant, préparer des questions à poser sur les points qui leurs paraissent obscurs.

Il sera ensuite question d’évoquer les mécanismes de l’improvisation de manière simple (notion souvent abordée de façon uniquement théorique) Les instruments des stagiaires sont les bienvenus, pour mettre les acquis en application immédiate !

Le stage se terminera par une foire aux questions.

Je précise que ce stage ne nécessite aucune connaissance particulière en jazz. Il vous donnera par contre, des outils synthétisés indispensables pour vous permettre d’expliquer les rudiments du langage jazz à vos élèves.

  • Vous recevrez avant le stage: la version PDF du mémo harmonique, et un descriptif complet du stage.
  • Vous recevrez sur place: un book complet pour suivre le stage et travailler, avec les exercices et les corrigés des écoutes/analyses (Ear training), les exercices rythmiques, les notions de base pour aborder l’improvisation.
  • Vous recevrez après le stage: Un PDF complet de tout ce qui aura été évoqué pendant le stage (Histoire du jazz, Répertoire, Harmonie, Rythme/Swing, Improvisation).

Vous inscrire maintenant !

Claude Bolling

Claude Bolling rejoint en cette fin d’année 2020, le Panthéon des musiciens de jazz Français.

Travailleur acharné, inventif, boulimique, touche à tout, il a beaucoup contribué (à l’instar de Jacques LoussierDidier LockwoodMichel Legrand et quelques autres) à l’exportation et à la reconnaissance du jazz Français à l’étranger. Également connu pour ses compositions « Cross over », mélangeant jazz et classique en mettant en scène des musiciens comme Jean-Pierre Rampal ou Alexandre Lagoya, il sera un compositeur important de musique de film et d’animation et s’imposera comme l’un des plus grands pianistes spécialistes du Ragtime.

J’ai eu la grande chance de travailler avec lui durant les années 90, et d’être un témoin actif de son « laboratoire musical ». J’ai énormément appris sur mon métier à son contact.

J’avais envie de vous faire partager ce petit extrait d’une émission d’André Francis de 1974, où Claude est parfaitement dans son élément, et nous montre sa connaissance des pianistes des années 1910 à 1940.

Merci pour tout ça Claude.

https://www.ina.fr/video/I09203645?fbclid=IwAR1TyvhQriOo7u0Pfm_Ef3iUOc1utiTm12KilWLjDTXV2GKMJO1C53shjPI

A écouter également, des enregistrements que les plus jeunes ne connaissent peut-être pas :

Les trio de 1953 avec Albert Nicholas (clarinette) et Kansas Fields (batterie)

Les duos de 1951 avec Roy Eldridge (trompette)

Claude Bolling et son orchestre (Big band) de 1956 “Les succès de Duke Ellington”

La plupart de ces enregistrements sont disponibles chez Frémeaux & associés.

Benny Carter et Saxomania

Additif à l’article sur Benny Carter, suite aux nombreuses questions concernant l’enregistrement de Saxomania avec Benny Carter.

Cet album enregistré au Théâtre des Champs-Elysées le 4 janvier 1988, fut le premier d’une longue série avec Saxomania, un septet créé par Claude Tissendier, qui comprenait 2 saxes alto, 2 saxes ténors et une rythmique. Nous avons par la suite, enregistré des albums avec Phil WoodsClark TerryGuy Laffitte, entre autres (et accompagné nombre de vedettes Américaines comme Herb Geller ou Lew Tabakin…)

Lors de cette séance, il était prévu que le batteur de Duke Ellington (de 1955 à 1966), Sam Woodyard (qui était venu à Paris dans les bagages de Gérard Badini pour y finir ses jours), joue quelques morceaux avec l’orchestre et Benny Carter. Malheureusement, le trac (eh oui) ou l’alcool (ou les deux), l’ont empêché de se joindre à nous et il est resté prostré à écouter en bas de l’estrade… Il est décédé quelques mois plus tard, le 20 septembre 1988.

Sam Woodyard était en France depuis la fin des années 70, et on le croisait souvent dans les clubs, on jouait même avec lui de temps en temps (Bon sang quel drive !! même fatigué, même saoul comme un cochon…). 

