Interview d’Ellinoa

Ellinoa, chanteuse compositrice et arrangeuse, révélée notamment par sa participation à l’ONJ, sort le deuxième album de son orchestre “Wanderlust”. Elle répond aux questions de Docteur Jazz.

Ellinoa
Ellinoa

DJ : Bonjour Camille, peux-tu te présenter ?

E : Ah ! ça commence bien, mon identité secrète est dévoilée ! Je préfère utiliser mon nom d’artiste Ellinoa. Quoi qu’il en soit, j’ai 34 ans, je suis chanteuse et compositrice. A vrai dire je ne me définis même pas vraiment comme arrangeuse car ce n’est pas une activité que j’exerce beaucoup pour les autres, seulement occasionnellement. Mais je suppose que composer pour des grandes formations fait de moi automatiquement une arrangeuse, quelque part !

DJ : Tu as une maman musicienne, mais comment as-tu décidé de faire ce métier, et quel est ton parcours ?

E : Grâce à ma mère qui a consacré sa vie à la pédagogie musicale (et notamment jazz), j’ai baigné dans la musique depuis toujours. Mais pendant l’enfance, cet art m’intéressait à part égale avec le dessin et l’écriture, par exemple. J’ai fait 12 ans de chorale et 10 ans de piano (et même un tout petit peu de saxophone et de basse), mais c’est surtout en explorant de mon côté, en cherchant sur le piano ou sur Finale (que j’utilise depuis que j’ai 13 ans) et autres que j’ai développé ma créativité, nourrie par des écoutes infinies des albums du Pat Metheny Group, de Take6, Manhattan Transfer, New York Voices et cie, et de musique brésilienne (merci maman). Après avoir obtenu un Master à Sciences Po Paris et avoir commencé à travailler, c’est finalement la musique qui l’a emporté : j’ai réalisé que si je ne tentais pas d’en faire mon métier je le regretterais. 23 ans, c’était encore relativement jeune pour s’y mettre… J’ai donc fait un DEM jazz au conservatoire de Bobigny puis le CMDL. Ça fait maintenant 9 ans que je suis musicienne professionnelle.

DJ : Comment en es-tu venue à écrire la musique ?

E : Je l’ai toujours fait, sous différentes formes comme je le disais plus haut. D’ailleurs, je crois que ça m’intéressait davantage que de chanter. Il y avait quelque chose de noble dans le fait d’écrire sa propre musique, que j’ai toujours voulue sophistiquée, avec un certain vocabulaire harmonique. Fait étonnant pour une chanteuse, j’ai mis beaucoup plus longtemps à vraiment m’intéresser à la mélodie qu’à l’harmonie. C’est ce que m’a dit ton grand ami Gilles Réa, qui était là le jour où j’ai joué pour la première fois une composition en public, à 17 ans, en m’accompagnant au piano : “super harmoniquement, de jolies basses étrangères…mais tu devrais t’intéresser de plus près à la mélodie maintenant !”

DJ : Quels sont les arrangeurs qui t’ont le plus influencée ?

E : J’ai plus été influencée par des compositeurs et compositrices que par des arrangeurs, même s’iels avaient en commun d’écrire de la musique qui était très “arrangée”. Je parlais donc de Pat Metheny (et Lyle Mays), Take 6 et la clique des groupes vocaux polyphoniques, mais aussi Bjork (ses morceaux qui m’ont le plus fascinée étaient ceux arrangés par Vince Mendoza), puis, plus tard, Kenny Wheeler et Carine Bonnefoy, Maria Schneider (qui sont arrangeuses à part entière). En marge de tout ça, je voue un culte à John Williams. 

DJ : Quel est le projet d’écriture dont tu es la plus fière, ou ton préféré ?

