Horace Silver

Carte N.28 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Horace Silver

Né le 2 septembre 1928 à Norwalk, Horace Silver est l’un des pianistes majeurs du style Hard Bop, mais aussi de la Soul Music. Il commence sa carrière comme saxophoniste (repéré par Stan Getz qui l’engage à ses côté). Il rejoindra rapidement New York où il adoptera définitivement le piano et s’affirmera comme compositeur. En 1953, il va fonder avec Art Blakey, le célèbre groupe des « Jazz Messengers », qu’il quittera en 1956 pour fonder son propre orchestre, qui, à l’instar des « Jazz Messengers », participera à la découverte de nombreux jeunes talents ! Son style est très inspiré de Gospel et de Blues.

Ecaroh. Horace Silver

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Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront un jeu complet de 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien. 

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Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Sonny Rollins

Carte N.27 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Sonny Rollins

Né le 7 septembre 1930 à New York, Sonny Rollins est l’un des musiciens les plus importants du jazz moderne des années 50 et 60, il est également un créateur prolifique. Ses compositions sont jouées par les jazzmen du monde entier (Oleo, Saint Thomas, Airgin, Doxy…). Il commence très jeune par étudier le piano, mais il choisit rapidement le saxophone. Il apprendra son métier auprès de musiciens bebop tels que Charlie Parker ou Thelonious Monk. Il se fait rapidement un nom, et il est l’un des premiers à jouer en trio sans piano. Il est impossible de citer les innombrables célébrités du jazz avec lesquelles il a joué et enregistré… 65 ans de carrière ! Quelques-uns de ses albums indispensables : « Tenor Madness », « Saxophone Colossus », « Way Out West », « Freedom Suite »…

Saint Thomas. Sonny Rollins

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Curtis Fuller

Carte N.26 du jeu de 7 familles Docteur Jazz. Le jeu complet est en pré-commande ICI pour Noël !

Né le 15 décembre 1934 à Détroit, Curtis Fuller est élevé dans un orphelinat. Il débute sa carrière en 1953 avec les frères Cannonball et Nat Adderley. Il jouera avec les plus grands noms du jazz des années 50 et 60, comme Miles Davis ou John Coltrane, notamment dans le célèbre album « Blue Train » qui resta une référence absolue du style Hard Bop. Sa discographie en tant que sideman est impressionnante ! Il possède un son de trombone très chaud et un phrasé délicat.

Five Spot After Dark. Curtis Fuller

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Clifford Brown

Carte N.25 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Clifford Brown

Né le 30 octobre 1930 à Wilmington dans le Delaware, Clifford Brown était un trompettiste original et novateur. Personnage très discret, il a pourtant joué avec les plus grands musiciens des styles Bebop et Hard bop des années 1940 et 1950, comme les trompettistes Miles Davis et Dizzy Gillespie ou le saxophoniste Charlie Parker… Il sera engagé dans l’orchestre des « Jazz messengers » d’Art Blakey. Son jeu à la fois lyrique et virtuose, influencera beaucoup de trompettistes, comme Freddy HubbardLee Morgan ou même Wynton Marsalis. Il sera victime d’un accident de voiture à l’âge de 26 ans…

Daahoud. Clifford Brown

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Oscar Pettiford

Carte N.17 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Oscar Pettiford

Né le 30 septembre 1922 dans l’Oklahoma, Oscar Pettiford est le contrebassiste « phare » de la période Bebop. Il est aussi compositeur, et se distinguera en jouant également du violoncelle (en pizzicato et accordé en quartes, comme la contrebasse mais une octave plus haut), ce qui, à l’époque est tout à fait singulier… Il obtient son premier véritable engagement en 1942 dans l’orchestre de Charlie Barnet. Il formera en 1943, avec Dizzy Gillespie, un groupe de Bebop. Dans le même temps, il se formera en jouant chez Duke Ellington (De 1945 à 1948) et Woody Herman. Dans les années 50 il se produira surtout en tant que leader et ne quittera plus son violoncelle !…

Blues In The Closet. Oscar Pettiford (Contrebasse et violoncelle)

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Élections Présidentielles 2022 : Votez jazz !…

Je remets le nez dans des ouvrages traitant du jazz Bebop, et je retombe sur cette incroyable histoire de la candidature de Dizzy Gillespie pour les élections présidentielles de 1964 aux États-Unis…

Était-ce un gag ? peut-être, mais l’acteur Ronald Reagan a pourtant bel et bien été élu 40ième président des États-Unis en 1982, Arnold Schwarzenegger fut sénateur en Californie de 2003 à 2011, et ils ne sont pas des exceptions… En France, Pierre Dac en 1965 (Chef du parti d’en rire et du « MOU » : Mouvement Ondulatoire Unifié) et Coluche en 1980, chacun à sa manière et avec plus ou moins de sérieux se sont déclarés candidats…

Beaucoup de musiciens de jazz se sont impliqués politiquement par le passé et ce, depuis la naissance de cette musique. C’est notamment le cas de nombre de musiciens afro-américains, qui défendirent la cause du peuple noir, luttèrent contre la ségrégation et les inégalités sociales, de James Reese Europe à Charles Mingus. 

Dizzy ira beaucoup plus loin et s’investira véritablement dans la campagne de 64. Il multipliera rassemblements, conférences, rencontres avec la presse, concerts électoraux, meetings avec les étudiants, réunions avec les artistes, et notamment les musiciens… Son programme intégral sera même publié dans la revue « Down Beat ».

A lire, pour en savoir plus : cet article très intéressant et documenté, notamment pour la chronologie de l’aventure, qui montre que le gag du départ s’est vite transformé en véritable croisade…

Le gouvernement prévu par Dizzy en 1964 (véridique !) :

Miles Davis : patron de la CIA (Il avait lui-même proposé ses services au ministère des finances)

Duke Ellington : ministre d’état (« C’est l’homme idéal car il est capable d’embobiner n’importe qui »)

Charles Mingus : ministre de la paix (« Car on a tous intérêt à la lui foutre si on veut rester en vie »)

Louis Armstrong : ministre de l’agriculture (« Personne ne connait mieux que lui les problèmes de champs de coton ! »)

Ray Charles : directeur de la bibliothèque du Congrès

Mary Lou Williams se propose pour être ambassadrice auprès du Vatican

Malcom X : procureur général

« Après avoir examiné les qualifications et les ressources intérieures de nombreux candidats, j’ai décidé que le grand rabbin du jazz moderne, le maharadjah de la musique contemporaine, un de nos jeunes musiciens d’avant-garde les plus doués et les plus créatifs, Thelonious Sphere Monk, serait envoyé à travers le monde pendant quatre ans comme ambassadeur plénipotentiaire itinérant ». 

« Il y aura également des portefeuilles pour Peggy Lee (ministre du Travail), Ella Fitzgerald (Santé et Éducation) 

Carmen McRae, Benny Carter, Woody Herman, et Count Basie collaborent d’ores et déjà au programme éducatif sur le jazz qui sera enseigné aux enfants dans toutes nos écoles ».

Dizzy comptait rebaptiser la “White House” en “Blues House”. Le vocaliste John Hendricks écrira même des paroles originales sur “Salt Peanuts “, qui deviendra “Vote Dizzy” et figurera dans l’album “Dizzy for President”, enregistré “live” à Monterey en 1963 ( Tp – Dizzy Gillespie, Sax, Fl – James Moody, Bass – Chris White, Drums – Rudy Collins, Piano – Kenny Barron).

Certains des candidats de l’élection Présidentielle qui aura lieu prochainement en France, pour autant qu’ils se prennent au sérieux, ne sont pas forcément tous plus crédibles que Dizzy Gillespie…

A la manière des portefeuilles que distribua virtuellement Dizzy à ses amis et grands jazzmen de l’époque, quel serait la composition de votre gouvernement jazz rêvé ? 😉 

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Big Band Jazz Saga. Une histoire du jazz en big band

Enregistré en 2016, cet album salué par la critique, retrace la grande épopée des big bands, au travers de compositions originales “Dans le style de…”. Enregistré dans les conditions du direct, les musiciens de Big One réalisent une prouesse stylistique de premier ordre, que ce soit dans l’interprétation des ensembles, comme dans les solos. Chapeau messieurs !

Les partitions de cet album sont disponibles dans la boutique

« Stan Laferrière retrace l’histoire du big band de 1915 aux années 80, du ragtime au Funk et à la fusion, en évoquant les styles et orchestres les plus marquants à travers un répertoire de sa plume. Ils sont quasiment tous là, les compositeurs et arrangeurs de Fletcher Henderson à Bob Mintzer, mais aussi les grands solistes qui ont donné au genre ses lettres de noblesse et dont Laferrière a su capter la lettre et l’esprit. Gageure tenue avec brio ! Non seulement le leader se meut comme un poisson dans l’eau dans une chronologie qu’il connaît parfaitement, mais son orchestre compte des solistes de qualité. Il fait preuve de surcroit, d’une telle faculté d’adaptation et d’un tel swing que ce qui ne pourrait être qu’une pâle copie, voire une caricature, soutient la comparaison avec les « modèles » choisis. Tant et si bien que ce survol à l’allure de saga offre une véritable leçon de jazz dont les vertus pédagogiques sont complétées par le remarquable livret signé aussi Stan Laferrière. Est il utile de préciser qu’il devrait figurer dans toutes les écoles ?