J’ai encore un souvenir incroyable à son sujet. Cela devait être en 1979 ou 1980, je jouais au piano avec mon tout premier trio, dans un club de la rue Dauphine à Paris « le Sélénite », avec Marc Bertaux à la basse et un copain de lycée à la batterie. Nous venions de terminer la soirée, vers 1h du matin, les copains étaient partis et je discutais avec ma maman qui était venue nous écouter. Lorsque débarque Sam Woodyard, à moitié saoul évidemment, deux baguettes dépassant de la poche arrière de son jean, vociférant, vraisemblablement quelques jurons intraduisibles… Il sort ses baguettes et hurle: « I WANNA PLAY ! I WANNA PLAY !”. Il se plante devant moi et avec son doigt, m’invite (euh ! ce n’est pas le bon terme…), m’intime l’ordre de filer au piano. J’avais 19 ans et j’étais terrifié ! Il se met à la batterie et commence à jouer le tempo tout seul. Voyant que je restais pétrifié devant le piano, il lança un titre : « “A” Train !!! ». Je m’exécutais bien sûr, jouant comme je pouvais et lui, chantant le thème derrière moi et me gratifiant de quelques « good boy ! good boy ! »… Nous avons joué peut-être pendant une heure en duo, uniquement des thèmes de l’orchestre de Duke, pratiquement seuls dans le club, ma mère médusée et le barman agacé, qui finira par nous mettre dehors…

Comme on dit : « c’est comme ça que le métier rentre » !… Ah ! Ah !

Stan Laferrière

Noël sera toujours Noël !

Noël sera toujours Noël !…

En cette période pour le moins troublée, il est plus que jamais nécessaire de se projeter. Profiter de cette période de confinement pour imaginer, construire, lire, écouter de la musique, se former, apprendre de nouvelles choses, prendre soin de soi et de ses proches, adopter une attitude positive et se dire que tout vaut mieux que de subir les infos en continu à la TV et déprimer… Les années 20 ont été folles au siècle dernier (Malgré une pandémie qui fit entre 50 et 100 millions de morts en 1918-19), il ne tient qu’à nous qu’elles le soient aujourd’hui ! Il faut être optimistes, la culture renaîtra, non pas de ses cendres, mais de ses braises !!

Il est également important de cultiver l’entraide et la solidarité, par exemple en faisant nos courses de Noël, quand cela est possible, chez nos petits commerçants, plutôt qu’en achetant systématiquement en ligne sur les sites des grosses centrales de distribution ! Il en va de la survie du tissu socialo-commercial de nos centres villes… C’est sans doute pour chacun d’entre nous, le moment idéal pour contribuer à infléchir de façon significative la montée en puissance des multinationales et autres lobbys, en faisant jouer le seul véritable pouvoir dont nous disposons : l’usage de notre porte-monnaie ! 

A propos de courses de Noël, pourquoi ne pas soutenir également les artistes et leur travail ? A l’instar d’autres corporations qualifiées de « non essentielles » par nos édiles, cette communauté est très durement touchée par la crise… Les stocks de CD’s et autres publications artistiques vous tendent les bras, en attendant de tous nous retrouver dans les théâtres, les clubs et autres lieux où sont habituellement partagés la connaissance, la culture et la joie de vivre ! 

A ce propos, Docteur jazz vous propose quelques articles en « physique » pour faire des heureux à Noël, ainsi qu’une « promotion spéciale » sur 3 formations (« le swing cet illustre inconnu », « Aborder l’improvisation », « l’arrangement jazz » version simple), jusqu’au 15 janvier !

Un petit coup de pub/coup de cœur pour les copains de « Three Blind Mice » qui sortent leur album de Noël ! allez jeter une oreille, c’est un bijou de swing et de bonne humeur ! 

Enfin, pour égayer cette période de confinement et offrir une alternative jubilatoire à BFM TV, vous trouverez plus bas, spécialement pour vous, une petite sélection de chants de Noël sur Youtube, interprétés en jazz. Des grands classiques et des choses moins connues, mais superbes !! A découvrir ou à redécouvrir…

Prenez soin de vous, et gardez le moral surtout ! 

