Randy Weston

RANDY WESTON
6 avril 1926 N.Y – 1er septembre 2018 N.Y

S’il est un pianiste et compositeur qui peut se prévaloir de l’héritage direct de Duke Ellington et Thelonious Monk, c’est bien Randy Weston

L’héritage de ses maîtres (Ellington, Monk, mais aussi Earl Hines et Nat King Cole), mixé à son amour de la culture africaine, en font un des pianistes les plus originaux et créatifs de sa génération (Avec sans doute Errol GarnerJacky Byard et Ahmad Jamal…).

Randy étudie jeune, le piano classique et la danse. Il sert pendant 3 ans dans l’US Army, de 1944 à 1947. A son retour à Brooklyn, il travaille dans le restaurant de son père, dans lequel défilent des stars du jazz… Il tombe littéralement amoureux de la musique de Monk, lorsqu’il l’entend jouer pour la première fois avec Coleman Hawkins.

Au début des années 50, il se rend à Lenox dans le Massachusets, où, en fréquentant Marshall Stearns, un historien du jazz au « Music Inn «, il étudie les règles de la musique africaine rapportées au jazz. C’est ici qu’il va écrire une de ses premières compositions : Berkshire Blues.

Son premier album en tant que leader, « Little Niles » en 1958, marque le début d’une longue collaboration avec la tromboniste et arrangeuse Melba Liston. Cet album, dont toutes les compositions sont écrites à 3 temps, fera date !

A partir des années 60, la musique de Randy Weston s’orientera plus encore vers les musiques africaines (L’Afrique, pour l’indépendance et la reconnaissance de laquelle il militera toute sa vie). Les albums « Uhuru Afrika » et « Freedom Africa », en sont un témoignage évident.

Il réside ensuite au Maroc de 1967 à 1972. En 72, il enregistre (au piano électrique) à Tanger, un album qui sera son plus gros succès : « Blue Moses ». Il passe dans tous les grands festivals sur le continent africain, et partage la scène avec des artistes africains et des stars du jazz comme Dizzy GillespieDonald ByrdSun Ra

A cette période, il compose son « Tube », « Hi-Fly » 

Randy Weston restera actif, comme compositeur et pianiste, jusqu’à la fin de sa vie…

Son dernier enregistrement en 2018 (un piano solo) : « Sound », sera un dernier hommage aux rythmes africains… Il laisse une discographie de leader impressionnante, et de magnifiques compositions, qui sont à mon sens, trop peu jouées et plutôt méconnues…

A écouter :

L’album « Little Niles »

L’album  « African Rhythms »

En ligne dans la boutique de Docteur Jazz, vous pouvez vous procurer des arrangements inédits pour Octet, fortement inspirés de l’album « Little Niles », arrangé en 1958 par Melba Liston.

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