Jazz Magazine

Bill Evans

Carte N.22 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Bill Evans

Né le 16 août 1929 dans le New Jersey, Bill Evans étudie le piano, le violon et la flûte. Il s’intéresse rapidement au jazz en écoutant des pianistes comme Bud Powel, Lennie Tristano ou Nat King Cole.  Il passera 3 ans comme flûtiste à l’armée… Au début des années 1950, il sera remarqué par le compositeur George Russell. Il enregistre en 1956 avec son propre trio, et dévoile sa technique d’harmonisation novatrice. Il va ensuite intégrer de nombreux orchestres en tant que « Sideman », dont celui de Miles Davis pour le célèbre album « Kind of blue ».

C’est en 1959 qu’il fonde son fameux trio avec Scott LaFaro (à la contrebasse) et Paul Motian (à la batterie), avec un principe novateur qui consiste à dialoguer à 3 et non plus à se faire simplement accompagner par la basse et la batterie. On appelle ce système l’» Interplay ».

Fortement influencé par sa culture classique (Debussy, Ravel…), Bill Evans a révolutionné le jeu du trio et du piano jazz et a influencé nombre de pianistes qui l’ont suivi. Il sera victime de sa consommation excessive de drogues et décèdera en 1980 à 51 ans.

Autumn Leaves. Bill Evans

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Red Callender

Carte N.23 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Red Callender

Né en Virginie le 6 mars 1918, George Sylvester « Red » Callender étudie le cor, la trompette, le tuba, puis la contrebasse qui deviendra (avec le tuba), son instrument de prédilection. Sa carrière commence en 1933, il débute avec des « stars » du jazz comme Louis Armstrong, Nat King Cole, Lester Young, Erroll Garner… A la fin des années 1940, il crée son propre orchestre. Il va être le bassiste attitré de nombreux studios d’enregistrement sur la côte ouest, son style versatile étant très apprécié. Il sera également acteur dans de nombreux films au cinéma ou à la télévision.

Speak Low. Red Callender

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Les surnoms des musiciens de jazz

Quels sont les véritables noms qui se cachent derrière les surnoms ou les noms d’emprunt des musiciens de jazz célèbres ?

John Birks, Ferdinant Lamothe, Eleanora Fagan, William Bertholoff, Ruth Jones ; ces noms vous évoquent-ils des personnalités célèbres ?…

Certains surnoms ont parfois purement et simplement remplacé le nom d’origine du musicien (Comme « Jelly Roll Morton » par exemple), d’autres, rajoutés au nom, soulignent un trait de caractère, une addiction, une façon de s’habiller, une particularité physique. D’autres sont « Honorifiques » et vantent les qualités du musicien ou son aura dans la sphère du jazz (Duke, Count, King…)

Les connaissiez-vous tous ?

Vous pouvez participer et en ajouter à cette liste, en commentant cet article…

Pop’s ou satchmo (satchelmouth) ou Dippermouth ———(Louis Daniel Armstrong) Surnommé ainsi à cause de la déformation de ses lèvres due à la mauvaise position de sa trompette…

Prez (« Le président) ————————————————————(Lester Willis Young) Surnom donné par Billie Holiday

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Les années folles…. de jazz ! (en France)

Reconstitution fictive d’après des témoignages et des écrits biographiques

27 Décembre 1930, Brasserie « le Bœuf sur le Toit », Paris

Vous voulez en savoir plus sur l’arrivée du jazz en France ? Je vous en prie mon ami, asseyez-vous.

Vous êtes ici au « Boeuf sur le Toit », un des cafés mythiques de la capitale dont je suis l’heureux propriétaire depuis 1921. Point de chute des plus brillants artistes de la capitale des années 20, ses habitués s’appellent Picasso, Radiguet, Cocteau, Stravinsky, Poulenc… Excusez-moi d’interrompre cette présentation mais je vois une tête familière s’installer au piano. Vous voyez ce petit gars à la veste rouge là-bas ? C’est mon pianiste, Jean Wiener. Il travaille ici depuis des années et attire de nombreux curieux !… Figurez-vous qu’il fait venir d’Amérique les partitions les plus récentes comme celles de Fletcher Henderson ou de George Gershwin. Souvent, il est accompagné au saxophone par son ami Vance Lowry… et alors, la nuit ne s’arrête plus : fox-trots, ragtimes de Scott Joplin, improvisations endiablées « à l’américaine », ils nous enchaînent tout çà pêle-mêle et ce, jusqu’à l’aube, au plus grand plaisir des clients qui n’ont jamais autant consommé de vin rouge. Je vais même vous faire une confidence: il n’est pas rare que quelques musiciens solitaires comme Maurice Ravel ou Erik Satie viennent s’asseoir là, discrètement, tapis dans le coin, juste à côté du piano. Le moins que je puisse vous dire, c’est qu’ils paraissent bien attentifs à ces nouveaux rythmes venus d’Outre-Atlantique.

Souvenez-vous, il y a une dizaine d’années, pendant la guerre 14-18, quand les américains sont venus lutter à nos côtés contre l’Allemagne, ils nous ont aussi fait découvrir leur étonnante musique populaire surnommée « Jazz ». Les soldats américains emplissent maintenant les cabarets et dancings de Montmartre où le cancan a laissé place au charleston. Une véritable « américanomania » s’est emparée de la capitale où tout ce qui est « made in America » est symbole de modernité. Certains pensent que cette culture brusquement débarquée chez nous est « une menace pour la civilisation française » alors que d’autres, au contraire, s’en réjouissent ouvertement.

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Shelly Manne

Carte N.24 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

shelly manne

Né le 11 juin 1920 à New-York, Shelly Manne étudie le saxophone avant de se fixer sur la batterie. Il commence sa carrière comme batteur de Big Band (Benny Goodman, Woody Herman, Stan Kenton). En 1952, il s’installe en Californie, et commence à jouer avec toutes les stars de la côte ouest (Art Pepper, Jimmy Giuffre…). Le premier album sous son nom en 1953 « The West Coast Sound » va faire date et devenir une référence de ce style. Parmi ses collaborations importantes, on peut citer les « Poll Winners » avec Ray Brown et Barney Kessel, ou le « Shelly Manne & His Men » avec André Prévin (piano) et Leroy Vinnegar (basse). Shelly Manne sera également un musicien de studio très apprécié. Il travaille pour le cinéma et la TV et composera même la musique de la série « Daktari ».

Trading Eight’s. Shelly Manne

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Bob Brookmeyer

Carte N.20 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Né le 19 décembre 1929 à Kansas City, Bob Brookmeyer commence par jouer du piano au début des années 50 dans les big bands de Tex Beneke et Ray McKinley. Il se passionnera rapidement pour le trombone à piston. De 1954 à 1957 il collabore au quartet de Gerry Mulligan et joue avec le saxophoniste Jimmy Giuffre. En 1959 il enregistre un duo de piano avec Bill Evans. C’est alors, comme musicien de studio, qu’il s’intéresse à l’écriture et signe ses premiers arrangements. Il écrit de nombreux arrangements pour le « Thad Jones/ Mel Lewis Orchestra », dont il est le directeur musical.

Il fonde son propre big band en 1997 : le « New Art Orchestra », avec lequel il remportera de nombreux prix, et gravera quelques-unes de ses plus belles compositions. Il termine sa carrière comme enseignant à Boston, et il fonde même une école de musique en Hollande, qu’il dirigera pendant plusieurs années.

There Will Never Be Another You. Bob Brookmeyer

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Mimi Perrin & les “Double Six”

Le groupe vocal dans le jazz – Scat ou vocalese ?…

Depuis les débuts et même avant, le groupe vocal a toujours été présent dans la musique de jazz (le gospel song faisant partie de sa préhistoire…).

A cappella ou non, il n’a cessé de se développer, de s’affirmer, de se sophistiquer, tout au long de l’évolution du jazz.

Inspiré des « Barbershop », chœurs d’hommes « A cappella » qui se développèrent dans le sud des États-Unis à la fin du 19ème siècle, utilisant une technique à 4 voix serrées en homorythmie avec le chant lead qui se trouve en deuxième voix (technique réutilisée par les trios et quartets vocaux des big bands des années 30 notamment, chez Jimmy Lunceford par exemple), il évoluera jusqu’à des groupes très sophistiqués comme « Take 6 » ou « Accent » actuellement.