Toute l’équipe de Docteur jazz vous souhaite un très Joyeux Noël ! quoiqu’il en soit !…

Stan Laferrière 

(Multi-instrumentiste, compositeur, arrangeur, formateur, administrateur, chef de projets)

Amandine Ricart-Aguilar alias « RIK » 

(Conceptrice, administratrice, graphiste- illustrations et dessins sur le blog)

Solène Laferrière 

(Motion designer- Animations, logo et bannière du blog)

Bertrand Julien-Laferrière

(Correcteur officiel du blog. Le « Tonton flingueur » de l’orthographe !)

Take Six + Al Jarreau « I’ll be home for Christmas

Take six « We wish you a merry Christmas »

Mel Torme « The Christmas song »

Nat King Cole « The best of Christmas »

Frank Sinatra & Nat King Cole « Christmas songs »

Accent « Petit papa Noël »

Scatting & acting “Bernie’s tune”

Art Pepper + Eleven de Marty Paich… Cet album incroyable fut un de mes disques de chevet durant des années. La maitrise de l’arrangement au service d’un saxophoniste de la West Coast au sommet de son art… J’avais envie de vous faire partager ce petit jeu (entrevue simulée entre un éditeur et un compositeur, absolument pas auto-biographique, ahah!), en forme de teaser pour la formation sur le SCAT qui sera bientôt disponible sur le blog …

Voir la vidéo

Transcription complète disponible ICI

Une formation sur le SCAT est également disponible ICI

Promotions Noël/Confinement

Le “Père Noël” de Docteur Jazz

Bonjour à toutes et à tous !

Le père Noël « Docteur Jazz » arrive avec sa hotte chargée de cadeaux !

En cette période de confinement, profitez de la promotion spéciale sur 3 formations « Stars » du blog ! Ces formations qui rencontrent déjà un joli succès, vous sont proposées directement par leur créateur, qui en assure le service après-vente, alors n’hésitez pas !

La « formation à l’arrangement jazz » pack simple passe à 250€ (au lieu de 350€) Pour deux ans de cours (détails sur le blog)

Pour tout « pack simple arrangement » acheté pendant la promotion, le jazzbook est offert.

Les formations « Le swing cet illustre inconnu » et « Aborder l’improvisation » passent à 35€ (au lieu de 45€)

La promotion est valable jusqu’au 15 janvier !

Rendez-vous dans la boutique du blog pour en savoir plus et consulter les descriptions !… N’hésitez pas à partager !

Merci à tous pour votre soutien.

Musiciens professionnels et pédagogie sur le net : vers une autre façon d’exercer notre métier ?…

Nous sommes certainement nombreux depuis quelques mois, à nous poser des questions sur l’avenir de notre métier. Les concerts reprendront-ils ? dans combien de temps ? Quel sera le pourcentage de clubs, salles de concerts, associations culturelles en tous genres, qui auront déposé le bilan ?

Certains pensent à la reconversion, à trouver de nouvelles pistes pour gagner leur vie tout en restant dans leur domaine d’action. Globalement : faire de la musique et la partager, mais autrement…

Mon expérience personnelle sur ce sujet, vous l’avez sous les yeux. Ce blog, monté en Juin 2020 et fruit d’un « brain storming » avec mon épouse elle-même artiste, est un reflet assez fidèle de ma personnalité d’artiste, de mon expérience d’enseignant et de la plénitude que me procurent le partage et la transmission.

On trouve un peu de tout sur le net, sur ce sujet comme sur d’autres et il faut bien entendu faire le tri. J’avais envie de donner la parole à deux collègues et amis, musiciens de très grande classe, pédagogues et qui ont une longue expérience dans le domaine du partage de connaissances sur le net. Leurs motivations diffèrent, mais leur contenu est exceptionnel de qualité et cela suscitera peut-être des vocations… Il y a mille façons de partager son savoir. Voici deux angles de vue qui me semblent intéressants ! 

Ces chaînes ou blogs d’enseignement, lorsque leur contenu est de qualité et qu’ils sont « pilotés » par des musiciens reconnus, peuvent offrir un complément intéressant (contenus originaux, abord pédagogique différent) aux étudiants des conservatoires et écoles de musique. Ils proposent en outre une alternative aux amateurs ou personnes plus âgées, n’ayant pas forcément accès au système institutionnel de l’enseignement musical.

Stan Laferrière

Gilles REA (guitariste)

– Mes débuts avec le numérique et Internet.

J’ai commencé à m’intéresser à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) dès sa démocratisation, à la fin des années 80. 