E : Je dirais que c’est celui qui sort en ce moment, le second album du Wanderlust Orchestra, Ville Totale. Le premier album était un sacré défi car je venais de monter mon orchestre, je ne connaissais pour ainsi dire rien à l’arrangement (sinon je n’aurais jamais monté un groupe avec une flûte, un hautbois, deux saxs, un trombone, un quatuor et une section rythmique ! C’est un vrai non-sens acoustique, et on a mis longtemps à faire sonner le groupe, qui compte même aujourd’hui deux batteries !!!). Je me suis lancée tête baissée dans l’écriture, “à l’oreille”, finalement j’en suis toujours contente mais ce disque a un petit côté “jeune musicienne qui a quelque chose à prouver”, il est un peu scolaire, très écrit… Le second est plus mature, il a un parti pris sonore plus tranché, il est aussi plus “ouvert”… mais encore plus inclassable. C’est un casse-tête pour les vendeurs de disque, les plateformes de streaming et les journalistes, mais moi, c’est la musique que j’ai envie de faire.

Un arrangement orchestral d’Ellinoa. Un arrangement vocal d’Ellinoa.

DJ : Une phrase pour définir l’écriture ?

E : C’est un peu bateau, et ça correspond seulement à ma vision, mais c’est raconter des histoires.

DJ : Quel est l’arrangement qui n’est pas de toi et que tu aurais aimé écrire ?

E : Ohlala, il y en a tellement. Mais je crois que quand j’ai écouté “Wrygly” de Maria Schneider j’ai eu un petit choc. Et puis j’ai écouté “Hang Gliding” sur l’album d’après et j’en ai eu un encore plus grand. Il y a un genre de perfection dans la forme, le développement, le jeu avec les décalages des mesures en 5 et 6, et puis c’est juste beau, l’histoire est limpide, ça monte, ça monte…

Ville Totale
Ville Totale

DJ : Quels sont tes projets immédiats et futurs ? 

E : Croiser les doigts pour que l’album Ville Totale soit bien reçu, et implorer le Dieu des programmateurs pour que les concerts tombent ! L’orchestre a subi quelques déconvenues récemment, toutes les perspectives de diffusion ont disparu…or je crois vraiment que ce projet mérite de jouer ! Dans l’immédiat, je vais aussi terminer mon jeu vidéo, petit projet que je me suis lancée en marge de mon activité de musicienne, pour pousser l’univers de Ville Totale encore plus loin. Finalement, simplement une autre manière de raconter l’histoire !

Plus tard, il y aura un opéra qu’on écrit avec ma mère. Je suis chargée de la musique, et j’ai choisi un effectif un peu étrange, là encore : quintet à cordes, trois flûtes, des percussions, choeur et soliste !!

DJ : Raconte-nous une anecdote de ta vie d’arrangeuse…

E : Un jour, dans les premiers temps d’existence du Wanderlust, le festival Comme Ca Vous Chante a eu la gentillesse de nous programmer et de me commander une création pour mini-symphonique (mon orchestre + des musiciens locaux plutôt issus du classique, une trentaine d’instrumentistes en tout). J’ai tellement tergiversé sur ce que j’allais écrire qu’est arrivée la veille du départ et je n’avais toujours rien de convaincant. Plutôt que de me laisser ronger par le stress et le défaitisme, j’ai décidé sur un coup de tête de tout recommencer à zéro, en ressortant une vieille compo, de celles qu’on laisse dans un placard des années durant car justement elle ne trouve pas la forme qui lui rendrait justice. J’ai écrit frénétiquement pendant toute la journée puis la nuit, jusqu’à imprimer les parties séparées à 6h du matin et sauter dans le train à 7h, pour diriger la première répétition l’après-midi même.

La seconde partie de cette anecdote est que ça m’a laissée avec l’idée totalement absurde que je pouvais écrire un symphonique en 2 jours, et le jour où on m’a proposé d’en écrire un vrai, je n’ai pas du tout anticipé le temps que ça me prendrait. Heureusement que le confinement a décalé de plusieurs mois la deadline que j’avais pour ce projet ! L’autre leçon à retenir est qu’écrire pour un symphonique + section rythmique jazz est infiniment plus simple que pour un symphonique seul, qui demande une vraie maîtrise du langage.

DJ : Merci Camille !

Je ne parle que rarement du travail de mes collègues, sauf lorsque j’ai un réel coup de cœur.