On ne peut évidemment pas évoquer tous les groupes vocaux qui ont marqué l’histoire du jazz, mais tout de même… Les « Mills Brothers » (les pionniers incontestés), les « Hi-Lo’s » (aventureux et instigateurs du groupe vocal « moderne »), les « Meltones » (groupe vocal formé par Mel Tormé), les « Modernaires » (groupe vocal associé au big band de Glenn Miller), « Lambert Hendricks & Ross » (groupe qui a directement inspiré Mimi Perrin), « The Manhattan Transfer », « L.A Voices » etc…

En France, c’est essentiellement dans les années 50 que l’on voit l’émergence de groupes vocaux, parfois à la frontière du jazz (avec les « Parisiennes » de Claude Bolling par exemple, et plus tard les « Swingle Singers »), cette musique prenant un essor nouveau et suscitant un énorme engouement dans la période de l’immédiat après-guerre…

C’est dans ce contexte que naquit en 1959 le groupe de « vocalese » français : les « Double Six ». Imaginé et fondé par la pianiste et chanteuse Mimi Perrin, ce groupe, inspiré par le travail de Jon Hendricks, restituait (accompagné d’une section rythmique) des orchestrations de big bands, en reproduisant les 12 voix de cuivres. Il utilisait pour cela le procédé (tout nouveau) du « re-recording », en enregistrant deux fois 6 voix, sur deux pistes distinctes. 

Les “Double Six” 1962. Tous droits réservés

Pourquoi ce terme « vocalese » ?

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Paul Desmond

Carte N.21 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

paul Desmond

Paul Desmond (Paul Emil Breitenfeld de son vrai nom) est né le 25 novembre 1924 à San Francisco. Il étudie d’abord la clarinette, avant d’adopter le saxophone alto en 1950. Il rencontre en 1944 à l’armée, le pianiste Dave Brubeck, avec lequel il va former un octet. En 1951, ils créeront le « Dave Brubeck Quartet » qui remportera un très vif succès avec des compositions qui feront le tour du monde, comme le célèbre « Take Five ». Le quartet sera dissous en 1967. En marge, Paul Desmond travaille également avec beaucoup de musiciens de la West Coast et fonde son propre quartet avec le guitariste Jim Hall. Il décède prématurément à 52 ans d’un cancer du poumon.

Son jeu de saxophone très original à l’époque, à l’instar de celui de Lee Konitz, se démarque de celui de Charlie Parker par une sonorité très douce, où le vibrato est pratiquement absent.

A Taste Of Honey. Paul Desmond

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Les grands banjoïstes à la Nouvelle-Orléans et à Chicago.

Il est impossible de dresser une liste exhaustive et d’évoquer tous les banjoïstes qui ont contribués à l’histoire de cet instrument dans le jazz traditionnel, tant ils sont nombreux.

La plupart d’entre eux jouaient également de la guitare, car il est une idée reçue assez tenace qui consiste à penser que les orchestres à la nouvelle Orléans ne jouaient qu’avec un banjo et un tuba… 

En fait, tout dépendait de la nomenclature du reste de l’orchestre et surtout des conditions de jeu ou d’enregistrement. Si le banjo a rapidement pris l’ascendant sur la guitare dans les orchestres des années 10 et 20, c’est parce qu’il était plus puissant, surtout en extérieur, et que lors des enregistrements (avant 1926/27 et l’invention du microphone), il était plus efficace en tenant également un rôle de percussion (la batterie étant à l’époque encore assez sommaire et difficilement enregistrable).

A la lecture de biographies diverses, de documents, de récits, on s’aperçoit que « l’âge d’or » du banjo dans le jazz se situe assez clairement entre 1917 (premier exode de musiciens de N.Orleans à Chicago) et 1930 (arrivée du swing et de la pulsation à 4 temps des big bands). Avant 1917, la guitare était majoritairement employée dans les orchestres (comme on le constate sur les photos des années 1910 ci-dessous).

On comprend également, que les orchestres de parades (Brass bands) qui étaient engagés pour jouer à poste fixe et qui ne pouvaient avoir un piano sur place, préféraient le banjo (souvent un 6 cordes) à la guitare, moins puissante…

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Le banjo 6 cordes… Un instrument hybride pour les guitaristes fainéants ?…

Les idées reçues concernant le banjo à la Nouvelle-Orléans sont parfois tenaces…

Le banjo avant 1917 et le premier exode des jazzmen de N.O à Chicago, n’a qu’une place limitée dans les orchestres de jazz. Le “Blues” qui a conduit (pour une grande part) à la naissance du jazz, avait un instrument “roi” : la guitare ! C’est donc tout naturellement que cet instrument se retrouve au coeur de la rythmique des premiers orchestres jouant à poste fixe à la N.O.

A Chicago, les orchestres s’étoffent rapidement, et la guitare commence a être remplacée par le banjo qui est plus puissant et apporte un soutien rythmique plus efficace au piano (lorsqu’il y en a un dans l’orchestre).

La guitare, à l’époque, était rarement jouée avec des accords à plus de 4 sons (Ecoutez Eddie Lang ou Lonnie Johnson par exemple). les guitaristes utilisaient des triades simples sur les cordes aiguës et se servaient des cordes graves pour faire des basses marchantes…

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Chet Baker

Carte N.19 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Chet Baker

Né le 23 décembre 1929 à Yale en Oklahoma, Chet Baker est l’un des fondateurs du style Cool, ou West Coast. Sa famille s’installe en Californie en 1939, et après avoir commencé par le trombone, Chet travaille la trompette. Il est fasciné par Harry James et Lester Young. Engagé dans des orchestres militaires de 1946 à 1951, il découvre le Bebop et le jazz « savant » de Woody Herman et Stan Kenton. Charlie Parker, Dexter Gordon et Paul Desmond lui offrent ses premiers engagements. En 1952, il débute sa collaboration avec Gerry Mulligan et fonde un quartet inédit (sans piano ni guitare). Son style délicat et fragile, à la trompette comme au chant, en font une des icônes du jazz blanc des années 50.

Chet Baker aura eu toute sa vie des problèmes de drogue et il fera plusieurs séjours en prison… Il décède à Amsterdam en 1988, après être tombé de la fenêtre de sa chambre…

But Not For Me. Chet Baker

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Thelonious Monk

Carte N.16 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Thelonious Monk

Né le 10 octobre 1917 en Caroline du nord, Thelonious Monk est le pianiste et compositeur le plus emblématique de la période Bebop. Ses deux parents sont pianistes, et la famille s’installe à New York lorsqu’il est âgé de 4 ans. Après avoir débuté au violon puis à la trompette, il étudie le piano classique et remporte même plusieurs concours amateurs.

Réformé de l’armée pour des motifs psychiatriques, il fonde son premier orchestre en 1937. Il devient le pianiste attitré du Minton’s Playhouse, où se déroulera la révolution du Bebop. Il y joue en compagnie de Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Bud Powel (autre grand pianiste Bop) et tant d’autres. 

Malgré le fait que cette jeune génération, à laquelle il appartient à l’époque, ait un profond respect pour les anciens, Monk dira : « Il faut créer quelque chose qu’ils ne puissent pas jouer … » Sous-entendu : les musiciens de jazz Swing, avec lesquels la rupture est alors totale.

Le jeu très particulier de Monk, et son approche singulière de l’harmonie, influenceront fortement la musique Bop. Même si sa carrière a du mal à décoller et malgré le fait qu’il soit un pianiste souvent décrié, Monk reste un génie du piano jazz et de la composition. 

Il aura souvent des problèmes de drogue, qui lui vaudront par 2 fois la suppression de sa carte de travail. A partir de 1972 et jusqu’à son décès en 1982, il jouera moins. Son dernier album en tant que leader est enregistré en 1968 avec le Big Band d’Oliver Nelson : c’est un pur chef d’œuvre…

Trinkle Tinkle. Thelonious Monk

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Charlie Parker

Carte N.15 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Charlie Parker

Né le 29 août 1920 à Kansas City, Charlie Parker (surnommé « Bird » en raison de son goût immodéré pour le poulet, et de son jeu « agité » comme le vol d’un oiseau) est sans doute le musicien le plus emblématique du style Bebop. Au début des années 40, avec Dizzy Gillespie, il jette les bases du jazz moderne. Dès l’âge de 11 ans, il étudie le saxo en autodidacte, aidé par Buster Smith. Il obtiendra son premier engagement de professionnel dans l’orchestre de Jay Mc Shann en 1937. En 1939 il s’installe à New York et y rencontre toute la jeune garde du jazz, avec laquelle il va créer ce nouveau style, basé sur des rythmes plus complexes, une harmonisation plus riche et tendue. Charlie Parker se produira en France en 1949, à la salle Pleyel notamment. Cette même année, il enregistrera avec un ensemble à cordes. Cet enregistrement lui apportera la consécration et la reconnaissance du grand public. Il décèdera très jeune, à l’âge de 34 ans, des suites d’une consommation démesurée de drogue…

Now’s The Time. Charlie Parker

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

Jimmy Cleveland

Carte N.14 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jimmy Cleveland

Né en 1926 au Tennessee, Jimmy Cleveland débute le trombone à 16 ans dans le groupe familial ainsi que dans celui de l’université où il étudie. En 1949, Lionel Hampton lui offre son premier véritable engagement. Dans les années 50, il se produit dans diverses formations à New York, avec Quincy Jones, Gil Evans, Gerry Mulligan, Miles Davis, Sonny Rollins, Charlie Mingus… Très influencé par son mentor J.J Johnson, son style de trombone très technique et son jeu fluide font de lui le tromboniste Bebop par excellence !