La marque Atari avait sorti un ordinateur relativement abordable orienté musique et dont l’interface utilisateur très graphique et très intuitive était une copie du Macintosh hors de prix à cette époque.

J’étais un véritable geek et je suivais de près toutes les nouveautés notamment logicielles autour de la musique.

J’ai été également un des premiers musiciens dans mon entourage à m’intéresser aux réseaux même avant Internet. 

On pouvait avec l’Atari relié au minitel via un câble se connecter à des serveurs. Ensuite il y a eu CompuServe un des premiers services qui permettaient une ouverture sur un réseau mondial et offraient un système de messagerie et enfin Internet qui commence à se populariser au début des années 90 en France.

– Partage de mes contenus pédagogiques sur Internet

Très vite j’ai appris à utiliser des outils pour me faire un site Web et ma chaine Youtube date de 2006, un an après la création de Youtube.

J’ai très rapidement eu envie de partager gratuitement mes transcriptions de guitaristes de Jazz. J’ai mis au point au début un système de synchronisation visuelle de la partition et d’un manche de guitare virtuelle.

Ces vidéos ont rencontré un certain succès mais je ne pensais pas à l’époque monétiser ce travail. Puis j’ai commencé à avoir des demandes et donc à rendre disponible les partitions en PDF sur mon site. Contre toute attente, les acheteurs ont commencé à affluer.

Depuis peu de temps j’utilise Soundslicec’est un système en ligne gratuit que je trouve absolument incroyable pour partager des partitions musicales. Il permet de synchroniser avec une facilité déconcertante une partition musicale avec de l’audio ou une vidéo tout en gardant une interactivité maximum par rapport à une simple vidéo, on peut se déplacer dans la partition, boucler, changer le tempo ou transposer la partition, c’est un outil que j’attendais depuis des années.

– Les plateformes à contribution participatives.

Il y a maintenant un an j’ai ouvert des comptes sur des sites de contributeurs comme Patreon (site américain) et Tipeee (site français). 

Sur ces plateformes les contributeurs s’abonnent (sans engagement) pour rétribuer les créateurs de contenu. L’intérêt de ces plateformes par rapport à la vente sur un site, c’est que si l’on a beaucoup de contributeurs abonnés, cela garantit un certain revenu pour chaque contenu publié. 

A ce sujet j’ai l’impression que les américains sont bien plus généreux que les français, je compte plus de 50 contributeurs sur Patreon alors que mon Tipeee ne décolle pas.

– Mes reportages sur le Jazz

Depuis quelques mois je produis également des reportages sur des musiciens de Jazz qui ont connu les années 50-70, j’ai créé une nouvelle chaine Youtube pour cela. Je trouve que dans les médias on oublie souvent un peu trop vite les musiciens qui n’ont plus d’actualités immédiates ou qui n’ont rien à vendre alors que le regard sur l’évolution du monde et le vécu d’un artiste même à la retraite peut être une grande source d’inspiration pour les plus jeunes.

– Le futur de mes activités sur Internet

Dans un futur proche, parallèlement aux transcriptions, j’ai envie de m’orienter vers un contenu pédagogique et musical plus personnel.

J’ai envie de me filmer en situation de jeu seul ou à plusieurs et de créer des vidéos d’analyses musicales, techniques ou historiques issues de mon expérience.

J’aime également partager le travail des autres créateurs de contenu via des articles sur mon site ou sur les réseaux sociaux.

Enfin, j’espère pouvoir continuer la réalisation de mes reportages si le Covid-19 nous le permet.

– Ma réflexion sur le sujet.

Internet comme chacun l’admet, est un outil de partage formidable, mais les contenus y sont de plus en plus noyés par la quantité d’information. Tout y est présenté de manière horizontale, c’est un peu comme si vous rentriez dans une librairie où tous les bouquins seraient entassés en vrac sur le sol. Avec des algorithmes qui favorisent les contenus sponsorisés (sans véritable transparence d’ailleurs) la visibilité va devenir un enjeu crucial et un business que les GAFA comptent bien monnayer d’ailleurs. En tout cas la qualité ne sera pas une garantie de visibilité.

La crise du Covid, suivie de la crise économique que l’on va subir, vont certainement pousser des milliers de musiciens sans activité à se mettre à produire du contenu, ce qui peut être vu comme une bonne chose à priori mais ceux qui croient pouvoir en tirer une source de revenu risquent d’être déçus.