Lors de notre récente rencontre au festival « Saveurs Jazz », Ellinoa m’a très gentiment offert l’album « Ville Totale » qui sort prochainement…

On y entend un subtil mélange de musique « savante » (dans le bon sens du terme) mâtiné d’influences et d’apports divers (Rock, Fusion, musique classique, musiques ethniques diverses…), de poésie déclamée ou chantée, de grooves divers… Une écriture très mature, parfaitement construite et maîtrisée, un art de l’orchestration, une culture évidente…. Un traitement du son qui transporte l’audition et l’auditeur. Une voix pure…

L’arrangeur que je suis (mais aussi le simple auditeur) est sans arrêt happé par les trouvailles harmoniques, d’orchestration, de forme. Pas une once de remplissage ou de démonstration. L’instrumentation est elle aussi très originale… Une très belle réussite à laquelle nous souhaitons beaucoup de succès !

Stan Laferrière

Scatting & Acting with Henri Salvador

Arrangement original / cover 6 voix + un soliste, réalisé sur le fabuleux “Stompin’ at the Savoy” enregistré par Henri Salvador, Pierre Michelot (contrebasse) et Mac Kac (batterie) en 1956, 45 tours qui a bercé ma jeunesse… La marionnette est une création d’Amandine Ricart

Voici l’original…!

Henri Salvador-Pierre Michelot- Mac Kac. 1956

Un article à lire sur Henri Salvador…

La transcription complète est disponible ICI

Interview de Déborah Tanguy

Incontournable vocaliste et pédagogue de la scène Française, Déborah Tanguy se livre à Docteur Jazz !

Elle animera avec Stan Laferrière les 30 juin et 1er juillet prochains la 3ème session du stage “Aborder le SCAT” à Angers. Venez profiter de son expérience !

Déborah Tanguy

DJ : Bonjour Déborah, peux-tu te présenter ?

DT : Bonjour Stan, je suis née en Normandie à Caen. J’ai commencé la musique par le violon à l’âge de 5 ans 1/2 (après une vague trop courte période de violoncelle, c’est dommage c’est beau le violoncelle) j’ai fait des études au conservatoire qui m’ont donné de solides bases musicales. Un peu plus tard, vers 12 ans, j’ai aussi commencé le saxophone sans aborder le jazz à cet instrument car on m’avait trouvé un cours de sax classique. Un peu de déception mais beaucoup de travail technique qui font qu’après presque 30 ans d’arrêt je reprends le sax avec plaisir, même si j’ai des progrès à faire pour les impros.

A l’âge de 17 ans, alors que je faisais des voyages « comédies musicales », humanitaires et coopération entre jeunes, un musicien m’entend jouer du sax puis chanter et me dit : « Deborah c’est du jazz que tu dois chanter » et je réponds « d’accord mais je dois prendre des cours » et l’histoire a commencé comme cela. 

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Résultats du défi vocal “Scat toujours” N.3

Il s’agissait de doubler un Scat d’Henri Salvador sur “Stompin’ At The Savoy”

La gagnante de cette troisième édition est : Zékira Yassa

Bravo à tous les participants et participantes ! et RDV pour le prochain défi !

Je mettrai prochainement en ligne ma propre version arrangée à 6 voix sous forme de vidéo !… A suivre…

Le scat de Zékira…

Stage de jazz vocal

Sonia Cat-Berro et Cécile Messyasz, deux amies et collègues de grand talent, organisent un stage de jazz vocal à Paris les 12 et 13 février 2022 !

Renseignements ICI

Vous pouvez lire l’interview de Cécile Messyasz…

Pour une immersion totale dans l’univers du jazz vocal et du scat, vous pourrez enchaîner avec le stage de Scat organisé par Docteur Jazz et animé par Stan Laferrière et Déborah Tanguy à Angers, les 18 et 19 février 2022 😉

Renseignements ICI

La formation sur le SCAT…

Le dernier défi SCAT

Résultats Challenges “Scat” et “Banjo”

Les challenges SCAT et BANJO de l’été, ont remporté un vif succès ! Merci et bravo à toutes et tous !

Le gagnant du cover BANJO sur le “Bix Gang” est sans conteste Alain, qui délivre un accompagnement parfait, qui se fond complètement dans l’orchestre (c’était ce qui était demandé)

Pour le cover SCAT sur Dexter Gordon, j’ai reçu beaucoup de très bonnes choses !… mais il a bien fallu choisir ! Alors mon choix s’est porté sur Coline, qui a déjà un joli phrasé et une bonne maitrise du vocabulaire !