Hear Ye. Jimmy Cleveland

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Max Roach

Carte N.18 du jeu des 7 familles Docteur Jazz

max roach

Né le 10 janvier 1924, Max Roach passe son enfance à Brooklyn. Sa mère est chanteuse de gospel, et il ne tarde pas à jouer de la batterie (après avoir essayé le bugle) dans plusieurs groupes de gospel. En 1941, tout juste diplômé de la « Boys High School » il fait un court passage dans l’orchestre de Duke Ellington. Il commence alors à fréquenter les clubs de la 52ième rue. Lui et Kenny Clarke, révolutionnent le tempo à 4 temps en faisant à présent le « chabada » sur la grande cymbale ride (pendant la période swing des années 30, celui-ci se faisait sur les cymbales charleston). Max fut l’un des premiers batteurs à marquer les accents sur la grosse caisse pour souligner la mélodie, faisant sortir d’un coup son instrument du simple rôle d’accompagnateur… Il fut le batteur attitré de la plupart des sessions bebop avec Dizzy, Parker, Monk, Miles… En juin 1956, un terrible accident de voiture fit perdre la vie à deux des membres de son quintet : Clifford Brown et Richie Powell (le frère de Bud). Max en fut très affecté. Pendant les années 60, très investit dans la cause afro-américaine, il est « boudé » par l’industrie du disque, mais il enregistre en 1962 avec Charlie Mingus et Duke Ellington, un album iconique « Money Jungle ». Max finira sa vie en étant professeur à l’université du Massachusetts.

Cherokee. Max Roach/Clifford Brown

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Jo Jones

Carte N.12 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

Jo Jones

Né le 7 octobre 1911 à Chicago, Jo Jones est surnommé « Papa Jo » car il est considéré comme le père de la batterie moderne. Il est le premier batteur à avoir réellement développé le tempo swing sur la pédale charleston (apparue vers la fin des années 1920). Il débute sa carrière comme trompettiste, pianiste et danseur à claquettes ! Finalement fixé sur la batterie, il jouera dans l’orchestre de Count Basie de 1934 à 1948 et sera sans aucun doute l’un des principaux artisans du succès de l’orchestre, que l’on qualifiera rapidement de « machine à swing ». A la fin des années 1950, il fonde son propre trio avec lequel il enregistrera en 1958, un disque qui marquera l’histoire de la batterie jazz (on peut l’entendre y jouer des balais de manière absolument unique). Il a accompagné un nombre impressionnant de stars du jazz.

Bebop Irishman. Jo Jones 1958

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Duke, Basie, King Cole : trois musiciens stars du jazz, trois pianistes oubliés…

De tout temps, le « star système », engendré et entretenu par les médias (Presse, radio, TV), a fait et défait des carrières, orientant souvent celles-ci vers tel ou tel aspect de la personnalité des artistes mis en lumière. Parfois, les artistes eux-mêmes se sont laissé entraîner par le tourbillon de la célébrité, mettant plus ou moins volontairement en « sourdine » une des facettes de leur talent, pour en accentuer une autre…

Quand on parle de Duke Ellington, on pense surtout au génie de la composition et de l’orchestration.

En Count Basie, l’on reconnait un exceptionnel chef d’orchestre, qui est invariablement associé à son Big Band, formidable et unique « machine à swing ».

Nat King Cole, quant à lui, est définitivement catalogué comme le chanteur « Crooneur » du siècle, titre honorifique qu’il partage avec Frank Sinatra.

Cependant, ces trois stars du jazz ont un point en commun : 

Ce sont tous des pianistes majeurs de l’histoire du jazz, dont on a souvent oublié l’importance et l’influence sur les générations de pianistes qui les ont suivis.

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Thomas Fats Waller

Carte N.10 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Thomas Fats Waller

Né le 21 mai 1904 à New York, le pianiste et compositeur Thomas « Fats » Waller est un des musiciens les plus influents de la période « swing » des années 1930. Pianiste virtuose de style « stride », il apprendra son métier auprès des plus grands pianistes du moment, comme Willie the Lion Smith ou James P. Johnson. Il a composé plusieurs centaines de morceaux qui sont devenus des standards de jazz. Il a influencé des pianistes comme Count BasieArt Tatum ou Thelonious Monk. Ses talents d’amuseur voire de pitre, on malheureusement souvent occulté son génie musical. Il décèdera d’une pneumonie à l’âge de 39 ans.

Handful of Keys. Thomas Fats Waller 1943

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Podcast de la suite complète sur l’histoire du jazz

Suite complète sur l’histoire du jazz en quintet “De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés”. Composée et racontée par Stan Laferrière.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro : Trompette-Bugle

Nicolas Montier : Saxes-Clarinette-Guitare électrique

Philippe Milanta : Piano

Pierre Maingourd : Contrebasse

Stan Laferrière : Batterie-Banjo-Guitare acoustique-Vocal-Piano (Tableau 1 Rag)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles

De Basin Street à saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Dernier épisode

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FRENCH TRIP (St Germain des prés/Paris 1959)

Voici venir l’un des plus authentiques génies de l’histoire du jazz : Monsieur Art Blakey. S’il aime parfois scander sur sa batterie des tempos archaïques, c’est qu’il n’a pas oublié ni les « Marching bands » des précurseurs du jazz à la Nouvelle-Orléans, ni les percussions obsessionnelles de ses ancêtres Africains. Ce qui ne l’empêche nullement d’être l’un des batteurs les plus originaux et novateurs de sa génération. Blakey est un grand seigneur au sourire éclatant. Il a consacré 40 ans à diriger ses « Jazz Messengers », à développer le talent de musiciens qu’il recrutait et qui deviendront plus tard de grands noms du jazz : Clifford Brown, Lee Morgan, Benny Golson, Wayne Shorter, Keith Jarrett, Wynton Marsalis… Une telle attitude en milieu artistique, n’est guère fréquente et est infiniment respectable. Chef de file du style « Hard Bop », qui précéda de peu la révolution du « Free Jazz », son credo est de retourner aux sources du jazz : le Gospel, la Soul, le Blues ; véritables racines de la musique Afro-Américaine. FRENCH TRIP fait référence à ce séjour à Paris que firent les « Jazz Messengers » en 1959 et où ils gravèrent dans un club de St Germain des prés, le célèbre « Blues march ».

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Trompette)

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles ici  

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Episode 12

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THERE’S NO BUTTERFLY (Jazz festival/Newport 1955)

Miles Davis est passé avec sa trompette, par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Il en a même inventé de supplémentaires invisibles au commun des mortels. Et pour Miles, la plupart des mortels sont communs ! Le jazz ne manque pas de figures excessives : Jelly roll Morton, Charlie Mingus. Mais Miles est, d’après lui-même, le plus excessif des excessifs. Quand une forme musicale a donné tout son suc, il passe à la suivante. Quand sa chemise est sale, il en commande 12 nouvelles. Quand un policier lui défonce le crâne à coup de matraque, il va le lendemain se faire démolir ce qu’il en reste sur un ring de boxe. Miles Davis est difficile à suivre musicalement, mais c’est parce qu’il est toujours en avance sur tout le monde. Instigateur de plusieurs styles majeurs de l’histoire du jazz, on le retrouve à la pointe de l’innovation dans tous les courants qui voient le jour depuis les années 50 jusqu’à sa disparition en 1991. THERE’S NO BUTTERFLY, évocation du célère « All blues », nous replonge dans l’univers du formidable quintet qu’il dirigeait en 1955 aux côtés de John Coltrane, Red Garland, Paul Chambers et Philly Joe Jones.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Trompette)

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles ici 

De basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz. Episode 11

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CHEESE CAKE (The Haig/West coast 1952)