Pour moi ce travail Internet était jusqu’à présent annexe à mon métier de musicien et n’est absolument pas rentable à l’heure actuelle.

Il me faut souvent 3 ou 4 jours à plein temps pour faire une transcription animée pour un gain de quelques dizaines d’euros par transcription et encore, au bout de plusieurs mois après la mise en ligne. Pour les reportages, c’est encore pire, chaque vidéo (qui sont de véritables longs métrages de plusieurs heures) me demande jusqu’à 3 ou 4 mois de travail mais les dons sont extrêmement rares.

Quand je parcours les réseaux sociaux comme Facebook par exemple, je trouve que peu de gens finalement proposent du contenu personnel gratuit et utile pour les autres en dehors de faire sa promo (ce que l’on fait tous, moi le premier), ils se contentent de relayer ou de “liker” parfois sans même regarder, ce qui ne demande pas beaucoup d’effort, mais la création de contenu ou même simplement le partage d’un savoir-faire qui ne prendrait que quelques minutes est assez rare.

Par rapport à l’accès à un contenu payant, la majorité des gens est prête à dépenser parfois de grosses sommes d’argents pour des gadgets inutiles, mais pour un travail “artisanal” de qualité et unique qui a nécessité énormément de temps de la part de passionnés, c’est plus compliqué.

Malgré cela j’ai envie de persister dans la création de ces contenus, de continuer à les proposer gratuitement ou presque en comptant sur la générosité des internautes, cela contribue à m’enrichir même si ce n’est pas financièrement !

Gilles Réa

4 Novembre 2020

Florent GAC (pianiste)

A l’annonce du deuxième confinement il y a quelques jours, j’étais en tournée vers Montpellier avec le groupe « Identité » de Gaël Horellou, un mélange de jazz et de maloya réunionnais. Nous avions maintenu malgré le couvre-feu, l’essentiel de nos dates, grâce à la souplesse de chacun, musiciens comme organisateurs. 

Mais depuis mercredi soir dernier, en effet, ce fut un retour forcé en Normandie…

Lors du premier confinement, j’ai effectivement accentué mon activité sur ma chaine Youtube, qui existait déjà avant, mais la perspective de nombreuses heures disponibles devant soi, m’a permis de fournir un contenu plus dense, et d’utiliser l’outil vidéo plus en profondeur.

J’ai également profité de ce temps pour me frotter un peu à la programmation et refonder mon site  et mon blog, qui, bien que loin d’être parfaits, m’ont permis de créer une boutique en ligne pour les partitions, et d’agrémenter le tout de petites illustrations…

A vrai dire, il n’y a pas vraiment de lien entre la crise sanitaire et ma démarche sur internet. Mon blog, centré au départ sur des relevés de solos, existe maintenant depuis 2009, et a changé quelques fois de plate-forme.

Au départ, j’essayais de proposer, en plus des relevés, une méthodologie de travail pour les amateurs de jazz, ou même les musiciens plus avertis, en expliquant quelques exercices, en décortiquant tel ou tel passage d’un relevé.

En procédant de la sorte, je ne fais que partager ma propre façon de travailler le jazz et le piano.

Puis, j’ai ouvert la chaine vidéo il y a trois ans. Comme le blog, j’ai d’abord publié des relevés de solos de vidéos déjà sur youtube.

Puis j’ai décidé d’aller plus encore dans la pédagogie en proposant des « tutos » ou bien des exercices courts, au travers de diverses playlists. 

J’ai essayé de rendre cela un peu plus didactique en ajoutant parfois un peu d’humour, ou bien en allégeant le propos avec un format plus proche du « Vlog ». Durant le confinement, j’ai donc tout simplement proposé plus de vidéos, et plus de partitions, mais je n’ai pas passé la frontière du « live » sur Facebook par exemple…

Le dernier point que je souhaite aborder est la gratuité du contenu que je propose. En effet, j’ai mis en place une boutique où les personnes désireuses de me soutenir peuvent le faire en achetant les partitions à différents tarifs, mais peuvent également se les procurer gratuitement.