A bientôt pour de nouveaux challenges !

Je vous rappelle que pour les gens qui souhaitent aborder cette technique, ou se perfectionner, un stage de SCAT est organisé à Angers en février 2022 avec Stan et Déborah Tanguy. Pour les banjoïstes, un stage de style New-Orleans se tiendra à Angers également en juin 2022

Mimi Perrin & les “Double Six”

Le groupe vocal dans le jazz – Scat ou vocalese ?…

Depuis les débuts et même avant, le groupe vocal a toujours été présent dans la musique de jazz (le gospel song faisant partie de sa préhistoire…).

A cappella ou non, il n’a cessé de se développer, de s’affirmer, de se sophistiquer, tout au long de l’évolution du jazz.

Inspiré des « Barbershop », chœurs d’hommes « A cappella » qui se développèrent dans le sud des États-Unis à la fin du 19ème siècle, utilisant une technique à 4 voix serrées en homorythmie avec le chant lead qui se trouve en deuxième voix (technique réutilisée par les trios et quartets vocaux des big bands des années 30 notamment, chez Jimmy Lunceford par exemple), il évoluera jusqu’à des groupes très sophistiqués comme « Take 6 » ou « Accent » actuellement.

On ne peut évidemment pas évoquer tous les groupes vocaux qui ont marqué l’histoire du jazz, mais tout de même… Les « Mills Brothers » (les pionniers incontestés), les « Hi-Lo’s » (aventureux et instigateurs du groupe vocal « moderne »), les « Meltones » (groupe vocal formé par Mel Tormé), les « Modernaires » (groupe vocal associé au big band de Glenn Miller), « Lambert Hendricks & Ross » (groupe qui a directement inspiré Mimi Perrin), « The Manhattan Transfer », « L.A Voices » etc…

En France, c’est essentiellement dans les années 50 que l’on voit l’émergence de groupes vocaux, parfois à la frontière du jazz (avec les « Parisiennes » de Claude Bolling par exemple, et plus tard les « Swingle Singers »), cette musique prenant un essor nouveau et suscitant un énorme engouement dans la période de l’immédiat après-guerre…

C’est dans ce contexte que naquit en 1959 le groupe de « vocalese » français : les « Double Six ». Imaginé et fondé par la pianiste et chanteuse Mimi Perrin, ce groupe, inspiré par le travail de Jon Hendricks, restituait (accompagné d’une section rythmique) des orchestrations de big bands, en reproduisant les 12 voix de cuivres. Il utilisait pour cela le procédé (tout nouveau) du « re-recording », en enregistrant deux fois 6 voix, sur deux pistes distinctes. 

Les “Double Six” 1962. Tous droits réservés

Pourquoi ce terme « vocalese » ?

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Interview de David Linx

Vocaliste incontournable de la scène internationale, David Linx répond aux questions de Docteur Jazz. Nous aurons le plaisir de l’accueillir lors d’une des prochaines sessions du stage de Scat à Angers !

Photo : Alexandre Lacombe

DJ : Bonjour David, merci de prendre le temps de cette interview sur le blog ! Peux-tu te présenter ?

DL : Je m’appelle David Linx, je suis chanteur de jazz, compositeur et parolier (pour d’autres artistes et chanteurs/chanteuses). Je suis professeur de chant et ensembles vocaux depuis 25 ans à la section jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles, ainsi que professeur invité au conservatoire d’Amsterdam aux Pays-Bas depuis environ 10 ans. Professeur en résidence à la Jazz Academy de Sienne en Italie depuis cette année, je donne également des masterclass lorsque je suis en tournée (Capilanou University au Canada, Wharton Institute dans le New Jersey, NYC appreciation classes, Taiwan, Brésil, etc…).

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Scatting & acting. Tribute to the “Double Six”

Sur le standard de Neal Hefti, écrit pour Count Basie : “Flight Of The Foo Birds”

Le travail et les enregistrements du groupe vocal Français les “Double Six“, créé et dirigé par Mimi Perrin au début des années 60, font partie du patrimoine international du jazz vocal. Cette vidéo rend hommage à ce groupe mythique et à sa créatrice.