Les existences de Gerry Mulligan et de Chet Baker ne se sont croisées que pendant peu de temps. Ils avaient 25 ans tous les deux lorsqu’ils formèrent, en 1952 à Los Angeles, un quartet à haut risque au plan harmonique, sans piano ! L’accompagnement se limitant à une contrebasse et une batterie. A part leur origine bourgeoise blanche et leur physique de play-boy, Chet et Gerry ont peu de points communs. Chet Baker a, en effet, appris la trompette en autodidacte, pour jouer comme Harry James, et ne s’est décidé qu’à 20 ans à étudier sérieusement l’harmonie et l’analyse musicale. Gerry Mulligan, à l’inverse, a reçu très jeune une formation musicale complète et on lui a enseigné le jeu de tous les saxophones et du piano. Lorsqu’ils se rencontrent en Californie, Chet et Gerry, s’ils ont vécus avec la même passion la naissance du Be-bop, et ont été bouleversés par Parker, Gillespie et Bud Powell, se sont également mis à l’écoute d’un courant parallèle plus sophistiqué, plus sobre, plus « cool » qui s’amorce sous l’impulsion d’autres novateurs, Miles Davis en tête. C’est ainsi que naît le « Mulligan quartet » et que sont enregistrés en quelques mois une vingtaine de titres qui feront date dans l’aventure du jazz « West coast » né en 1949 avec l’album « Birth of the cool » de Miles Davis. Avec CHEESE CAKE, on retrouve toutes les caractéristiques de ce quartet mythique et du style si particulier qu’il incarne.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Bugle)

Nicolas Montier (Saxe baryton)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles ICI

Mélodie contagieuse, ou l’histoire d’un standard…

“In A Mist”

Bonjour et bienvenue dans cette rubrique du blog Docteur Jazz, disponible en podcast ! 

Il s’agit de voyager à travers l’histoire d’un standard de Jazz, célèbre ou non, et de vous faire découvrir les versions parfois iconoclastes, qu’en ont fait les jazzmen dans les décennies qui ont suivi sa composition.

J’ai décidé d’ouvrir cette rubrique avec un morceau emblématique, écrit par un musicien non moins emblématique. Je veux parler de « In A Mist » composé par Bix Beiderbecke. Musicien dont j’ai déjà parlé dans un article sur le blog

De Basin Street à Saint-Germain-Des Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés: suite originale sur l’histoire du jazz. épisode 10

WATCH YOUR STEP (52nd Street/Broadway 1945)

Versez, dans un béret Basque, un oiseau virtuose, un clown timbré jouant de la trompette, une quinte bémol, un Oop Bop Sh’Bam. Touillez, saupoudrez de salt peanuts. Secouez le tout vigoureusement à 300 à la noire et précipitez le mélange sur le plateau d’un Teppaz 78 tours. S’élève alors le chant du jazz Be-Bop. Lassés du jazz swing dévolu à la danse et dont les lauriers reviennent une fois encore aux jazzmen blancs comme Glenn Miller, Benny Goodman, ou Tommy Dorsey… Dizzy Gillespie et Charlie Parker atterrissent dans la 52ièmerue de Broadway à bord d’un OVNI aux allures de trompette coudée et de sax alto. Ils arrivent d’une étoile lointaine où règne un jazz dont les harmonies sont d’une richesse mystérieuse et les mélodies d’une vélocité extravagante. Dizzy et Bird, principaux instigateurs de ce style Be-bop, bientôt rejoints par d’autres extraterrestres du jazz, vont déclencher une révolution qui divisera, et notamment en Europe, le monde du jazz. Tout ce qui est convenu et logique, est exclu, on cherche à choquer l’auditeur avec des phrases heurtées. Seule concession : on utilise les « canevas harmoniques » des vieux standards. WATCH YOUR STEP utilise ce principe et offre une nouvelle mélodie sur les harmonies de « Stella by starlight ».

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (trompette)

Nicolas Montier (Saxe alto)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés: suite originale sur l’histoire du jazz. épisode 9

THE MOON DRIVES ME LOON (J.A.T.P./Californie 1944)

Pourquoi donc Coleman Hawkins, gentleman à l’allure fière, hérita-t-il du surnom de « Bean » ? Grand seigneur à tendance despotique, musicien érudit et curieux, en permanente évolution artistique, tel est ce novateur qui a donné ses titres de noblesse au saxophone ténor. Très attaché à son indépendance, Hawkins aimait bouger, se remettre en cause. C’est sans doute pourquoi il changea si souvent de contexte musical. Seul Fletcher Henderson parvint à le retenir quelques années dans son orchestre. Le reste de sa vie fut consacré aux voyages et à de multiples partenariats musicaux souvent couronnés de succès mais toujours brefs. Difficile de suivre son parcours musical. Depuis les années 20 chez Fletcher, où il invente quasiment le saxophone, jusqu’aux années 50 où on le retrouve, parfaitement à son aise, aux côtés de Thelonious Monk ! Une telle faculté d’évolution est rare chez les jazzmen. Entre ces deux extrêmes se situe, en 1939, son chef-d’œuvre absolu « Body and soul » : négligeant la mélodie pourtant superbe de cette ballade, l’inspiration d’Hawkins n’est guidée que par la riche trame harmonique du thème. THE MOON DRIVES ME LOON est une évocation de cette pièce d’anthologie.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Partitions disponibles ici

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés: suite originale sur l’histoire du jazz. épisode 8

HEY ! MISTER COUNT (Blue Room/ Manhattan 1943)

Rien de plus euphorisant et de plus décontracté que la musique de Count Basie. Rien de plus swing et efficace que le tempo léger et nerveux de sa section rythmique, qu’il ponctue de petites notes jouées dans l’aigu de son piano. Aucun autre Big band n’a eu la chance d’être soutenu par une rythmique aussi pure qu’homogène. S’il fait appel à de grands orchestrateurs (Don Redman, Jimmy Mundy, Frank Foster, Quincy Jones…) car il n’écrit pas la musique, Basie, dont l’orchestre est considéré comme la plus fantastique « machine à swing et à danser », est pourtant l’inventeur du « Head Arrangement » : Débutant seul au piano, souvent sur un blues, il invente rapidement un thème de quelques notes. Les saxes suivent en harmonisant spontanément celui-ci, bientôt rejoints par les trompettes et les trombones qui imaginent un contrepoint. En quelques minutes une nouvelle œuvre sans partition est née, qui fera sans doute le tour du monde. De grands solistes comme Lester Young ou Clark Terry auront tout loisir de s’exprimer dans ces morceaux qui laissent une large place à l’improvisation. On a souvent, à tort, minimisé le talent de pianiste du Count ; mais écoutez son solo dans « Kid from Redbank » dans le disque « Atomic Basie »… Count Basie, comme Duke Ellington, aimait aussi diriger des petites formations. Ce HEY ! MISTER COUNT illustre la période des « Kansas City » bands.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Trompette)

Nicolas Montier (Saxe ténor)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

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De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés: suite originale sur l’histoire du jazz. épisode 7

MOST OF ALL (Swanee Inn/ Hollywood 1942)

L’histoire du jazz compte bon nombre de vocalistes exceptionnels : Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Bessie Smith, Frank Sinatra, et tant d’autres… Le cas de Nat King Cole est particulier. Né d’une famille pieuse et musicienne, c’est avant tout comme pianiste qu’il s’impose au début de sa carrière. Fortement inspiré par le jeu de Earl Hines (pianiste de Louis Armstrong), il développe bientôt un style propre, d’une richesse et d’une inventivité prodigieuses et bien méconnu de nos jours, avant de fonder un trio très original pour l’époque (piano/basse/guitare) qui fera le tour du monde et influencera les plus grands, dont Ray Charles ou Oscar Peterson. Le hasard fera qu’un soir où il accompagnait la chanteuse Billie Holiday dans un bar, celle-ci ne vint jamais…On dit que c’est la première fois qu’il chanta en public, et que l’on découvrit cette voix chaude et suave qui allait faire le tour de la planète. Nat King Cole, devint le plus célèbre des crooners. Il fut le premier noir autorisé à résider à Beverly Hills et à présenter un show à la télévision. Il fit une carrière époustouflante qui occulta bientôt celle du pianiste, pourtant considéré comme majeur et novateur, précurseur du style be bop. MOST OF ALL rend hommage à ce trio hors du commun, où le dialogue entre les 3 instruments et la voix est omniprésent.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Stan Laferrière (Piano/vocal); Nicolas Montier (Guitare); Pierre Maingourd (Contrebasse); Vincent Cordelette (Bongos)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique 

De Basin Street à Saint-Germain-des-Prés

De Basin street à Saint-Germain-des-Prés: suite originale sur l’histoire du jazz

SWING 96 (Salle Pleyel/Paris 1940)