En effet, le travail que je propose est finalement le reflet du travail que j’effectue moi-même tous les jours pour progresser dans ma pratique du jazz. On sait tous que le relevé est bien plus efficace quand on le fait soi-même, et je considère que le partage de connaissance facilite la transmission. 

Ce blog et cette chaîne ne constituent pas mon activité principale, mais je suis content de pouvoir partager les quelques choses que j’ai apprises et, j’espère comprises, en travaillant le jazz !

Concernant la crise, en effet durant le printemps et l’été dernier tout s’est annulé pour moi, comme pour beaucoup… J’ai été agréablement surpris du geste concernant les intermittents, en ayant pourtant bien conscience de la difficulté qu’auraient à affronter les différentes structures du spectacle, mais également les artistes. 

Je n’ai personnellement pas trop souffert du confinement de mars, ni ma famille. Étant quelque chose de totalement nouveau, nous avons, je pense un peu tous appréhendé ça au jour le jour, d’où sans doute, la prolifération de musique et de vidéos sur les réseaux, chacun essayant de continuer de partager son art.

Concernant ce deuxième confinement, j’y vois beaucoup plus d’incertitudes, et ne comprends plus bien les choix qui sont faits. Ce n’est encore que le début, mais déjà on sent que ce confinement ne sera pas comme le premier. Déjà à cause du choix de maintenir l’école, et de cette volonté de faire tourner l’économie sans y intégrer a priori le domaine culturel.

A vrai dire, je ne suis ni vraiment optimiste ni vraiment pessimiste ; je ne suis pas compétent pour donner mon avis sur le virus bien sûr, mais je trouve assez positif que les maires commencent à se prononcer sur certaines directives à adopter en fonction de leur commune.

Pour le reste, nous verrons dans les jours à venir, l’école de mes filles reprend, nous pouvons continuer à voir nos élèves de 3èmes cycles et de CPEES au CRR de Rouen, j’ai des arrangements et des compositions sur la table, et des idées de vidéos à partager…

Florent GAC

Novembre 2020

“Sclérose en Jazz”

Face à la recrudescence des cas de neurasthénie chez les musiciens, Docteur Jazz lance une grande campagne de vaccination contre la “Sclérose en jazz”  

Le fait est: la pandémie qui touche la planète entière, aura, on le sait, des conséquences dramatiques sur l’économie mondiale. Le sujet n’est pas de polémiquer sur le pourquoi du comment, ni sur la gestion de nos édiles et gouvernants, ou le relais des médias ; les forums et l’ensemble des réseaux sociaux regorgent de ce type de discussions. 
 
La résultante immédiate et palpable des mesures de restrictions prises (à tort ou à raison) pour endiguer cette pandémie ; c’est que le maillage culturel si riche de notre pays est à présent en ruines… Car contrairement à ce que pensent peut-être certains, la réouverture des théâtres subventionnés ne fera pas renaître les petits festivals, les associations et les petites scènes, clubs etc, qui ont déjà mis la clé sous la porte et qui constituent (constituaient…) l’essentiel des opportunités de travail pour la grande majorité des musiciens de jazz.  Artistes, associations, festivals, salles de spectacles, agents artistiques, producteurs, techniciens ; nous avons tous un genou à terre, car nous sommes liés et solidaires. 
 
« Il faut se réinventer » a dit Abraracourcix le chef des Gaulois ! Mais ici ; point de potion magique !
 
Sans entrer dans la danse incantatoire du « Ya qu’à, faut qu’on », on peut se poser la question et réfléchir à la façon dont on peut rebondir individuellement et collectivement, en faisant abstraction (pour mener cette réflexion j’entends) des mesures économiques mises en place par le gouvernement pour les intermittents, qui n’auront finalement qu’un effet ponctuel et ne feront pas revenir le travail…
 
Se réinventer ; d’accord ! mais comment ? est-ce donné à tout le monde ? faut-il se reconvertir complètement et abandonner le monde de la culture ? 
 
Ce n’est pas vraiment nouveau… Des musiciens de jazz qui ont été contraints de changer de direction, de faire une autre activité pour joindre les deux bouts, ou d’abandonner carrément le métier pour y revenir plus tard ; il y en a eu, il y en a, il y en aura… Wes Montgomery travaillait à l’usine pour nourrir ses enfants, et on ne compte pas les stars du jazz qui ont été pour un temps, chauffeurs de taxi ou livreurs de pizzas… Sans faire de parallèle hasardeux, on peut tout de même se rappeler que la crise de 1929 a finalement engendré le développement et la prolifération des Big Bands et propulsé le jazz sur le devant de la scène !
 