Je me suis livré à l’exercice de “vocalese”, qui consiste à écrire des paroles sur le thème, mais aussi sur les solos des instrumentistes. (Toutes les paroles sont dans la description de la vidéo). Le standard : “Flight Of The Foo Birds”, devient : “Fais Pas l’Dur Joe”.

Egalement en ligne : un article sur le travail d’écriture de Mimi Perrin

Résultats du défi scat N.1 “Scat toujours !”

Voici les résultats du premier défi scat !

Il y a eu beaucoup de participants, avec de très bonnes choses !

Les critères pris en compte (justesse, mise en place, intonation…) m’ont permis de dégager un gagnant, mais les autres n’ont pas démérité . Deux hommes ont participé et c’est l’un d’eux qui l’emporte ! Bravo à Eric PRETERRE !

Eric a un parcours d’enseignant-pédagogue, d’instrumentiste (saxophone, guitare) et de chanteur. Il a longtemps dirigé une troupe de comédies musicales (anglo-saxonnes), chanté dans de nombreuses formations vocales (Quartet style Manhattan Transfer, Sextet A Cappella, Quartet Gospel …) et fait chanter de nombreux adolescents dans des projets aux quatre coins de la planète. Il a vécu aux Etats Unis où il s’est imprégné de musiques et culture Afro-Américaines. En France il a monté plusieurs spectacles en hommage à des chanteurs qui l’ont marqué et influencé : Tom Waits, Nat King Cole, Nougaro…

Pour en savoir plus sur Eric, voici le lien vers son site.

Bientôt un nouveau défi … En attendant, vous avez une formation en ligne à votre disposition ICI

Un stage cet été à Angers avec Déborah Tanguy ICI

Et un tuto pour relever un solo en scat ICI

Comment relever un solo instrumental en SCAT ?

A l’invitation de Karine Sula Gene et de son blog “Plus que du chant”

Karine Sula Gene, vocaliste originaire de la Guadeloupe, propose des formations de très grande qualité pour les vocalistes débutants à confirmés, sur son blog “Plus que du chant”.

Elle suit actuellement personnellement, la formation proposée par Docteur Jazz “Aborder le SCAT”, et nous fera part de son expérience, étant novice en matière de Scat… Elle m’a demandé de faire un petit tuto pour inciter les personnes qui pensent ne jamais pouvoir y arriver, à se lancer…!

Cette vidéo traite du morceau proposé pour le premier défit scat “Scat Toujours”, auquel je vous invite à participer !… Du coup vous n’avez plus d’excuses : je vous explique tout ! 😉

Si vous voulez approfondir la question, vous avez deux options:

Une formation online sur le SCAT, où je vous guide pas à pas…

Un Stage à Angers est disponible !

Karine m’a également interviewé sur son blog

Scatting & acting “FEVER”

Voici une autre vidéo de vocal multitrack. Un arrangement écrit pour mon TENTET en 1998, sur lequel j’ai ajouté un arrangement vocal… FEVER, morceau composé et enregistré en 1956 par Little Willie John, mais véritablement popularisé par la version de Peggy Lee en 1958 (Accompagnée de Joe Mondragon à la contrebasse et Shelly Manne à la batterie).

Encore une occasion de mettre en lumière les formidables musiciens qui composaient ce collectif du TENTET :

Laurent Bataille (d) Claude Egéa, Sacha Bourguignon (tp) J.C Vilain (tb) Thomas Savy, Pierre Mimran (ts) Nicolas Montier (as) Stéphane Chausse (bass clarinet) Didier Havet (tuba) Stan Laferrière (vocals, arr)

L’arrangement du TENTET est disponible ICI

Une formation sur le SCAT vous attend ICI

Interview Jean-Baptiste Craipeau

Vocaliste, bassiste et arrangeur Français de tout premier plan, Jean-Baptiste Craipeau évolue dans le monde du jazz vocal (mais pas que), en solo bien entendu, mais aussi au sein d’un groupe vocal international “A Cappella” qui compte parmi les meilleurs de la planète : ACCENT.