On a écrit dans les années 40 que Django Reinhardt « était le seul musicien de jazz européen qui ait eu de l’influence sur les noirs Américains ». Aujourd’hui, Django n’est sans doute plus un cas unique dans ce domaine tant le jazz s’est mondialisé. Mais sans parler des « fanatiques » du style « manouche » dont il est l’instigateur, tous les guitaristes et les musiciens du monde entier continuent à vibrer à l’écoute de son art, qui les inspire même s’ils n’en sont pas conscients. Né en 1910 en Belgique, au cœur de la musique tzigane, Django écoutait dans la rue les chansons populaires et était nourri au jazz musette. La découverte de Louis Armstrong, Joe Venuti, Benny Carter l’a bouleversé, et son compagnonnage avec Stéphane Grapelli a élargi son horizon. Mais l’expression mélodique, l’attaque rythmique, l’originalité harmonique de son jeu, sont nés spontanément au fond de son cœur et de son âme. Et on peut penser, sans cynisme aucun, que l’abominable drame qui a mutilé sa main gauche, a amplifié son génie en l’obligeant à s’engager dans des recherches instrumentales sans précédent. Ce « doux fauve » comme le surnommait Jean Cocteau, laisse une trace indélébile dans l’histoire de la musique. SWING 96morceau dans lequel se glisse une citation de « Black and Tan fantasy » de Duke Ellington que Django admirait profondément, évoque la prestigieuse période du « quintet du hot club de France » avec le clarinettiste Hubert Rostaing.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Nicolas Montier (Clarinette)

Philippe Milanta (Piano)

Pierre Maingourd (Contrebasse)

Stan Laferrière (Guitare)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique

De Basin Street à Saint-Germain-Des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-des-Prés : suite originale sur l’Histoire du jazz

Episode 5

DUKE’S SERENADE (Cotton Club/Harlem 1938)

L’œuvre de Duke Ellington est si riche et variée que l’on ne sait par où l’aborder. Et si parmi les univers musicaux qu’il a explorés, certains sont d’une rare complexité, il n’a jamais oublié qu’il était noir, que l’avancement de la condition de ses frères de couleur était son objectif, que le « blues » devait transparaître dans la plus simple ou la plus sophistiquée de ses compositions, et que « It don’t mean a thing if it ain’t got that swing ». Dès le début des années 20, Duke se consacre aux grandes formations et écrit une multitude de pièces qui savent rester populaires, bien que souvent très avancées aux plans de l’harmonie et de l’interprétation. De plus, et sa démarche est rarissime dans l’histoire du jazz, il compose pour ses musiciens, solistes au son unique, qui sont autant de « couleurs » à l’instar de celles que l’on peut trouver sur la palette d’un peintre. En cela, il est considéré comme le plus grand orchestrateur de jazz de tous les temps. C’est sans doute pour cette raison que des solistes comme Johnny Hodges ou Harry Carney sont restés aux côtés du Duke pendant plus de 50 ans… Génial compositeur, Ellington est aussi un pianiste raffiné et novateur. Certains autres « maîtres » du jazz comme Thelonious Monk ou Charlie Mingus lui doivent tout (et ne s’en cachent pas). Si Duke n’intervient que succinctement dans ses œuvres orchestrales, il se plaît à s’exprimer en petites formations. Avec DUKE’S SERENADE, duo piano/baryton, on imagine la complicité qui devait exister entre Duke et Harry Carney.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Nicolas Montier (Saxe baryton)

Philippe Milanta (Piano)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique

De Basin street à Saint-Germain-des-Prés

De Basin street à saint Germain des Prés : suite originale sur l’Histoire du jazz

Episode 4

RUNNING FINGERS (Paloma Ball Room/ Los Angeles 1935)

Clarinette sous le bras, smoking blanc, sourire aux lèvres, Benny Goodman dirige d’un doigt infaillible la vingtaine de musiciens qui composent son Big band et interprètent un superbe arrangement de Fletcher Henderson. Une foule de danseurs s’agitent devant l’orchestre. Benny est heureux. Il a été sacré « Roi du Swing » au Carnegie Hall et son beau-frère John Hammond, célèbre producteur, s’occupe de sa carrière. Benny Goodman a franchi toutes les étapes. Dès ses débuts, il a joué aux côtés des meilleurs : Bix, Red Nichols, Ben Pollack. Puis il a monté un Big band pour faire danser les Américains : il ne faut pas oublier que le jazz fut essentiellement pendant des décennies, une musique de danse et fière de l’être. Benny est plus qu’un exceptionnel jazzman, c’est un type bien, qui n’a pas hésité à se dresser contre les préjugés raciaux. Il engage des noirs dans son big band et dans son quartet et donne leur chance à des musiciens et musiciennes qui deviendront des stars du jazz : Billie Holiday, Teddy Wilson, Lionel Hampton, Charlie Christian…Au début, les « dents blanches » vont grincer, mais Benny fait un tabac ! RUNNING FINGERS illustre la première période du trio (piano, batterie, clarinette). On comprend le succès de ce jazz minimaliste, efficace et savant.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Nicolas Montier (Clarinette), Philippe Milanta (Piano), Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique

www.docteurjazz.com

de Basin Street à Saint Germain-des-Prés

De Basin Street à Saint Germain-des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz.

Episode 3

FRIDAY (Arcadia Ball Room/ Saint Louis 1927)

L’existence de Bix Beiderbecke fut aussi courte que son nom est long. Léon « Bix » Bismarck Beiderbecke mourut à 28 ans, en 1931, de fatigue, d’excès et d’une pneumonie. Certains n’hésitent pas à le situer au même niveau que Louis ArmstrongBix a en effet traversé l’histoire du jazz comme un météore flamboyant. Issu d’une famille bourgeoise musicienne, son grand-père est chef de l’orchestre philarmonique de Davenport.

Le jeune Bix joue du piano et apprend le cornet à 15 ans. Il appartient à cette école de « Chicagoans » réunissant dans les années 20, de jeunes musiciens blancs admiratifs du jazz collectif de la Nouvelle-Orléans, mais qui s’exprimaient avec plus de sobriété et de délicatesse. Leur jeu mélodique et harmonique traduisait l’affection qu’ils portaient à la musique moderne européenne.

C’est en 1927 que Bix, admirateur de Debussy et Ravel, composa et enregistra au piano le génial « In a mist », parfaite symbiose entre le jazz de l’époque et le nouveau courant musical classique Français. Bix peut être considéré comme un des précurseurs du jazz moderne et notamment du style « Cool » des années 50, par la richesse harmonique de ses 5 compositions, l’apport rythmique du triolet de croches très peu employé à l’époque, et son phrasé délicat en croches égales légato, ponctué d’accents… 

FRIDAY évoque cette trop courte période durant laquelle il enregistra avec son « gang » quelques chefs-d’œuvre, tout en assurant « l’ordinaire » dans des grands orchestres dont il trouvait parfois l’esthétique contestable…

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Cornet), Nicolas Montier (Saxe alto), Philippe Milanta (Piano), Pierre Maingourd (Contrebasse), Stan Laferrière (Batterie)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partition disponible dans la boutique

www.docteurjazz.com

de Basin Street à Saint Germain-des-Prés

De Basin Street à Saint Germain-des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz.

Episode 2

FOR FIVE GUYS (Lincoln Garden-Chicago 1925)

1er janvier 1913 : la Nouvelle-Orléans fête bruyamment l’année qui débute. Le jeune Louis Armstrong, pour participer au joyeux vacarme, fonce jusqu’à son misérable logis de Perdido, pique le vieux revolver de son beau-père, rejoint ses copains en courant et, pour rigoler, tire en l’air 6 cartouches à blanc. Résultat : 2 ans dans une maison de redressement, le « Waif’s home ». C’est sans doute la chance de sa vie car un brave homme, le capitaine Joseph Jones qui dirige l’orchestre de l’établissement, lui apprend à jouer du cornet à pistons. Rendu à la liberté, Louis se débrouille pour jouer modestement avec les vedettes de Storyville dont le merveilleux King Oliver qui saisit son talent latent et l’engage dans son orchestre du « Lincoln Garden » de Chicago. Ce sont les vrais débuts d’Armstrong et c’est dans cette ville, en 1925, qu’il réunit son « Hot five » avec Kid Ory au trombone, Johnny Dodds à la clarinette, Johnny St Cyr au banjo et Lil Hardin au piano qu’il vient d’ailleurs d’épouser. Il va enregistrer avec cette formation, une série de disques qui comptent parmi les plus beaux de l’histoire du jazz traditionnel… L’ascension et la gloire de « Pops » – « Dippermouth » – « Satchelmouth » – « Satchmo » (Louis ne manquera pas de surnoms), ne cessera qu’avec sa disparition en 1971. Il fait partie de la poignée de génies qui ont permis au jazz de s’émanciper et d’atteindre les plus hauts sommets. On retient ici la période du « Hot five » pour évoquer Louis Armstrong. FOR FIVE GUYS reflète l’esprit du jazz des années 20.

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Patrick Artéro (Cornet)

Nicolas Montier (Clarinette/ Baryton)

Philippe Milanta (Piano)

Stan Laferrière (Banjo)

Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Partitions disponibles dans la boutique

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D’où vient le répertoire de jazz ?