Et si c’était le moment de sortir de sa coquille ? De cultiver sa différence, de mettre en avant ses points forts, de profiter de cette cassure certes stressante, pour réfléchir à de nouveaux projets ou mener à bien ceux que l’on a trop longtemps mis de côté. 
 
Est-ce mon optimisme presque maladif, qui peut parfois flirter avec la naïveté !? Je ne peux me résoudre à penser que le formidable tissu créatif de notre communauté d’artistes, le réseau de diffusion, et les millions de gens que nous irradions de nos talents, se sclérose et disparaisse, ou qu’il se fonde dans la masse infâme de la culture édulcorée et sans âme qui prendra sa place si nous baissons les bras !
 
Alors sous une forme un peu légère (nous en avons bien besoin) et sans doute dérisoire j’en conviens, Docteur jazz vous exhorte à ne pas sombrer dans une neurasthénie collective, dans cette « sclérose en jazz » sourde et latente qui petit à petit ronge notre moral. Communiquons, communions, montons des projets, sortons de notre zone de confort, prenons des risques, vivons et partageons notre passion, par tous les moyens possibles. 

Notre mission d’éduquer aujourd’hui le public de demain et lui donner des frissons de plaisir, n’a jamais été aussi impérieuse !
 
Stan Laferrière

Tout le monde peut s’y mettre ! Vous aussi, participez à la lutte contre la Sclérose en jazz ! En diffusant d’ores et déjà autour de vous le concept : 

« Adopte un orchestre »

Un projet d’application pour smartphone et une page Facebook dédiée sont à l’étude, pour inciter et aider les particuliers à organiser un concert chez eux, pour leurs voisins, amis etc… A suivre… 

Je tiens à saluer ici des initiatives solidaires et fédératrices, parfois anciennes, qui vont dans ce sens, comme les associations « Grands Formats », « Action Jazz » ou « l’UMJ » entre autres, qui œuvrent depuis des années et militent pour la reconnaissance la lisibilité et la diffusion du jazz en France, dans sa diversité.

Tchao! Tata Yoyo…

Oh! Bien sûr, elle n’a pas révolutionné le monde artistique, non. mais Annie Cordy fait partie de cette génération d’artistes, dont la mémoire collective ne garde que le souvenir d’une facette du talent, et souvent pas la meilleure. Elle était, un peu à l’instar de Caterina Valente, une artiste complète, excellente comédienne, danseuse, chanteuse (elle a d’ailleurs enregistré les standards de jazz), meneuse de revue… Pour l’avoir rencontrée à deux reprises sur des plateaux de TV, j’ai le souvenir d’une femme d’une incroyable gentillesse, et d’humeur toujours joyeuse!..Alors, tchao! Madame Tata Yoyo…

Patriotic suite

Une façon pour le blog www.docteurjazz.com de célébrer la fête Nationale.

Sur de magnifiques illustrations de ma fille Solène Laferrière, voici une suite interprétée par BIG ONE jazz Big Band et enregistrée « live » il y a quelques années.

Cette composition consiste en une série de variations sur l’hymne National. Vous pourrez également repérer quelques « sonneries réglementaires » (Ouvrez-le-ban ; Garde-à-vous ; Au drapeau…).

Bon 14 juillet à tous, et prenez soin de vous !

Les partitions sont disponibles dans la boutique.

BIG ONE JAZZ BIG BAND team :

Ludovic Louis, tp; Benjamin Belloir, tp; Matthieu Haage, tp; Julien Rousseau, tp-fgl; Nicolas Grymonprez, tb; Bertrand Luzignant, tb; Cyril Dubilé, tb; Jean Crozat, b.tb; David Fettmann, as,ss,cl; Pierre Desassis, as, ss; Olivier Bernard, ts,ss; Christophe Allemand, ts, ss; Cyril Dumeaux, bs, ss; Sébastien Maire, bass; Xavier Sauze, drums; Stan Laferrière, p, cond

Logos, motion & graphic design : Solène Laferrière

Compositions & arrangements : Stan Laferrière