Jean-Baptiste répond à mes questions et nous présente son travail…

DJ : Bonjour Jean-Baptiste, peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

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Interview de Camille Bertault

Vocaliste de grand talent, Camille Bertault est une artiste et une musicienne complète. Touchant aussi bien au jazz, à la musique classique, à la chanson Française, au théâtre, c’est une figure incontournable du jazz vocal actuel. Elle a bien voulu répondre aux questions de Docteur Jazz…

Site Web

Interview de Médéric Collignon

Vocaliste et cornettiste inclassable (et c’est tant mieux), Médéric Collignon est une figure incontournable du jazz vocal hexagonal. Sa culture, sa technique vocale impressionnante, son style et ses influences, nous font voyager dans des univers très variés et parfois même iconoclastes… Grand admirateur de Louis Armstrong, son exubérance (toujours à propos, musicalement) me fait terriblement penser à la chanteuse Allemande Nina Hagen. Médéric répond aux questions de Docteur Jazz.

Photo: Alexandre Lacombe

Médéric sera l’un des prochains intervenants au stage d’été de SCAT organisé par Docteur Jazz !

Découverte du SCAT par la vocaliste Karine Gene “Sula”

Karine GENE « Sula », passionnée de chant, chanteuse et formatrice.

Karine a commencé sérieusement l’apprentissage du chant, de la théorie musicale et de la scène, à Londres avec des cours du soir au Goldsmiths College, dans les années 2000. Depuis, elle a évolué dans divers groupes (reggae, blues, jazz, ballades d’Afrique de l’Ouest, rock). 

Elle accompagne les chanteurs en devenir à travers le blog  “Plus que du chant” Le but de ce blog, est d’apprendre à chanter et à développer son univers musical : cela implique d’acquérir ou de développer la confiance en soi, d’identifier ses goûts, de découvrir les pratiques du chant au travers de divers styles musicaux, de dépasser ses a priori et limites, de s’autoriser à chanter en langues étrangères… Tout cela en plus du travail pur de la technique vocale. Tout ce par quoi elle est passée…

Voici son témoignage sur l’univers du SCAT. Elle vient de commencer la formation sur le Scat, proposée par le blog, et nous fera part de son expérience d’apprentissage… A suivre donc !

Mon premier cours de scat

Je viens partager avec vous mes pensées, juste avant mon premier cours de scat, il y a une vingtaine d’années…

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Interview de Michele Hendricks

Continuons notre petit tour du monde du SCAT dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog. Artiste américaine installée en France depuis de nombreuses années, Michele Hendricks perpétue avec un immense talent, la tradition familiale (Son père Jon est un grand scatteur, fondateur du trio vocal “Lambert, Hendricks & Ross”). Elle répond aux questions de Docteur Jazz…

Une petite bio de Michele :

Michele HENDRICKS, chanteuse Américaine, auteur-compositeur, monte sur scène à huit ans avec son père Jon HENDRICKS, lui-même chanteur, parolier et fondateur du fameux trio vocal Lambert, Hendricks & Ross. Dès l’âge de quinze ans, Michele tourne régulièrement en Europe avec son père, jusqu’à la fin de ses études de danse et de théâtre à Londres. Elle poursuit des études musicales à San Francisco, avant de revenir à New York, dont elle est originaire, pour deux ans durant lesquels elle travaille avec Buddy Rich et Stan Getz.

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Interview de Varijashree Venugopal

Dans le cadre du mois du vocal sur le blog, continuons à explorer le scat à travers le monde… J’aimerais vous présenter cette artiste indienne exceptionnelle, vocaliste et flûtiste, que j’ai découverte il y a quelques mois sur YouTube (Le net a parfois des aspects bien réjouissants !). Le l’ai contactée, et elle a accepté de répondre à mes questions… Un petit aperçu de son talent ICI

photo:  Shashank Jodidar

DJ : Hi Varijashree, Indian traditional music seems to be a bit far from jazz music (anyway… maybe not that far…) How did you come to Jazz music?

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Interview de Kateryna Kravchenko

Dans le cadre du “mois du vocal” sur le blog Docteur Jazz, j’aimerai vous présenter quelques vocalistes étrangères… C’est le cas de Kateryna Kravchenko, chanteuse, compositrice et arrangeuse Ukrainienne, que j’ai découverte par hasard sur YouTube avec une vidéo, où elle double un solo de Dizzy Gillespie… Elle a bien voulu répondre à quelques questions.