D’où vient le répertoire du Jazz ? A-t-on toujours joué les mêmes morceaux ? Peut-on tout jouer de façon jazz ?… Autant de questions que l’on ne se pose sans doute pas tous les jours, mais qui sont historiquement intéressantes…

Le répertoire qui est utilisé par la musique de jazz, évolue avec les époques et les styles qui jalonnent son histoire : on peut dégager grosso modo 5 grandes époques :

· La période 1900 à 1920 où le jazz emprunte essentiellement au répertoire traditionnel issu du gospel, du ragtime et du blues. Ces trois formes musicales issues de cultures différentes, ou plutôt leur fusion, est à l’origine de la naissance du jazz, et c’est tout naturellement dans ce répertoire, que ce style naissant va aller puiser, au cours de sa période d’individuation (1890-1915 environ). Ce répertoire sera utilisé dans les « marching bands » ou fanfares qui animeront les fêtes et évènements importants (plutôt à la nouvelle Orléans où le jazz est né), mais aussi par les premiers orchestres de jazz statiques : le « Créole jazz band » de King Oliver ou « l’Original dixieland jazz band » par exemple.

· Puis à partir du milieu des années 20 et jusqu’à la fin des années 30, le jazz, qui est à l’époque de la « swing era », essentiellement une musique de danse, puisera surtout dans les thèmes écrits pour les comédies musicales de Broadway (c’est ce que l’on appelle l’American song book). Ce sont tous les standards que nous connaissons et qui sont encore joués aujourd’hui… Ces standards sont majoritairement écrits par des compositeurs qui ne sont pas jazzmen (George Gershwin, Irving Berlin, Cole Porter etc…). Mais il y a évidemment des exceptions et de taille !! Pour la plupart pianistes… Jelly Roll Morton, Fats Waller, Duke Ellington, Hoagy Carmichael, etc…

· Vient ensuite, entre 1940 et 1950, la période du be-bop, où l’on utilise les canevas harmoniques des standards de Broadway pour écrire de nouvelles mélodies plus alambiquées et sur des tempos plus rapides (Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Miles Davis…)

· Puis, avec l’arrivée du cool et du hard bop à l’aube des années 50, la musique n’est plus écrite pour danser, les compositeurs vont alors explorer de nouvelles voies et être plus innovants sur la forme… c’est aussi à ce moment que beaucoup de grands solistes/compositeurs vont créer leur propre song book et devenir des « fournisseurs » de standards !… Thélonius Monk, Charlie Mingus, Horace Silver, Benny Golson, Joe Henderson, Duke (toujours), et tant d’autres…on continue cependant à jouer les vieux standards mais on les adapte, on les modernise…

· Enfin, vers la fin des années 60/début 70, la musique de jazz, qui s’essouffle un peu après la période du free jazz, et bien que déjà métissée à l’origine, va s’ouvrir à d’autres cultures ; Hispaniques, Indienne, Europe de l’Est etc… Ce nouveau courant de « jazz fusion » va faire naître un nouveau répertoire avec des compositeurs comme Chick Coréa, Herbie Hancock etc…

Dans la mouvance du « free jazz » (dont la gestation débute dans les années 50 déjà), deux courants plus confidentiels, au sein desquels évolueront pourtant de très grands musiciens, doivent être mentionnés, bien qu’ils n’aient pas généré un grand nombre de standards.

– Le « Third Stream » né vers le milieu des années 50. George Russell, John Lewis, Jimmy Guiffre, Eric Dolphy, Ornette Coleman… Des artistes qui désiraient déjà élargir l’horizon du jazz.

– L’AACM (Association for Advanced Creative Musicians), sorte de coopérative d’artistes, créée à Chicago en 1965 par Richard Abrams (pianiste) Malachi Favors (contrebassiste), Jodie Christian (pianiste), Phil Cohran (trompettiste), Steve Mc Call (batteur), suivis par une cinquantaine d’artistes toutes disciplines musicales confondues…

De nos jours, lorsque l’on parle de standards, on fait essentiellement référence aux morceaux de Broadway des années 30 et aux classiques du be bop et du hard bop. Ce sont majoritairement ces morceaux qui sont joués en « jam sessions ».

On remarque que l’harmonie, avec des codes purement jazz, s’émancipe vraiment à partir des courants bebop et cool. La composante rythmique qui prédominait jusqu’alors (tant le jazz était essentiellement une musique de danse), passe au second plan au profit de l’harmonie, de la diversité des formes, car désormais, le jazz « s’écoute » en concert, en club, en festival…. Les compositeurs sont alors beaucoup plus en recherche d’originalité créative. Le répertoire s’étant finalement adapté à la demande sociale et à l’évolution de la musique…

Peut-on tout jouer de façon jazz ?

Oui, on peut utiliser n’importe quel support mélodique et le transformer en jazz… Il suffit d’intégrer au jeu ou à l’arrangement, une (ou plusieurs) composante qui forme son « ADN » : le swing (croche ternaire, syncopes, placement rythmique), la paraphrase ou improvisation, les codes d’harmonisations spécifiques (Enrichissements, substitutions, superpositions, emprunts…) ; et l’on peut transformer n’importe quelle mélodie en morceau de jazz… (Basie’s Beatle bag 1966 : la version de « Michele » des Beatles, ou la revisite de Led Zeppelin par Franck Tortiller et l’ONJ par exemple…). Cela pourra faire l’objet d’un autre article !…

Stan Laferrière

Docteur Jazz

Dizzy Gillespie

Carte N.13 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Dizzy Gillespie

Né le 21 octobre 1917 en Caroline du sud, Dizzy Gillespie (John Birks de son vrai nom), débute le piano à l’âge de 4 ans, son père lui enseigne les bases de la musique. Il décide de devenir trompettiste en entendant Roy Eldridge à la radio. Jeune musicien, il jouera dans plusieurs formations à New York : Chick Webb, Cab Calloway, Chu Berry, puis Duke Ellington. Mais son style devient bientôt très original, et au contact des jeunes musiciens de la 52ième rue, il va finir par créer avec quelques autres (Charlie Parker, Thelonious Monk…), un nouveau style de jazz qui tranche avec le swing de l’époque, entraînant dans son sillage des musiciens comme Miles Davis ou Max Roach. A la fin des années 40, il préfigure ce que sera le jazz Afro-Cubain. Avec son Big band, il enregistre en 1947 sa célèbre composition « Manteca ». Reconnaissable entre tous, avec son style acrobatique, ses joues gonflées et sa trompette coudée, musicien enjoué et blagueur, Dizzy se présentera même aux élections présidentielles en 1964 !

Salt Peanuts. Dizzy Gillespie

Apprenez en famille, en vous amusant !

Tous les vendredis pendant 42 semaines, découvrez les légendes du jazz au travers de cartes à jouer, qui constitueront à Noël 2022, un jeu complet des 7 familles Jazz. Chaque semaine : une caricature d’Amandine, un petit texte de présentation et un audio caractéristique du musicien… Le jeu sera édité et disponible pour Noël 2022.

Retrouvez toutes les cartes sur la page « Les p’tits swing » à l’onglet « Dis, c’est qui ? »

De Basin Street à Saint-Germain-des-Prés

De Basin Street à Saint-Germain-des-Prés : Suite originale sur l’histoire du jazz.

Episode 1


PIONNER’S RAG (Basin Street – New Orléans 1910)

A la fin du 19ième siècle, de nombreux noirs Américains jouent du piano, souvent en autodidactes. Et ils sont familiarisés avec toutes sortes de musiques : le gospel et bientôt le blues bien sûr, mais aussi les œuvres classiques Européennes et les airs à danser en vogue : valses, mazurkas, polkas, sans oublier le cake-walk, danse typiquement Louisianaise. C’est sous les doigts de ces éclectiques pianistes que naît le ragtime, une musique savante, très syncopée, qui rencontre un énorme succès aussi bien auprès des noirs que des blancs.

Scott Joplin, né au Texas en 1868, est le plus célèbre des compositeurs de ragtimes. La partition de son « Maple leaf rag », parue en 1899, s’est vendue à des dizaines de milliers d’exemplaires, assurant sa renommée et sa fortune. Quant à sa composition « The Entertainer », elle a fait, 70 ans plus tard, le tour du monde avec le film de Georges Roy Hill « L’Arnaque ». Les ragtimes étaient joués, souvent avec talent, par des pianistes blancs dans les salons louisianais. Mais c’est surtout dans les bars, « speak-easy » et lupanars de Storyville, notamment ceux de Basin Street, que des pianistes noirs, les appréciant autant que le cigare et le gin, en donnaient la plus pure interprétation. Avec PIONNER’S RAG, hommage est rendu aux multiples pianistes, y compris des jazzmen purs comme Jelly roll Morton ou Thomas Fats Waller, qui furent les ambassadeurs du ragtime et du piano stride

Enregistré « live » en 1996 à l’Automobile club de France, par Bruno Minisini.