DJ : Hi Kateryna, can you give us a short presentation ?

KK : My name is Kateryna Kravchenko. I am a native Ukrainian jazz singer and composer, now living in Germany. Since 2013, I’ve been actively participating in various jazz competitions and festivals in which I’ve won many awards. I performed with the Alexey Petukhov Quartet, sharing stage with Allan Harris, Eve Cornelious, Benny Benack III and Rachel Therrien. Since 2018, I’ve been studying Jazz Vocals at the Carl Maria von Weber School of Music in Dresden. At the end of 2020, I and my band released our debut album Stories.

DJ : Which are your main influences ? (Singers-musicians-styles)

KK : When I was 11 years old, my vocal teacher had me listen to a recording of Ella Fitzgerald singing Airmail Special. I’d never heard ‘scatting’ before and this recording completely changed my life. It was so fascinating! I wanted to listen to it day and night! I believe this passion is what inspired me to become a jazz musician. In recent years, I’ve mainly studied music that focuses on singers like Cécile McLorin Salvant, Jazzmeia Horn, Kurt Elling, Bobby McFerrin, Gretchen Parlato, and Norma Winstone. I’m also putting more and more effort into composing my own music, for which I’m mostly inspired by the works of Wayne Shorter, Avishai Cohen,and Kenny Wheeler. 

DJ : What do you think about “scatting” in jazz vocal’s world ?

KK : I believe that thanks to “scatting”, a singer’s voice becomes more like an instrument, and this gives singers the opportunity to improvise, and express their musical individuality.

DJ : Just a word or a simple phrase to define jazz ?

KK : Originality & creativity in expressing deep, intense moods.

DJ : If you were a jazz standard ?

KK : Hmm…  I’d say Joy Spring by Clifford Brown. 

DJ : What are your projects ?

KK : In 2018, I brought together a quartet of musicians from Brazil, Poland and Germany; and I like composing and arranging music with them. Recently we released our debut album Stories. Since 2020, I became a member of the National German Youth Orchestra — BuJazzO, which I enjoy singing in as part of their vocal ensemble and big band. The exchange of musical experiences with my homeland is also very important to me. I hope my band will soon be able to play concerts in Ukraine again, as well as hold workshops in children’s music schools there in order to develop the jazz culture of my country.

DJ : Thank you so much Kateryna, we will (I will, for sure) follow your works. Take care !

Stan

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Album “Stories”

Single “Gdybym” 

Une formation et un stage de SCAT sont disponibles dans la boutique du blog, pour tous les niveaux…

Le Scat vocal dans le jazz

ella Fitzgerald

Scat : style vocal dans lequel le chanteur ou la chanteuse, s’exprime par l’intermédiaire de syllabes ou d’onomatopées. La voix s’émancipe et devient soliste, elle n’expose plus seulement la mélodie, mais elle improvise au même titre que l’instrument.

Pour un chanteur de jazz, le scat reflète parfaitement ce que le solo est à l’instrument. Cette technique d’improvisation vocale utilise différents effets pour développer le phrasé : des onomatopées, des cris, des bruits, des mots imaginaires, tout est possible et envisageable.

Cette expression vocale nécessite, outre la technique vocale pure, un sens du rythme, une culture harmonique et une oreille développée. Comme pour l’improvisation sur l’instrument, le scat s’aborde avec une totale liberté créatrice. (Voir la vidéo “comment aborder le Scat”)

D’abord principalement anecdotique et parodique, il peut être selon les époques et les interprètes, humoristique (Slim & Slam), interactif et communicatif (Cab Callaway), mélodique (Ella Fitzgerald, Jon Hendricks) démonstratif (Dizzy Gillespie, Clark Terry), intimiste (Chet Baker), technique (Al Jarreau, Bobby Mc Ferrin), exubérant (Médéric Collignon, André Minvielle) …

C’est d’ailleurs dans les inflexions des chanteurs « pionniers » du blues, que les premiers instrumentistes de jazz vont aller puiser leur inspiration. À l’écoute des voix, ils vont chercher à reproduire les inflexions humaines en triturant le son de leurs instruments, en reculant les limites de leurs tessitures. Le Free jazz des années 60/70 en étant le reflet le plus significatif.

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