Stan Laferrière (piano solo) Composé et arrangé par Stan Laferrière

Cover graphic design : Béatrice Lambrechts

Pictogramme : Philippe Du Peuty

Les partitions et le fichier mp3 de l’album sont disponibles dans la boutique.

Slam Stewart

Carte N.11 du jeu de 7 familles Docteur Jazz.

slam stewart

Né le 21 septembre 1914 à Englewood dans le New Jersey, Slam Stewart est connu pour avoir créé en 1937 un duo unique avec le pianiste et guitariste Slim Gaillard « Slim and Slam ». Il a également développé une technique consistant à jouer ses solos à l’archet en se doublant avec sa voix. Il a accompagné les plus grands musiciens de la période swing, comme Lester YoungFats WallerColeman HawkinsBenny GoodmanErrol Garner etc…

Dark Eyes. Slam Stewart 1945

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Louis Armstrong

Carte n°1 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Né le 4 août 1901 à la Nouvelle-Orléans, le trompettiste et chanteur Louis Armstrong est l’une des figures les plus marquantes de la musique de jazz, dont il est sans nul doute l’un des créateurs. Il popularisera également une technique d’improvisation vocale appelée « Scat » (chanter sans paroles, avec des onomatopées). Durant un placement en maison de correction à l’âge de 12 ans, Louis apprend seul à jouer du cornet. Il est très doué, et à sa sortie en 1914, il sera vite engagé dans de nombreux orchestres à la Nouvelle-Orléans, notamment celui de King Oliver. Ses orchestres les plus célèbres sont le « Hot Five », et le « Hot Seven » à Chicago dans les années 1920, et le « All Stars » dans les années 1950. Louis jouait toujours avec un mouchoir à la main, pour s’essuyer les lèvres, que sa mauvaise position de jeu avait déformées, d’où le surnom de « Satchmo » (abréviation de « Satchel mouth » : bouche en sacoche) qui le suivit pendant toute sa carrière.

West End Blues. Louis Armstrong 1928

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Kid Ory

Carte n°2 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Kid Ory

Né le 25 décembre 1886 dans une plantation en Louisiane, Kid Ory était un tromboniste Créole de la Nouvelle-Orléans. Il dirigea l’un des tout premiers orchestres de jazz dans les années 1910, dans lequel il engagea de grands musiciens comme King Oliver ou Louis Armstrong. En 1922, il est le premier musicien noir à enregistrer un disque de jazz. Il fut également un acteur très important de la période du Dixieland « revival » des années 1940.

Ory’s Creole Trombone. Kid Ory 1922

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Sidney Bechet

Carte n°3 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Sidney Bechet

Né le 14 mai 1897 à la Nouvelle-Orléans, le clarinettiste et saxophoniste Sidney Bechet peut être qualifié de prodige musical, tant il a marqué de son empreinte le jazz traditionnel. Clarinettiste à ses débuts, il va découvrir à Chicago le saxo soprano, qui correspond davantage à son caractère de leader. Cet instrument va lui permettre également de développer son célèbre vibrato. Forte tête et bagarreur, il ne restera jamais bien longtemps dans les orchestres qui l’engagent. Duke Ellington le gardera seulement 3 mois en 1924 ! Il s’installe en France en 1949 et y restera jusqu’à sa mort en 1959. Il composera son morceau le plus célèbre « Petite Fleur » en 1952.


Muskrat Ramble. Sidney Bechet

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Jelly Roll Morton

Carte n°4 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Jelly Roll Morton

Né le 20 octobre 1890 à la Nouvelle-Orléans, Jelly Roll Morton (Ferdinand Joseph Lamothe, de son vrai nom), était un pianiste très influent à la naissance du jazz. C’était un personnage particulier et excentrique (il s’était fait incruster deux diamants sur ses dents de devant). Il était parfois détesté mais toujours respecté. Il prétendait qu’il était « L’inventeur du jazz », ce qui n’était pas totalement faux ! C’était d’ailleurs inscrit sur ses cartes de visite ! Jelly Roll Morton a révolutionné le rythme du ragtime, pour le transformer en jazz, en y ajoutant des syncopes notamment. C’était un très grand pianiste et compositeur. Son orchestre le plus fameux s’appelait les « Red Hot Peppers » et se produisait à Chicago dans les années 1920.


Maple Leaf Rag. Jelly Roll Morton

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Wellman Braud

Carte n°5 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Wellman Braud

Né le 25 janvier 1891 à St James Parish en Louisiane, le contrebassiste Wellman Braud dirigeait des orchestres dans le quartier de Storyville à la Nouvelle-Orléans, avant de partir pour Chicago en 1917. Au début des années 1920 il rencontre Duke Ellington, qui l’engage. Wellman Braud dont le jeu est très varié, développera et popularisera plusieurs techniques de contrebasse. Il joue d’abord à l’archet, puis il sera l’un des premiers bassistes à utiliser le « Slap » (Tirer sur les cordes pour les faire claquer). Enfin, il sera le premier à développer la technique de la « walking bass » (jouer tous les temps) ce qui fait de lui le précurseur de la contrebasse moderne…


Wellman Braud chez Duke Ellington en 1932

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Carte

Zutty Singleton

Carte n°6 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Zutty Singleton

Né le 14 mai 1898 à Bunkie en Louisiane, le batteur Zutty Singleton est surtout connu pour avoir joué dans les diverses formations de Louis Armstrong, dont le célèbre « Hot Five ». Il a également joué avec Fats WallerJelly Roll MortonSidney Bechet… En 1951, il grave un solo de batterie d’anthologie : « Drum Face », qui fera date dans l’histoire de la batterie jazz. Si l’on parle de batterie de style « New-Orleans », il faut également citer Sidney Catlett et Baby Doods, qui sont aussi de très grands batteurs de cette période.


Drum Face. Zutty Singleton 1951

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Roy Eldridge

Carte n°7 du jeu de 7 familles Docteur Jazz
Roy Eldridge

Né le 30 janvier 1911 à Pittsburgh, le trompettiste Roy Eldridge est un musicien important de la période swing des années 1930/1940. Il débute à la batterie, puis se tourne rapidement vers la trompette. Sa carrière se lance réellement lorsqu’il s’installe à New York en 1930. Il y joue notamment avec Fletcher HendersonBillie HolidayGene KrupaArtie Shaw… Il affectionne les grands orchestres, mais c’est dans les tournées du J.A.T.P (Jazz at the philarmonic) qu’il va révéler tout son talent d’improvisateur. Son style est très coloré, inventif, expressif et parfois acrobatique ! Il a influencé nombre de trompettistes de la génération suivante, dont Dizzy Gillespie, qui dit de lui qu’il est le lien essentiel entre la tradition et la modernité.


After You’ve Gone. Roy Eldridge

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Lester Young

Carte N°8 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Lester Young

Né le 27 août 1909 à Woodville dans le Mississipi, Lester Young, surnommé « Prez » (le président) est, avec Coleman Hawkins, l’un des deux musiciens qui ont révolutionné le jeu de saxophone dans le jazz. Ils ont ainsi influencé de près ou de loin, tous les saxophonistes des générations suivantes. Après avoir débuté comme batteur (son frère Lee Young est d’ailleurs un excellent batteur), Lester se consacre entièrement au sax ténor.

Il s’installe à Kansas City en 1933, où il sera remarqué par Count Basie, qui l’engage dans son orchestre en 1936. Il se lie d’amitié avec Billie Holiday et le pianiste Teddy Wilson, avec lesquels il enregistrera de nombreuses fois. De retour du service militaire, il intègre les tournées du J.A.T.P (Jazz at the philarmonic) où il a l’occasion de jouer avec Charlie Parker et Nat King Cole. Il décède prématurément an 1959… Le jeu de Lester Young, aérien et tout en finesse, tranche avec celui de Coleman Hawkins, plus viril et puissant.

Lady Be Good. Lester Young 1936

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Jack Teagarden

Carte N°9 du jeu de 7 familles Docteur Jazz

Jack Teagarden

Né le 20 août 1905 à Vernon, le tromboniste Jack Teagarden étudie successivement le piano, le saxhorn, puis le trombone. Ses parents et ses frères et sœurs sont tous musiciens. Il commence à jouer professionnellement à l’âge de 13 ans. Il va se produire avec les meilleurs musiciens du moment : Louis ArmstrongBenny GoodmanBix BeiderbeckeHoagy Carmichael… La consécration arrive lorsqu’en 1947, Louis Armstrong l’engage dans son « All Stars », au sein duquel il restera 4 ans. A partir de 1951, il dirige son propre « all stars ». Mais Jack a une santé fragile, et une pneumonie l’emporte en 1964.

Stardust. Jack Teagarden 1959

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